Biopic, drame historique et reconstitution d'une confrontation judiciaire, c’est un mélange des genres justifié par ce scénario inspiré d’une histoire vraie, avec on s’en doute quelques aménagements ou impasses. Le cinéphile ne connaissant rien de Furcy et de son histoire lira à l’occasion la notice Wikipédia. De préférence après avoir vu ce film pour ne pas être dévié du propos. Le rappel de ce qu’était l’esclavage est évidemment prenant et culpabilisant pour le spectateur d’aujourd’hui. L’esclavage, outil de la colonisation, c’est somme toute une variante, la pire qui soit ( ?), de la lutte des classes et de l'impérialisme. L'odieux se dispute aux intérêts économiques. La situation sera abordée sous un angle juridique puisqu’en fait cet esclave ne l’est pas ou n’aurait pas dû l’être car il est né libre, sa mère ayant été affranchie. Illettrée et n’en sachant rien ou n’ayant pas voulu le savoir, ça reste un peu mystérieux, deux analyses de la situation s’affronteront y compris à la barre des tribunaux. Au final, Furcy sera rendu libre par décision de justice définitive (Cour royale de Paris, l’équivalent en 1843 de la Cour de cassation d’aujourd’hui). Ce n'était pas encore (ou plus) la République (Monarchie de juillet, le régime de Louis-Philippe) mais les Lumières étaient déjà passées par là. Le film se terminera par une ode juridique soulignant les valeurs humanistes de la France pour quiconque privé de Liberté aborde son territoire (ce qui à l’époque excluait les colonies et assimilées). Une manière subliminale de ramener à des débats contemporains et des valeurs parfois quelque peu mises à mal.
Ce film est une libre adaptation qui retient le combat d'un homme pour que la mention "esclave" disparaisse de son état-civil. Message puissant dans un monde régit par un racisme et un esclavage systémique. Au-delà de ça, la mise en scène est surprenante pour ne pas dire déroutante. Par de nombreuses ellipses, la part belle au ressenti et à la symbolique. En utilisant ces artifices pour dire ce qu'il ne peut par des mots et des images, le réalisateur alourdi son propos sans le rendre plus profond
Ce film, inspiré d’une histoire vraie, est émouvant du début jusqu'à la fin et transmet un message à tous nos sens Qualité des images et très bon casting et des scènes au tribunal enrichissantes
Magnifique dans son esthétique avec des partis pris de cadre qui portent le propos, une évocation qui parle des énergies qui régissent la vie. Celles qui rabaissent celles qui élèvent. Mais aussi cette liberté valeur fondamentale et le combat pour se libérer du joug qu’est l’esclavage et qui détruit toute vie. Les acteurs sont formidables ce film est à voir absolument . Merci à Abdel Malik pour ce film .
Un grand moment d’histoire avec des acteurs de talent. A voir absolument. Cette partie de l’histoire de France est peu représentée au cinéma et perdure encore aujourd’hui.
Ai vu « Furcy, né libre » du chanteur-réalisateur Abd Al Malik. Bien évidemment il y a des films dont le sujet très fort est indispensable et dont l’envie de diffuser une vérité criante et insupportable à un large public est tout à fait honorable. C’est une évidence et je ne reviendrai pas sur les bons sentiments qui ont motivé Abd Al Malik de s’emparer de l’histoire vraie de Furcy qui a été adaptée ici du livre "L'Affaire de l'esclave Furcy" de Mohammed Aïssaoui. Maintenant il faut bien parler de cinéma, car c’est bien là que le bas blesse éperdument dans ce projet. On ne peut pas croire une seconde aux scènes de la fin du XVIIIème reconstituées trop proprement, trop joliment sur l’île Bourbon. Tout sonne faux, les décors trop reconstitués, les costumes trop propres…même les comédiens ne sont pas au bon diapason. L’autre gros problème de « Furcy, né libre » étant aussi la (non) direction d’acteurs. Certains sous jouent (Makita Samba, Ana Girardot…) et d’autres cabotinent en permanence (Philippe Torreton, Romain Duris, Frederic Pierrot…). seuls Vincent Macaigne et Micha Lescot donnent de la crédibilité à leurs scènes. Le réalisateur ne fait jamais confiance au spectateur et sur-ligne en continuellement par des images additionnelles le discours. Les (trop) longues plaidoiries récurrentes au tribunal sont sempiternellement entrecoupées de flash-back de quelques secondes au cas où nous ne ferions pas le lien avec ce qui nous a déjà été raconté et déjà montré… Le réalisateur peine à donner de la chair à ses personnages on a souvent l’impression de voir des acteurs qui nous débitent une page Wikipedia. Assurément il ne faut pas confondre le fond et la forme et quand il s’agit de cinéma il faut bien qu’il y ait un minimum de cinéma pour faire place à des envolées lyriques, à des émotions, à un parti pris. Ce film tout en aplat est relativement laborieux et son côté outrageusement pédagogique, démonstratif et répétitif devient très vite insupportable.
Ce film est une claque. Les textes incisif et le casting très juste. Le traitement du thème de la liberté y est traité de façon universelle! Très bon film!.
Magnifique reconstitution de ce qu'ont pu endurer des hommes sous le joug inhumain de quelques-uns par complexe de supériorité mal fondé. Les rôles sont très bien interprétés et on est plongé dans un univers qu'on aurait souhaité n'être que fictif. Un scénario solide, une histoire poignante et vibrante. Aussi un témoignage pour que ne se reproduise cette noirceur dont l'humain est capable, contre laquelle, bien heureusement, luttent d'autres êtres plus humains de tous bords.
Un twelve year a slave à la sauce reunionnaise... Le parallèle est aisément perceptible et palpable mais l'acteur principal est bien moi crédible et charismatique que celui du volet américain. c'est une histoire vraie, et en cela elle est touchante et révoltante, Furcy étant à la base né comme un homme libre. Belle production aux moyens limités.
Plutôt réussi, ce film traîne quelques longueurs et inégalités de casting. Macaigne est formidable une nouvelle fois, Duris convainquant. Le héros un peu trop beau et pas assez abîmé à la fin, c'est un peu gênant. Ana Girardot est insignifiante et Torreton s'est cru en train de faire un grand come-back à la comédie française. Mischa Lescot est gênant, comme d'habitude, empêtré sous sa perruque. Quant aux scènes de canne à sucre, elles sont vraiment trop redondantes. Lya Kedebe est toujours magnifique et sous-employée. Quant au rap, il vient casser la magie du chant d'ouverture de Danyel Waro, véritable chantre de la Réunion, relégué à fin des crédits. Mais il y a la magnifique scène de tribunal finale et son propos qui justifie tout le reste.
Très beau film...à voir impérativement ...la souffrance des noirs...l esclavage ...nous ne devons pas oublier cette extermination d'un peuple qui a durée plus de 4 siècles ...
Un film bouleversant . Les acteurs romain duris et makita samba sont vraiment excellents dans leur rôle. Un film prenant que l' histoire de cette esclave furcy qui va se battre pendant des années pour faire reconnaitre son statut d homme libre Souvent émue aux larmes je ne peux que recommander d aller voir ce film réalisé par le talentueux abd al malik.
Je viens de voir Furcy. Le film est prenant mais très dur. C'est un film bouleversant sur l'esclavage à La Réunion. Cela dit, il faut absolument aller le voir pour ne jamais oublier.
Très bon drame historique, très intéressant sur la brutalité de l’esclavage, tout en soulignant l’importance de garder en mémoire cette période. Il insiste aussi sur la valeur de l’instruction pour affronter l’oppression. Vincent Macaigne est impressionnant dans son rôle de 'salaud', Romain Duris offre une belle plaidoirie et Makita Samba incarne avec beaucoup de force la lutte de Furcy pour sa liberté. Sachant que le réalisateur est aussi rappeur, on comprend mieux la présence du rap au début et à la fin du film. Pour autant, je ne suis pas fan de ce choix musical, ce n’était pas un rap orchestral qui aurait peut-être mieux accompagné le récit. Cela dit, cette musique parlera davantage à la jeunesse.
Film ambitieux et réussi d'Abd Al Malik. Entre la Réunion, l'Île Maurice et Paris, il vient rappeler la tragédie de l'esclavage, et le long chemin ayant mené à son abolition, par le prisme original, sur cette thématique, du film de procès. Révélant les contradictions entre une France "des lumières" et les traitements infligés aux esclaves outre-mer, on suit le parcours de Furcy, déterminé à faire valoir ses droits d'homme libre. Par cette démarche personnelle, il fait craindre aux puissants que cela n'ébranle leur monde fait de fausse bienveillance et de privilèges issus de l'exploitation des hommes et des femmes. Une histoire vraie incroyable et très bien racontée et filmée.