119 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
22 critiques spectateurs
5
7 critiques
4
7 critiques
3
3 critiques
2
5 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Flotibo
73 abonnés
1 441 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 24 juin 2009
Jean Delannoy s’attaque à un sujet subversif pour l’époque, l’homosexualité. Ainsi, il nous narre l’histoire de deux jeunes adolescents qui s’éprennent l’un de l’autre dans un collège de Pères. Un sujet intéressant mais la mise en scène et la réalisation trop plate rende le récit monotone à la longue. Les dialogues et les acteurs ne sont pourtant pas à blâmer. On s’ennuie quelque peu, mais le sujet reste bien traité.
6 209 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 6 mai 2021
Tourné en noir et blanc par le regretté réalisateur français Jean Delannoy le film est en grande partie fidèle au roman source. Georges de Sarre un élève de dernière année nouvellement arrivé dans un pensionnat catholique pour garçons de la classe supérieure s'impose rapidement comme le choix de ses pairs et sera admis à l'académie d'un jour à l'autre, lorsqu'il pose les yeux sur un camarade de classe beaucoup plus jeune, Alexandre Motier (Haudepin) un garçon chérubin au visage d'ange les deux s'attirent mutuellement à travers des lettres d'amour et des rendez-vous secrets leur amitié spéciale ne peut continuer sans la punition de l'école après plusieurs combats avec plusieurs pères Bouquet dans le rôle du Père Trennes, Seigner dans celui du Père Lauzon et Nat dans celui du Père Supérieur ils finissent par être inattaquables par l'église rigoureuse leur avenir devient inquiétant. Le jeu des acteurs frise l'amateurisme sauf la justesse de Michel Bouquet un père en conflit avec sa propre pulsion inavouable. Mais dans l'ensemble le film émet son intensité visuelle mais son fruit défendu trop modérément...
Fidèle au livre de Roger Peyrefitte (1957) et original du film (reprise) "La ville dont le Prince est un enfant", de Christophe Malavoy (1996). L'histoire autobiographique et tragique d'une profonde tendresse entre deux garçons, deux anges de pureté de coeur, que des religieux considèrent comme étant endiablés, notamment un prêtre qui jalouse l'amitié exclusive de ces frères de sang... Hors, le diable n'existe t-il pas uniquement que chez ceux qui sefforcent d'en démontrer l'existence, pour mieux pouvoir manipuler les gens par la crainte? Ici, il s'agit d'évoquer ce qui existe partout sur la planète, depuis la nuit des temps et qui pourtant de nos jours encore n'ose se dévoiler pleinement, par crainte de la cruelle bêtise humaine et des transferts, des exigences familiales... Ces amitiés là, avec ou sans transgressions charnelle, se vivent par presque tous les garçons, puis elles passent vers l'âge adulte, ou se poursuivent parfois des vies entières, tel que la nature en décide, tant chez l'humain que chez les autres animaux... Elles ne sont pas un choix. Les religions et toutes les autres opinions réactionnaires, érigées en dogmes fascisants, ne devraient rien avoir à dire sur ce sujet, qui en réalité ne les concerne pas, s'agissant du plein respect de chacun(e) et des lumières de la science, qui a su faire reculer les obscures pensées archaiques. L'amour prime sur la reproduction, sans quoi un homme et une femme qui pratiquent l'amour physique, volontairement stérile, sont tout autant "contre-nature" que tous les coeurs de tous âges et sexes, même identiques, qui se rencontrent sans désir de féconder. Je m'éloigne (si peu), mais vous avez enfin ici l'occasion de pouvoir obtenir en DVD un sublime film mythique, l'histoire culte de deux coeurs, au delà du terrestre, dans les cieux, là où les anges nont pas de sexe et ou la sexualité des adultes na pas sa place, sauf aux risques de détruire à jamais l'innocence ! (Avis que j'ai laissé sur FNAC.com depuis jan.2005)
C’est une histoire vraiment touchante, surtout pour l’époque où elle a été tournée. Elle parle d’un amour platonique, avec toute l’innocence qu’on peut avoir à cet âge-là. Bon, faut dire que la différence d’âge entre les acteurs saute un peu aux yeux aujourd’hui, et ça casse un peu l’authenticité du truc. Mais si on regarde juste les personnages pour ce qu’ils sont, c’est un film doux, pudique, et tristement beau.
Ce qui m’a vraiment retourné, c’est cette idée qu’un lien aussi fort, aussi sincère, puisse être interdit. T’as beau te battre pour le garder, le monde est parfois plus têtu que toi. La dernière scène, quand Alexandre revoit Georges… c’est le genre de moment qui te serre le cœur sans prévenir. Tu restes là, à ruminer, avec cette sensation amère d’avoir perdu quelque chose de précieux sans même avoir pu y goûter vraiment.