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Avec cette libre adaptation de L'Affaire de l'esclave Furcy de Mohammed Aïssaoui , Abd Al Malik propose un récit à la fois intime et politique, connectant passé et présent et son histoire éclaire les contradictions du système esclavagiste et la lente, mais irréversible, avancée des idées abolitionnistes .
Un grand film digne des plus grands auteurs. On y apprend plein d'éléments historiques. Esthétiquement parfait. Grands comédiens... Je recommande grandement
Un bon film, bien rythmé avec des passages en slam, sous la direction du réalisateur brillant. Il nous montre différentes facettes de l’esclavage et de ses conséquences. Je le recommande
Film très écrit à tout point de vue, sur la forme (plans très travaillés, esthétique et lumière qui m'ont beaucoup plu) et sur le fond (les dialogues se muent parfois en plaidoyer, rien n'est dit en vain.) Quel plaisir de découvrir François Sureau, le chantre de la liberté, dans un rôle fait sur mesure pour lui !
Bravo et merci à Abd Al Malik pour « Furcy, né libre », un film au sujet audacieux et nécessaire. L’esclavage est un crime contre l’humanité dont la disparition est, en réalité, bien moins ancienne qu’on ne le croit — ou qu’on voudrait le croire. À La Réunion, cette question est régulièrement abordée dans l’espace public, mais force est de reconnaître qu’elle demeure largement sous-représentée dans le paysage cinématographique, tant national qu’international. À ce titre, l’initiative mérite d’être saluée.
Le film a également le mérite d’avoir réuni une distribution remarquable, d’avoir conduit un tournage ambitieux sur les terres de l’île Bourbon et de l’île de France, et surtout d’avoir remis en lumière une figure historique trop longtemps ignorée : Furcy Madeleine.
Là où le film sonne un peu faux, c’est qu’on ne ressent pas, au fil du scénario, vibrer l’âme créole, celle de La Réunion et de Maurice. L'âme d'un peuple vit dans sa langue, disait Goethe, et on aurait aimé entendre davantage de dialogues en créole bourbonnais ou en créole mauricien - deux langues alors bien plus proches qu’elles ne le sont aujourd’hui - quitte à les sous-titrer. On a envie, au bout d’un moment, d’entendre Furcy crier : « Moin lé pas plus, moin lé pas moins ».
Le point le plus problématique demeure cependant le rapport du film à la vérité historique. Mohammed Aïssaoui le documente clairement : Furcy est né d’une mère indienne — probablement originaire du Bengale — et très vraisemblablement d’un père blanc. Pourquoi, dès lors, en avoir fait un Africain ?
Alors qu’à La Réunion et à Maurice, nous observons, un peu navrés, que les livres d’Histoire n’abordent que la traite transatlantique, le cinéma nous sert un cliché. Respecter l’Histoire aurait été l’occasion de montrer que l’esclavage a concerné tous les non-blancs (les africains, certes mais aussi les malgaches, les indiens, les malais… et les métis)
Puisque Mohammed Aïssaoui l’évoque à demi-mot, pourquoi ne pas être allé jusqu’au bout de la logique historique ? Pourquoi ne pas avoir assumé l’hypothèse — hautement probable — que Furcy ait été le fils de Charles Lory, le maître de la propriété ? Une situation tristement courante à l’époque de l’esclavage. Là, le récit aurait gagné en profondeur et en complexité : un métis intentant un procès en héritage — puisqu’il est lui-même l’héritage — à son demi-frère blanc. Un scénario qui résonne puissamment à La Réunion et à Maurice, tant il fait écho aux tabous, aux silences et aux non-dits qui traversent encore certaines familles.
On ne dévoilera pas la fin du film. Signalons simplement que le générique de fin est accompagné d’un rap interminable, qui tombe comme un cheveu sur la soupe (ou dans le bouillon-brède). L’association surprend, vue depuis l’océan Indien, sauf à vouloir établir un parallèle discutable entre les banlieues sensibles du XXᵉ siècle et les plantations sucrières du XIXᵉ.
Attention, enfin, à ne pas réécrire l’histoire de Furcy : ce ne serait pas lui rendre justice.
Le film a également le mérite d’avoir réuni une distribution remarquable, d’avoir conduit un tournage ambitieux sur les terres de l’île Bourbon et de l’île de France, et surtout d’avoir remis en lumière une figure historique trop longtemps ignorée : Furcy Madeleine.
Là où le film sonne un peu faux, c’est qu’on ne ressent pas, au fil du scénario, vibrer l’âme créole, celle de La Réunion et de Maurice. L'âme d'un peuple vit dans sa langue, disait Goethe, et on aurait aimé entendre davantage de dialogues en créole bourbonnais ou en créole mauricien - deux langues alors bien plus proches qu’elles ne le sont aujourd’hui - quitte à les sous-titrer. On a envie, au bout d’un moment, d’entendre Furcy crier : « Moin lé pas plus, moin lé pas moins ».
Le point le plus problématique demeure cependant le rapport du film à la vérité historique. Mohammed Aïssaoui le documente clairement : Furcy est né d’une mère indienne — probablement originaire du Bengale — et très vraisemblablement d’un père blanc. Pourquoi, dès lors, en avoir fait un Africain ?
Alors qu’à La Réunion et à Maurice, nous observons, un peu navrés, que les livres d’Histoire n’abordent que la traite transatlantique, le cinéma nous sert un cliché. Respecter l’Histoire aurait été l’occasion de montrer que l’esclavage a concerné tous les non-blancs (les africains, certes mais aussi les malgaches, les indiens, les malais… et les métis)
Puisque Mohammed Aïssaoui l’évoque à demi-mot, pourquoi ne pas être allé jusqu’au bout de la logique historique ? Pourquoi ne pas avoir assumé l’hypothèse — hautement probable — que Furcy ait été le fils de Charles Lory, le maître de la propriété ? Une situation tristement courante à l’époque de l’esclavage. Là, le récit aurait gagné en profondeur et en complexité : un métis intentant un procès en héritage — puisqu’il est lui-même l’héritage — à son demi-frère blanc. Un scénario qui résonne puissamment à La Réunion et à Maurice, tant il fait écho aux tabous, aux silences et aux non-dits qui traversent encore certaines familles.
On ne dévoilera pas la fin du film. Signalons simplement que le générique de fin est accompagné d’un rap interminable, qui tombe comme un cheveu sur la soupe (ou dans le bouillon-brède). L’association surprend, vue depuis l’océan Indien, sauf à vouloir établir un parallèle discutable entre les banlieues sensibles du XXᵉ siècle et les plantations sucrières du XIXᵉ.
Attention, enfin, à ne pas réécrire l’histoire de Furcy : ce ne serait pas lui rendre justice.
spoiler:
Chef d’œuvre ! Film bouleversant et majeur dans l’évolution du regard et des perceptions. Musique géniale ! Très bon casting.
J’ai vue ce film aujourd’hui en Guadeloupe.
Film très puissant ! L’histoire racontée est captivante et interessante. Cela nous rappelle les erreurs commise avant.
Très très bon film, je recommande.
Film très puissant ! L’histoire racontée est captivante et interessante. Cela nous rappelle les erreurs commise avant.
Très très bon film, je recommande.
J’ai eu la chance d’assister à une avant première en présence d’Abd al Malik, il est passionnant et d’une intelligence rare. Un film dur mais poétique et aussi très documenté. Je ne me souviens pas avoir déjà vu un film français sur le thème de l’esclavage… La vie de Furcy c’est une grande leçon d’histoire et une grande claque! Il faut que les enseignants emmènent leurs élèves au cinéma :)
Furcy, né libre retrace le combat juridique de Furcy Madeleine, esclave qui se bat pour faire reconnaître sa liberté. Le film se distingue par son sujet fort et peu connu, mettant en avant une résistance pacifique fondée sur le droit et la persévérance et interroge la notion de liberté comme un droit fondamental, nié par un système colonial injuste. Furcy est « né libre », mais doit se battre toute sa vie pour faire reconnaître cette évidence, montrant l’absurdité et la cruauté de l’esclavage.
La réalisation est sobre est soignée et nous envoie un message puissant.
Makita Samba est magnifique dans le rôle de Furcy accompagné par Romain Duris et Vincent Macaigne au sommet de leur art. Bref j’ai beaucoup aimé.
La réalisation est sobre est soignée et nous envoie un message puissant.
Makita Samba est magnifique dans le rôle de Furcy accompagné par Romain Duris et Vincent Macaigne au sommet de leur art. Bref j’ai beaucoup aimé.
Excellent film intelligent, un joyau à voir pour tous, pour vivre ensemble, pour avancer dans un monde complexe. je viens de le voir en avant première à Paris en présence du réalisateur.
Déjà a l’écran ici à la Réunion, superbe interprétation de Makita Samba ! Magnifique réalisation pour ce film poignant
Vu en avant-premiere en Guadeloupe, vraiment bon film sur l'esclavage! Tourné à la Réunion, les images sont belles, le scénario jamais ennuyeux, Romain Duris est top, et le réalisateur d'une grande sagesse et d'une grande humanité, passionnant à écouter.
Voici l'histoire de Furcy mais aussi notre histoire. Celle que nous devons regarder en face sans sourciller pour ne pas oublier et se souvenir que nous sommes tous humains avec nos émotions et nos racines. Merci très cher Malik pour ce chef d'œuvre que j'ai pu voir en avant première à Royan au festival du film de société. 2 récompenses bien méritées, prix du public et prix jeunesse. Bonne continuation à tes belles énergies qui font du bien et ce beau film
"Furcy, né libre" de Abd El Malik : adapté du roman "L’Affaire de l’esclave Furcy" de Mohammed Aïssaoui et tourné en partie à la Réunion avec plusieurs acteurs, figurants et équipes techniques, c'est une fierté pour les réunionnais d'avoir ce film sur grands écrans avec une large distribution nationale (sortie 14 janvier). C'est un récit d'émancipation universel très fort qui provient de la souffrance et de ce Crimes contre l'humanité qu'a été l'esclavage. Il y a énormément de films sur l'esclavage, surtout américains, et il est difficile d'innover sur le sujet. Parler de l'esclavage dans l'Océan Indien est assez nouveau. Bravo d'avoir porter à l'écran ce morceau de notre histoire. Malgré tout, je n'ai pas spécialement accroché au jeu d'acteurs ni à la mise en scène que je n'ai pas trouvé fluide, ni spécialement belles mais surtout quelques scènes semblaient être coupées grossièrement au montage et d'autres qu'on parvenait difficilement à comprendre sans explications. Je n'ai pas été aussi emballé que prévu par le film mais il n'en reste pas moins important pour notre histoire et l'Histoire.
Prix du public et de la jeunesse du festival du film de société de Royan
Une claque émotionnelle des images magnifiques une histoire qui nous ramène au temps de l’esclavage en France et sur le droit des esclaves
Un film qui fait réfléchir
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