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3,5
Publiée le 12 mars 2024
Arthur, un mystérieux Anglais libéré de prison, retrouve sa bande de potes avec qui il entend couper les ponts. Doté d'un don, de capacités quasi surnaturelles pour son entourage, il s'en sert pour trouver des tombes, dont il pille le contenu avec ses amis. Alors qu'eux pensent surtout à l'argent, Arthur, qui réfléchit un peu plus à la signification de ses actes, est à la recherche de quelque chose de plus profond, un amour disparu, une chimère sentimentale. "La chimera" raconte l'errance de cet homme qui traîne son spleen partout avec lui, une existence fantomatique, un voyage entre les vivants et les morts, entre le passé et un avenir incertain que notre héros n'arrive pas à accepter. C'est à la fois onirique, poétique, métaphorique et nostalgique. J'ai bien aimé le mélange entre réalisme magique et le côté plus concret de l'histoire avec ces découvertes finalement peu nombreuses même si elles sont surtout là pour le symbole. Bref, un bon film avec une bande-son particulièrement bien choisie.
« La chimère » (2023) de la réalisatrice italienne Alice Rohrwacher est le dernier volet d'une trilogie sur la vie campagnarde. Arthur (Josh O'Connor) sort de prison et retrouve une équipe de branquignols « tombalori » qui grâce à ses talents de médium tel celui d’un sourcier, pillent des tombes étrusques et alimentent le marché noir des antiquités. Arthur rend visite à Flora (Isabella Rossellini), une ancienne chanteuse d'opéra dont il a aimé une des filles décédée et qui vit dans une grande maison délabrée et est harcelée et pillée par ses autres filles et petites filles… Cette femme donne des cours de chant à une jeune femme spoiler: qui a 2 enfants qu’elle cache (pour qu’elle raison ?) et qui est utilisée comme femme de ménage. Et Arthur d’être enseveli dans une tombe où il retrouvera un fil d’Ariane rouge qui lui permettra de retrouver son ancien amour.
Un film auquel je n’ai strictement rien compris avec toutes ces histoires emmêlées… et qui copie lourdement une scène de Roma-Fellini où on voit après l’ouverture d’une salle à la lumière du jour, les peintures de ses fresques s’effacer progressivement. Un film dont la facture est pour moi très moyenne… et il est clair que je ne chercherai pas à voir les 2 autres films de cette trilogie. A éviter !
Ce film est difficile mais extrêmement original et important. Il parle autant d'archéologie que de l'Italie contemporaine et du rapport au passé, personnel, historique, sensible. Je retournerai le voir dès que possible
Oulala! Quand je vois les notes des spectateurs et les critiques presse, je me dis que je suis complétement passé à côté de ce film et de la poésie qui en découle. Le personnage principal cherche un amour perdu tout en mettant en oeuvre son don pour retrouver des vestiges enfouis avec une belle équipe de bras cassés. Tout cela m'a semblé d'un ennui abyssal et je suis sorti lessivé de cette oeuvre de 130 minutes ( j'ai tenu à aller jusqu'au bout quand même). J'osais espérer un rebondissement final, mais bon, on repassera. Un film à vite oublier.
Waouh, quel voyage ! Dans le temps, dans l’espace, dans l’amitié, dans l’amour, dans l’imaginaire, dans la culture, dans... la chimère. Dès les premières secondes de projection, ce type puant dans un compartiment est devenu mon pote. Alors, qu’il ait un don et que finalement, il renonce à s’en servir, ça fait partie de l’ordre des choses. Dans notre bande, on laisse depuis toujours les âmes profiter tranquillement de l’éternité. Mon seul regret est que la scène de fin m’ait laissé sur ma faim. Mais cela ne suffira pas à modérer mon enthousiasme : j'ai adoré !
CINEMA Film qui m'a semblé fort intéressant selon les commentaires d'Alice Rohrwacher, mais auquel je suis resté insensible tant les problèmes auxquels est confronté le personnage m'ont paru abstraits et insaisissables.
Viva Alice avec son imaginaire d'autre époque qui manque bcp ai cinéma d'aujourd'hui. Son cinéma c'est toujours de l'air fraîche dans un monde du cinéma souvent trop égocentrique et caricaturale .
Que sommes-nous pas des ombres de chimères ? Qui n'est pas soumis à un destin chimérique ? Autant de dieux que de rêves d'immortalité. Autant d'amours déçus ou disparus que d'espoirs éternels. Ce film retrace une recherche effrénée qui se faufile derrière les affres d'une vie banalisée par la piètre condition humaine et ce qui la motive en apparence : argent, reconnaissance, amour. Derrière ce destin commun, il y a le délire de nos inconscients et ce qu'ils provoquent en nous d'irréversabilité...
Humain et beau, il suffit de se laisser porter par l'histoire - le personnage principal plane comme un extra-terrestre au milieu des affreux sales et méchants
Rohrwacher s'affute de film en film, celui-ci est maîtrisé à chaque étage de la fusée (scénario, mise en scène, direction d'acteurs.) C'est tellement bien que son absence au palmarès de Cannes est un mystère.
Je n'ai jamais aimé le cinéma d'Alice Rohrwacher, et ce n'est pas ce film qui va me faire changer d'avis.
On retrouve dans La chimère ce qui fait la signature de la réalisatrice italienne : un mélange de milieux décalés, de faux documentaire, d'esthétique un peu cradingue, de formalisme toc (le format du cadre), de fantastique et de chronique sociale.
Le résultat est parfois intriguant (la découverte du milieu des chasseurs d'antiquités étrusques), mais le plus souvent à mon sens quelconque, et même par moment ridiculement prétentieux (le "fil d'Ariane"). Comme souvent, la réalisatrice répugne à donner des éléments de contexte aux scènes qu'elle nous proposent, ce qui laisse souvent le spectateur au bord du chemin.
Plus encore que dans ses films précédents, c'est une impression de bric et de broc non maîtrisé qui prédomine à la sortie de la séance, comme si Alice Rohrwahcher ne savait pas elle-même ce qu'elle avait voulu raconter.
A un moment, un personnage regarde la caméra et assène une phrase définitive : "Si on avait eu l'héritage des Etrusques plutôt que celui des Romains, les Italiens seraient moins machistes". On se demande à ce moment-là où le film veut nous emmener, entre considération historique approximative, rêverie poétique, éloge de la sororité, effet de style et critique de la société italienne contemporaine.
De ce brouet inégal ressort l'interprétation subtile de l'acteur anglais Josh O'Connor, dont le jeu lunaire et incarné se marrie bien à l'univers de l'Italienne.
Que je me suis ennuyée! Une histoire confuse, à dormir debout, qui mélange mythe et réalité .un sourcier qui se démarque d’Orphée, des pilleurs de tombes qui seraient étrusques. Seule la bande sonore apporte un peu d’agrément mais là encore c’est un sacré mélange des genres.
Quel bonheur que ce film où tout est si juste, un envoûtement de la première à la dernière image. Que ce cinéma-là puisse encore exister est si rassurant. La bande son est exceptionnelle.
Arthur sort de prison et retrouve ses amis avec qui il dépouille les vieilles tombes. Son personnage, ténébreux est complexe et le rend tendre et profondément touchant. Les images sont magnifiques.