Drive My Car
Note moyenne
4,0
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216 critiques spectateurs

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Caro
Caro

1 abonné Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 janvier 2022
Avis très subjectif, car je pense que je n'avais pas les clés pour comprendre les messages du film. Sans cela, le scénario est flou, se disperse et ne nous embarque absolument pas, entre des scènes à rallonge et d'autres qui semblent démunies d'intérêt. Encore une fois : chacun peut y voir des choses différentes !
normangray
normangray

5 abonnés 46 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2021
Le film de l'année. Sur le papier, une proposition loin d'être évidente et pourtant dés la première séquence le film impose sa loi, sans effets, avec une assurance tranquille, toujours en avance sur le spectateur, si bien que les trois heures filent d'une traite.
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 décembre 2021
Je me doute qu’il horripile sûrement un peu ce titre de critique…
Mais que vous voulez…
A un moment donné il est tout de même difficile d’ignorer certaines évidences.
Oui « Drive My Car » est un vrai film de bobos. Je ne dis pas ça comme une attaque. Je pose juste ça comme un fait.
Quand un film nous invite à explorer pendant près de trois heures les états d’âme d’un acteur et metteur-en-scène japonais en prise avec une pièce de Tchekhov, je pense qu’on peut difficilement réfuter ce simple constat.
Et dire cela d’emblée ce n’est pas forcément vouloir faire un procès d’intention. C’est juste poser un cadre qui va nous permettre d’expliquer pas mal de choses.

Parce que oui, il va falloir le considérer ce cadre bobo, car c’est lui qui crispera ou séduira selon les affinités de chacun.
Ainsi n’échapperons-nous donc pas aux espaces cosy des grands hôtels et des intérieurs bourgeois, à ce goût consommé pour la culture occidentale classique, ou bien encore à ces discussions feutrées dans lesquelles on se délecte de savoir parler de sexe non sans une certaine élégance.
Il y a d’ailleurs quelque-chose d’assez européanisé dans la manière d’être des personnages de « Drive My Car », comme s’il s’agissait ici de reproduire une sorte de fantasme.
A jouer d’ailleurs à ce petit jeu, le film de Ryosuke Hamagushi n’échappe pas à une légère impression de culture hors-sol.
C’est ce qui explique par ailleurs sûrement ce titre fort singulier pour un film japonais : « Doraibu mai kâ » en langue originale, soit la transcription phonétique littérale de Drive My Car.
Voilà qui permet de situer un peu l’œuvre : un film japonais imprégné de culture européenne et qui semble d’ailleurs s’adresser essentiellement au public du vieux continent.
Tout un programme…

Mais qu’on ne se méprenne toujours pas sur mon propos.
Je ne dis pas que c’est un problème en soi d’être un film asiatique imprégné d’une certaine européanité – j’en veux notamment pour preuve le fait que j’ai particulièrement apprécié « Burning » du Coréen Lee Chang-Dong – mais par contre je n’oublie pas de souligner que c’est cette imprégnation culturelle là qui conduit régulièrement ce « Drive My Car » vers une certaine contemplation de soi ; ou plutôt devrais-je dire vers un certain fantasme de soi.
Ainsi, sur ces trois heures de spectacle, le film aurait clairement pu se soulager de quelques répétitions entre acteurs et autre discussions qui, par certains aspects, donnent l’impression de n’être là que pour magnifier ce seul art d’être ce qu’on est…

Malgré tout – et comme l’annonçait si insidieusement le titre de cette critique ;-) – il y a bobos et bobos…
…Or je me dois bien de reconnaitre qu’en ce qui concerne Ryosuke Hamagushi, le bobo japonais a au moins le mérite de s’aimer avec un certain savoir-faire et une certaine élégance.
Car au-delà de magnifier son milieu, Hamagushi sait aussi magnifier ses lieux.
Cadre propres. Photographie douce. Un goût sobre mais certain pour une forme de géométrie de l’épure… Sans être pleinement séduisant, « Drive My Car » présente au moins le mérite d’être propre. Or c’est là justement le genre de raffinement qui s’est perdu au sein de la culture bobo de chez nous, alors ne boudons pas cette qualité.

Mais si le lieu est aussi régulièrement valorisé c’est aussi parce que Hamagushi sait le marier avec un vrai respect du temps…
…Et ça m’étonnerait presque de le dire, mais ces trois heures participent à installer quelque-chose qui va au-delà de la seule sublimation de soi.
Car ce temps long, c’est celui qui fait qu’au bout d’un certain moment, les instants de « Drive My Car » deviennent précieux.

Il y a d’abord toutes ces longueurs du début qui progressivement prennent de l’épaisseur a posteriori grâce à un habile jeu de narration par couches successives, mais il y a aussi tous ces instants insolites qui se posent là comme des bulles de respiration et qui s’installeraient presque comme des centres d’intérêt à eux seuls.
En ce qui me concerne par exemple, j’ai particulièrement apprécié cet instant où Yusuke et Misari décident de traverser le Japon sur un coup de tête.
On est dans un moment d’introspection. Les personnages ont besoin de décanter les choses et ce voyage s’impose comme une nécessaire mise à vide…
Or c’est justement dans ce contexte que Hamagushi prend le parti de filmer la route.
Juste la route qui défile.
La route et ses images. La route et ses sons.
Et même si j’ai quelque-peu regretté qu’à ce moment-là le cadre ait manqué d’une réelle stabilisation, je me suis par contre laissé totalement prendre par la distorsion sonore du passage dans les tunnels, par les errements des phares le long des routes sinueuses, par le silence d’une arrivée dans la neige…
Lors de moments comme ceux-là, toute l’ambition consistant à faire de la voiture un lieu de reconstruction de soi – un vaisseau faisant transiter du deuil passé aux « amours » futures – prend toute sa forme et tout son sens.

D’ailleurs je n’ai jamais trouvé le film aussi bon que lorsqu’il s’éloignait des pièces de théâtre et des comptoirs huppés.
Quelques balades en voitures et autres discussions / confessions sur le siège passager ont su sonner justes me concernant.
…Malheureusement pour un coup réussi il y en a parfois deux râtés.
Combien de fois le film savate-t-il ses instants à trop vouloir parler, à trop vouloir décrire ?
Venant d’un film d’auteur japonais qui aime prendre son temps, j’avoue qu’il y a là-dedans quelque-chose de rageant…

Ainsi – et à bien tout considérer – il y a du à prendre et à laisser dans ce « Drive My Car ».
D’un côté je ne peux renier de vrais instants de justesse, ainsi que quelques pointes d’élégance fort bienvenues, mais de l’autre il m’est difficile d’ignorer les quelques boursouflures et autres marques artificielles qui font que je n’arrive pas pleinement à me projeter dans ces quêtes introspectives.

Finalement, comme tout un symbole, c’est le titre qui pourrait contenir à la fois le problème et la solution de tout ce film.
Car c’est justement quand le film accepte de prendre la route qu’il est finalement le meilleur.
Loin des théâtres mondains, Yusuke se retrouve sitôt qu’il laisse l’initiative de la conduite à celle qui au fond parle le moins alors que pourtant c’est elle qui a le plus à dire et à montrer.
Ce sera donc à savoir pour la prochaine fois, cher Ryosuke…
Car c’est parfois en allant se ressourcer un peu dans l’arrière-pays, loin des artifices de la grande ville, qu’on renoue avec l’essentiel…
…Et qu’on se dépare du superflu.

…A méditer. ;-)
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2021
Le générique de "Drive my Car" débute au bout de quarante minutes, ce qui en dit long sur la physionomie générale du film. "Drive my Car" est une oeuvre longue, peut-être trop, mais un des films à découvrir cette année. Adapté de l'oeuvre de Haruki Murakami, il est très difficile d'en restituer la densité. Avec sa galerie de personnages et de situation, "Drive my Car" édifie un archipel du deuil et de la resilience. Un metteur et scène et une chauffeuse, des scènes de répétition de Tchekhov : Ryūsuke Hamaguchi interroge la capacité des hommes à trouver dans le théâtre ou d'autres domaines les ressources pour se relever d'une perte douloureuse. Après d'autres succès comme "Sense" ou "Asako", celui-ci s'affirme parmi les plus grands japonais actuels.
Reverdy
Reverdy

25 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 décembre 2021
C'est un film sur la guérison, sur la beauté qui sauve. La parole nous aide à guérir même si cela prend du temps. Drive my car est esthétique et bouleversant.
Alexandra Rashidi
Alexandra Rashidi

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 décembre 2021
Film très très long... Sans histoire précise..
C'est la première que je sors de la salle avant la fin du film 
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2021
Adaptation d’une nouvelle de Haruki Murakami, ce film de 3h – le cinéaste a malicieusement inséré le générique de début après une introduction de… 45 minutes – nous embarque dans la vie d’un metteur en scène de théâtre nippon et de son entourage constitué de sa femme, de sa conductrice étrange et mutique et d’un jeune comédien déchu. D’abord distants, ces personnages vont se rapprocher, comme liés par l’expérience personnelle d’un deuil. Solidement mis en scène, regorgeant de détails d’une grande finesse, ce long-métrage de facture classique est propre, soigné et émouvant. Sans être bouleversant, il prend la forme d’une belle et modeste leçon sur la fragilité de l’existence. Prix du scénario au Festival de Cannes 2021.
Marianne KD
Marianne KD

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 novembre 2021
Le meilleur film que j'ai vu cette année, malgré ses 3 heures on ne voit pas le temps passer. un scénario très original et une promenade linguistique étonnante.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 21 novembre 2021
Film long et soporifique, plusieurs histoires se superposent sans toujours se croiser. Il faudrait voir plusieurs fois pour y comprendre quelque chose mais franchement 3 heures c'est sans appel et puis n'est pas spécialiste d'Oncle Vania qui veut !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 décembre 2021
Que c'est bon un réalisateur qui prend son temps. Des personnages qui, en écho à la pièce de Tchekhov, tente de continuer à vivre malgré leur fardeau.
Marko P
Marko P

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 novembre 2021
Merveilleux film qui m’a tiré des larmes plusieurs fois tellement tout est pudique, intelligent, profond, d’une humanité sidérante. J’aime ces gens, ce qu’ils font, ce qu’ils se disent, en résonance avec la pièce de Tchekhov “Oncle Vania” qu’ils répètent tout au long de cette histoire dont les 3 heures ne se passent pas au volant de la voiture comme on pourrait le redouter mais dans différents lieux d’un Japon formidablement filmé et présent. Paysages urbains de jour et de nuit, insulaires ou bucoliques (comme dans Senses où les lieux avaient autant d’importance que les états d’âme). Les dialogues sont toujours surprenants, inattendus, et il y a des rencontres où l’intimité se révèle avec une très grande intensité. Il y a quasiment 3 fins successives dont le dernier plan est à chaque fois bouleversant. Et une voiture qui unit, suscite la confession et apparaît comme un état d’esprit à elle seule. Une palme d’or n’aurait pas été du luxe.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2021
Un très beau film, à l'esprit japonais, tout en subtilité et délicatesse. Beaucoup de lenteur dans l'action et dans le choix des plans, avec la saveur de l'intelligence et le plaisir de laisser le spectateur entrer dans l'histoire pour en comprendre les ressorts.
Pour autant, la beauté du film tient essentiellement au roman de Murakami que le réalisateur suit au cordeau. C'est une belle adaptation, mais une adaptation plus qu'une création. Ainsi, l'idée géniale de mise en abyme durant les répétitions d'Oncle Vania vient du roman. Toutefois, Riyusuke Hamaguchi a sû glisser son interprétation de l'oeuvre en insistant sur la voiture, cet objet secondaire qui permet pourtant d'aller d'un point à un autre, d'avancer, seul au volant ou avec un(e) autre... en acceptant de se laisser conduire. Un road-movie de l'intime. Intelligent et émouvant.
Lulu1010
Lulu1010

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2021
Film intimiste qui aborde un sujet délicat : la mort et ses regrets et la culpabilité que l'on peut éprouver. Film un peu long mais remarquable par sa justesse de propos.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2021
En remettant à "Drive my car" le prix du meilleur scénario, le jury du dernier festival de Cannes a récompensé un film aussi complexe que majestueux. On y suit d'abord l'histoire d'un couple qui dysfonctionne, dont la communication est mise à mal – et l'on comprendra pourquoi. Hamaguchi montre à quel point le dialogue entre les deux époux ne passe que par leurs professions respectives : quand Yusuke et Oto font l'amour, elle trouve alors l'inspiration pour inventer des histoires qui serviront ses séries télé ; quand Yusuke répète la pièce qu'il est en train de monter, c'est en écoutant une cassette dans sa voiture, où Oto lui donne la réplique via un enregistrement. L'art pour surmonter le deuil, idée qui va prendre une dimension autre à partir du générique de début, lequel arrive après quarante-cinq minutes, quand le metteur en scène de théâtre rencontre Misaki, sa chauffeure chargée de le conduire de son hôtel au lieu de travail où ont lieu les répétitions d' "Oncle Vania". On ne sait pas grand chose de Misaki, si ce n'est qu'elle conduit à la perfection : elle parle peu et ne noue pas de relation avec Yusuke, comme on pourrait s'y attendre. Hamaguchi prend le temps de filmer ce long moment où deux êtres s'observent et n'osent aller à la rencontre de l'autre. Si l'on devine aisément que Misaki elle aussi porte un lourd fardeau, ce n'est pourtant pas une déception que d'apprendre ce mystère dans le dernier tiers du film : la révélation sonne davantage comme un exutoire, dans un moment où la confession de la douleur se calque sur le texte de Tchekhov. Les répliques d' "Oncle Vania", que l'on entendait dans la voiture de Yusuke ou pendant ces nombreuses répétitions sans que l'on parvienne vraiment à leur donner un sens, à les raccrocher à une autre réalité, trouvent enfin un point d'appui. Si l'idée selon laquelle l'art est un miroir de la vie n'est pas la plus originale qui soit, ce qui importe ici c'est moins la conclusion que le long trajet qu'il aura fallu pour y parvenir : une route faite d'attentes, d'hésitations, d'accélérations et de heurts – une métaphore qui vaut autant pour décrire la relation Yusuke-Misaki que pour la manière sublime et si rarement montrée au cinéma dont est retranscrit le processus de casting et de répétitions d'une pièce de théâtre. Durant ce très beau voyage qu'est "Drive my car", deux magnifiques moments font pause dans le récit : le premier est un repas entre le directeur du théâtre, sa femme muette, Yusuke et Misaki. Ici, Hamaguchi ne fait pas autre chose que filmer une scène où la vie est réactivée, un partage d'amour dans lequel l'art est absent. Le second moment se déroule durant le long trajet vers le village d'enfance de Misaki : alors que l'on est bercé par le bruit feutré de la voiture qui crée un rythme hypnotique, le cinéaste ose une rupture ambitieuse en coupant le son. On ne voit alors pendant quelques secondes qu'une voiture roulant sous la neige, sans distinguer les deux personnages à l'intérieur ; l'image devient pendant un bref instant reine et tous les composants du cadre (voiture, personnages) sont réduits à ce qui fait leur beauté, à savoir une opacité qui leur rend tout leur mystère. Aussi Hamaguchi signe un long-métrage exigeant, porté par des relations complexes et une mise en scène qui réside le plus souvent dans la froide observation, ce qui n'empêche en aucun cas l'émotion.
Hepburned
Hepburned

4 abonnés 44 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 octobre 2021
Superbe film, beaucoup de poésie et d'idées excellentes de mise en scène. Voir Tchekhov joué en plusieurs langue DONT la langue des signes est exceptionnel et à faire au théâtre !!
En tant que comédien, je ne peux que valider et apprécier ce genre de film. Bravo !
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