"Une quête universelle de liberté, de justice et d'amour", ainsi Abd Al Malik présente-t-il son long métrage, Furcy, né libre, la véritable histoire d'un homme noir de la première moitié du XIXe siècle, qui n'a cessé de tenter de faire reconnaître l'illégalité de son statut d'esclave. Un film qui n'est pas sans faire résonner un écho dans le monde d'aujourd'hui mais qui s'arrime d'abord puissamment dans l'Histoire, au temps de l'esclavagisme sur l'île de la Réunion, dans les champs de canne à sucre. Le combat judiciaire de Furcy, pendant longues années, marque comme un symbole de toute une économie inhumaine et d'une époque où les esclaves étaient considérés par leurs maîtres comme des meubles (sic) et avait-on jamais vu une armoire réclamer son émancipation ? Non, n'est-ce pas ? Inattaquable sur le fond, le film se démarque aussi sur la forme, avec des images parfois atroces et d'autres très belles. Son côté didactique est nécessaire pour comprendre les difficultés de la lutte sans relâche de Furcy et tout juste peut-on reprocher au film une certaine grandiloquence, de temps en temps, et quelques détails comme le vieillissement des personnages, pas très convaincant. Makita Samba impose sa prestance et son éloquence, parfaitement accompagné par Romain Duris et Vincent Macaigne et une foule de seconds rôles.
vu en avp au festival du film francophone d'Angoulême 2025. Bien sûr le sujet fort du film ne peut que toucher. Mais surtout la mise en scene en fait un film captivant. Une vraie oeuvre humaniste ET cinématographique !
Film découvert à l’occasion du Festival du Film d’Angouleme, il nous rappelle la fin de l’esclavagisme en France en nous contant l’histoire d’un esclave animé d’amour et de courage