Un film qui prend le temps. Temps suspendu, moments drôles, introspectifs... jamais lourds. Une légèreté et une grâce... Sara Giraudeau y est pour beaucoup bien sûr mais, Sarah Suco très beau personnage et tous ceux qui gravitent autour de cette quête nous étonnent puis se révelent. La réalisatrice Murielle Magellan préfère sourire de nos peurs et nous invite à accueillir nos singularités. Une bulle d'air. Un bonheur.
La bonne surprise de la rentrée. Film fin et subtile qui nous amène à réfléchir sur nous-même. De l'humour donc, de la fantaisie et de la réflexion : le combo idéal. Ça fait tellement de bien !
J'ai trouvé très amusant ce film. J'ai ri et Sarah Gireaudeau m'a émue. C'est une belle histoire, adaptée de la bande dessinée de Pénélope Bagieu. Dommage que les hommes prennent autant de place dans l'intrigue... L'actrice principale est merveilleuse. J'ai passé un agréable moment.
Sara Giraudeau est taillée pour le rôle. Elle est à la fois fragile, déroutée, naturelle, enthousiaste et émouvante. L'histoire est bien construite et assez savamment distillée pour qu'on souhaite en connaître tous les secrets. Malgré l'angoisse palpable, l'histoire est assez légère. Bonne détente.
Film sensible, optimiste, drôle et surprenant. Sara Giraudeau est parfaite dans le rôle d’ Eloïse qu’elle interprète avec beaucoup de candeur, d’humour et de fantaisie. On sort de la salle le cœur léger, détendu.
Un film agréable et léger à regarder. Le scénario est original et bien construit, intelligent. Le film est techniquement bien filmé avec quelques artifices de prises de vue assez réussies. En revanche, cela manque de souffle et tout ses passe dans un micro quartier de Paris (sauf la fin) avec un nombre de figurants limités donnant une sensation d'être au théâtre. Au global nous avons passé un agréable moment.
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2,5
Publiée le 4 septembre 2025
Ah, la fameuse page blanche! Attention jeune femme « non identifièe » et en redècouverte constante qui ne sait pas qui elle est et d'où elle vient! Que vas tu faire Eloïse pour sortir de ce brouillard total ? On est intriguè par cette libraire trentenaire qui souffre d'une amnèsie d'identitè! Sara Giraudeau a ce petit charme candide et fragile qui fait que l'on s'attache vite à ce personnage que l'on a envie d'aider, de suivre dans la capitale pour savoir si elle va rèsoudre ou non toutes ses pèripèties! C'est lèger, souvent burlesque (cf. le striptease au restaurant), mais nous sommes loin du style de la regrettèe Sophie Fillières! Disons le tout net : avec de meilleurs seconds rôles (à l'image de l'irritante Lola Dubini), plus de souffle et plus d'alchimie entre Eloïse et Moby Dick, ça aurait pu donner une fantaisie encore plus lunaire et dècalèe! A voir sur un banc parisien (place Emile-Goudeau si possible)...
Quelle belle idée de faire d’une amnésique l’héroïne d’une comédie légère plutôt que d’un thriller comme c’est souvent le cas avec ce type de postulat. « La page blanche » est certes adapté de la bande dessinée de Pénélope Bagieu et Boulet par Murielle Magellan, dont c’est le premier film de cinéma, mais il sied parfaitement au septième art et le passage de la bulle à l’écran se fait en toute simplicité et avec une belle évidence. Surtout que cette amnésie est un beau prétexte pour notre héroïne de gommer tous les conditionnements possibles et de se réinventer tout en s’épanouissant différemment. Un déficit de mémoire en forme de purge ou de vidange de l’esprit pour se débarrasser des apprentissages passés inutiles, des mauvaises fréquentations ou encore des automatismes de comportement nocifs et superficiels. En cela, ce joli long-métrage est une fable sur nos vies et s’avère bien plus profond que de prime abord.
Quelle belle autre idée que de confier le rôle principal à la douce Sara Giraudeau et son timbre de voix si singulier qui la préfigurait à se limiter à des rôles comiques et qui nous a prouvé plus que le contraire depuis, de « Petit paysan » au récent « Le Sixième enfant ». Dans ce rôle de jeune fille qui a perdu la notion de qui elle était et qui part à la recherche de sa vie, elle est tout bonnement parfaite. C’est rare à évoquer mais elle semblait faite pour ce rôle et il est même difficile d’imaginer quelqu’un d’autre à sa place. Tantôt drôle et tantôt émouvante, tantôt fragile et tantôt forte et déterminée (l’inénarrable séquence du restaurant), tantôt perdue et tantôt malicieuse, elle irradie l’écran de sa présence lunaire qui colle parfaitement à la tonalité de « La page blanche ».
Enfin quelle bonne idée que de situer l’action du film dans les quartiers bobos de Paris en été, un Paris qui a rarement été filmé de la sorte. On se croirait dans « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » mais sans le côté fantasmé et irréaliste. Si la caméra de Murielle Magellan n’invente rien, elle se pernet tout de même des petites fantaisies de mise en scène au sein même de la fantaisie qu’est son film. On pense notamment aux inserts en animation tout à fait de rigueur pour figurer l’imagination de l’héroïne. Et puis, il y a vraiment pas mal de moments drôles, légèrement décalés mais pas trop. On rit donc à plusieurs reprises et on est touché lorsque notre amnésique retrouve la mémoire. Dommage que, lors de la dernière ligne droite, cela patine un peu et s’étire pour rien jusqu’à une dernière scène qui clôt tout cela en beauté. Une petite douceur délicieusement légère.
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