Drive My Car
Note moyenne
4,0
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216 critiques spectateurs

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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2026
Méditation d’une lenteur habitée, Drive My Car transforme le deuil en un cheminement intérieur d’une délicatesse infinie. Avec une mise en scène épurée, Ryusuke Hamaguchi laisse le temps s’étirer pour que les mots, les silences et les regards trouvent leur juste résonance. La voiture devient un espace intime où se rejouent les absences, les non-dits et les tentatives de compréhension. Le théâtre, en miroir, ouvre un dialogue subtil entre fiction et réalité, comme une manière d’apprivoiser la douleur. De cette retenue naît une œuvre d’une profondeur émotionnelle rare, où la guérison passe par l’écoute et l’acceptation.
-Nomade-
-Nomade-

14 abonnés 28 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2026
Un peu surcoté.
Le film est trop long, souffrant de séquences qui auraient mérité de sauter au montage, sans pour autant nuire ni au fond ni à la forme.
Des moments de grâce, à l'étonnante intensité dramatique en dépit de la mise en scène épurée jusqu'à la froideur. Mais aussi des moments qui semblent vains, et dans lesquels on décroche.
Reste une belle réflexion sur l'acceptation comme une forme de rédemption, et sur la création artistique comme catharsis.
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2026
Drive My Car prend le temps de s’installer, d’écouter et de laisser les émotions affleurer sans jamais les forcer. Un film ample et silencieux, dont la rigueur et la profondeur émotionnelle m’ont durablement marqué.

Il faut accepter d’emblée un cinéma du temps long et de l’écoute, où l’émotion naît moins de l’action que des dialogues, des silences et de leur répétition. Réalisé par Ryūsuke Hamaguchi, librement adapté de Haruki Murakami, Drive My Car s’appuie sur le théâtre et la parole pour approcher le deuil, la mémoire et la culpabilité. La mise en scène privilégie la retenue et l’installation progressive, demandant disponibilité et patience plutôt qu’une tension dramatique immédiate.

Le film pense le deuil non comme un processus à dépasser, mais comme un état durable. La perte demeure, structure les relations, s’inscrit dans les gestes quotidiens et les routines. La mémoire n’est jamais un refuge apaisant, mais un espace ambigu, chargé d’amour, de culpabilité et de non-dits.

La parole occupe une place centrale, mais ses limites sont constamment mises à l’épreuve. Les mots circulent, notamment à travers le théâtre, sans jamais tout révéler. Les textes joués et les répétitions fonctionnent comme des détours vers l’intime, suggérant que la vérité émotionnelle se construit par fragments et par écoute, plutôt que par révélation. Parler ne guérit pas, mais permet parfois de coexister avec la douleur.

De mon côté, Drive My Car m’a profondément marqué par sa richesse et sa cohérence. J’ai été particulièrement sensible à l’écriture des dialogues, à la sobriété de la mise en scène, à la finesse de la direction d’acteurs et à cette élégance discrète qui laisse l’émotion surgir sans jamais la souligner.

Ces choix ont toutefois leur revers. La durée et le rythme exigeants peuvent éprouver la patience, et l’absence d’événements spectaculaires laisse le film avancer presque exclusivement par la parole et le temps. Des limites indissociables de ce cinéma de l’écoute, qui peuvent parfois maintenir à distance.

Drive My Car s’impose ainsi comme une œuvre d’une grande maturité, profonde et discrète, qui préfère la lucidité à la consolation et donne envie d’y revenir pour en saisir chaque nuance, chaque silence, chaque mot.
NotThatYouThink
NotThatYouThink

46 abonnés 281 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 décembre 2025
“Drive my Car” me laisse un goût amer en bouche, bien que la réalisation soit soignée avec des séquences notables, lorsque je prends le long-métrage dans sa globalité, beaucoup de longueurs se font sentir avec une dernière heure de visionnage particulièrement éprouvante, car il ne se passe que peu de chose avec de trop long plans séquences.

Pourtant, le long métrage avait beaucoup d’élément en main pour réussir (cadre, lumière, bande-son), il aborde avec justesse certaines thématiques qui semble universelles, notamment l’amour, la mort, et la notion de rapprochement entre deux êtres complètement différent autour d’un même sujet : spoiler: Yûsuke (Hidetoshi Nishijima) et Misaki (Miura) pour leurs épreuves face au deuil et la mort, Yûsuke et Koji (Masaki Okada) pour leur manière d'appréhender l’amour envers une même femme.


Mais l’approche et la forme de cinéma insufflée par Ryūsuke Hamaguchi ne m’a pas convaincu malgré des scènes de dialogues percutantes, des idées parfois insolites : spoiler: Oto (Reika Kirishima) écrit ses scénarios et trouve toute son inspiration en faisant l’amour, Lee (Yoo-rim Park), la femme muette fait partie du casting pour la pièce de Oto et Yûsuke, Koji tue accidentellement quelqu'un.


“Drive my Car”, c’est surtout des séquences interminables de dialogues en voiture, c’est du moins cohérent avec le titre de l’œuvre (en anglais), mais avec une impression d'extension inutile dans l’approche. Un format de 2h m’aurait amplement suffit.
Federico Jili
Federico Jili

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 novembre 2025
Ce film est très bon. Ce n’est pas un film d’action, loin de là, le réalisateur prend son temps, il installe un rythme contemplatif qui nous invite presque à la méditation. spoiler: Dans la toute dernière scène, Misaki apparaît en Corée du Sud, sa cicatrice a disparu, elle semble apaisée, tournée vers autre chose. Elle est seule avec un chien dans la Saab 900 de Yūsuke, ce qui laisse entendre que lui aussi a "tourné la page".
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 octobre 2025
Le réalisateur Ryūsuke Hamaguchi signe un film fleuve et envoutant autour du deuil et de la reconstruction de l’individu par le pouvoir des mots et de la création artistique. Formidable moment de grâce hors du temps grâce à une écriture d’une finesse inouïe esquissant le portrait d’un metteur en scène et de sa chauffeuse abimés par la perte. Le cinéaste japonais capte des instantanés de vie, donnant corps à une perception toute théorique de celle-ci dans une mise en scène ouatée. Une œuvre délicate magnifique.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2025
Toute la délicatesse dont sait faire preuve un certain cinéma japonais (belle photographie, élégante mise en scène) s'allie à ce tempo très lent qui le caractérise malheureusement aussi, renforcé par une grande pudeur dans l'interprétation. Un charme se dégage cependant ainsi qu'une réflexion implicite sur l'art, sur la vie augmentée ou remplacée par la création, sur la catharsis permise par l'écriture via l'histoire d'un couple, tant dans son intimité que sa carrière parallèle où la précision, l'esthétique, l'imaginaire embellissent ou voilent le réel. Or, à ces problématiques principales intimement connectées se greffent deux histoires qui auraient pu constituer des trames à elles seules mais visent à confronter le dramaturge à son personnage ou à ses remords: celle, un peu malaisante, d'un acteur-admirateur dont les récits de son amante redoublent les initiaux de façon lassante - quoi qu'en en comprenne la portée pour le héros - ainsi que celui de la conductrice qui pourrait être sa fille et ne se remet pas de son propre drame personnel. Une ode à l'acceptation de son passé, à la guérison de ses maux, au pouvoir réconfortant ou révélateur de la scène.
Almaric
Almaric

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 novembre 2024
Je craignais d'être devenu insensible, juste apte à réagir aux stimulis incessants auxquels le monde contemporain nous expose.
Merci. Merci de m'avoir permis de comprendre avec ce film que j'étais encore capable de pleurer devant le beau, le lent, le sensible.
A voir, et revoir.
Superbe.
remfa
remfa

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 novembre 2024
Vous avez 3h à gâcher dans votre journée ? Alors ce film est fait pour vous. D’un ennui mortel, rien ne se passe vraiment, même les acteurs s’ennuient dans leurs scènes à rallonge. La mélancolie, la dépression, le deuil, la passivité, la culpabilité excessivement démesurément illogique sauront vous endormir ou vous faire fuir. C’est à se demander si le jury qui a attribué un Oscar pour ce film a vraiment regardé le film jusqu’au bout.
Iloonoyeil
Iloonoyeil

88 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2024
Bonjour tout le monde,


Le scénario de ce film intense est époustouflant de précision.........

Un grand film subtile, contemplatif, précisieux et psychologiquement abouti.

A voir et revoir.

Bien à vous.

Gérard Michel
cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juin 2024
Surnoté. Un metteur en scène japonais dépressif fait jouer Oncle Vania de Tchekov, avec de nombreux trajets en voiture dont on se demande bien la signification, tout en se remettant difficilement de la mort de sa femme. C'est lent, long, pour un résultat qui n'en vaut pas le coup : juste de vagues discussions sur la vie, la mort, le souvenir des défunts, et beaucoup de longueurs sans dialogues. Seul pojnt fort : c'est bien interprété. Mais vaut mieux éviter de gaspiller 3h de sa vie pour cette oeuvre froide et assez noire.
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 460 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 juin 2024
Une fois de plus les récompenses et les bonnes critiques presse ne sont pas à prendre pour argent comptant. Que l’on trouve des qualités à ce film intimiste et qualifié de subtil, c’est recevable, cependant une telle quasi-unanimité est toujours louche. Fan de Hirokazu Kore-eda, Wong Kar-Wai et Kim Ki-duk je suis resté imperméable à cette réalisation d’une opacité persistante. L’aspect contemplatif qui fait des miracles dans certaines productions asiatiques est ici sans saveur et d’une platitude abyssale à coup d’épanchements pesants et de réflexions creuses, d’autant plus que le film dure trois heures. Ce covoiturage hypnotique m’a beaucoup déçu.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2024
Un film d’une densité puissante et impressionnante. Malgré un rythme plutôt lent le film aborde beaucoup de sujets, sur différentes périodes. Il y a tout d’abord le long prologue où un jeune couple intello, artiste, plutôt bien sous tous rapports, un peu « bobo », vit soudainement une crise profonde. Celle-ci éclate quand l’auteur de théâtre découvre que sa femme le trompe avec des élèves acteurs. Mais le décès soudain de celle-ci nous empêchera de bien comprendre la psychologie des 2 personnages. Une sorte de 2eme film commence ensuite et l’auteur se réfugie alors loin de Tokyo pour diriger une master classe de théâtre amateur. « Oncle Vania » de Tchekhov sera le fil conducteur et thème récurrent du jeu des acteurs choisis. Une troupe internationale, assez atypique est réunie (chacun parlant dans sa langue d’origine). On découvrira le secret de chacun d’eux au fur et à mesure de l’avancement de la pièce. Des thèmes très larges sont abordés : les affres de la création, la rivalité & la séduction, la jalousie, le mensonge. Il y a aussi le personnage fort de cette jeune fille chauffeur de taxi, un peu mutique, qui drive l’auteur dans sa vieille Saab rouge décapotable. Une relation profonde, étrange , atypique se nouera , pour un déroulement surprenant mais open. Un beau film plein de mystère et de profondeur.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2024
Ce film demande de prendre une certaine approche je trouve et peut éventuellement déstabiliser le spectateur lambda, un peu comme moi. C'est une histoire d'hommes et de femmes, une histoire de vie, plusieurs vies, celles d'hommes et de femmes de théâtre et de télévision. C'est lent, mais une ambiance se crée, notamment avec le japonais si on regarde en VO, la Saab 900 rouge, les personnages calmes et apaisés en surface mais avec plein de ressentis à l'intérieur. Bref, c'est un conte de la vie, mêlant le théâtre, l'amour, les non-dits et révélations finales. C'est un continuel recommencement. Bref, une histoire sous forme de conte, peut-être un peu longue.
LNKRDRN
LNKRDRN

12 abonnés 765 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mai 2024
Un film pas mal.

Malgré la longueur assez importante du film, j'ai été impliqué dedans grâce au jeu d'acteur qui est assez réaliste.

La colorimétrie du film rend l'image très belle et la réalisation possède un certain charme visuel.

L'histoire, bien que lente, parvient a être à peu près intéressante même si j'ai eu l'impression que le film tournait beaucoup en rond.

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