Oulala! Que ce film commençait mal avec les éternels clichés entre bobos et les deux jumelles venant de Seine-Saint-Denis. Heureusement, Oulaya Amamra et, dans une moindre mesure Lina El Arabi, apportent leur rayonnement à cette oeuvre musicale. Cette histoire tirée de faits réels (en l'occurrence la création de l'orchestre Divertimento) contient de bons moments avec un Niels Arestrup en "père protecteur" capable des pires colères. La fraîcheur des interprètes amène à oublier un scénario un peu fleur bleue, et finalement on passe un moment correct à défaut d'être réellement emballé par cette histoire aux allures de déjà-vu ("Ténor" par exemple).
Inspiré de l’histoire des jumelles Ziouani, le film de Marie-Castille Mention-Schaar se concentre davantage sur Zahia (magnifique Oulaya Amamra) qui se rêve en cheffe d’orchestre que sur sa sœur violoncelliste Fettouma (Lina El Arabi, très bien également). Ne tombant jamais dans le pathos, ce biopic n’évite cependant pas les clichés mais sait toucher son public aussi bien aux oreilles qu’au cœur.
réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar, Divertimento est un très bon drame français et qui repose sur une histoire vraie. Le scénario est divertissant, bien rythmé avec des personnages forts attachants. La mise en scène est soignée avec des scènes d’orchestre bien filmées. Enfin, la distribution est brillamment portée par la jeune Oulaya Amamra.
Mon avis complet , sans spoilers : https://mediashowbydk.com/2023/02/01/critique-film-divertimento/
Quand la musique rencontre le cinema et vice versa cela fait passer généralement un bon moment. C est le cas pour ce film agréable à regarder et à écouter.
Un film touchant, profondément humaniste, mêlant musique, sororité, solidarité et qui ne dépareille pas dans la filmographie de sa réalisatrice. Une franche réussite. Hasard du calendrier, il est sorti la même semaine que Tàr mais propose une approche radicalement différente. La mise en scène est délicate et met en valeur un casting inspiré qui joue juste. Un film de femme(s) sans cliché ni pathos où l'on sent la tendresse de la réalisatrice / cheffe d'orchestre pour ses interprètes.
Ce film est en quelque sorte un conte de fée contemporain, qui nous montre des jeunes, très brillants, notamment en musique classique, mais aussi des jeunes, et parfois les mêmes, qui réussissent à passer de la banlieue aux beaux quartiers parisiens. C'est trop beau pour être vrai ou presque, surtout quand l'héroine du film, qui non seulement est d'origine maghrébine mais vit en banlieue, réussit à obtenir une place dans un lycée parisien. Et ceci ne s'arrête pas, car elle réussit l'exploit d'emmener avec elle ces jeunes parisiens en banlieue pour répéter. Bref, ça semble trop beau pour être vrai. Pourtant la réalisatrice réussit à faire tout ça sans clichés, tout en subtilité. La présence de N. Arestrup en chef implacable et tyrannique est intéressante même si c'est pas son meilleur rôle. Le plus important de ce film, au delà du fait de montrer que les contes de fée sont parfois une réalité, nous donne envie de plonger dans la musique, la grande musique si j'ose dire. A voir.
un film très agréable emprunt d'émotions et très bien interprété avec la participation de Niels Arestrup que l'on retrouve avec grand plaisir. Merci à toute l'équipe du film. 4.5
La réalisatrice Marie castille Mention Shaar retrace les débuts de la cheffe d’orchestre Zahia Ziouani et de sa sœur jumelle, Fettouma, toutes deux vivant en banlieue parisienne et toutes deux se battant pour accomplir leurs rêves : vivre et faire de la musique. Ce film, de facture classique, sans jeu de mots, donne la part belle à la musique, et c’est bien normal tout en mettant en avant la double difficulté de se faire reconnaître dans ce milieu de musiciens, lorsque l’on vient de banlieue et lorsque l’on est une femme qui désire devenir cheffe d’orchestre. Oulaya Amamra et Lina El Arabi, les deux interprètes principales semblent toutes deux musiciennes tant leurs jeux donnent vie aux personnages qu’elles incarnent. Les rôles secondaires méritent d’être cités, principalement le père joué par Zinedine Soualem tout en nuance et Niels Arestrup qui incarne avec « Maestro » Sergiu Celidibache, plus vrai que nature. Enfin, n’oublions pas que la musique est le principal moteur de ce film, et là non plus, nous ne sommes pas déçus par ce qui est proposé. Un seul bémol dans cette histoire, les musiciens du lycée Racine me semble caricaturés soit ce fut ainsi, c’est dommage et plus que regrettable, soit le trait est forcé et, en l’occurrence, cela n’apporte guère de plus-value à l’histoire.
Excellent film, poignant, bouleversant, dirigé et interprété avec justesse. Niels Arestrup y campe un maestro à la fois dur et bienveillant qui a certainement joué un rôle important dans la vie et la carrière de Zahia. Le père des deux jumelles, Zahia et Fettouma, joué par Zinedine Soualem est remarquable. Beaucoup de belles émotions qui nous élèvent, sans rien cacher des difficultés sociales et raciales que Zahia et sa sœur jumelle ont pu rencontrer. C'est un grand moment, un grand film ! Bravo à toutes et à tous !
Film tiré d'une histoire vraie. Cela en fait le charme même si lantrame est très classique : on parviendra à réaliser ses rêves malgré les adversités, les discriminations, les Cassandre. Pas fan du choix d'Oulaya Amamra dans le rôle principal. Elle révèle un vrai enthousiasme, mais en cheffe d'orchestre, cela reste un peu maladroit et ça dessert le film. Le film laisse à la musique le temps de s'exprimer. Bons choix de musiques, belle interprétation, bonne mise en scène de ces scènes.
Avec beaucoup d'humilité et de pudeur on nous emmène a travers ses jeunes années, a la rencontre de cette jeune passionnée et sa soeur. Entre banlieue et beaux quartiers, la musique a la même tonalité, mais les partitions individuelles ne se jouent pas au même rythme. Une toute petite longueur dans cette réalisation, et ce scénario qui monte crescendo en puissance et en émotions.
Le cinéma de Marie-Castille Mention-Schaar est un cinéma engagé. En filmant le réel, elle se bat contre les fantasmes religieux ou identitaires qui aveuglent une partie de notre société. Raconter l'histoire de cet orchestre de banlieue est une formidable idée qui, de surcroît, rappelle qu'il n'y a ni âge ni origine pour bâtir sa propre histoire et qu'il faut se relever les manches pour changer le monde. Comme à l'habitude, la réalisation est efficace et les interprétations de Oulaya Amamra et Lina el Arabi sont tout en justesse. Un film positif.
Le film vaut autant par l'histoire tirée de faits réels, que pour l'évocation du milieu musical et des morceaux qui l'accompagnent, la plupart ne sont pas assez longs d'ailleurs (sauf celui qui fait l'introduction et la conclusion du film, le fameux Boléro de Ravel), c'est un film que l'on va voir pour passer un bon moment de détente musical, point n'est besoin d'être un grand mélomane pour apprécier le goût de cette histoire vraie qui raconte la sûre mais difficile ascension vers le métier de cheffe d'orchestre. Un film où la persévérance et la ténacité s'unissent au talent d'une leçon de vie et d'un destin hors du commun.