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Muriel F.
73 abonnés
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3,5
Publiée le 21 janvier 2026
L'esclavage forcé. Un pléonasme étrange puisque Furcy est né libre sans le savoir en ayant hérité du statut libre de sa mère qu'il apprend seulement au décès de celle-ci. Tiré d'une histoire vraie, le traitement se veut pédagogique avec un je ne sais quoi qui ne m'a pas complètement happée dans le début. Le dernier tiers du film l'emporte avec panache, surtout avec la rhétorique de Romain Duris qui est remarquable en avocat fidèle et anti-esclavagiste qui défend Furcy. A voir !
Film avec un sujet très intéressant mais tellement mal réalisé et mal filmé. Seul les acteurs secondaires comme Philippe Torreton ou encore Romain Duris sauvent un peu par leurs jeux le film très décevant. Quel dommage.
Adaptation du livre « l’ affaire de l’ esclavage » de Mohammed Aïssaoui, par Abd Al Malik ( son second film après « Qu’ Allah bénisse la France ». Je vais faire court dans les images sombres et difficiles qui nous replongent dans le passé douloureux de l’ exploitation de l’ homme par le « blanc », doté de droits et d’ avantages ignobles. Ces images ne sont pas très gaies, hormis le décor de l’ île volcanique de l’ océan indien : « La Réunion » aussi appelée Ile « Bourbon » ( Une escale sur la route des Indes ). On y retrouve la culture de la canne à sucre bien entendu et de l’ esclavage, puisqu’ il y régna jusqu’ en 1848 ! Question qui me vient immédiatement à l’ esprit à la vue de ces images : combien d’ hommes sont morts pour un « affranchi » ? Les conditions de survie de ces pauvres créatures sont assez bien dessinées sans tomber dans un excès d’ horreur, mais le clou de ce scénario réside pour moi dans le procès final, où les mots de la plaidoirie de Romain Duris sont si percutants, face à un abominable positionnement magnifiquement interprété par André Marcon ( Maître Moreau ). Par ailleurs, citons Vincent Macaigne dans un rôle nébuleux de Lory, Fréderic Pierrot, très précis, ou Ana Girardot ( Virginie ) au demeurant très belle, mais assez décevante. Au final, Abd Al Malik a sans doute tenté d’ assembler la meilleure documentation, et d’ illustrer en images cette histoire et cette époque dramatique, mais au-delà du récit pur, et de l’interprétation de Makita Samba dans Furcy, une frustration certaine envahit le spectateur à la sortie de ce visionnage. Trop long, trop sombre……!!**
Bouleversant ce film dès le début. Furcy jeune homme de 30 ans, né d'une mer indienne est né libre mais forcé a étre esclave sur une île, aujourd'hui la réunion , par un abominable maître a qui il a été vendu . Il est en prison au départ et un avocat abolitionniste ke défend et jure de le faire sortir et libérer mais hélas peu après ,furcy est envoyé dans une plantation avec des dizaines d'autre esclaves. Il va vivre un calvaire. Certaines scènes sont limite du supportable. Les coups , les gémissements. La torture. ...pendant 13 ans de 1818 a 1831. Ensuite il est libéré et se retrouve confiseur. Mais se bat toujours pour sa liberté et écrit quantité de lettres.....il obtiendra sa liberté a Paris après des tas d'épreuves. Et 25 ans!! Un quart de siècle. C'est bouleversant. Intimiste mais quel courage. Et résilience. En plus c'est basé sur une histoire vraie de furcy madeleine A voit impérativement.
Les rôles sont tous excellents. De furcy à l'avocat anti esclavagiste joué par romain Duris , à l'affreux propriétaire. ,A la fiancée. A la soeur. Bref une peinture sans concession de l'esclavagisme. C'est parfois brut. spoiler: Une scène de pendaison M'a fait monter les larmes. Atroce. Mais hélas réaliste a cette époque.
Furcy, né libre retrace la véritable histoire du combat de Furcy, un esclave réunionnais qui aurait dû être libre et s’est battu pendant des années pour faire reconnaître ce droit.
Davantage qu’un film sur l’esclavage, c’est le long combat pour son abolition qui est au centre de cette histoire, le procès de Furcy prenant place dans les dernières années de l’esclavage français. En ce sens, c’est un film qui traite avant tout de la lutte infinie pour l’égalité des droits et la dignité humaine.
À la fois drame historique mémoriel et film de procès, la reconstitution me semble un peu trop clean, trop factice, malgré de belles idées de mise en scène et certaines images fortes. Au milieu d’un casting inégal, Makita Samba excelle, livrant une interprétation puissante, toute en physicalité, qui porte tout le film.
Même si trop propre et pédagogique pour séduire totalement, le film a le mérite d’éclairer un pan trop méconnu (volontairement ?) des heures sombres de l’Histoire de France. Un film qui appelle à regarder notre passé dans les yeux, pour bâtir un futur meilleur.
Le film enchaine les scènes molles avec des scènes très bavardes. Le sujet est intéressant, dommage que le tout soit poussif. Et la bande son n'aide pas... (je trouve le rap du générique de fin catastrophique et hors sujet) mais la vraie question est de savoir pourquoi les dialoguistes estiment ici que, parce que c'est un film d'époque, les gens doivent parler comme au théâtre ? (y compris les esclaves, peu crédible). Dommage.
Un film insaisissable sans aucun doute. Je regrette un traitement qui m’est apparu un peu caricatural tant du point de vue narratif que cinématographique. On cantone le spectateur dans une posture trop confortable les méchants sont méchants (bien sûr ce fut la cas) mais auraient mérité un traitement plus complexe. Merci pour ce film malgré tout.
D’Abd al Malik réalisateur, je m’attendais au meilleur. Je n’ai pas été déçue. D’autant qu’il s’est entouré avec talent : Étienne Comar au scénario et à la production (Des hommes et des dieux, Timbuktu, Visages Villages n’est qu’une sélection de ce qui m’a durablement marquée). Un casting irréprochable. À mon avis, il offre son meilleur rôle, d’une puissance théâtrale, à Romain Duris (des années après De battre mon cœur s’est arrêté), déclassé de procureur à avocat pour être libre de servir le combat de Furcy et de représenter la liberté, au centre d’un aréopage historique, à charge et à décharge : Micha Lescot, toujours marquant, ici dans un rôle fort déplaisant, Frédéric Pierrot, Vincent Macaigne -suintant de malveillance, Ana Girardot, Liya Kebede, Philippe Torreton et, bien sûr, Makita Samba dans le rôle-titre : Furcy, né libre. Son corps, son âme et son cœur le savent, un document l’atteste : reste à le prouver. Ça lui prendra 27 ans, dans une société qui évolue, entre abolitionnistes et colonialistes, institution judiciaire et arbitraire, justice et discrétionnaire.
Le film est d’une cruauté barbare, sur le fond et sur la forme, inversement proportionnelle à la beauté somptueuse des paysages et des tableaux qui se succèdent. La réalisation, lente et hypnotique, happe littéralement, appuyée par une musique à la cadence répétitive comme des battements de cœur. Le rap en filigrane, de sorte que le film devient très vite organique et sensoriel, et la scansion monte aux tempes. Abd al Malik fait preuve d’un savant dosage entre domination, illégalité, traite et esclavagisme. Et liberté. Et Réparation.
Furcy est le seul esclave noir à se revendiquer libre de naissance. Seul contre tous. Cela ne le fait jamais vaciller, il ne ploie pas non plus sous les coups et les humiliations, fers aux pieds et au cou ; les accusations, les crachats et les accommodements ne le freinent pas davantage. Au contraire, il ne cesse de compiler documents et preuves au service d’une plaidoirie dont il attend qu’elle l’adoube : Né libre. Le point central à contester, susceptible de lui apporter la reconnaissance tant attendue, relève de ses origines : Non Cafre. Furcy est blanc de père et indien de mère. . La plaidoirie finale de Romain Duris restera dans les mémoires, écrite atemporelle. Elle rappelle une France où « nul n’est esclave », une France autrefois des Lumières qui a perdu de sa grandeur. Ce n’est pas la première fois. La France ne cesse de surprendre en matière de droits humains.
Un très beau film, esthétique, cru et frontal à la fois.
"Furcy ne libre " Film sublime touchant, poignant , des images , des couleurs magnifiques , malgres une violence immonde juste par avidité coloniale Ce film m a touché en plein coeur tant l ame humaine peut etre si detestale face a la volonte d un homme Blanc , qui se bat toute sa vie pour prouvé que cet homme et sa maman (noir)instruit mais esclave etait libre depuis sa naissance , Allez le voir c est un tres beau film 殺 Cathye berthe
Très belle évocation de cette histoire tellement importante pour l’arrêt de l’esclavage. On suit avec passion la difficile et longue lutte de Furcy. C’est une véritable leçon d’Histoire.
Sin l'on ne peut qu'approuver la démarche du film, le combat d'un esclave pour sa liberté, du début du XIXème à la Réunion, on peut toutefois émettre des réserves sue la forme que prend ce film pour ce discours empathique. Classique, voire académique, un tantinet désuet, parfois grandiloquent, avec des effets visuels superflus lors du procès final.
Film qui dénonce la traite des esclaves et des conditions de vie avec les colons que l'on peut généraliser pour toutes les colonies française de l'époque et à venir..Les textes des procès sont excellents , mais trop denses , j'aurais aimé une reprise par les note aussi le courage des comédiens qui se sont investis dans ces textes.