Un film Netflix intéressant à plus d’un titre. Sur le fond : par sa réflexion sur le besoin de créer des histoires pour vivre ou survivre ; par son expression d’une opposition entre raison et croyance, entre rationalisme et obscurantisme ; par ses portraits de personnages, sa gestion narrative du mystère et son dénouement sous forme de catharsis collective. Sur la forme : par sa photo, ses décors. L’ensemble est peut-être un peu sec et rapide dans certaines transitions ou évolutions entre les personnages (entre l’infirmière et le journaliste), mais il demeure toujours singulier dans un registre d’austérité à suspense.
The Wonder laissera difficilement les gens perplexes, enfin ceux qui auront réussi à le visionner jusqu'au bout. Car oui, dans ce drame à démêler, vous ne trouverez pas de grandes actions ni un rythme effréné. Tout se passe à l'image, dans les gestes, puis dans les dialogues. Un film à la fois lent mais captivant, où on essaie, accompagné de Lib, de creuser cet étrange miracle de jeune fille qui ne mange pas. Avec un schéma social complexe, on découvre cette histoire particulière.
Porté par la toujours parfaite Florence Pough, "The Wonder" jouit, en outre, de la belle reconstitution de cette Irlande profonde, traumatisée, ultra-religieuse et terriblement austère. Un contexte et un cadre impressionnants qui donneront lieu à une confrontation rare, qui rappelle le très bon "Agnes of God" (1985). L'obscurantisme religieux et sentimental face à la raison médicale, un mystère à percer, puis un autre... et l'ode à la fiction qui emballe le tout! Belle proposition... le problème étant que la résolution n'est jamais à la hauteur de l'emballage du mystère.
Je n'avais pas très envie de voir "The wonder" en raison de sa notation assez mauvaise, et de mon appréhension d'un film purement estampillé Netflix. Mais Florence Pugh dans un mauvais film ? Ça m'a intriguée, et une autre amie cinéphile m'a poussée à le visionner enfin.
Quelle bonne surprise du coup.
L'atmosphère et le thème peuvent rebuter au départ, mais se révèlent finalement de plus en plus appréciables. Une ambiance et un montage lancinants, qui prennent progressivement l'ampleur dont le scénario les a dotés peut-être à peine trop tôt. Ce récit fascine, peu importe que l'on ait pressenti beaucoup (mon cas) ou pas ce qui va suivre. Certaines scènes sublimées par une BO hypnotique façonnent une œuvre que l'on surprend à aimer plus que ce qu'on ne l'envisageait dans la première moitié du film.
Cinéphiles, fans de Florence Pugh, mélomanes, allez-y !
Le fait que ‘The wonder’ oscille sans cesse entre le drame historique et le Thriller à percussion lente constitue sans doute sa principale faiblesse, celle qui l’empêche de développer complètement l’atmosphère qui aurait pu revigorer son rythme quelque peu atone, encore que les paysages de landes désolées produisent malgré tout leur petit effet.. En ce qui concerne l’examen de la Foi et de la manière dont elle instrumentalise les (très jeunes) femmes, on avait eu droit au très réussi ‘L’apparition’ de Xavier Giannoli de l’autre côté de la Manche mais ‘The wonder’ est plus âpre, parce qu’on est au XIXème siècle, sur une terre d’Irlande pauvre, superstitieuse à l’excès et encore traumatisée par le souvenir de la grande famine. Une infirmière et une religieuse sont mandatées par les notables d’un village isolé de surveiller une jeune fille qui prétend ne plus s’alimenter depuis plusieurs mois et subsister uniquement grâce à une “manne céleste”, afin de confirmer ou d’infirmer la réalité du miracle. Tous les astres semblent s’aligner pour que la proposition fonctionne : la famille arriérée, les notables qui poursuivent leurs propres intérêts, le journaliste sceptique, l’infirmière que ses propres traumas vont pousser à déborder du cadre de sa mission Ils sont même alignés de manière un rien trop mécanique pour que la séduction opère vraiment. Heureusement, l’infirmière, c’est Florence Pugh…et Florence Pugh sauverait n’importe quel film…!
Bon … bof … oui le début est intriguant mais au jusqu’à la révélation et après c’est d’un ennui mortel des dialogues mortels , sans émotions car on a hâte que ça se finisse . Très dommage
Manquant parfois de tact et de subtilité : The Wonder en dehors de ces paysages étonnamment beaux et de cette photographie froide mais envoutante, est surtout un incroyable terrain de jeu pour l’actrice Florence Pugh qui dévoile encore plus toute la portée de son talent. Plus soft, toujours aussi charismatique, indéniablement juste : The Wonder lui offre un nouveau rôle taillé sur mesure qui confirme un peu plus sa place dans le cinéma, et nous confirme qu’elle est aujourd’hui un des nouveaux visages les plus intéressant du 7e art.
Une première partie un peu longue même si on apprécie l'ambiance et les paysages écossais. La thématique devient plus intéressante après la "révélation" et on aurait aimé justement qu'elle soit plus approfondie. spoiler: La jeune femme, ne passe t-elle pas d'une fiction à une autre ?
Ce serait une histoire vraie, dans l’Irlande du 19° siècle au décours de la grande famine, sinon orchestrée, au moins aggravée par l’Angleterre (l’héroïne est une infirmière anglaise ce qui ne joue pas en sa faveurs dans ce contexte). On y parle de relation mère fille toxique, de cadres religieux à la recherche de leur miracle, appuyé pour cela par le pouvoir séculier qui y voit une bonne publicité pour la commune, quitte à laisser mourir une enfant. La première moitié est un peu lente, on finit par se demander quand les choses vont vraiment démarrer, puis enfin la supercherie est dévoilée avec une deuxième moitié de film plus dynamique. Le tout dans un paysage irlandais beau mais austère. C’est bien joué, un peu lent tout de même, à voir au moins pour le contexte historique.
Autant les jeux d'acteurs et la réalisation sont réussis, autant le rythme du film est terriblement ennuyant. En même temps, difficile de faire des péripéties autour de ce sujet unique.
Magnifique de bout en bout. J'ai été marqué par cette histoire trop peu racontée. La mise en scène, quoique lente est remarquable. Les décors fabuleux et Les acteurs convaincants. On est vraiment plongés dans le 19 ème sciecle.
L'intérêt de "The Wonder" réside dans son approche et son traitement. Tout ici repose sur l'âpreté, la dureté de la vie en Irlande au XIXe après la grande crise, le poids de la religion, les croyances, les fautes, la rédemption, les attentes et ambitions des uns et des autres, le conformisme et le manque d'ouverture des habitants de ce lieu isolé, la migration des populations... Mais il faut en convenir, les choses traînent en longueur -à mes yeux cependant, sans ennui- et il faut attendre la toute fin du film pour assembler les pièces du puzzle et comprendre enfin les ressorts de l'intrigue... Sinon, les acteurs, les décors, les costumes et les lumières sont de très bon niveau. Par ailleurs, j'ai été particulièrement sensible à l'originalité de la première et dernière scène qui nous font véritablement entrer dans "l'histoire" que le réalisateur a bien voulu nous conter le temps d'un film...
Moi qui n'attendait plus grand chose des films sur Netflix ma surprise a été grande. J'ai adoré les images, l'histoire et sans oublier la bande son. Le personnage de cette jeune infirmière (mais déjà pas mal d'expériences) est captivant car il n'est pas lisse et elle a ses propres travers comme tout être humain, on fait comme on peut pour accepter et vivre avec son passé... Le film représente bien l'importance de la religion en ces temps-là. On comprends mieux l'obstination du jeûn de la jeune fille lors de l'aveu qu'elle fait à l'infirmière. J'ai passé un excellent moment. L'actrice Florence Pugh que je connaissais pas y est incroyable.