La Chimère
Note moyenne
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Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 mars 2024
« La chimère » (2023) de la réalisatrice italienne Alice Rohrwacher est le dernier volet d'une trilogie sur la vie campagnarde.
Arthur (Josh O'Connor) sort de prison et retrouve une équipe de branquignols « tombalori » qui grâce à ses talents de médium tel celui d’un sourcier, pillent des tombes étrusques et alimentent le marché noir des antiquités. Arthur rend visite à Flora (Isabella Rossellini), une ancienne chanteuse d'opéra dont il a aimé une des filles décédée et qui vit dans une grande maison délabrée et est harcelée et pillée par ses autres filles et petites filles… Cette femme donne des cours de chant à une jeune femme spoiler: qui a 2 enfants qu’elle cache (pour qu’elle raison ?) et qui est utilisée comme femme de ménage. Et Arthur d’être enseveli dans une tombe où il retrouvera un fil d’Ariane rouge qui lui permettra de retrouver son ancien amour.

Un film auquel je n’ai strictement rien compris avec toutes ces histoires emmêlées… et qui copie lourdement une scène de Roma-Fellini où on voit après l’ouverture d’une salle à la lumière du jour, les peintures de ses fresques s’effacer progressivement. Un film dont la facture est pour moi très moyenne… et il est clair que je ne chercherai pas à voir les 2 autres films de cette trilogie. A éviter !
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 décembre 2023
      Un film formidablement original -qui certes part un peu dans tous les sens, manipule un peu trop de personnages, mais qui fait de cette jeune femme de père allemand, Alice Rohrwacher, la digne héritière de Fellini dont on retrouve les trognes picaresques et les vamps obèses... et qui renoue avec cette italianité du cinéma des années 60, devenu maintenant tellement impersonnel!
      Cela se passe sur les bords de la mer Tyrrhénienne, un paysage dévasté par une industrialisation anarchique et un rivage où le sable est pollué par le mazout, mais dont le sous-sol est truffé de tombes étrusques.. 
    Arthur (Josh O'Connor, excellent à traduire la complexité du personnage -âme tourmentée, colérique, irrésolue) vient de sortir de prison. C'est l'hiver et il ne porte qu'un pauvre costume d'été; il rejoint son village, enfin celui qu'il a adopté puisqu'il est anglais et ne parle même pas très bien l'italien, où il vit dans une sorte de cage à poules, et il va tout de suite voir Flora (Isabelle Rossellini.... vieille dame maintenant...), spoiler: la mère de son grand amour, Beniamina, disparue -morte sans doute-
Flora vit dans une masure qui fut sans doute une belle demeure noble, où il pleut de partout et où des restes de fresques apparaissent sur des murs qui s'écroulent. Elle esclavagise Italia (Carol Duarte, pleine d'une vitalité réjouissante) qui lui sert de bonne sous couvert de prendre des cours de chant. spoiler: Il est vrai qu'elle dissimule ses deux enfants, cette coquine d'Italia...

      Il y a quelque chose entre ces deux là, Arthur et Flora, spoiler: l'amour commun de Beniamina sans doute.

      Mais Arthur a d'autres amis, moins reluisants ceux là. C'est qu'il a un don, Arthur. spoiler: Muni ou non d'une baguette de coudrier, il est capable de détecter les vides dans le sol. Et un vide: ça veut dire une tombe étrusque
. Cette bande de bras cassés, les tombaroli, vit de cela; c'est là qu'on retrouve toute la virtuosité du cinéma italien des grandes années, pour magnifier les pouilleux,  les marginaux, les rêveurs.... car s'ils vivotent en revendant de jolies poteries d'animaux trouvées dans les tombes, il rêvent tous de la découverte de l'oeuvre d'art ultime qui les ferait milliardaires...  spoiler: sans même penser que, au dessus d'eux, il y a des critiques d'art, des amateurs d'art de la plus haute société qui feraient main basse sur leur trouvaille. La jolie  Alba Rohrwacher, la petite soeur, interprète Frida, une de ces escroques de haut vol.

        Vous voyez, c'est une magnifique idée de départ, mais qui emprunte toutes sortes de chemins de traverse; de la poésie, de l'onirisme; des chansons, des bals, des fêtes, des matrones girondes aussi peu honnêtes que leurs compagnons, des paysages qui passent du sublime au sordide. Et Arthur, tellement seul, désemparé...

​
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 décembre 2023
Long ennuyeux ce film tourne en rond et le scénario confus erre sans but comme ces pilleurs de tombes sans scrupules qui brisent les œuvres d'art pour mieux les écouler. Notre siècle de cupidité finira par détruire toute beauté c'est triste
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 décembre 2023
Je n'ai pas du tout réussi à entrer dans cette histoire déglinguée de pilleurs de tombes étrusques. En faisant quelques recherches après la projection, je me suis dit qu'il me manquait sûrement quelques paragraphes d'avertissement pour m'y retrouver dans ce dédale symbolique.
Un film qui doit peut-être être vu deux fois...
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2024
Une histoire de pilleur de tombes en Italie, thématique originale d autant que le parcours du héros est lui même en recherche du sens de sa vie. C est aussi un drame social qui est illustré. Un peu long.
Pierre P
Pierre P

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 décembre 2023
Un chef d'œuvre , une nouvelle nouvelle vague d'une maîtrise rare. Tant niveau scénario qu'audace de réalisation.
La photo malgré les difficultés à normalement mixer différentes formats de pellicule reste sublime.
Alexis (Alexis)
Alexis (Alexis)

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 décembre 2023
Sur une histoire qui aurait pu être intéressante, ce n'est qu'une longue suite de fausses bonnes idées de réalisation (plans à l'envers, discours face caméra), de situations pseudo mode et cool (les bêtises insupportables de la chanteuse domestique !, on y parle aussi français, allemand, anglais, ça fait chic), de gros plans sur l'acteur principal qui minaude à souhait. Bref, un film énervant et vain de la Sofia Coppola italienne, dont on peut se passer. Et qu'allait donc faire Isabella Rossellini dans cette galère !
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2023
"Cette boule au ventre, cette sensation vertigineuse qui nous pousse à creuser toujours plus loin, c’est La Chimera, une créature intérieure que l’on projette sur le monde. Le film cherche alors à combattre cette sensation douteuse, en poussant le concept de l’archéologie jusqu’à la moelle."

"La réalisatrice italienne nous emmène dans l’Étrurie, une région où l’on avait l’habitude de retourner la terre pour accéder aux merveilles de la Rome Antique. Dans les années 80-90, Arthur (Josh O’Connor) semble revenir de loin. Pas en termes de distance mais de temps. L’homme est sans attache et recherche instinctivement les objets perdus et enfouis sous les socles de terre."

"Dans cette campagne qui n’a donc pas grand-chose à offrir de bon à la surface, tout le monde cherche à combattre la chimère qui empêche d’avancer et de respirer avec les vivants. Le récit est touchant, même s’il aurait gagné à être plus tonique."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2023
Alice Rohrwacher a indéniablement son style et son univers qu'on découvre ces temps-ci tant sur les écrans qu'au Centre Pompidou Paris. Si l'on adhère à ce monde, on ne peut qu'être séduit par la virtuosité de La Chimère. Les lieux, les personnages, les comediens, les saynètes, les intrigues contribuent à son foisonnement. On retiendra particulièrement la prestation d'Isabella Rosselini, comme un surgissement d'un lointain passé cinématographique. Le thème des pilleurs de tombes est bien traité et l'histoire d'amour bien amenée.
Mais cette Italie pauvre, crasseuse et chaotique ne plaira pas à tout le monde. Les pro Milan auront du mal avec ces personnages qui semblent un peu venir de Naples.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2024
Je ne pensais pas pouvoir le dire un jour : voici un film d'Alice Rohrwacher que j'ai apprécié. « Heureux comme Lazzaro » m'avait laissé complètement sur le carreau. Encensé plus que de raison à mon sens, il partait avec d'excellentes et ambitieuses idées sur le papier, mais la mise en images et en scène laissait le tout à l'état d'intentions, de brouillon assez (très ?) poseur...

« La Chimère » est mieux écrit et construit il me semble : il y a un fil conducteur (c'est le cas de le dire), qui donne sens à l'ensemble et à ses parties. On retrouve le goût d'Alice Rohrwacher pour les marginaux et pour les digressions. Et par ses thématiques et ses images, la cinéaste est une fois encore ambitieuse, dessinant à l'écran un portrait multiple de l'Italie, à travers les âges (Étrusques, Rome antique, 18e siècle, 20e et 21e siècles...) et les différentes catégories de sa population, des plus modestes aux plus aisés.

Le film fait également référence aux grands cinéastes italiens du passé, notamment Federico Fellini, source d’inspiration majeure ici (« La Dolce Vita », « Fellini Roma », « Les Vitelloni »...), ou rappelle les personnages de bras cassés à la Mario Monicelli (« Le Pigeon »…). Si les citations sont bien vues et plutôt bien intégrées, elles sont peut-être un peu trop évidentes, comme pour masquer certaines faiblesses.

Certains passages sont en effet plus caricaturaux... Je salue la conscience sociale de la réalisatrice italienne. Mais si parfois l'outrance est bien amenée, d'autres fois elle jure avec le reste du film, plutôt subtil au demeurant. Il y a toujours, également, quelques passages « space » et un côté perché, voire bien allumé, qui me fait un peu sortir du film par moments... Ou encore une difficulté à intégrer harmonieusement plein d'idées qui partent dans tous les sens, certains éléments faisant quelque peu artificiel et forcé.

Toutefois, matérialiser le rapport des Italiens à l’art (antique), dans les années 1980 est une bonne idée. Partout en Occident (voire ailleurs dans le monde), le marché a fini par gangrener tous les domaines de la vie. Le processus avait commencé bien avant, notamment pendant les Trente Glorieuses, mais il s’est radicalement accéléré, de façon décomplexée, dans les années 80.

On en voit les résultats aujourd’hui. Notre modèle de société, ultra consumériste, est à bout de souffle, et détruit tout : l’être humain, la nature, la vie… Et c’est en Italie que cette situation s’est peut-être le plus cristallisée. Pour qui connaît ce pays, la beauté époustouflante y côtoie la vulgarité la plus crasse, ne serait-ce qu’à la télévision, défigurée par Berlusconi. Je ne peux donc que respecter le choix d’Alice Rohrwacher d’avoir choisi un tel sujet (le pillage de tombes étrusques par des gens pauvres), surtout qu’elle a réussi à tisser autour un récit qui se tient.

Finalement, la poésie de l'ensemble, avec un certain nombre de trouvailles scénaristiques et visuelles, a emporté mon adhésion. Au passage, je l’ai peu vu cité par les critiques, mais il y a pour moi également un certain nombre de références sur le fond et la forme à Jean Cocteau, le mythe d’Orphée étant d’ailleurs au cœur du long métrage (on entend même « L’Orfeo » de Monteverdi à un moment). La belle photographie, quant à elle, sublime le tout, et en fait un objet esthétique abouti, une œuvre cohérente, avec une réelle profondeur. « La Chimère » constitue donc pour moi une belle surprise. Sans être un grand film, c’est un long métrage inspiré et intéressant, qui montre qu’Alice Rohrwacher est désormais une cinéaste qui compte.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 décembre 2024
MEMOIRES D'OUTRE TOMBE. Quand tu creuses mais que tu remets la terre dessus. Perdue dans la frustration, la profondeur et l'Italie, Alice s'émerveille devant son cinéma de secrets et de faiblesses. Coupez lui la tête. Indiana Jones a aimé.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2023
Que ce soit dans son esthétique ou dans sa poésie, La Chimère reprend l'univers de sa réalisatrice Alice Rohrwacher. La patine de l'image permet de sublimer les décors et les costumes et nous plonge véritablement dans les années 70. Cela permet de mettre en valeur une histoire originale, touchante, et intelligemment développée. Malheureusement le film aurait gagné à être plus court, se perdant dans des arcs narratifs peu intéressants, notamment une romance qui n'apporte pas grand chose. Enfin, on peut souligner la performance d'acteurs et d'actrices formidable, notamment Josh O'Connor et les Tombaroli qui insufflent énormément d'émotions et de justesse dans leur personnage.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2023
Même si le récit est quelque peu tortueux et qu'il faut parfois s'accrocher pour comprendre ce qu'il se joue à l'écran et adhérer à cet univers fantasque et décalé, l'on finit par être subjugué par la réalisation constamment inventive, par la poésie que dégage le film et par le magnétisme de l'acteur principal, le Prince Charles de la série The Crown une nouvelle fois épatant et grâce auquel l'on retrouve un peu de la magie du précédent long métrage de la réalisatrice, Heureux comme Lazzaro, que j'avais néanmoins préféré.

C'est un film qui met à l'honneur un mode de vie basée sur l'idée de communauté (de pilleurs, de femmes...), de marginalité, un film sur la difficulté à trouver sa place, qui parvient à rendre beau et poétique tout ce qu'il filme, même le plus rudimentaire, dont cette idée géniale de fil rouge, qui n'aura jamais aussi bien porté son nom.

C'est un film qui a tout pour dérouter tant il n'hésite jamais à s'aventurer sur du hors piste et tant chaque nouvelle scène apporte son lot de surprises mais petit à petit, sans être tout à fait pleinement convaincant, il parvient à former un bloc cohérent et finalement assez puissant.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2023
Arthur, un jeune homme anglais, rentre dans son village d'adoption en Toscane (?) après avoir passé quelque temps en prison. On découvre de fil en aiguille son don pour repérer des vestiges étrusques mais aussi son passé tragique, qui explique en partie le dénuement dans lequel il vit et qui occupe tous ses rêves (rendus en Super 8).
Il est ensuite difficile d'expliquer tout ce qui arrive à Arthur et ses compères tombaroli, tant le film lance des pistes selon une logique qui échappe justement à la logique, pour épouser le mouvement des rêves. La Chimère est ainsi caractérisé par cette bizarrerie envoûtante que Pasolini, en particulier, essayait de convoquer, et qui est aussi le propre des fables médiévales - il n'est d'ailleurs pas innocent que la "morale" de l'histoire soit révélée dès la mi-film par un troubadour. De ces fables, Alice Rohrwacher retient aussi la nature profondément impure - à la fois burlesque et tragique - brossant ainsi un portrait en demi-teinte de ses personnages et de leur milieu campagnard. On comprend en effet que les ambitions mercantiles qui semblent animer la plupart des personnages les ont durablement abîmés, les rendant incapables d'amour et d'amitié mais aussi de véritable sensibilité vis-à-vis du passé qu'ils pillent. Le tour de force de La Chimère, c'est aussi de faire de ce commentaire politique sur le tournant capitaliste de l'Italie rurale une réflexion poétique (et irrésolue) sur l'amour et le deuil.
La Chimère, malgré ses défauts et son irrésolution un peu agaçante, est ainsi un très beau film qui mérite d'être vu.
Dom Domi
Dom Domi

54 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2024
Que sommes-nous pas des ombres de chimères ? Qui n'est pas soumis à un destin chimérique ? Autant de dieux que de rêves d'immortalité. Autant d'amours déçus ou disparus que d'espoirs éternels. Ce film retrace une recherche effrénée qui se faufile derrière les affres d'une vie banalisée par la piètre condition humaine et ce qui la motive en apparence : argent, reconnaissance, amour. Derrière ce destin commun, il y a le délire de nos inconscients et ce qu'ils provoquent en nous d'irréversabilité...
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