Derniers Avis : Les amitiés particulières - Page 2
Les amitiés particulières
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SYNEPHIL
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3,5
Publiée le 9 octobre 2016
Malgré les années qui passe ,ce film garde une incroyable modernité dans son approche d'un sujet encore et toujours sulfureux : l'homosexualité.Meme s'il ne comporte aucune image licencieuse ,il est aisé d'imaginer au vues des nombreuses allusions les reactions outrées de certains lors de sa sortie en salle en 1964.Au dela d'une comprehensive polemique ,ce qu'il convient de retenir de cette oeuvre c'est avant tout la grande qualité de ses interpretes qui rendent ces personnages attachants : Lacombrade qui rappelle par son physique Jean pierre Leaud campe un sensuel ado surdoué tandis qu' Haudepin est parfait en garcon malicieux et rebel ,n'oublions pas les belles performances de Bouquet et Seigner en pretres torturés par leurs attirances inavouables.Delannoy a su retranscrire avec justesse la pesante atmosphere religieuse dans laquelle evolue de jeunes etres fragiles decouvrant leurs 1ers emois.
Le sujet de départ délicat ne m'intéressait pas vraiment mais le film est bien joué. Le scénariste et le réalisateur rendent aussi une copie assez bonne.
Vu sur ARTE, ce fim se présente comme une mise en image assez plate d'un roman lui même fade,précieux et un rien venimeux. Le thème soulevé, à savoir le besoin d'exprimer un flot d'amour qui submerge l'adolescence dans un univers clos de jeunes garçons, n'est pas rendu dans toute sa problématique, les prêtres de ce temps là s'employant à présenter la femme soit comme une Mère intouchable(la Sainte Vierge) soit comme une dangeureuse tentatrice (Eve). Le Chérubin du "mariage de Figaro" lui aussi submergé par un désir d'amour naissant, a la chance de pouvoir l'orienter vers de jolies dames de la cour du comte Almaviva. Cela n'empècha pas qq invertis de l'époque de tomber amoureux du personnage comme le consul Cambécéres lequel s'acheta une rspectabilité en épousant la jeune actrice titulaire du rôle (ce rôle étant, est il besoin de le rappeler, tenu par une fille travestie en garçon). Montherlant rend mieux compte du problème dans sa pièce "la ville dont le prince est un enfant" ainsi que Roger Martin du Gard dans "les Thibaud" tout en insistant sur le caratère chaste de l'épisode.Mais le sujet reste à traiter dans un film qui évitera à la fois l'écueil du militantisme de mauvais aloi mais aussi la froideur d'analyse psychologique trop clinique. Les amours respectables gagnent à être traitées avec tact, délicatesse et poésie.
Un chef d'oeuvre. Beau, simple, emouvant et splendidement interprété. Les sentiments qui se degagent de ce film sont extrèmement touchant et sincère. La fin tragique est magnifique.
Un film terrible, autant par sa tendresse que par l'injustice qui se dégage à la fin. A la fois critique d'une religion protectrice et dominatrice, deux amis éssayent de s'en sortir et de se voir, seulement dans le cadre d'amitiés particuliéres. De cette rencontre nait une véritable amitié qui plus tard sera emportée comme un feu de paille. Francis Lacombrade en un ami au dela de tout et le petit Didier Haudepin en petit pepito. Entre les manigances de deux jeunes et celles des curés, leur amitié tourne aml et finit tragiquement. Plus qu'une simple amitié, ce la representait tout pour eux et une fois l'un de l'autre, cela ne sert plus à rien. Une tendresse au dessus de tout et un fin des plus tragique, voila un excellent film français. Delannoy, un réalisateur de talent.
Fidèle au livre de Roger Peyrefitte (1957) et original du film (reprise) "La ville dont le Prince est un enfant", de Christophe Malavoy (1996). L'histoire autobiographique et tragique d'une profonde tendresse entre deux garçons, deux anges de pureté de coeur, que des religieux considèrent comme étant endiablés, notamment un prêtre qui jalouse l'amitié exclusive de ces frères de sang... Hors, le diable n'existe t-il pas uniquement que chez ceux qui sefforcent d'en démontrer l'existence, pour mieux pouvoir manipuler les gens par la crainte? Ici, il s'agit d'évoquer ce qui existe partout sur la planète, depuis la nuit des temps et qui pourtant de nos jours encore n'ose se dévoiler pleinement, par crainte de la cruelle bêtise humaine et des transferts, des exigences familiales... Ces amitiés là, avec ou sans transgressions charnelle, se vivent par presque tous les garçons, puis elles passent vers l'âge adulte, ou se poursuivent parfois des vies entières, tel que la nature en décide, tant chez l'humain que chez les autres animaux... Elles ne sont pas un choix. Les religions et toutes les autres opinions réactionnaires, érigées en dogmes fascisants, ne devraient rien avoir à dire sur ce sujet, qui en réalité ne les concerne pas, s'agissant du plein respect de chacun(e) et des lumières de la science, qui a su faire reculer les obscures pensées archaiques. L'amour prime sur la reproduction, sans quoi un homme et une femme qui pratiquent l'amour physique, volontairement stérile, sont tout autant "contre-nature" que tous les coeurs de tous âges et sexes, même identiques, qui se rencontrent sans désir de féconder. Je m'éloigne (si peu), mais vous avez enfin ici l'occasion de pouvoir obtenir en DVD un sublime film mythique, l'histoire culte de deux coeurs, au delà du terrestre, dans les cieux, là où les anges nont pas de sexe et ou la sexualité des adultes na pas sa place, sauf aux risques de détruire à jamais l'innocence ! (Avis que j'ai laissé sur FNAC.com depuis jan.2005)