A la recherche de la mythique panthère des neiges... Ou quand le documentaire se fait non seulement questionnant mais devenant presque philosophique.. Sans connaître le film, je n'étais pas forcément attiré par le principe de voir un docu animalier de plus, mais sa nomination me titiller l esprit. Pourquoi? Les images sont effectivement surprenantes, inhabituelles, d'une beauté très singulière, loin des hommes, près des bêtes et de la nature etc.... On ne voit pas la chasse de la même façon.lol! La panthère des neiges nous parle à nouveau du temps... une réflexion s impose et intéressant les hypothèses que l on peut émettre.. Des images qui s'imposent comme d une simplicité unique et tout autant parfois vides par moment. Cette Panthère des neiges est autant un film sur les animaux sauvages et invisibles que sur les hommes, les rencontres humaines (celle avec les enfants). La singularité du film opére également grâce au texte absolument somptueux. Texte d'une finesse extrême sur notre propre liberté, notre rapport et notre place dans cette nature qui nous entoure mais qui semble s'éloigner de nous et se dégrader parfois sans même que l on s en rende compte ou par nos actions de tout les jours. La panthère des neiges narre une véritable communion, rencontre entre l'espèce humaine et sa Mère Nature.
De bien belles images pour un documentaire envoûtant mais à l'intérêt cinématographique assez limité. Les images et la musique sont superbes mais les commentaires viennent un peu gâcher la contemplation.
Plongée au cœur de la Mongolie sauvage, deux hommes se confrontent à la grandeur de la nature pour y déceler une perle, à peine visible tant son camouflage est impressionnant.
Paysages vastes, envoûtants, apaisants, magnifiés par le regard de ces deux Humains qui arpentent ces terres hostiles à la recherche de la panthère des neiges, qui leur fera cadeau de quelques minutes de présence en fin de film. On est déconnecté, recentré sur ce qui est beau. Une pause hors du temps. La fin est émouvante.
Bon documentaire animalier et environnemental. Ce récit de voyage aux splendides prises de vue est formellement séduisant malgré un commentaire un brin grandiloquent et moralisateur.
"La Panthère des neiges" correspond à la mise en images du livre éponymes de Sylvain Tesson. Le film comme le livre invite à la réflexion autour de l'impact de l'homme sur l'environnement, l'écart entre la vitesse des sociétés que nous avons construites et le calme de la nature, et ceci se matérialise par la patience dont il faut faire preuve pour pouvoir espérer observer l'insaisissable panthère des neiges. Le film propose de très belles images au coeur du Tibet, dans des paysages quasiment vierges de toute trace humaine. "La Panthère des neiges" est un très bon documentaire.
La Panthère des neiges aurait pu être un film formidable. Des images saisissante, une mise en scène brillante... Mais c'était sans compter sur la présence d'un Sylvain Tesson, nous gratifiant de ses réflexions faussement philosophiques mais véritablement creuses. Quel dommage de plomber ainsi un beau documentaire avec des monologues insupportables sur "la société", sur la nature ou sur la vie en général.
Fabuleux documentaire. Des images magnifiques et authentiques, des espaces dépaysants, des photos dotés sujets animaliers tous aussi merveilleux que rares. A couper le souffle, une dinguerie à voir sur grand écran. 4,5/5 en tant que film tout court, mais du docu 5 étoiles.
Jadis on la désignait sous le nom scientifique de l’once. Aujourd’hui on a pris le parti de la nommer de la manière la plus simple : la panthère des neiges. C’est qu’entretemps elle est devenue une des énigmes du monde animal : comment une panthère pourrait-elle avoir choisi de vivre dans les conditions les plus inhospitalières qui soient alors que ses cousines africaines ou de l’Asie du sud-est se prélassent sous le soleil des tropiques ? Le film que l’on peut voir aujourd’hui est présenté comme un documentaire. Pour notre part, nous y voyons plutôt un film d’aventure doublé d’une œuvre contemplative. A l’origine, un défi lancé par Vincent Munier, le photographe animalier internationalement connu, à son ami Sylvain Tesson : partir pour les hautes montagnes du Tibet à la recherche de la panthère qui ne se laisse pas si facilement entrevoir, tant ses conditions de vie sont tout entières vouées au froid extrême et à des paysages minéraux situés entre 4000 et 5000 mètres d’altitude. A cette expédition peu commune n’oublions pas d’adjoindre Marie Amiguet, la compagne de Vincent Munier, qui s’est chargée de réaliser le film, assistée de Léo-Pol Jacquot. Il ne s’agit surtout pas ici d’apprivoiser la nature, mais bien d’en mesurer le caractère profondément sauvage car soumis aux lois des éléments qui peuvent à tout moment se déchaîner sous forme de tempêtes et d’orages, prenant alors un caractère profondément inquiétant et que d’aucuns qualifieront à juste titre de « sublime ». Un monde où le carnivore est roi et où le modeste herbivore ou granivore est voué à constituer une proie de choix. Chemin faisant, le film nous permet de découvrir dans leur milieu naturel des espèces peu connues comme le manul ici présenté sous son nom plus courant de chat de Pallas, ou bien encore l’antilope du Tibet dont on sait qu’elle est aujourd’hui dangereusement menacée d’extinction. Bien sûr, les héros populaires de la faune sauvage sont aussi de la partie : loups et ours ne manquent pas à l’appel, de même que les vautours prêts à savourer en famille quelque succulente carcasse. Et la panthère dans tout cela ? Eh bien, elle se fait désirer et ce n’est que dans le dernier quart d’heure qu’elle consentira à se livrer à une belle prestation qui ne pourra que satisfaire l’amateur de bêtes sauvages. Voilà donc un film qui nous parle de la vie au grand air dans un monde balayé par les vents incessants et où l’homme ne s’est guère aventuré : on croisera cependant quelques nomades accompagnés de leurs yacks et une famille qui respire le bonheur des gens simples. Il va de soi que des considérations d’ordre écologique accompagnent ce merveilleux défilé d’images où les stars sont des animaux sauvages évoluant dans leur milieu naturel. Ajoutons que d’un point de vue formel les images sont d’une indéniable beauté et que la composition des plans est parfaitement étudiée. On s’étonne alors : comment à 5000 mètres d’altitude une artiste peut-elle trouver la suprême audace de cadrer aussi parfaitement ses images ? Mentionnons aussi que par moments ce sont quelques splendides instantanés réalisés par le photographe qui sont insérés dans le déroulement du film. Enfin, pour accentuer la dimension profondément spirituelle de l’expédition et du film qui en est résulté, signalons une bande son impeccable où la musique de Warren Ellis accompagné de son complice Nick Cave se fait contemplative à souhait. Et la mélopée finale « We are not alone » souligne le sens profond du film : « I've travelled a lot unaware / I was observed ». Nous passons, êtres humains, sans nous douter dans notre ignorance que nous sommes observés par ce monde animal auquel nous sommes tant redevables et dont trop souvent nous avons pris plaisir à faire disparaître d’insignes représentants.
La Panthère des neiges est un beau documentaire, bien rythmé, qui donne à voir de superbes paysages et les photographies étonnantes de Vincent Munier. C'est d'ailleurs Munier, bien davantage que Sylvain Tesson, qui est selon moi le héros de ce documentaire, celui qui lui donne un coeur, celui qui suscite l'émotion du fait de sa passion très pure pour la vie animale. Tesson est quant à lui un narrateur convaincant bien qu'un peu plus cynique ; ses commentaires sur l'art de la contemplation et de la retraite sont pour la plupart intéressants.
Pour moi ce n'est pas un documentaire mais plutôt un essai poétique : l'aventure existentielle et visuelle d'un photographe et d'un romancier dans les montagnes du Tibet. Quitte à faire, le film aurait pu être encore plus épuré et plus fort sans la musique et avec moins de voix off. Le film est monté, disons, dans l'idée de faire défiler plusieurs races d'animaux (cerfs, yacks, chats sauvages, les oiseaux, les ours...) pour aboutir à cette fameuse panthère des neiges dont le regard caméra est extraordinaire. L'esthétique des images des paysages tibétaine est très belle et elle contraste avec les plans des deux héros dans leur pérégrination. Mais ça marche pas mal.
Les images sont magnifiques, voire même à couper le souffle. Cette quête de la fameuse panthère vaut elle pourtant que l’on en fasse un film, assez long d’ailleurs ? Je pense qu’un simple documentaire télé aurait amplement été suffisant. Je mets la moyenne pour la beauté des paysages et des animaux mais le film est largement dispensable.
Beau récit sur un superbe animal mythique et insaisissable, ponctué d'images encore plus belles. Une jolie ode à la nature, à sa tranquillité et son indispensable préservation. Un beau récit sur l'autre aussi. Quand même se dire qu'on dézingue d'aussi belles espèces millénaires parce qu'on refuse collectivement de modifier nos très récentes et toxiques habitudes, c'est quelque chose qui illustre bien le mauvais génie humain, n'en déplaise, ces éléments sont des faits.
Une merveilleuse contemplation dans le respect de la nature et d'une faune magnifique... Les commentaires de Sylvain Tesson ajoutent à cette admiration, la musique et le silence également...