Paris, ce n'est pas que la ville des strass et paillettes, c'est aussi celle des mals aimés. Rue des dames montre justement la galère de ceux qui sont oubliés par les lumières du cinéma. Ce thème est cher aux réalisateurs Hamé Bourokba et Ekoué Labitey qui s’y était déjà penché dans Les Derniers Parisiens.
Le début est plutôt prenant. On voit comment Mia se débrouille pour joindre les deux bouts, car son travail ne suffit pas à remplir sa gamelle. Sa situation est plus que compliquée avec son passé difficile d’ancienne toxicomane et un présent incertain avec son copain en conditionnel. Finalement, il n’y a que son futur en échappatoire grâce au bébé qu’elle porte.
Afin de pouvoir accéder à cet avenir meilleur, elle doit joindre les deux bouts en attendant. Durant une grande partie du film, on la voit donc galérer comme elle peut. Au bout d’un moment, Rue des dames devient un peu redondant. Les personnages secondaires du copain, du meilleur ami, et du policier ripou agrémentent le récit. Ils sont intéressants mais pas forcément suffisamment exploités. On reste trop à la surface. C’est la grande performance de Garance Marillier qui tient l’intérêt du drame à bout de bras.
Excellent ! Vraiment absorber par l'histoire, un mois de vie filmé dans la vie de ces personnages. Bravo à toutes l'équipe j'ai adoré. Proche du documentaire tellement c'est juste. Ravis de ne pas regarder les avis avant d'aller voir un film sinon j'aurais manqué ce bon moment que j'ai passé
Voilà un drame écrit et réalisé à 4 mains par Hamé Bourokba et Ekoué Labitey. J’avais déjà remarqué leur collaboration en 2017 avec le film Les derniers parisiens. Ils nous replongent de nouveau durant 97 minutes dans le petit monde des magouilles du Paris populaire qu’ils filment avec un talent tout particulier. Mia, 25 ans, employée dans un petit salon de manucure dans le 18e à Paris, apprend qu’elle est enceinte. Il lui faut trouver d’urgence un nouvel appartement alors que son copain Nabil, en liberté conditionnelle, peine à joindre les deux bouts. Lancée dans une frénétique course contre la montre, Mia monte une combine impliquant des clientes du salon, des soirées privées, et un footballeur-star. Cette fois, elle n’a plus le choix : elle doit reprendre son destin en main. Un film noir dans la tradition dans lequel tout le monde traficote ou tente, tout simplement, de s’en sortir. Solide, original, un drame qui se laisse voir, d’autant qu’il est admirablement porté par un excellent casting. Honnêtement, au début, on s’y perd un peu. Beaucoup de personnages et on a du mal à comprendre les interactions entre. Mais peu à peu, on s’attache à tous ces escrocs à la petite semaine qui survivent comme ils peuvent. Beaucoup de force, de densité et surtout aucune emphase. Le film est sec, sans fioritures, sans dialogues inutiles – petit bémol, on est loin de comprendre chaque mot -, sans affèteries de la caméra. Paris, je l’ai dit, est magnifiquement filmé, tout comme les personnages, au plus près, au plus intime. Une chronique de la débrouillardise interlope qui ne manque pas de qualités. En haut de l’affiche, Garance Marillier, qui, depuis 2017 et sa performance dans Grave, choisit parfaitement ses films et ne nous déçoit jamais comme dans Marinette. Vraiement une actrice à suivre de près. Autour d’elle, que du très bon avec Bakary Keita, Sandor Funtek, Virginie Acariès, Slimane Dazi, Eléonore Bernheim, et beaucoup d’autres qui campent une suite de personnages rugueux au sein du Paris des mal-aimés.
Garance Marillier incarne Mia, une jeune femme qui vit grâce aux soirées et à un célèbre ami footballeur. Mais un événement inattendu va venir remettre en cause tout son business. L’histoire d’une descente aux enfers. C’est haletant, plutôt bien réalisé bien que très peu crédible.
Ce film est juste. Il laisse le temps à l'égarement, au vertige, à la cruauté des quotidien précaire, à la justice, à l'injustice. Tous les interprètes sont bons, femmes et hommes.
Un film sur les petites gens, ceux qu'on ne voit pas à l'écran. Filmé dans le quartier du 17ème, on sent l'ambiance d'un quartier qui se gentrifie mais où reste ceux qui galèrent. Garance est parfaite comme d'habitude avec un naturel qui nous fait presque oublier que c'est un film. Et mention spéciale pour la bande originale qui est incroyable. Elle est une véritable voix omnisciente qui permet de lire le film.
Mia, 25 ans, employée dans un salon de manucure, apprend qu’elle est enceinte. Il lui faut trouver d’urgence un nouvel appartement mais peine à joindre les deux bouts. Et ce n’est pas son copain (en liberté conditionnelle) qui pourra l’aider. Alors Mia monte une combine mais ce sera le début d’un engrenage dont elle aura bien grand mal à s’en défaire…
Hamé Bourokba & Ekoué Labitey, tous deux membres du collectif de rap La Rumeur, nous entraînent en plein coeur d’un thriller urbain haletant, sorte de film choral où les destins des uns et des autres s’entremêlent dans un Paris hostile.
Si l’interprétation est clairement le maillon fort du film, avec une Garance Marillier (Grave - 2017) toujours aussi convaincante face à un Sandor Funtek glaçant de maîtrise, hélas, on ne pourra pas toujours en dire autant de la mise en scène dont le rythme inégal et le traitement de certains personnages peine à convaincre (on finit assez vite pas s’y perdre, trop de protagonistes qui n’ont pas tous le même temps de présence à l’écran), sans parler des trop nombreuses sous-intrigues qui viennent parasiter l’intrigue principale.
La Rue des Dames dans le 17e de Paris est la jonction des deux ambiances de cet arrondissement à la fois populaire et bourgeois. Notre héroïne surfe entre ces deux mondes, entre la débrouille et les embrouilles, entre salon de manucure et soirées privées. Ce film tendu aborde beaucoup de thèmes de manière un peu brouillonne et ne fait pas mouche à tous les coups mais Garance Marillier est comme à son habitude : épatante.
Merci au Pathé multiplex de m'avoir permis de voir ce film en le programmant , quand le cout est inversement proportionnel au ressenti , on sait que ca mérite le grand écran ! Quel authenticité !
Garance Marillier nous Mets un bel uppercut tellement son jeu est juste et intense. On la suit de galères en galères, elle s'accroche, elle s'arrache pour survivre dans ce Paris qui ne fait pas de cadeaux. Un film bien sombre.
Mia (Garance Marillier, découverte dans "Grave") enchaîne les galères. Elle apprend qu’elle est enceinte ; son copain, Nabil, est en liberté conditionnelle ; expulsée de son appartement, elle trouve refuge dans un hôtel miteux ; sa relation avec sa patronne, dans le salon de manucure qui l’emploie, se détériore ; et la combine qui lui permet d’arrondir ses fins de mois – faire rentrer des clientes de son salon dans des soirées VIP – risque de lui valoir des poursuites pour proxénétisme.
Les deux rappeurs Hamé & Ekoué signent leur deuxième film. Le premier, en 2017, avait donné le ton : "Les Parisiens" racontait le destin contrarié de deux frères algériens dans un Pigalle intemporel. Rue des dames se passe quelques pâtés de maisons plus loin, dans le dix-septième arrondissement, derrière la place de Clichy. Loin des clichés, c’est un Paris paupérisé qui est décrit, un Paris de la débrouille.
Contrairement à ce que son affiche laisse escompter, "Rue des dames" est un film choral qui met en scène plusieurs personnages : outre Mia, on y croise Issa, un chauffeur Uber débrouillard, Yohann (Sandor Funtek, la révélation de "Suprêmes"), un flic borderline, Diane, qui se demande ce qu’elle va faire du polichinelle qu’un footballeur célèbre lui a mis dans le tiroir, César, un entremetteur louche…. Tous les personnages se débrouillent, se démerdent pour survivre, quite à se perdre dans les mensonges qu’ils accumulent et à trahir la confiance des rares soutiens sur lesquels ils pouvaient encore compter.
Cette absence de manichéisme fait tout l’intérêt de cette panoplie de caractères. Mais "Rue des dames" souffre d’un défaut rédhibitoire de construction. Hamé & Ekoué ont voulu faire tenir dans un film standard trop de personnages, trop d’intrigues secondaires. Le spectateur s’y perd, qui ne sait plus où donner de la tête.
Derrière un film qui se veut très brut et réel, c'est l'ennui qui est la première caractéristique mis en valeur dans ce film. Les scènes sont interminables et inutiles (le repas avec Mia, sa belle mère et son petit ami pour n'en citer qu'une). Un travail d'élagage aurait été nécessaire quand bien même il ne resterait pas plus d'une heure au film.
La deuxième caractéristique du film est son sujet, qui, nous présente des personnes aux vies décousues gravitant autour d'un footballeur important. Si le réalisme s'envole assez rapidement, le côté brut ressort bien notamment par les coups de pression. C'est trop peu. Sur les soixante-dix films que j'ai vu au cinéma sur les trois derniers mois, rares sont ceux qui m'ont autant ennuyé.
Faut-il dorénavant que soit distribué à chaque spectateur à l'entrée de la salle un synopsis clair de ce qu'il va voir..et éventuellement comprendre ? Car quasiment rien capté des situations, des motivations.. Deux étoiles pour l'ambiance et l'actrice pas mauvaise, mais quand même..