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Le film d'Abd al Malik est-il un Plaidoyer pour la l'Acceptation définitive par la France du devoir de Mémoire & pour une Réparation Morale de son passé Esclavagiste ?
Pour ma part, j'y vois bien plus un rappel à la Déclaration des Droits de l'Homme (26 août 1789) :
Article 1
Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
Article 2
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.
Article 3
Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.
Article 4
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.
Et je m'arrête sur ces Quatre premiers Articles dans lesquels réside finalement toute la quête de Furcy . . .
Aucune envie de déflorer l'histoire de cet honnête homme qui finalement passera les 2/3 de sa vie à se battre pour sortir de sa condition de bête de somme - d'animal... NON bien pire : de simple meuble.
Le Casting du film est parfait (Duris - Macaigne - Pierrot - Girardot - Marcon - Torreton & bien sûr Makita Samba) et sa belle photographie contraste avec l'ignominie de certaines scènes, immergeant dans cette quête obstinée, même si la réalisation prend parfois son temps.
Il y a évidemment du Twelve Years a Slave & du Amistad dans FURCY Né Libre, ce qui est en soi une jolie référence, mais ici, on évoque le passé peu reluisant de la France ~ la Réunion ~ Maurice ~ des Antilles ~ des Comptoirs Français d'Inde mais aussi les Villes de Nantes - La Rochelle - Bordeaux ou du Havre . . .
Remettre les pendules du temps & surtout de nos erreurs, à l'heure encore & toujours, afin que l'on sache ~ que l'on se souvienne et que l'on réfléchisse.
Pour ma part, j'y vois bien plus un rappel à la Déclaration des Droits de l'Homme (26 août 1789) :
Article 1
Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
Article 2
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.
Article 3
Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.
Article 4
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.
Et je m'arrête sur ces Quatre premiers Articles dans lesquels réside finalement toute la quête de Furcy . . .
Aucune envie de déflorer l'histoire de cet honnête homme qui finalement passera les 2/3 de sa vie à se battre pour sortir de sa condition de bête de somme - d'animal... NON bien pire : de simple meuble.
Le Casting du film est parfait (Duris - Macaigne - Pierrot - Girardot - Marcon - Torreton & bien sûr Makita Samba) et sa belle photographie contraste avec l'ignominie de certaines scènes, immergeant dans cette quête obstinée, même si la réalisation prend parfois son temps.
Il y a évidemment du Twelve Years a Slave & du Amistad dans FURCY Né Libre, ce qui est en soi une jolie référence, mais ici, on évoque le passé peu reluisant de la France ~ la Réunion ~ Maurice ~ des Antilles ~ des Comptoirs Français d'Inde mais aussi les Villes de Nantes - La Rochelle - Bordeaux ou du Havre . . .
Remettre les pendules du temps & surtout de nos erreurs, à l'heure encore & toujours, afin que l'on sache ~ que l'on se souvienne et que l'on réfléchisse.
Un biopic très touchant sur une lutte qui semble si difficile … Rappel d’une époque qu’il est difficile de regarder en face tant ce fut inhumain.
Si seulement c’était mieux écrit, mieux joué, mieux filmé, mais hélas toutes les cases du mauvais sont cochées
Historiquement intéressant, cinématographiquement moins. L'histoire est forte mais la réalisation est trop répétitive et parfois trop appuyée comme dans certaines envolées lyriques qui manquent de naturel.
Un film intéressant par son histoire vraie et le sujet historique qu’il aborde, mais qui ne m’a pas totalement convaincu. Malgré un rythme plutôt correct, quelques longueurs se font sentir. Le jeu des acteurs et la réalisation restent assez classiques, tandis que les personnages manquent de profondeur. Le traitement du sujet m’a également laissé sur ma faim. Au final, un film instructif sur le fond, mais qui ne m’a pas particulièrement captivé ni ému et ne me laissera pas un souvenir marquant.
Malgré une histoire intéressante, je n’ai jamais été captivé par le récit.
La faute principalement a une mise en scène assez terne, parfois même un peu spéciale et avec beaucoup de passages souffrant de longueurs inutiles.
Également malgré l’originalité des faits, on ne voit finalement pas trop pourquoi le fait que Furcy soit légalement né libre, rend son cas plus épouvantable que le sort de tous les autres victimes de l’abomination de l’esclavage.
Moyen en ce qui me concerne
La faute principalement a une mise en scène assez terne, parfois même un peu spéciale et avec beaucoup de passages souffrant de longueurs inutiles.
Également malgré l’originalité des faits, on ne voit finalement pas trop pourquoi le fait que Furcy soit légalement né libre, rend son cas plus épouvantable que le sort de tous les autres victimes de l’abomination de l’esclavage.
Moyen en ce qui me concerne
J’ai trouvé les critiques un peu sévères ! Abd al Malik signe un film plutôt bien maîtrisé ! J'adhère complètement : la photographie, le rythme …et choix des acteurs de qualité ! Parler de l'esclavage n'est pas une chose simple ! Ce film raconte l'histoire de Furcy avec une mise en scène claire, sans effet superflu ! Je conseille vivement
Je suis plus volontiers à mon aise avec l'expression "Fresque Historique" que le terme "Biopic" correspondant à mes yeux à une biographie plus récente.
"Furcy, né libre" est adapté du livre de Mohammed Aïssaoui "L'Affaire de l'Esclave Furcy".
Un film éblouissant à tout égard !
L'esclavage est mis à nu à travers la vie d'un seul homme nous plongeant ainsi dans les méandres du XIXéme siècle, ses enjeux et ses contradictions.
L'idée que des êtres humains sont assimilés à des marchandises, une propriété.
Réduire à néant toute perspective de liberté et travailler sans relâche sous les coups de fouets des colons.
Une cruauté sans appel.
Le courant abolitionniste est encore à ses balbutiements.
Furcy va alors se dresser, acte de naissance à l'appui pour la reconnaissance de son statut d'homme libre obtenu par l’affranchissement de sa mère.
Le combat de toute une vie !
Makita Samba, Romain Duris et Vincent Macaigne forment un trio magistral !
Doublé d'un casting 5 * !
A voir absolument !
"Furcy, né libre" est adapté du livre de Mohammed Aïssaoui "L'Affaire de l'Esclave Furcy".
Un film éblouissant à tout égard !
L'esclavage est mis à nu à travers la vie d'un seul homme nous plongeant ainsi dans les méandres du XIXéme siècle, ses enjeux et ses contradictions.
L'idée que des êtres humains sont assimilés à des marchandises, une propriété.
Réduire à néant toute perspective de liberté et travailler sans relâche sous les coups de fouets des colons.
Une cruauté sans appel.
Le courant abolitionniste est encore à ses balbutiements.
Furcy va alors se dresser, acte de naissance à l'appui pour la reconnaissance de son statut d'homme libre obtenu par l’affranchissement de sa mère.
Le combat de toute une vie !
Makita Samba, Romain Duris et Vincent Macaigne forment un trio magistral !
Doublé d'un casting 5 * !
A voir absolument !
Ce cri de colère et ce désir de liberté de « Furcy » homme noir esclave vivant à l’île de la Réunion au début du 19ème siècle découvrant des documents pouvant faire de lui un homme libre résonne bien après la fin du générique de ce long-métrage de l’artiste Abd Al Malik. Son deuxième film comme réalisateur questionne le rapport à l’esclavagisme en France, le droit face à l’arbitraire idéologique nauséabond d’une période pas si lointaine. Ce film de procès manie évidemment la langue française avec délectation et joue de ses joutes verbales entre hommes de droit pour composer de cette réalité tragique et rappeler que le racisme demeure bien vivace. Une œuvre engagée, portée par une distribution poignante de justesse.
Douloureux passé de la France ! Un devoir de mémoire, L’homme noir a tellement souffert et continue de l’être…
Bravo à ABD MALIK
Bravo à ABD MALIK
Je ressors de Furcy, né libre assez bouleversée, et surtout surprise par la sévérité de certaines critiques. J’ai eu l’impression que beaucoup sont passés à côté de ce que cherche réellement Abd al Malik avec ce film.
Au-delà du récit historique, le film remet en lumière une mémoire que beaucoup ignorent encore. Le simple fait qu’il évoque le Code noir, cette aberration juridique qui a régi des vies humaines pendant des siècles, donne déjà au film une portée immense. Grâce à Abd al Malik, certains découvrent une partie de l’Histoire française encore trop peu racontée.
Mais ce qui m’a surtout touché, c’est la poésie du film. Les silences, les regards, les scènes contemplatives, cette manière de laisser le temps exister à l’écran… J’ai parfois eu l’impression d’assister davantage à un poème filmé qu’à un biopic historique classique. Il y a quelque chose de profondément littéraire dans la mise en scène, presque méditatif.
Concernant le jeu des acteurs, beaucoup parlent d’un ton “récité”. Personnellement, j’ai plutôt eu le sentiment que c’était un choix artistique assumé. Cette diction donne au film une dimension de transmission, presque de récit oral ou de tragédie théâtrale. Ce n’est pas un jeu naturaliste, mais cela participe justement à l’identité singulière du film.
J’ai trouvé Furcy, né libre sincère, habité et courageux. Un film qui préfère la poésie et la mémoire à l’efficacité classique, et qui ose une forme différente. Tout n’a pas besoin d’être formaté pour être puissant.
Au-delà du récit historique, le film remet en lumière une mémoire que beaucoup ignorent encore. Le simple fait qu’il évoque le Code noir, cette aberration juridique qui a régi des vies humaines pendant des siècles, donne déjà au film une portée immense. Grâce à Abd al Malik, certains découvrent une partie de l’Histoire française encore trop peu racontée.
Mais ce qui m’a surtout touché, c’est la poésie du film. Les silences, les regards, les scènes contemplatives, cette manière de laisser le temps exister à l’écran… J’ai parfois eu l’impression d’assister davantage à un poème filmé qu’à un biopic historique classique. Il y a quelque chose de profondément littéraire dans la mise en scène, presque méditatif.
Concernant le jeu des acteurs, beaucoup parlent d’un ton “récité”. Personnellement, j’ai plutôt eu le sentiment que c’était un choix artistique assumé. Cette diction donne au film une dimension de transmission, presque de récit oral ou de tragédie théâtrale. Ce n’est pas un jeu naturaliste, mais cela participe justement à l’identité singulière du film.
J’ai trouvé Furcy, né libre sincère, habité et courageux. Un film qui préfère la poésie et la mémoire à l’efficacité classique, et qui ose une forme différente. Tout n’a pas besoin d’être formaté pour être puissant.
MACAIGNE est formidablement ignoble, DURIS est formidablement sincère et SAMBA magnifiquement digne… Subtilement didactique ; on découvre le contenu du cynique Code noir présenté comme une protection qui en fait protégeait le commerce ; il codifiait aussi les châtiments de marronnage ! Les scènes de maltraitance des esclaves noirs sont terribles. Les plaidoiries du procès avec la Cour Royale de Paris sont mémorables et elles aussi à la fois didactiques : est évoqué un droit historique royal qui fera pencher la balance… Et en 1848 l’abolition de l’esclavage dans les colonies sera aboli. Film remarquable !
« Quand on est esclave, on l'est toute sa vie. » C'est ce que pense Joseph Lory qui refuse de prendre en compte l'acte d'affranchissement de la mère de Furcy qui fait donc de lui un homme libre. Pour lui, laisser faire les choses, c'est prendre le risque de faire un précédent et c'est justement ce que cherche à faire Gilbert Boucher de la partie adverse. "Furcy" s'étale sur de nombreuses années et raconte donc le long combat d'un homme pour obtenir sa liberté physique et morale. Sans surprise, les scènes au "tribunal" sont les plus réussies et les plus intéressantes. Il y a de bons échanges et des performances intenses. Romain Duris est convaincant, mais c'est Vincent Macaigne qui m'a surpris dans ce rôle négatif. Pour le reste, l'histoire est inégale entre une romance inutile et des ellipses qui sont un peu placées au hasard. Les sauts dans le temps sont parfois brusques et certains arrêts sont vraiment dispensables. Au final, c'est pas mal, mais quand même trop convenu.
Le film d'Abd al Malik (peut) pose(r) problème.
Détourner une histoire - sans l'annoncer bien clairement - même à des fins a priori*1 louables est tromper le public.
Le public et même les "critiques presse" qui n'en soufflent pas mot.
On n'est tout de même pas chez Alexandre Dumas*2 ici...
Etonné que Duris et Macaigne aient cautionné cela malgré leur exigence reconnue
Donc :
Furcy n'avait pas une goutte de sang noir (africain). Ce qui n'est pas une tare, là n'est pas le problème.
Il était 50% indien ou indo-portugais par sa mère, 50% blanc par son père français.
Furcy n'était pas abolitionniste !
Son combat n'était pas contre l'esclavage mais contre l'injustice qui lui était faite à lui ; il voulait prouver être né libre. Il indiquait ne pas être un "esclave de plantation".
Une fois "affranchi" (élargi/libéré) Furcy achètera des esclaves à l'Île Maurice.
Le père biologique de Furcy est plus que certainement Charles Routier de Romainville, le grand propriétaire, ou éventuellement l'un de ses fils légitimes. Lory est le gendre de Charles Routier (a donc épousé la "demi-soeur" de Furcy).
Furcy connaissait très certainement son père biologique mais en faire état aurait braqué toute la communauté des colons et les tribunaux pour tout un ensemble de raisons que je ne détaillerai pas ici.
Furcy a donc joué la "diplomatie" et les règles du système jusqu'à la fin.
Son combat juridique contre Lory aura duré 25 ans.
Louis Gilbert Boucher, le procureur général qui a soutenu Furcy, s'est battu pour faire respecter le droit.
Il n'était pas, lui non plus, un militant abolitionniste.
Comme la quasi-totalité des administrateurs coloniaux, il possédait lui-même des esclaves domestiques.
*1 J'ai bien entendu que le côté commercial le disputait selon certains à l'authenticité (l'engagement) d'Abd al Malik
Je ne serai absolument pas juge.
*2 Dumas ne masquait pas les libertés qu'il prenait avec l'Histoire.
Au fait, lui avait du sang noir, était petit-fils d'une esclave nommée Dumas.
Il a même écrit sur l'esclavage à l'Île Maurice.
. Le film = Téléfilm moyen (comme beaucoup l'ont dit avant moi)
Détourner une histoire - sans l'annoncer bien clairement - même à des fins a priori*1 louables est tromper le public.
Le public et même les "critiques presse" qui n'en soufflent pas mot.
On n'est tout de même pas chez Alexandre Dumas*2 ici...
Etonné que Duris et Macaigne aient cautionné cela malgré leur exigence reconnue
Donc :
Furcy n'avait pas une goutte de sang noir (africain). Ce qui n'est pas une tare, là n'est pas le problème.
Il était 50% indien ou indo-portugais par sa mère, 50% blanc par son père français.
Furcy n'était pas abolitionniste !
Son combat n'était pas contre l'esclavage mais contre l'injustice qui lui était faite à lui ; il voulait prouver être né libre. Il indiquait ne pas être un "esclave de plantation".
Une fois "affranchi" (élargi/libéré) Furcy achètera des esclaves à l'Île Maurice.
Le père biologique de Furcy est plus que certainement Charles Routier de Romainville, le grand propriétaire, ou éventuellement l'un de ses fils légitimes. Lory est le gendre de Charles Routier (a donc épousé la "demi-soeur" de Furcy).
Furcy connaissait très certainement son père biologique mais en faire état aurait braqué toute la communauté des colons et les tribunaux pour tout un ensemble de raisons que je ne détaillerai pas ici.
Furcy a donc joué la "diplomatie" et les règles du système jusqu'à la fin.
Son combat juridique contre Lory aura duré 25 ans.
Louis Gilbert Boucher, le procureur général qui a soutenu Furcy, s'est battu pour faire respecter le droit.
Il n'était pas, lui non plus, un militant abolitionniste.
Comme la quasi-totalité des administrateurs coloniaux, il possédait lui-même des esclaves domestiques.
*1 J'ai bien entendu que le côté commercial le disputait selon certains à l'authenticité (l'engagement) d'Abd al Malik
Je ne serai absolument pas juge.
*2 Dumas ne masquait pas les libertés qu'il prenait avec l'Histoire.
Au fait, lui avait du sang noir, était petit-fils d'une esclave nommée Dumas.
Il a même écrit sur l'esclavage à l'Île Maurice.
. Le film = Téléfilm moyen (comme beaucoup l'ont dit avant moi)
Furcy né Libre. Un grand Biopic de cette homme qui retrouva sa liberté qu'il aurait toujours dû avoir, comme tous les esclaves du monde. Bonaparte par contre une grande m.... Quatre étoiles.
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