Note moyenne
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889 notes
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Un anglais vivant en Italie sortant de prison retrouve ses anciens amis italiens profitant de son don étrange pour découvrir le vide afin de piller des tombes. D’un montage erratique déroutant, ce long-métrage jouant sur les différents formats d’image dans un va et viens permanent apparait aussi confus que chaotique. Un film nourrit au cinéma italien des grandes heures se complaisant dans un lyrisme désordonné ennuyeux au possible.
Un Anglais prénommé Arthur (Josh O'Connor, le jeune prince Charles de "The Crown") sort de prison et revient en Toscane sur les traces de Beniamina son amour défunte. Arthur possède un don hors du commun qui permet à la bande de voyous avec qui il s'est acoquiné de localiser des tombes étrusques enfouies et d'écouler en contrebande les œuvres d'art qui y étaient ensevelies.
Alice Rohrwacher est, comme son nom ne l'indique pas (son père, violoniste allemand, épousa une enseignante italienne et devint apiculteur en Ombrie), une réalisatrice italienne. Ses trois précédents films - "Corpo celeste" (2011), "Les Merveilles" (2014), "Heureux comme Lazzaro" (2018) - lui valent le titre écrasant d'étoile montante du cinéma transalpin.
Alice Rohrwacher a un style bien à elle, quelque part entre le néo-réalisme italien, l'onirisme fellinien et le réalisme magique latino-américain. "La Chimère" en est l'exemple le plus abouti. Film intemporel, censé se dérouler dans les 80ies, mais qui aurait aussi bien pu se dérouler quarante ans plus tard ou plus tôt ("Heureux comme Lazzaro" jouait déjà sur cette indétermination), il suit un scénario très lâche, sans grand enjeu, qui constitue tout au plus un prétexte pour raconter les pérégrinations de son héros.
Josh O'Connor, sexy en diable, y interprète un Anglais perché, doté d'un don dont il ne sait que faire, débarqué en Italie on ne sait comment. Son chemin croise celui d'une vieille aristocrate qui refuse d'accepter le décès de sa fille et sur laquelle ses autres filles veillent dans un brouhaha joyeux. Dans un palais décati, cette douairière, majestueusement interprétée par Isabella Rossellini, donne des cours de chant à une jeune femme prénommée Italia (Carol Duarte). Comme dans tous les films d'Alice Rohrwacher, sa sœur aînée, Alba, fait une apparition, dans le rôle d'une trafiquante d'oeuvres d'art.
"La Chimère" est un peu trop foutraque à mon goût. Et beaucoup trop long. Il aurait pu, sans préjudice, être écourté d'une bonne demi-heure. Ses deux heures et dix minutes sont inutilement diluées, même si sa dernière scène, référence transparente à la catabase (!) d'Orphée et d'Euridyce, est sublimement poétique.
Alice Rohrwacher est, comme son nom ne l'indique pas (son père, violoniste allemand, épousa une enseignante italienne et devint apiculteur en Ombrie), une réalisatrice italienne. Ses trois précédents films - "Corpo celeste" (2011), "Les Merveilles" (2014), "Heureux comme Lazzaro" (2018) - lui valent le titre écrasant d'étoile montante du cinéma transalpin.
Alice Rohrwacher a un style bien à elle, quelque part entre le néo-réalisme italien, l'onirisme fellinien et le réalisme magique latino-américain. "La Chimère" en est l'exemple le plus abouti. Film intemporel, censé se dérouler dans les 80ies, mais qui aurait aussi bien pu se dérouler quarante ans plus tard ou plus tôt ("Heureux comme Lazzaro" jouait déjà sur cette indétermination), il suit un scénario très lâche, sans grand enjeu, qui constitue tout au plus un prétexte pour raconter les pérégrinations de son héros.
Josh O'Connor, sexy en diable, y interprète un Anglais perché, doté d'un don dont il ne sait que faire, débarqué en Italie on ne sait comment. Son chemin croise celui d'une vieille aristocrate qui refuse d'accepter le décès de sa fille et sur laquelle ses autres filles veillent dans un brouhaha joyeux. Dans un palais décati, cette douairière, majestueusement interprétée par Isabella Rossellini, donne des cours de chant à une jeune femme prénommée Italia (Carol Duarte). Comme dans tous les films d'Alice Rohrwacher, sa sœur aînée, Alba, fait une apparition, dans le rôle d'une trafiquante d'oeuvres d'art.
"La Chimère" est un peu trop foutraque à mon goût. Et beaucoup trop long. Il aurait pu, sans préjudice, être écourté d'une bonne demi-heure. Ses deux heures et dix minutes sont inutilement diluées, même si sa dernière scène, référence transparente à la catabase (!) d'Orphée et d'Euridyce, est sublimement poétique.
Oulala! Quand je vois les notes des spectateurs et les critiques presse, je me dis que je suis complétement passé à côté de ce film et de la poésie qui en découle. Le personnage principal cherche un amour perdu tout en mettant en oeuvre son don pour retrouver des vestiges enfouis avec une belle équipe de bras cassés. Tout cela m'a semblé d'un ennui abyssal et je suis sorti lessivé de cette oeuvre de 130 minutes ( j'ai tenu à aller jusqu'au bout quand même). J'osais espérer un rebondissement final, mais bon, on repassera. Un film à vite oublier.
Quatrième long-métrage de la cinéaste italienne Alice Rohrwacher, La Chimère nous fait suivre le parcours dans les années 80 d’Arthur (incarné par l’acteur britannique Josh O’Connor), maestro au sein d’un groupe de « tombolari », des petits voyous de la campagne spécialisés dans le pillage de tombes étrusques. Mais Arthur n’est pas fait du même bois que ses camarades, joyeux lascars sans grandes ambitions. Mystérieux, charismatique et spectral, il semble lié à ce royaume sous-terrain des morts par d’étranges connexions. À travers ce film à l’atmosphère à la fois insaisissable et foisonnante, Alice Rohrwacher nous raconte beaucoup de son Italie natale, en particulier sur les rapports pervers que le pays entretient avec son propre passé. Magnétique.
Rohrwacher s'affute de film en film, celui-ci est maîtrisé à chaque étage de la fusée (scénario, mise en scène, direction d'acteurs.) C'est tellement bien que son absence au palmarès de Cannes est un mystère.
Arthur sort de prison et retrouve ses amis avec qui il dépouille les vieilles tombes. Son personnage, ténébreux est complexe et le rend tendre et profondément touchant. Les images sont magnifiques.
La chimere un film dont le titre mystérieux choisi par la réalisatrice alice rorhrwachter est intéressant grâce à une mise en scène élégante, elle choisit de filmer cette histoire de manière naturaliste, les plans d ensemble de la toscane sont très beaux à la manière parfois d un documentaire en mêlant aussi du conte et du fantastique, des mouvements de caméra audacieux ou le héros est filmé de plein pied et a la seconde la caméra se tourne sur elle-même nous rendant arthur tête en bas pour montrer que le personnage a une dualité entre le monde d en haut et le monde d en bas.
Le film emprunte de nombreux thèmes tel que l art, le sacré, le deuil tout cela est interressant mais pour ma part c est assez foutraque et on s attache très peu au personnage.
Le personnage le plus intéressant pour moi est Italia qui pour la réalisatrice la femme qui va dénoncer et défier le patriarcat et qui va s s isoler dans la société en créant un endroit seulement habité par des femmes qui traduit les idéaux de alice rorhrwachter.
Le film emprunte de nombreux thèmes tel que l art, le sacré, le deuil tout cela est interressant mais pour ma part c est assez foutraque et on s attache très peu au personnage.
Le personnage le plus intéressant pour moi est Italia qui pour la réalisatrice la femme qui va dénoncer et défier le patriarcat et qui va s s isoler dans la société en créant un endroit seulement habité par des femmes qui traduit les idéaux de alice rorhrwachter.
Le retour du cinéma italien comme véhicule de mythologies. Entre réalisme social et onirismes, on suit les errances de ce grand Maulnes expatrié dégingandé à la recherche d’un souvenir. C’est formellement cru, mais remarquablement réalisé et puis ça parle italien.
Ce film qu on pourrait qualifier d'onirique fait un parallèle intéressant entre ce peuple étrusque qu'on dit plus ancien encore que l'empire Romain et dont les tombes ont été pillé par les habitants de ces régions depuis des siècles. Un peu comme les films roumains qui mettent perspective les moeurs modernes de la population avec des thématiques universelles, le film de Alice Rohrwacher avec sa superbe photographie nous invite à nous laisser aller à cette réflexion élégiaque. Le film peut rebuter les adeptes de rationalité mais c 'est ici du vrai cinéma nourri par une réflexion sur nos moeurs
J'ai pas du tout aimé cette histoire improbable de la recherche du prochain ou du passé . Les acteurs cabotinent. Seuls les décors trouvent grâce a mes yeux.. non vraiment, pas terrible...
Magnifique conte, superbement interprété. Alice Rochwacher nous a encore émus avec ces personnages hors du temps.
Il y a un peu de la folie de Kusturica dans ce film un peu loufoque, surtout poétique qui fait la part belle aux décors italiens des années 80.
Une belle découverte, je ne connaissais pas cette réalisatrice. La bande son est également très bien choisie.
Une belle découverte, je ne connaissais pas cette réalisatrice. La bande son est également très bien choisie.
Histoire typique du cinéma de Alice R. (onirique, poetique, philosophique). J'aime les décors et la musique.
Voleurs de passé…
… mais aussi voleurs de temps, car les 130 minutes signées de l’italienne Alice Rohrwacher m’ont fait me poser la question à la sortie de la salle, « qu’est-ce que je suis venu faire là ? » Chacun poursuit sa chimère sans jamais parvenir à la saisir. Pour certains, c'est un rêve d’argent facile, pour d'autres la quête d’un amour passé… De retour dans sa petite ville du bord de la mer Tyrrhénienne, Arthur retrouve sa bande de Tombaroli, des pilleurs de tombes étrusques et de merveilles archéologiques. Arthur a un don qu’il met au service de ses amis brigands : il ressent le vide. Le vide de la terre dans laquelle se trouvent les vestiges d’un monde passé. Le même vide qu’a laissé en lui le souvenir de son amour perdu, Beniamina. Moi aussi, j’ai ma chimère : voir de bons films, même si je sais pertinemment qu’il n’y a pas que des chefs d’œuvre programmés sur nos écrans, pas plus que je ne m’attends à chaque séance à découvrir le film de l’année, d’abord parce que, par définition, il n’y en a qu’un. Cela posé, vous avez sans doute deviné, je n’ai pas vraiment aimé ce drame fumeux et vain.
Les films de cette réalisatrice tournent toujours, peu ou prou, autour du thème « que faire du passé ? ». Le récit de se déroule dans les années 1980, mais ce pillage des ressources dont il est question fait écho à la crise sociale, économique et écologique actuelle… tout du moins il essaie, mais l’écho en question est passablement lointain. L’idée de suivre les exactions de ces fameux Tombaroli, était attrayante, mais hélas, les personnages n’ont pas de profondeur. Et le « héros », Arthur, a une attitude et un comportement que je n’ai jamais réussi à comprendre. Bien sûr, quand on les voit profaner des tombes au pied d’une usine au bord d’une mer elle-même « profanée » par la pollution, le message est fort, mais dilué dans une histoire trop floue, trop morcelée et parfois à la limite du compréhensible. Les lumières fades, le choix de décors systématiquement en ruine, servent de toile de fond à une sorte de déambulation dans le monde des marginaux. Malgré quelques idées de mise en scène, - entre autre une petite coquetterie dans la succession du 35mm, du Super 16mm et de 16mm - deux, heures dix, c’est beaucoup trop long pour un scénario languissant qui ne nous parle que d’absence de futur, qui pousse un peu le spectateur à quelques plages de farniente… après tout, on est au pays !
Côté casting, les choix sont aussi étranges que le film lui-même. Le britannique Josh O'Connor, vu récemment à son avantage dans Entre les lignes, nous livre un numéro forcé de déprimé, pas loin du mutisme. Peut-être son italien n’était-il pas assez à la hauteur pour donner la réplique à la brésilienne (???) Carol Duarte, la reine Isabella Rossellini, et la toujours impeccable Alba Rohrwacher. – italienne, qui elle pour sa part, parle ici surtout l’anglais… comprenne qui pourra -. Plus erratique que poétique, plus ennuyeux qu’envoûtant, cette balade désincarnée entre les vivants et les morts est loin de valoir, par exemple Les Merveilles le 1er film d’Alice Rohrwacher , Grand Prix de Cannes en 2014,
… mais aussi voleurs de temps, car les 130 minutes signées de l’italienne Alice Rohrwacher m’ont fait me poser la question à la sortie de la salle, « qu’est-ce que je suis venu faire là ? » Chacun poursuit sa chimère sans jamais parvenir à la saisir. Pour certains, c'est un rêve d’argent facile, pour d'autres la quête d’un amour passé… De retour dans sa petite ville du bord de la mer Tyrrhénienne, Arthur retrouve sa bande de Tombaroli, des pilleurs de tombes étrusques et de merveilles archéologiques. Arthur a un don qu’il met au service de ses amis brigands : il ressent le vide. Le vide de la terre dans laquelle se trouvent les vestiges d’un monde passé. Le même vide qu’a laissé en lui le souvenir de son amour perdu, Beniamina. Moi aussi, j’ai ma chimère : voir de bons films, même si je sais pertinemment qu’il n’y a pas que des chefs d’œuvre programmés sur nos écrans, pas plus que je ne m’attends à chaque séance à découvrir le film de l’année, d’abord parce que, par définition, il n’y en a qu’un. Cela posé, vous avez sans doute deviné, je n’ai pas vraiment aimé ce drame fumeux et vain.
Les films de cette réalisatrice tournent toujours, peu ou prou, autour du thème « que faire du passé ? ». Le récit de se déroule dans les années 1980, mais ce pillage des ressources dont il est question fait écho à la crise sociale, économique et écologique actuelle… tout du moins il essaie, mais l’écho en question est passablement lointain. L’idée de suivre les exactions de ces fameux Tombaroli, était attrayante, mais hélas, les personnages n’ont pas de profondeur. Et le « héros », Arthur, a une attitude et un comportement que je n’ai jamais réussi à comprendre. Bien sûr, quand on les voit profaner des tombes au pied d’une usine au bord d’une mer elle-même « profanée » par la pollution, le message est fort, mais dilué dans une histoire trop floue, trop morcelée et parfois à la limite du compréhensible. Les lumières fades, le choix de décors systématiquement en ruine, servent de toile de fond à une sorte de déambulation dans le monde des marginaux. Malgré quelques idées de mise en scène, - entre autre une petite coquetterie dans la succession du 35mm, du Super 16mm et de 16mm - deux, heures dix, c’est beaucoup trop long pour un scénario languissant qui ne nous parle que d’absence de futur, qui pousse un peu le spectateur à quelques plages de farniente… après tout, on est au pays !
Côté casting, les choix sont aussi étranges que le film lui-même. Le britannique Josh O'Connor, vu récemment à son avantage dans Entre les lignes, nous livre un numéro forcé de déprimé, pas loin du mutisme. Peut-être son italien n’était-il pas assez à la hauteur pour donner la réplique à la brésilienne (???) Carol Duarte, la reine Isabella Rossellini, et la toujours impeccable Alba Rohrwacher. – italienne, qui elle pour sa part, parle ici surtout l’anglais… comprenne qui pourra -. Plus erratique que poétique, plus ennuyeux qu’envoûtant, cette balade désincarnée entre les vivants et les morts est loin de valoir, par exemple Les Merveilles le 1er film d’Alice Rohrwacher , Grand Prix de Cannes en 2014,
Waouh, quel voyage ! Dans le temps, dans l’espace, dans l’amitié, dans l’amour, dans l’imaginaire, dans la culture, dans... la chimère. Dès les premières secondes de projection, ce type puant dans un compartiment est devenu mon pote. Alors, qu’il ait un don et que finalement, il renonce à s’en servir, ça fait partie de l’ordre des choses. Dans notre bande, on laisse depuis toujours les âmes profiter tranquillement de l’éternité. Mon seul regret est que la scène de fin m’ait laissé sur ma faim. Mais cela ne suffira pas à modérer mon enthousiasme : j'ai adoré !
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