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nicole Wacrenier
14 abonnés
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5,0
Publiée le 17 décembre 2023
"La chimère" d'Alice Rohrwacher (2023) est un film très poétique, une sorte de fable mythologique où le funèbre et le profane rejoignent le lumineux et le sacré. Il parle de tombes très anciennes sur un rivage de l'Adriatique et de profanations modernes, à des fins commerciales. Le fil rouge de l'histoire est un fil très visible, de laine rouge. Il est celui d'une robe multicolore qui se détricote, celle de la jeune et jolie Beniamina, Eurydice évidemment. Le héros, amoureux endeuillé, est anglais et archéologue, Arthur-Orphée, triste, différent. Il possède un don, celui de voir l'invisible sous la terre, d'être relié aux poètes qui y créèrent de si belles fresques et aux âmes défuntes protégées par leur "trousseau funéraire", c'est-à-dire de beaux objets, poteries, animaux, suscitant la convoitise des" tombaroli" ou pilleurs de tombes. Le film nous fait ainsi passer insensiblement de la surface aux profondeurs, du réel souvent drôle, souvent inquiétant aux rêves ou aux songes indéfinissables. Un voyage en train et je ne sais plus où est la réalité, où est le surnaturel. Impression soudaine d'être dans "Un soir un train" le film de Delvaux. La force de "La chimère", c'est qu'à la surface de cette terre italienne, il y a des êtres épatants faits de chair et de charme : Isabella Rossellini en vieille dame bienveillante et malicieuse, ne voulant pas croire en la mort de sa fille Beniamina, entourée d'autres méchantes filles, comme dans un conte. Italia, la fausse-vraie domestique, incarnée par la géniale actrice brésilienne, Carol Duarte. Je l'adore, à la vie à la mort. Elle est l'amoureuse sur terre. Boucles brunes et grands yeux noirs, elle est mutine et drôle. Lorsque le film subit une petite baisse de régime, après le premier tiers, elle est celle qui en se métamorphosant et en dansant, le fait repartir et briller. Elle est aussi celle qui voit la pollution de la mer par les usines et refuse la profanation des tombes qui ne sont pas faites "pour voir les yeux des humains." Effectivement les oiseaux peints sur les parois s'effaceront aussitôt à la lumière du jour, comme dans " Roma" de Fellini. Sur cette terre, il y a aussi d'autres passeurs du profane au sacré, d'autres passeurs de poésie, les chanteurs de musique populaire, les troubadours, racontant les péripéties du héros. La musique est essentielle, comme l'Orfeo de Monteverdi. Je ne raconterai pas la fin, les fins, très belles mais Orphée retrouvera le fil rouge d'Eurydice.
Alice Rohrwacher aime les sans-grade, ceux qui vivent en marge et s'arrangent avec l'existence, sans pour autant les idéaliser. C'en est ainsi pour les pilleurs de tombes étrusques dans La Chimère, qui file le parfait amour du réalisme avec la fantasmagorie, dans un univers un peu intemporel et un récit riche en surprises et totalement imprévisible. La référence la plus marquante du film est celle de Fellini et pas seulement pour l'image d'une statue transportée dans les airs, mais sinon, il ne ressemble à rien d'autre qu'aux précédents opus de la réalisatrice italienne. Si Arthur, archéologue de son état, et doué d'un don étonnant, occupe l'écran plus que ses compagnons de "fouilles", La Chimère n'en est pas moins un long-métrage qui aime à montrer la mécanique et la dynamique de groupe, avec des personnages singuliers, plutôt joyeux et dont la morale est proportionnellement indexée aux profits possibles, dans leur activité délictueuse. Nonobstant, Rohrwacher leur voue une tendresse évidente, puisque personne n'est parfait, dans un cinéma qui parvient à la fois à sonner désuet (dans le sens nostalgique et affectueux du terme) et concerné, avec une capacité à l'émerveillement toujours renouvelée, dans la description de paysages et d'individus provinciaux, qui disent pourtant beaucoup de ce qu'est la véritable âme italienne, des Étrusques à aujourd'hui.
Quand on a beaucoup apprécié les 3 premiers longs métrages d'un réalisateur ou d'une réalisatrice, on tombe de haut lorsque le 4ème s'avère très proche du désastre, tout au moins pour vous. C'est ce qui arrive avec "La chimère" de la réalisatrice italienne Alice Rohrwacher ("Corpo celeste", "Les merveilles" et "Heureux comme Lazzaro"), film qui était en compétition au dernier Festival de Cannes. L'ensemble du film est beaucoup trop long, très confus et difficile à suivre et, à côté de quelques rares scènes qui méritent d'être sauvées, il y a beaucoup trop de scènes inutiles ou trop longues. Il y avait pourtant matière à intéresser les spectateurs avec le clin d'œil à la civilisation étrusque et l'histoire des pilleurs de tombes. Pourquoi rajouter cette histoire d'amour perdu qui n'apporte pas grand chose au film ? En fait, le seul vrai bon côté du film, c'est sa BO, très riche et très variée.
Arthur est anglais qui a immigré en Italie où il a rejoint une troupe de joyeux compagnons qui se livrent à une activité professionnelle particulière : pilleurs de tombes Étrusques. Grâce à son don de capter le vide sous terre, il déniche de véritables trésors tout en tentant de garder le lien avec sa femme. En salle le.
spoiler: La Chimera est une œuvre fort poétique mettant en scène le vide intense ressenti par un homme qui ne parvient pas à faire son deuil de son épouse et qui apprend à respecter les âmes avant de rejoindre sa femme. J’ai beaucoup aimé le questionnement posé du respect de ce qui a disparu, de ce qui n’existe plus, mis en dualité avec l’envie très rationnelle de faire fortune et quitter la précarité. Le film souffre de quelques longueurs inutiles compensées par des scènes puissantes et la douce ambiance italienne des années 1990. Josh O’Connor parvient à s’emparer d’un personnage complexe et mélancolique qui m’a ravi.
On entre dans ce conte comme Arthur, le personnage principal, dans un tombeau: la faible lumière nous fait découvrir l'endroit au fur et à mesure que nous progressons. Difficile de dire ce qui marque le plus: sa poésie, sa tendresse, son exubérance, l'extrême justesse de ses personnages (et de son casting) ou son histoire parfaitement atypique. Fabuleux.
long, ennuyant, pas intéressant et flemmard. Le chimère n'est qu'un film paumée qui ne sait pas ce qu'il veut être. et qui ne sait pas comment avancer après 30 minutes de film. sa tourne en rond tout ça pour une fin extrêmement décevante
Encore un très beau et grand film d'Alice Rohrwacher, cinéaste brillante qui en 4 longs métrages ne cessent de surprendre les spectateurs. Dans un univers entre néoréalisme et surréalisme issu de l'histoire du cinéma italien, la cinéaste présente dans La Chimère à nouveau des visions de cinéma inoubliable avec des acteurs et actrices encore une fois extraordinaire. Le film est magnifique.
J'avoue ne pas avoir réussi à tenir très longtemps devant ce film. Il est intéressant quoique long. Il ne faut pas être fatigué pour le comprendre. L'histoire est intéressante et les interprétations sont remarquables.
Voilà un film rare avec d'excellents acteurs et une atmosphère envoutante. Je mets 5 étoiles car j'ai adoré ce film et je le recommande malgré le début qui est peu lent.
Vu, sur les recommendations d'un collègue de guitare (qui lui ne s'est pas privé de me dire qu'il ne me demanderait aucun avis cinématographique après que j'ai eu dit avoir vu 'Napoleon' et 'Dumb money' ). Avec 2 amis avons unanimement conclu que le film n'était pas terrible et une incompréhensible sélection à Cannes.
J'ai tenu quand même 40 minutes ! Et ça ne ressemble à rien ! 40 minutes de vide abyssal. Ce n'est même pas énervant ou agaçant, ce n'est rien ... La vacuité absolue !
Il est très rare que je quitte un film avant la fin, mais là je n'ai pas tenu. C'est amateur et, peut être involontairement, burlesque. Tout m'a semblé, laid et bricolé. Je ne comprends pas les prix obtenus, mais c'est juste mon avis.