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Adelme D.Otrante
228 abonnés
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2,5
Publiée le 15 décembre 2023
De retour dans son petit village italien un anglais retrouve ses amis pilleurs de tombes Étrusques qu'il aide avec son don lui permettant de ressentir le vide. Un vide dont le spectateur a un peu l'impression de parcourir la diagonale en regardant ce film étrange mêlant le Prince Charles (de la série The Crown) à une histoire diluée certes originale mais sans grand intérêt. La Chimère c'est comme si Fellini s'était mis à "l'arte povera" et était devenu fade et famélique.
Histoire un peu bizarre , un peu confuse et un peu longue. Personnage principal pas très sympathique. Malgré tous ces défauts , certaines scenes sont réussies et marquantes.
Ce film évoque le meilleur du cinéma italien pasolini fellini . c'est un petit bisou d'art populaire mais fin et sensible aussi Comme seuls savent le faire les italiens
Que je me suis ennuyée! Une histoire confuse, à dormir debout, qui mélange mythe et réalité .un sourcier qui se démarque d’Orphée, des pilleurs de tombes qui seraient étrusques. Seule la bande sonore apporte un peu d’agrément mais là encore c’est un sacré mélange des genres.
Dans ce film, la réalisatrice italienne dresse le portrait d’une Italie marginale à travers cette bande de pilleurs de tombes étrusques. Le film est bien réalisé et décrit bien l’univers de ces chercheurs de trésors, marginaux et truculents à la recherche de profits pour échapper à la misère. L’utilisation de ces pilleurs par des trafiquants qui finalement les exploitent est également bien rendue. Sur un sujet rarement évoqué au cinéma, ce film est intéressant à découvrir.
CINEMA Film qui m'a semblé fort intéressant selon les commentaires d'Alice Rohrwacher, mais auquel je suis resté insensible tant les problèmes auxquels est confronté le personnage m'ont paru abstraits et insaisissables.
Un bijou ! De créativité, de sensibilité, de re-création du cinéma. Alice Rohrwacher tisse réalité (un certain sud italien si bien incarné par les camarades du pilleur de tombeaux) et fantasmes et fantômes de l'esprit avec une fluidité, une aisance incroyable. Le spectateur n'en croit pas ses yeux et, contrairement à tant de films trop longs actuellement, ne voit pas le temps passer tant il est à tout instant émerveillé sans avoir le temps d'analyser. L'acteur principal est saisissant de vérité, d'incarnation. Deux moments formidables de musique en direct également.
Quelle déception! J'ai tout détesté : l'histoire qui n'a pas de sens, l'acteur principal, complètement éteint, qui n'aligne jamais plus de 3 mots, les autres personnages laids et caricaturaux, les décors glauques... Alice Rohwacher semble vouloir imiter Fellini en choisissant une vision onirique de pilleurs de tombes étrusques. Ça fait plof.
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3,5
Publiée le 12 mars 2024
Arthur, un mystérieux Anglais libéré de prison, retrouve sa bande de potes avec qui il entend couper les ponts. Doté d'un don, de capacités quasi surnaturelles pour son entourage, il s'en sert pour trouver des tombes, dont il pille le contenu avec ses amis. Alors qu'eux pensent surtout à l'argent, Arthur, qui réfléchit un peu plus à la signification de ses actes, est à la recherche de quelque chose de plus profond, un amour disparu, une chimère sentimentale. "La chimera" raconte l'errance de cet homme qui traîne son spleen partout avec lui, une existence fantomatique, un voyage entre les vivants et les morts, entre le passé et un avenir incertain que notre héros n'arrive pas à accepter. C'est à la fois onirique, poétique, métaphorique et nostalgique. J'ai bien aimé le mélange entre réalisme magique et le côté plus concret de l'histoire avec ces découvertes finalement peu nombreuses même si elles sont surtout là pour le symbole. Bref, un bon film avec une bande-son particulièrement bien choisie.
Beaucoup moins intéressant que ne laisse penser l'emballement critique. Sur le papier tout est chouette, mais les ellipses et actions sont trop disparates pour construire un film attachant. Exception faites de la conclusion, mais franche le t on a l'impression de voir une. Pub Gucci pop fashion.
Je n'ai jamais aimé le cinéma d'Alice Rohrwacher, et ce n'est pas ce film qui va me faire changer d'avis.
On retrouve dans La chimère ce qui fait la signature de la réalisatrice italienne : un mélange de milieux décalés, de faux documentaire, d'esthétique un peu cradingue, de formalisme toc (le format du cadre), de fantastique et de chronique sociale.
Le résultat est parfois intriguant (la découverte du milieu des chasseurs d'antiquités étrusques), mais le plus souvent à mon sens quelconque, et même par moment ridiculement prétentieux (le "fil d'Ariane"). Comme souvent, la réalisatrice répugne à donner des éléments de contexte aux scènes qu'elle nous proposent, ce qui laisse souvent le spectateur au bord du chemin.
Plus encore que dans ses films précédents, c'est une impression de bric et de broc non maîtrisé qui prédomine à la sortie de la séance, comme si Alice Rohrwahcher ne savait pas elle-même ce qu'elle avait voulu raconter.
A un moment, un personnage regarde la caméra et assène une phrase définitive : "Si on avait eu l'héritage des Etrusques plutôt que celui des Romains, les Italiens seraient moins machistes". On se demande à ce moment-là où le film veut nous emmener, entre considération historique approximative, rêverie poétique, éloge de la sororité, effet de style et critique de la société italienne contemporaine.
De ce brouet inégal ressort l'interprétation subtile de l'acteur anglais Josh O'Connor, dont le jeu lunaire et incarné se marrie bien à l'univers de l'Italienne.
Outre son sujet de fond, avec pour conséquence l'archéologie sauvage pour l'argent, ce scénario se disperse, avec de nombreuses scènes hors contexte. Un environnement absurde, une horde de personnages inutiles et d'autres en roue libre qui lassent vite. On se demande jusqu'où tout ça va nous mener avec un tel angle choisit... jusqu'à un film chimérique et le sentiment de se moquer du spectateur!
ils sont affreux, sales et méchants ces pilleurs de tombes que filmé la réalisatrice italienne qui semble plutôt loucher du côté de fellini. en vain, ses personnages nous sont distants et froids. malgré de jolis moments qui nous rappellent les précédents films de la réalisatrice, c est ici l ennui qui l emporte sur la poésie.
Arthur a perdu sa Beniamina, autant dire qu'Orphee a perdu son Eurydice et qu'on ignore s'il la retrouvera ou non cette fois... Film qui tire vers du Fellini famélique (la fresque qui perd ses couleurs est une référence directe à la scène de la construction du métro à Rome) ou du Pasolini moins pervers (mais avec une bande de joyeux ragazzi anars). L'histoire vagabonde à l'image de son héros, épileptique pourvu d'un don prémonitoire (à l'image du poète encore une fois), qui semble perpétuellement hébété devant les lieux et les événements qu'il découvre... Récit mythologique avec des sœurs issues de Cendrillon, une mère indigne, une employée élève au grand cœur, des méchants de western, le film bénéficie d'une image superbe, de scènes très réussies, d'une bande son exceptionnelle et diverse, d'un thème transversal original (le pillage de sites étrusques...) - son climat vaut plus que son climax. Pour les amateurs des rêveries d'un promeneur non solitaire, mais à part des autres, amoureux éperdu et tendu vers un destin qu'il semble toujours subir et jamais choisir, à l'image du Kairos des mythes grecs.