Furcy, né libre
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SAMUEL GIRARD
SAMUEL GIRARD

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2026
Poignant, intense, émouvant, a montrer et étudier en cours d'histoire. Merci à toute
l'équipe du film.
Allez le voir
hub0707
hub0707

6 abonnés 5 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2026
Un film insaisissable sans aucun doute. Je regrette un traitement qui m’est apparu un peu caricatural tant du point de vue narratif que cinématographique. On cantone le spectateur dans une posture trop confortable les méchants sont méchants (bien sûr ce fut la cas) mais auraient mérité un traitement plus complexe.
Merci pour ce film malgré tout.
Isabelle K.
Isabelle K.

5 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2026
D’Abd al Malik réalisateur, je m’attendais au meilleur. Je n’ai pas été déçue. D’autant qu’il s’est entouré avec talent : Étienne Comar au scénario et à la production (Des hommes et des dieux, Timbuktu, Visages Villages n’est qu’une sélection de ce qui m’a durablement marquée). Un casting irréprochable. À mon avis, il offre son meilleur rôle, d’une puissance théâtrale, à Romain Duris (des années après De battre mon cœur s’est arrêté), déclassé de procureur à avocat pour être libre de servir le combat de Furcy et de représenter la liberté, au centre d’un aréopage historique, à charge et à décharge : Micha Lescot, toujours marquant, ici dans un rôle fort déplaisant, Frédéric Pierrot, Vincent Macaigne -suintant de malveillance, Ana Girardot, Liya Kebede, Philippe Torreton et, bien sûr, Makita Samba dans le rôle-titre : Furcy, né libre. Son corps, son âme et son cœur le savent, un document l’atteste : reste à le prouver. Ça lui prendra 27 ans, dans une société qui évolue, entre abolitionnistes et colonialistes, institution judiciaire et arbitraire, justice et discrétionnaire.

Le film est d’une cruauté barbare, sur le fond et sur la forme, inversement proportionnelle à la beauté somptueuse des paysages et des tableaux qui se succèdent. La réalisation, lente et hypnotique, happe littéralement, appuyée par une musique à la cadence répétitive comme des battements de cœur. Le rap en filigrane, de sorte que le film devient très vite organique et sensoriel, et la scansion monte aux tempes. Abd al Malik fait preuve d’un savant dosage entre domination, illégalité, traite et esclavagisme. Et liberté. Et Réparation.

Furcy est le seul esclave noir à se revendiquer libre de naissance. Seul contre tous. Cela ne le fait jamais vaciller, il ne ploie pas non plus sous les coups et les humiliations, fers aux pieds et au cou ; les accusations, les crachats et les accommodements ne le freinent pas davantage. Au contraire, il ne cesse de compiler documents et preuves au service d’une plaidoirie dont il attend qu’elle l’adoube : Né libre. Le point central à contester, susceptible de lui apporter la reconnaissance tant attendue, relève de ses origines : Non Cafre. Furcy est blanc de père et indien de mère.
.
La plaidoirie finale de Romain Duris restera dans les mémoires, écrite atemporelle. Elle rappelle une France où « nul n’est esclave », une France autrefois des Lumières qui a perdu de sa grandeur. Ce n’est pas la première fois. La France ne cesse de surprendre en matière de droits humains.

Un très beau film, esthétique, cru et frontal à la fois.

Une élégante ode à la France et à ses valeurs.
Cathye Berthe Correia
Cathye Berthe Correia

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2026
"Furcy ne libre "
Film sublime touchant, poignant , des images , des couleurs magnifiques , malgres une violence immonde juste par avidité coloniale
Ce film m a touché en plein coeur tant l ame humaine peut etre si detestale face a la volonte d un homme Blanc , qui se bat toute sa vie pour prouvé que cet homme et sa maman (noir)instruit mais esclave etait libre depuis sa naissance ,
Allez le voir c est un tres beau film 殺
Cathye berthe
Jean-yves Le Gouic
Jean-yves Le Gouic

8 abonnés 186 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2026
Très belle évocation de cette histoire tellement importante pour l’arrêt de l’esclavage. On suit avec passion la difficile et longue lutte de Furcy. C’est une véritable leçon d’Histoire.
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 260 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2026
Sin l'on ne peut qu'approuver la démarche du film, le combat d'un esclave pour sa liberté, du début du XIXème à la Réunion, on peut toutefois émettre des réserves sue la forme que prend ce film pour ce discours empathique. Classique, voire académique, un tantinet désuet, parfois grandiloquent, avec des effets visuels superflus lors du procès final.
sylcler
sylcler

7 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2026
Film qui dénonce la traite des esclaves et des conditions de vie avec les colons que l'on peut généraliser pour toutes les colonies française de l'époque et à venir..Les textes des procès sont excellents , mais trop denses , j'aurais aimé une reprise par les note aussi le courage des comédiens qui se sont investis dans ces textes.
Yves G.

1 897 abonnés 4 152 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2026
Le journaliste Mohammed Aïssaoui lui avait consacré un livre en 2010 couronné par le prix Renaudot de l’essai. Abd al Malik, un rappeur passé derrière la caméra, l’adapte dans le second de ses films, après qu’"Allah bénisse la France", sorti en 2015, tiré de son autobiographie dans laquelle il évoquait son intégration et son rapport, modéré et tolérant, à l’Islam.

Les deux films, aussi différents soient-ils, par leur sujet, par leur cadre, par leur forme, défendent les mêmes valeurs : la dignité humaine, la liberté, l’égalité et la fraternité.

Furcy (Makita Samba découvert dans "Les Olympiades") est un esclave né en 1786 sur l’Île Bourbon, l’actuelle île de la Réunion. À la mort de sa mère en 1817, il découvre dans ses papiers l’acte d’affranchissement dont elle avait fait l’objet une trentaine d’années plus tôt mais qui n’avait jamais été exécuté. S’estimant libre, Furcy assigne en justice son maître Joseph Lory (Vincent Macaigne haïssable à souhait). Sa requête est rejetée. Le procureur Boucher (Romain Duris, aux antipodes des rôles de jeunots espiègles auxquels il était abonné) prend fait et cause pour Furcy et fait, sans succès, appel, avant d’être lui-même rappelé à l’ordre par sa hiérarchie.

S’ouvre alors la deuxième partie du film qui s’étirera pendant plus d’une vingtaine d’années et verra Furcy vieillir au point de se couvrir de cheveux blancs. Réduit en esclavage, Furcy est envoyé à Maurice où il travaille dans une propriété des Lory. Ses conditions de vie sont épouvantables. Il manque mourir d’épuisement et de privations et est sauvé par un cyclone qui met en faillite l’exploitation. Il devient confiseur et finit même grâce à une erreur d’enregistrement au moment de son arrivée sur l’île par être affranchi par les Britanniques qui gouvernent Maurice. C’est pour lui l’occasion de renouer avec le procureur Boucher qui entretemps a obtenu la cassation de son procès et le rejugement de son affaire devant la cour royale de Paris (dont le président est interprété par François Sureau !)

Le procès se tient à Paris en 1845. C’est la troisième et dernière partie du film. Il s’engage sur des bases juridiques radicalement différentes – ce qui m’aurait interrogé si j’avais mieux maîtrisé le droit civil dont je ne suis pas spécialiste. L’acte d’affranchissement de sa mère, postérieur à la naissance de Furcy n’est plus en cause. C’est sur deux autres arguments que se fondent le requérant et son avocat, Boucher qui a quitté la magistrature. Le premier est l’origine de Madeleine, la mère de Furcy, qui est née à Chandernagor où, invoque maître Boucher, l’esclavage n’a été étendu par aucune loi française, empêchant ainsi que celle-ci soit légalement regardée comme esclave. Le deuxième, qui s’avèrera déterminant, est le séjour de Madeleine en France et l’applicabilité d’un principe posé dès 1315 dans un édit royal selon lequel « le sol de la France affranchit l’esclave qui le touche ». Selon cette branche du raisonnement, à supposer même que Madeleine ait pu être réduite en esclavage à Chandernagor, son séjour en France l’aurait affranchi et par conséquent ses enfants seraient nés libres.

On l’aura compris à la lecture des longs développements qui précèdent : j’ai pris un vrai plaisir à suivre les raisonnements très juridiques de ce film. Au double motif que je connais un peu le droit en général et très mal le droit civil en particulier. Mais les qualités du film ne se réduisent pas à ses subtils raisonnements juridiques. "Furcy" – dont le sous-titre m’avait semblé pendant sa première partie inexact mais qui s’éclaire dans sa dernière – est un film historique qui dépeint la société coloniale outre-mer, rarement montrée à l’écran – sinon dans "Ni chaînes ni maîtres" qui se déroule à Maurice – et le racisme assumé qui y prospérait. C’est un film humaniste qui condamne l’esclavage et exalte le combat des esclaves pour la reconnaissance de leur liberté et de leur humanité.
Laurent DE ROZARIO
Laurent DE ROZARIO

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2026
Un film historique, dérangeant mais tellement fort; et en plus très intéressant pour la mémoire des colonies françaises et européennes.
Il peut sembler qu'il y a quelques longueurs mais elles permettent de s'imprégner du poids, de la douleur, etc.
Bravo au réalisateur et à l'acteur principal
evariste75
evariste75

218 abonnés 252 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 janvier 2026
Excellent film, le point d'orgue étant là plaidoirie et les débats vers la fin du film, chef-d'œuvre textuel à la Abd al Malik.

Comme toutes les docufictions, le principal mérite de ce film est de m'inviter à rechercher les détails historiques de cette affaire.

Détail troublant, l'acteur incarnant Furcy est Africain, alors que, dans la réalité, Furcy était Indien, au moins par sa mère.

Le passage d'esclave des champs ultra violenté à esclave confiseur haut de gamme n'est pas très crédible.
Oliver Ross
Oliver Ross

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2026
Très bon film malgré quelques longueurs. Romain Duris prouve encore une fois qu'il est excellent acteur, peu importe le rôle.
Giovanna lelong
Giovanna lelong

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2026
Un film profondément prenant et bouleversant, qui retrace l’histoire de Furcy, esclave déterminé à se battre pendant des années pour faire reconnaître son statut d’homme libre, à l’époque de l’esclavagisme sur l’île de La Réunion, au cœur des champs de canne à sucre.

Souvent émue aux larmes, je ne peux que recommander vivement ce film réalisé par le talentueux Abd Al Malik et son équipe, qui signent ici un véritable chef-d’œuvre, à la fois fort, juste et nécessaire.

Un grand bravo à l’ensemble des artistes pour leurs remarquables performances.
Les scènes au tribunal, portées notamment par Romain Duris, sont particulièrement passionnantes et intenses.

La musique, parfaitement en harmonie avec le sujet, rythme le film avec subtilité du début à la fin.
Makita Samba est tout simplement bouleversant.

BRAVO.
Anthony Lérus
Anthony Lérus

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2026
J'ai adoré le film Furcy né libre, le personnage principal joue très bien son rôle et le réalisateur a su retransmettre le contexte historique avec justesse et clarté. À voir pour la culture.
Sibiloub
Sibiloub

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5,0
Publiée le 18 janvier 2026
Un film puissant, dérangeant, magnifique, perturbant, à voir absolument. La photo est superbe, le jeu des acteurs formidable avec une mention spéciale pour Romain Duris.
Kat's eyes
Kat's eyes

76 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 janvier 2026
Un film d'une grande sobriété qui illustre avec courage et détermination un épisode historique tragique et édifiant. Le casting est impérial et l'interprétation de Romain Duris et de Makita Samba est tout simplement mémorable. Si Furcy né libre n'est pas sans rappeler 12 years a slave, son approche historique et juridique de l'esclavage, en fait un film plein d'humanité et farouchement français, au sens républicain et des Lumières.
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