Les Crimes du Futur
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261 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 11 juin 2022
J’ai mis une étoile mais de base c’était zéro , film démoniaque, crado, cannibale, on voit des gens avec normalement de bons acteurs à l’affiche excité par le sang, les tripes ayant un penchant sexuel et cannibale pour cela , FILM HORRIBLE ET DÉRANGÉ ! Le réalisateur de ce film a un problème psychiatrique sérieux , bref pourri et pour la poubelle
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2022
David Cronenberg est un habitué de la Croisette et la plupart de ses œuvres en témoignent (Crash, Spider, A History of Violence, Cosmopolis, Maps To The Stars et Chacun Son Cinéma). Pourtant, il semble un peu plus revenir à ses premiers amours de la science-fiction, telle une synthèse de chair et d’organe, où il a conquéri la série B du body-horror. Loin de l’idée d’une célébration, il pousse le vice à la réflexion, à l’heure où il est formellement convaincu de la scission entre le corps et l’esprit d’adaptation. Il interroge ainsi la matière grise de Darwin et les enjeux contemporains à travers un spectacle à corps ouvert. Ce rapport à la douleur ne devient donc plus aussi déroutant qu’autrefois, quand bien même nous serions à l’aise avec une démarche qui ne compte pas cicatriser de sitôt.

Comment doit-on réceptionner l’expérience ? Comme une autocritique ? Une genèse d’un art transgressif ? Le spectateur aura tout à faire dans une œuvre qui ne fait que laisser des portes entrouvertes, juste assez pour qu’on atteigne l’orgasme souhaité, ou simplement une forme de répulsion qui viendra heurter la sensibilité du cinéphile, qui aura révisé la filmographie du cinéaste canadien. Nous nous lançons ainsi dans un terrain connu, où Saul Tenser (Viggo Mortensen) constitue la pièce maîtresse du divertissement et qui cherche d’ailleurs à le transcender. Grâce à la minutie de sa partenaire Caprice (Léa Seydoux), ce dernier devient un puzzle organique, à l’image d’un réalisateur dont il serait le parfait ego pour l’étude à venir. Soucieux du corps, de ses vertus et surtout de sa mutation, il pose un regard sur une époque pas si lointaine, où le plastique et le synthétique seraient à la fois des substituts idéaux et un poison pour l’humanité.

Cette approche se fait dans le même mouvement que le discours métaphorique d’une technologie, qui ne comprimerait pas ses utilisateurs dans un enclos, bien au contraire. Il s’agirait d’élever sa condition et de s’approprier cette part de l’inconnue, qui déstabilise et qui ne soumettra plus le corps à une multitude de contraintes qu’il ne peut encaisser. C’est pourquoi il est assez ludique de voir un tel cinéaste décortiquer chacune de ses œuvres par des coupes chirurgicales nettes, où le désir, la culture et la technologie fusionne dans le même plan. Timlin (Kristen Stewart) sera souvent là pour repousser les limites de ce nouveau type de sexe, qui n’a rien de douloureux, physiquement parlant, mais dont chaque plaie serait synonyme d’un vers, composé par un poète, quelque part entre l’agonie et l’extase absolue. Il faudra donc très peu de temps pour que le dénouement vienne un peu plus secouer notre caboche, à la frontière de la fascination et le recul que l’on devrait avoir sur une nouvelle humanité naissante, contre-intuitif, mais qui aura le mérite d’explorer de nouvelles saveurs et de nouvelles sensations.

« Les Crimes du Futur » (Crimes of the Future) n’est pas du genre à marteler ses propos avec son body-horror. La partie visuelle convoque essentiellement les couleurs écarlates, nappées d’un fluide obscur, qui garantira toujours une compréhension des enjeux. Hormis la condition unique de Saul et d’un enfant sacrifié, Cronenberg ne viendra pas s’étendre sur l’état du monde, ne cherche pas à le situer dans une timeline également, il ne cherche qu’à se frayer un chemin vers une vérité, sur l’industrie cinématographique des majors ou du comportement humain qui suit les tendances artistiques. Tout cela est exécuté en un geste, d’une froideur et d’une beauté déconcertante, qui laissera plus de cicatrices qu’il n’y paraît.
efdidier
efdidier

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2022
Un excellent film qui ravira les fans de Cronenberg.
Acteurs, mise en scène, décors, musique, tout contribue à plonger dans une atmosphère étrange, déroutante , un peu dégoutante mais pas dénuée de charme ni d'humour.
Evidemment, ce film fera sans doute autant de déçus que de spectateurs conquis
1ou2mo
1ou2mo

11 abonnés 476 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 juin 2022
Il y a très très longtemps au ciné était projeté 1 "SCANNERS"qui sortait des sentiers battus; il avait surpris et enthousiasmé. Le réalisateur à l'époque amenait quelque chose d'audacieux dans le 7ème art et il a poursuivi son bout de chemin avec une filmographie réunissant du bon ou du moyen. Pour CRIMES DU FUTUR" Tenir jusqu'à la fin a été un véritable challenge.
nico 243
nico 243

2 abonnés 31 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2022
Un mot peut résumer ce film : contre-nature.
Pour survivre au monde que nous avons créé, devrons-nous accepter que la nature, afin que nous puissions faire la paix avec elle, nous transforme à ce point ? Ce futur décrépit où la chirurgie et l'art se mêlent pour révéler notre prochaine évolution sera-t-il le notre ? Quel cauchemar ! Mais si c'était notre seul espoir ?
Fabienne
Fabienne

8 abonnés 78 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 juin 2022
Quand la psychopathie se prend pour de l'art... Les asiles psychiatriques et les prisons sont remplis de génies et d'artistes. Seules les couleurs m'ont été agréables.
Vincent M
Vincent M

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2022
un film gore poétique. Ames sensibles s'abstenir. Sanglant... ........................................
Golem passif
Golem passif

38 abonnés 196 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 juin 2022
Un vrai film d'auteur dans le mauvais sens du terme qui contemple son nombril pendant 2h. Il y a des bonnes idées mais elles sont surlignées dans des vieux dialogues pompeux mal écrits et mal joués.
Si vous n'êtes pas un connaisseur de Cronenberg (comme moi), je déconseille fortement.
ISAO12
ISAO12

66 abonnés 1 047 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 juin 2022
Un film sans intérêt au scénario improbable du plaisir dans les plaisirs masochistes malsains .Seydoux toujours médiocre en chirurgienne impossible . Comédienne sans charisme pas crédible un instant au côté de viggo le roi égaré dans ce navet . Il avait pourtant fait de très bons films Cronenberg.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 8 juin 2022
Pourtant j'aime bien le Cronenberg, mais là... c'est lent, c'est verbeux, c'est froid, c'est mal filmé, les dialogues sont pompeux ( on dirait qu'ils nous font la leçon à chaque envolée...) bref c'est ennuyeux à mourir. C'est une vaine réflexion métaphysique sur l'art, le corps, la mort et la douleur qui n'aboutit à rien et qui laisse perplexe. Cronenberg : le film de trop !
superlio
superlio

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2022
Un pur film de David Cronenberg, où l'on retrouve sa pâte, a savoir la manipulation du corp humain et un peu de sexe aussi... une oeuvre vraiment envoûtante et dérangeante, mais a réservé à un public averti
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juin 2022
Le retour de Cronenberg au body horror. J'aime ça, c'est glauque, malsain, dégoulinant et ça fait parfois mal juste en regardant une scène. Dérangeant et volontairement provocateur, la société des excès dans laquelle nous sommes est vivement critiqué. Jusqu'où iront nous dans la chirurgie esthétique, dans la recherche du plaisir, dans la volonté de ressentir des sensations fortes, submergé par le plastique au sens propre et figuré. Seydoux est mauvaise, comme d'habitude, Stewart inexistante et c'est dommage car le personnage est un élément clé, Mortensen lui est excellent, comme dans l'ensemble de ces films. Un film engagé et sale que Cronenberg n'a pourtant pas réussi à sublimer comme il aurait dû. NB : Je n'ai pas compris le truc de la chaise en os qui bouge... Pour manger ce n'est pas super pratique, ok, mais je n'ai pas saisi le message qu'il y avait derrière...
varanpremier
varanpremier

7 abonnés 4 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 juin 2022
J'aime beaucoup certains films de Cronenberg comme le magnifique "History of violence". Voilà pourquoi, malgré quelque appréhension née à la suite de la bande-annonce, je suis allé voir ce film. Mal m'en a pris. Je trouve que rien n'est à sauver dans ce film: absence de scénario, dialogues incompréhensibles et creux, jeu d'acteur ridicule, décor laid, musique exaspérante. Comment un tel cinéaste a pu réaliser un tel navet?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 juin 2022
Je suis un inconditionnel de Cronenberg, depuis Vidêodrome.Ces deux films ont un lien de parenté très fort. Par exemple dans les deux le ventre de l'homme au sens propre est accessible pour insérer une vidéocassette ou installer une fermeture éclair !
Ce sont tous deux des fables cauchemardesques sur l'évolution inéluctable de l'homme de par ses dépendances pour l'un à la télévision et l'image et pour l'autre au plastique.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2022
On n’avait pas vu David Cronenberg sur le grand écran depuis bientôt dix ans. Et la décennie qui a précédé, l’auteur avait abandonné ses délires organiques et les sévices corporels baignés dans la science-fiction qui l’ont fait connaître (de « La Mouche » à « eXistenZ ») pour une seconde partie de carrière composée de polars ou d’œuvres plus psychologiques, comme le magistral « Les Promesses de l’ombre » ou les très ennuyants « A dangerous method » et « Cosmopolis ». On pensait le cinéaste reconnaissable entre mille rangé définitivement mais il nous revient donc avec ce qu’il sait faire de mieux : réputé roi du body horror, il nous y replonge en plus de considérations et d’allégories assez puissantes sur nos sociétés et ses dérives. Un film qui résume son œuvre en à peine deux heures sans pour autant transpirer le best-of opportuniste et référentiel. « Les crimes du futur » n’est certes pas un chef-d’œuvre mais il nous transporte dans un univers cohérent et maîtrisé comme le réalisateur en a le secret.

Il fait le choix de ne nous donner aucune notion de temps et d’espace avec « Les crimes du futur ». C’est-à-dire qu’on ne sait pas si nous sommes dans l’avenir malgré le titre ou dans une sorte d’uchronie ou de dystopie. Et nous ne saurons pas plus où nous nous trouvons exactement même si on devine que le tournage a eu lieu en Grèce au vu de plusieurs indices. Cette absence de marqueur spatio-temporel est logique avec la fable futuriste qui nous est contée ici : cela pourrait se dérouler n’importe où et n’importe quand mais là n’est pas l’essentiel. L’homme, son corps et leur évolution semblent être arrivés à terme et c’est désormais la chirurgie et tous les délires qui vont avec qui excitent le commun des mortels. A partir de ce postulat et d’un scénario complètement tordu, mais toujours logique avec lui-même et tenu grâce à beaucoup (trop) de dialogues explicatifs, le film nous emporte durant près de deux heures dans son opéra de la chair. Une chair maltraitée et des corps mutilés filmés comme un ballet aussi charnel qu’organique qui bouscule les sens. Ce n’est pas choquant juste parfois un peu écœurant.

Les tenants et les aboutissants de l’intrigue sont parfois nébuleux et il y a quelques longueurs mais cela semble faire partie du voyage proposé par Cronenberg qui invite son acteur fétiche depuis un moment, Viggo Mortensen. Mais aussi deux des actrices les plus hype du cinéma indépendant mondial : notre Léa Seydoux nationale et Kristen Stewart qui éblouit encore dans un rôle étrange et difficile à définir. Encore une fois, ses choix comme ceux de son ancien partenaire de « Twilight » Robert Pattinson, qui a aussi tourné avec Cronenberg, sont judicieux et téméraires. Le film se vit comme un voyage étrange et bizarre dans les tréfonds de la folie humaine enveloppé par une musique classique à la fois épique et ample. Le cinéaste n’oublie pas soigner ses images et de mettre en avant ses décors naturels étranges, proches du no man’s land. Et quand vous verrez que tout se joue autour de gens qui parviennent à manger et digérer du plastique tandis que d’autres prennent plaisir à se faire tatouer les nouveaux organes que leur corps crée, vous en déduirez de la rareté et de l’étrangeté de l’œuvre à laquelle vous avez affaire. Après « Men », encore une fois une œuvre loin d’être tous publics, qui ne plaira pas à tout le monde mais prouve que le cinéma peut encore sortir des sentiers battus.

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