Furcy, né libre
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Thierry Sarrazin
Thierry Sarrazin

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 janvier 2026
Un seul mot, puissant
Puissance de sujet, puissance du contexte, puissance du scénario, puissance de la mise en scène, puissance des acteurs
Comment ne pas être bouleversé par ce qu'était l'esclavage et toutes les horreur qui l'accompagnait
Foncez 
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2026
Biopic, drame historique et reconstitution d'une confrontation judiciaire, c’est un mélange des genres justifié par ce scénario inspiré d’une histoire vraie, avec on s’en doute quelques aménagements ou impasses. Le cinéphile ne connaissant rien de Furcy et de son histoire lira à l’occasion la notice Wikipédia. De préférence après avoir vu ce film pour ne pas être dévié du propos. Le rappel de ce qu’était l’esclavage est évidemment prenant et culpabilisant pour le spectateur d’aujourd’hui. L’esclavage, outil de la colonisation, c’est somme toute une variante, la pire qui soit ( ?), de la lutte des classes et de l'impérialisme. L'odieux se dispute aux intérêts économiques. La situation sera abordée sous un angle juridique puisqu’en fait cet esclave ne l’est pas ou n’aurait pas dû l’être car il est né libre, sa mère ayant été affranchie. Illettrée et n’en sachant rien ou n’ayant pas voulu le savoir, ça reste un peu mystérieux, deux analyses de la situation s’affronteront y compris à la barre des tribunaux. Au final, Furcy sera rendu libre par décision de justice définitive (Cour royale de Paris, l’équivalent en 1843 de la Cour de cassation d’aujourd’hui). Ce n'était pas encore (ou plus) la République (Monarchie de juillet, le régime de Louis-Philippe) mais les Lumières étaient déjà passées par là. Le film se terminera par une ode juridique soulignant les valeurs humanistes de la France pour quiconque privé de Liberté aborde son territoire (ce qui à l’époque excluait les colonies et assimilées). Une manière subliminale de ramener à des débats contemporains et des valeurs parfois quelque peu mises à mal.
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 janvier 2026
Intéressant historiquement de se rappeler de notre histoire a la Reunion voici 2 siècles. Le film lui est correct , avec quelques temps fort et les scenes de plaidoiries très bien.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2026
Le film réalisé par le rappeur Abd Al Malik est fort dans sa globalité sur une histoire vraie se passant à l'époque de la révolution française ou un Noir , valet d'une famille et fiancé à une blanche, se voit condamné injustement pour être esclave pendant plusieurs années sur l'île Maurice entre fouets, mal bouffe, travail à la chaîne et voit ses collègues mourir d'épuisement et de maltraitance. Long métrage ayant pour message de se faire justice des Africains dans une période qui ne l'était pas. Le sujet est bien traité, la mise en scène d'Abd Al Malik est plutôt bien réalisé, mais je mets cette note car j'ai mis un moment à rentré dans l'histoire, la première demi-heure est un peu longuette. Makita Samba, repéré chez Jacques Audiard dans "Les olympiades", porte le film sur ses épaules et demeure prodigieux. A ses côtés, d'excellents comédiens comme Romain Duris en avocat, Vincent Macaigne haïssable ou Ana Girardot en amoureuse inquiète.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2026
Reprenant la trame d'une lutte véridique contre l'esclavagisme, la trame de fond est inattaquable, mais quelle est donc l'intention d'Abd al Malik dans ce film biaisé dès le départ?
Il s'agit de raconter d'un combat individuel, Furcy lui-même refuse toute exemplarité, et non pas la naissance d'un mouvement collectif, comme le parcours de Mandela par exemple.
Il y a les bons et les méchants, mais était-ce si simple… à l'époque.
Au final, la conclusion du négrier Lory ( excellent V. Macaigne) est troublante voir pessimiste: " que vous soyez libre ne changera rien, tu restes noir et sans soutien d'un blanc tu n'arriveras nulle part", spoiler: de même que la douce Virginie s'éloigne de Furcy trop intransigeant à son gout.

L'affranchissement final résulte donc d'un débat très juridique, voire sociétal, une petite controverse de Valladolil en moins ambitieux, encore un film en partie de procès, et en rien une libération sociétale.
On mettra au crédit une belle photographie, en revanche la mise en scène est maladroite, avec des effets toujours visibles et excessifs (contreplongée, gros plans).
Duris est parfait dans un rôle nouveau pour lui, et les autres seconds rôles Marcon, Jacquot assurent comme d'habitude…
Abd al Malik a beaucoup de talents, les mettre en cohérence ou complémentarité est un autre challenge pas atteint ici.
cinéma 1 - janvier 2026
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2026
De Abd Al Malik (2026).
un film didactique et historique sur le combat d'un homme pour sa liberté . Passionnant de bout en bout autant dans la façon très didactique de retranscrire ce procès historique mais aussi la reconstitution d'uné époque où malheureusement l'esclavage allait presque de soi et faisait partie inhérente du fonctionnement de la société de l'époque ? Ce malgré les principes édictés de la révolution française . Le cheminement de la pensée qui coure le long du film est exemplaire et particulièrement édifiant . Car ce n'est pas un film contre l'esclavage . L'histoire se focalisant sur le destin particulier d'un homme ! Le grand intérêt du film tient aussi dans son analyse politique sur le droit et l'édition des lois à l'origine de l'abolition qui viendra pius tard . Enfin la plaidoirie finale du film est non seulement excellente mais plus encore car elle montre que rien n'est perdu pour peu qu'on espère en l'homme . Et que les progrès d'aujourd'hui dont le résultat de combats d'hier .
Makita Samba, Romain Duris, Ana Girardot sont tous excellents .
Bernard M
Bernard M

28 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2026
Encore un film qui affiche longuement la collection de distributeurs et de producteurs au départ, en oubliant qu'un banc titre ne doit pas avoir que le seul titre!On attend des acteurs, le réalisateur, le dialoguiste....La musique rapt qu'on entend au départ et à la fin, parfois encensée, ne convient pas du tout: en tous cas, elle apparaît comme une verrue dans le prise de vue est parfois cahotique comme l'excès des prises en contre plongée( qui aurait pu concerner seulement les maîtres) mais aussiquelques scènes mouvementées tournées à l'emporte piè, pour le fond, ça va mieux que sur la photographie est de toute beauté;le côté historique bien respecté.Les acteurs sont merveilleux de réalité mais c'est le plaidoyer de l'avocat à la défense qui est le plus remarquable où Romain Duris dame le pion de l'acteur principal.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2026
Sur l’île Bourbon le combat d’un esclave né libre puisque sa mère était affranchie mais qui se confronte à son maître accroché au code noir et au colonialisme.
Au XIXe siècle les temps changent, enfin, mais à la Réunion le message envoyé par les abolitionnistes de la Métropole a du mal à atteindre les rivages.
Furcy est un film de procès qui ressemble à un manifeste parfois trop démonstratif.
Muriel F.
Muriel F.

69 abonnés 324 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2026
L'esclavage forcé. Un pléonasme étrange puisque Furcy est né libre sans le savoir en ayant hérité du statut libre de sa mère qu'il apprend seulement au décès de celle-ci. Tiré d'une histoire vraie, le traitement se veut pédagogique avec un je ne sais quoi qui ne m'a pas complètement happée dans le début. Le dernier tiers du film l'emporte avec panache, surtout avec la rhétorique de Romain Duris qui est remarquable en avocat fidèle et anti-esclavagiste qui défend Furcy. A voir !
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 mars 2026
Quand l’histoire réclame justice, encore faut-il que le cinéma sache lui donner un corps. Avec Furcy, né libre, Abd Al Malik exhume Furcy, esclave du XIXᵉ siècle engagé dans une lutte juridique de plusieurs décennies, entre l’île Bourbon et la métropole, pour faire reconnaître sa liberté.

Le film porte la promesse de transformer une violence abstraite - celle des textes et des statuts (du Code noir) - en expérience sensible. Or, ce conflit appelle du cinéma. Il demande que cette abstraction devienne visible, qu’elle s’inscrive dans une démarche formelle. C’est là que la théâtralité du film prend malheureusement le relais. Les acteurs projettent, soulignent bref jouent mal. Ce trop-plein d’énonciation insiste mais ne parvient pas à faire sentir. L’injustice est là, incontestable, mais elle est donnée à voir comme une évidence déjà digérée.

L’image, pourtant, tente de prendre le relais. Décors, costumes, lumières cherchent à installer une épaisseur mais la photographie, souvent trop lisse, peine à produire une véritable matérialité du monde colonial. On pourrait dire que la plantation, les rues, les tribunaux ne deviennent jamais des systèmes. Ils décorent.

Le problème se cristallise autour du personnage de Furcy. Makita Samba devrait être le centre de gravité du film, celui dont le corps devient le lieu de la lutte. Mais il reste étonnamment vierge de point de vue. Résultat : les personnages secondaires, parfois mieux définis, prennent une place inattendue (moins pour le meilleur, que pour le pire).

La question de la violence, elle aussi, révèle une hésitation de mise en scène. Les coups, les humiliations sont montrés frontalement, mais sans véritable pensée du regard. Ils surgissent comme des illustrations nécessaires du propos. Mais à force d’être montrée sans variation, la violence devient une information.

Tout cela n’enlève rien à la nécessité du sujet. Bien au contraire. Il y a, dans cette histoire, une violence structurelle qui mérite d’être filmée, pensée, réinscrite dans notre imaginaire collectif. Mais c’est précisément parce que cette matière est forte qu’elle exige une forme à sa hauteur. Le film ouvre une brèche, indéniablement. Il participe à un mouvement, à une réappropriation. Mais il reste, pour ainsi dire, sur le seuil.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 799 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2026
Des faiblesses (Ana Girardot joue mal) et un récit en dent de scie mais la puissance et la beauté de la mise en scène et de la musique, le propos intelligent et Makita Samba remarquable convainquent.
fan_de-cinoche
fan_de-cinoche

24 abonnés 222 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 janvier 2026
Plutôt réussi, ce film traîne quelques longueurs et inégalités de casting. Macaigne est formidable une nouvelle fois, Duris convainquant. Le héros un peu trop beau et pas assez abîmé à la fin, c'est un peu gênant. Ana Girardot est insignifiante et Torreton s'est cru en train de faire un grand come-back à la comédie française. Mischa Lescot est gênant, comme d'habitude, empêtré sous sa perruque.
Quant aux scènes de canne à sucre, elles sont vraiment trop redondantes.
Lya Kedebe est toujours magnifique et sous-employée.
Quant au rap, il vient casser la magie du chant d'ouverture de Danyel Waro, véritable chantre de la Réunion, relégué à fin des crédits.
Mais il y a la magnifique scène de tribunal finale et son propos qui justifie tout le reste.
Jean d'O
Jean d'O

22 abonnés 83 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2026
Furcy, né libre est un film important. Pas seulement par son sujet, mais par la manière sensible et tendue dont il le met en scène. Le récit s’empare d’une histoire peu connue, celle d’un homme qui se bat pour faire reconnaître sa liberté, et la transforme en véritable drame humain, politique et intime à la fois.
La mise en scène est tendue, presque étouffante par moments, ce qui rend le combat de Furcy encore plus palpable. On sent l’injustice, l’absurde, la violence du système, sans que le film n’ait besoin d’en faire trop. Les acteurs sont très justes, habités, et portent le film avec une vraie force émotionnelle. Certaines scènes sont franchement bouleversantes.
On peut reprocher au film quelques longueurs, un rythme parfois un peu étiré, qui freine légèrement l’élan dramatique. Mais ça n’enlève rien à l’essentiel : Furcy, né libre marque par ce qu’il raconte et par la façon dont il le raconte.
Un film nécessaire, fort, et touchant.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2026
Abd Al Malik raconte l’histoire de Furcy. En 1817, sur l’île de la Réunion, ce dernier découvre à la mort de sa mère qu’elle a été affranchie de l’esclavage des années auparavant et qu’il est donc libre. Commence un long combat pour faire reconnaitre sa situation. Outre le devoir mémoriel de ce film - qui rappelle l’horreur pas si lointain de l’esclavage, la mise en scène et la musicalité apportent beaucoup de force au récit. C’est percutant, rythmé, profond. Magnifique.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mai 2026
MACAIGNE est formidablement ignoble, DURIS est formidablement sincère et SAMBA magnifiquement digne… Subtilement didactique ; on découvre le contenu du cynique Code noir présenté comme une protection qui en fait protégeait le commerce ; il codifiait aussi les châtiments de marronnage ! Les scènes de maltraitance des esclaves noirs sont terribles. Les plaidoiries du procès avec la Cour Royale de Paris sont mémorables et elles aussi à la fois didactiques : est évoqué un droit historique royal qui fera pencher la balance… Et en 1848 l’abolition de l’esclavage dans les colonies sera aboli. Film remarquable !
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