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Philippe CAILLAT
1 abonné
38 critiques
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4,0
Publiée le 7 janvier 2026
Le mythe d'Orphée et Eurydice très joliment revisité par une sorte de néo-réalisme italien. Josh O'Connor fabuleux, ainsi que l'ensemble des seconds rôles donnant vie à une équipe de bras cassés truculents. Pas un film facile mais envoutant, poétique, souvent drôle, toujours touchant.
Un film qui lorgne du coté des references au cinema poétique et réaliste italien et à ses maîtres. Et qui questionne nos relations au passé, son héritage, ainsi que les relations humaines actuelles avec ceux qui nous entourent. Cependant, malgré quelques passages réussis, le rythme de la narration me laisse un arrière-goût de quelque chose qui n’est pas maîtrisé. Qui semble à la fois s’enliser où s’éparpiller. Et l’interprétation de beaucoup de personnages laisse à désirer. Trop affectée ou désincarnée. Cela brouille les cartes. Dommage, la poésie en souffre, et le film aurait pu être meilleur.
Un anglais vivant en Italie sortant de prison retrouve ses anciens amis italiens profitant de son don étrange pour découvrir le vide afin de piller des tombes. D’un montage erratique déroutant, ce long-métrage jouant sur les différents formats d’image dans un va et viens permanent apparait aussi confus que chaotique. Un film nourrit au cinéma italien des grandes heures se complaisant dans un lyrisme désordonné ennuyeux au possible.
beauté partout ! dans les images, leurs textures, leurs cadrages et leurs couleurs mais aussi et surtout dans le scénario, qui s'ouvrent sans cesse sur pleins de pistes possibles, tout en suivant sa ligne. en creux se dessine un certain idéal social, ou la vie collective est organisé par des groupes mixtes d'un point de vue du genre et de l'âge et où le passé se mêle au présent pour construire l'avenir :)
Alice Rorwarher est une des cinéastes les plus talentueuses d'aujourd'hui dont le regard renouvelle le cinéma. Heureux comme Lazzaro, et les Merveilles étaient déja des chef-d'oeuvres. La Chimère, comme ses autres films mèle un réalisme matèriel et une poésie aérienne
MEMOIRES D'OUTRE TOMBE. Quand tu creuses mais que tu remets la terre dessus. Perdue dans la frustration, la profondeur et l'Italie, Alice s'émerveille devant son cinéma de secrets et de faiblesses. Coupez lui la tête. Indiana Jones a aimé.
Arthur a le don de ressentir le vide de la terre dans laquelle se trouvent les trésors des tombes étrusques de la même manière qu’il ressent le vide qu’a laissé en lui le souvenir de son amour perdu, Beniamina. Alors ce don, il le met au service d’une bande de joyeux malfrats. C’est joyeux, tendre et poétique. On se met à rêver à un monde merveilleux palpitant sous nos pieds.
Je suis partagée. Il s’agit d’un côté d’un film poétique et beau, avec un fil rouge plus qu’explicite (le fil rouge étant littéralement le fil d’un tricot rouge) et en même temps il me semble parfois emmêlé, confus. Au point que je finisse par me demander si cela était volontaire - voulu pour participer à son caractère onirique - ou simplement incontrôlé? C’est parce que je penche pour la seconde option que je lui mets 3 plutôt que 2.
Une histoire de pilleur de tombes en Italie, thématique originale d autant que le parcours du héros est lui même en recherche du sens de sa vie. C est aussi un drame social qui est illustré. Un peu long.
ils sont affreux, sales et méchants ces pilleurs de tombes que filmé la réalisatrice italienne qui semble plutôt loucher du côté de fellini. en vain, ses personnages nous sont distants et froids. malgré de jolis moments qui nous rappellent les précédents films de la réalisatrice, c est ici l ennui qui l emporte sur la poésie.
Outre son sujet de fond, avec pour conséquence l'archéologie sauvage pour l'argent, ce scénario se disperse, avec de nombreuses scènes hors contexte. Un environnement absurde, une horde de personnages inutiles et d'autres en roue libre qui lassent vite. On se demande jusqu'où tout ça va nous mener avec un tel angle choisit... jusqu'à un film chimérique et le sentiment de se moquer du spectateur!
Quatrième long-métrage de la cinéaste italienne Alice Rohrwacher, La Chimère nous fait suivre le parcours dans les années 80 d’Arthur (incarné par l’acteur britannique Josh O’Connor), maestro au sein d’un groupe de « tombolari », des petits voyous de la campagne spécialisés dans le pillage de tombes étrusques. Mais Arthur n’est pas fait du même bois que ses camarades, joyeux lascars sans grandes ambitions. Mystérieux, charismatique et spectral, il semble lié à ce royaume sous-terrain des morts par d’étranges connexions. À travers ce film à l’atmosphère à la fois insaisissable et foisonnante, Alice Rohrwacher nous raconte beaucoup de son Italie natale, en particulier sur les rapports pervers que le pays entretient avec son propre passé. Magnétique.
Des scènes originales sans doute et le sujet pas banale. A part l'acteur principale qui tient le filmet une Isabelle Rossellini acceptable, très mal joué. Le tout un peu trop pretentieux, cliché, et trop long. De l'ennui, finalement.