Drive My Car
Note moyenne
4,0
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216 critiques spectateurs

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46 critiques
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62 critiques
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L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2021
J'ai pris du temps avant d'aller voir "Drive My Car", Prix du Scénario au dernier festival de Cannes. Ces trois heures de film me rebutaient. Mais au vu des excellentes critiques, j'y suis allé sans rouspéter, convaincu que je ne le regretterai pas. Et ce fût le cas. "Drive My Car", par sa mise en scène, ses acteurs et ses thèmes, parvient à nous déconnecter du présent pour nous plonger totalement dans une oeuvre atypique, poétique et mystérieusement immersive. J'avais l'impression, à ma sortie de salle, d'avoir dévoré un gros roman, dense, palpitant mais aussi dur et sombre. D'un côté, il y a un acteur et metteur en scène qui démarre une résidence dans un grand théâtre afin d'y monter "Oncle Vania" de Theckhov, et ce, suite au décès brutal de sa femme quelques mois auparavant. De l'autre, il y a sa conductrice personnelle, imposée par la production, une jeune femme mutique et pétrie de culpabilité. Lors de leurs nombreux trajets professionnels, dans l'espace clos de sa voiture, les dialogues formels se transforment en confidences et le deuil qui les habite secrètement chemine vers une libération. Autour d'eux gravitent d'autres personnages, eux aussi en pleine reconnexion à leur identité profonde. Le cinéaste japonais Ryusuke Hamaguchi ouvre son film avec un prologue de trois quarts-d'heure, avant de lancer son générique, ce qui peut rebuter certains spectateurs qui n'ont pas l'habitude de ce genre de format. Mais ce démarrage atypique permet aussi de donner le ton, entre silences et paroles, et de mettre en exergue toute la douleur, la fragilité et la complexité de son personnage principal. Avec une force tranquille toute particulière, cette oeuvre-fleuve aborde les thèmes du deuil, de la création artistique, du rôle cathartique de l'acteur, de la parole et de l'écoute vraies sans jamais perdre le cheminement progressif de ses personnages vers l'acceptation d'une réalité difficile à accepter. Car, d'une certaine manière, si la plupart des personnages se fourvoient dans le leurre de la fiction théâtrale, la jeune chauffeuse semble se refermer sur elle-même, quitte à s'extirper de toutes relations sociales. Et c'est à partir de ces positions diamétralement opposées que se déroule une rencontre véritable, où les rouages les plus intimes semblent se remettre en mouvement. Les souffrances se mêlent et s'entrecroisent alors que les allers-retours incessants se multiplient et élargissent le champs des possibles. Puis, il y a aussi la singularité de cette pièce de théâtre polyglotte, où les langages deviennent sons et où les corps démystifient le poids des mots. La présence d'une comédienne sourde et muette au casting est à l'origine de quelques moments de grâce, où le temps se suspend. "Drive My Car", tout en prenant son temps et en évitant tout lieux communs, parle de nos pertes et de nos échappatoires, de nos petites morts et de nos renaissances. Souvent, le cinéaste réussit à dire beaucoup sans dire un mot, mais quand les langues se délient, les idées abstraites résonnent très concrètement. Déconcertant et agréable, rare et puissant.
Jean-Jacques GOUFFIER
Jean-Jacques GOUFFIER

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 septembre 2021
Ce chef d'œuvre est une ode à l'amour, la mort, le deuil et la résurrection, et tout cela avec une grande pudeur, sans pathos.
Tous les personnages ont une densité remarquable. Les dialogues sont comme un chant lyrique qui vous transporte loin dans l'âme des personnages, chant entrecoupé de silences tout aussi envoûtants.
La lumière, les paysages sont d'une beauté remarquable.
Ces 3 heures s'écoulent comme le doux chant d'une rivière par une journée printanière. Même lorsque vous êtes sortis de la salle, le rythme paisible de ce film continue de vous envelopper d'une façon presque charnelle et l'on regrette presque que le rêve ne puisse pas continuer encore un peu.
Math719
Math719

229 abonnés 891 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2021
Un film japonais, qui mérite qu’on s’attarde dessus, la culture japonaise y est bien présente. Les acteurs sont bons mais il y a beaucoup de longueurs. Dommage sans ça, le film aurai été parfait. Les plans camera sont recherchés et certaines scènes sont vraiment intéressantes.
Elvira de Bord
Elvira de Bord

115 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 septembre 2021
Très beau film, touchant, poignant avec des images magnifiques. L'histoire se revèle peu à peu au gré des voyages. La mise en scene de my uncle Vania est un parallele subtil avec les evenements et la vie des personnages. Tout s'enchaine parfaitement et on ne voit pas le temps passer. La qualité des dialogues est exceptionelle.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2021
Je n'avais pas accroché aux 2 premiers "Senses" mais les critiques élogieuses réservées à ce dernier film de Ryusuke Hamaguchi, combinées à la perspective de retrouver l'univers de Murakami, que j'apprécie grandement, m'ont poussé à voir "Drive my car". C'est globalement une déception. Pourtant, les deux premières heures sont intéressantes, le scénario complexe et les interprètes de qualité. La première partie qui décrit la fin de la relation d'Oto et de son époux est la plus belle, magnifiée par une mise en scène d'une élégance extrême. Le lien très fort qui unit le couple, comme la déception immense qui envahit le mari lorsqu'il surprend sa compagne avec un autre, sont dépeints avec une évidence et une force rares.
De même, les premières séquences à Hiroshima sont très réussies : la connivence avec le responsable artistique du festival, le repas chez lui en compagnie de son épouse, comédienne muette choisie pour l'un des rôles de la pièce de Tchekhov, les premières lectures d' "Oncle Vania"... Le fil est perdu lors du monologue du comédien qui, dans la pièce, doit jouer le rôle-titre. La scène se déroule dans la Saab du metteur en scène, qui raccompagne le premier à son hôtel. Le discours, trop long, vide, apparaît dénué de sincérité, déclamé peut-être également par un acteur plus superficiel.
A partir de cette scène, le reste du long-métrage plonge dans la convention et ne parvient plus que rarement à faire naître l'émotion des débuts (on sauvera malgré tout l'étreinte entre le metteur en scène et son chauffeur devant les restes de la maison détruite de la jeune femme, sur son île natale, où elle a conduit son client).
SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2021
Yusuke Kafuku est un comédien de théâtre  classique. Il vit heureux et amoureux avec son épouse Odo, scénariste pour la télévision. Un jour, Yusuke surprend, sans que celle-ci s'en aperçoive, sa femme et son jeune amant. Yusuke choisit de taire cette découverte à Odo.

Ceci est le prologue de 45mn qui met en place tous les éléments matériels et symboliques d'une histoire très riche aux multiples interprétations. Entre huis clos et road movie, hymne à la créativité par l'abandon de soi, habité par des personnages marqués par la mort et passionnés par leur métier, Drive my car ne cesse d'intriguer pendant 3 heures. La beauté des images, le mystère des personnages, la poésie des rencontres, la mixité des langages, la force des silences, le poids de la culpabilité, le spleen de Tchekhov... tout dans ce film, adapté d'une nouvelle de Murakami, interpelle.

Ses personnages en souffrance trouveront dans l'écoute et la compréhension de l'autre une forme de repos.

sanscrierart.com
LETESS
LETESS

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 septembre 2021
Certes l'image est léchée, la recherche d'épure est indiscutablement travaillée... Mais Dieu que ce film est ennuyeux !
On doit vraiment s'accrocher et se pincer pour ne pas s'endormir. Les scènes de tunnel ou les plans fixes, on peut en mettre un peu. Mais pendant trois longues heures ?
Typique le genre de film à plaire à Télérama ou aux Inrocks qui préfèrent dire qu'ils ont adoré plutôt que d'avouer qu'ils se sont juste fait suer à suivre cette intrigue pseudo-intello rasante dont le pitch pourrait être ainsi résumé :
un japonais cocu et veuf mais qui roule en Saab, décide de monter oncle Vania de Tchekhov histoire de rigoler un bon coup.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2021
L’amour et la fidélité, le deuil et la culpabilité, la difficile voire impossible compréhension de l’autre, l’introspection et l’ouverture, l’art et la vie… Grande richesse thématique pour ce nouveau film de Ryusuke Hamaguchi (Senses, Asako…). On y retrouve avec plaisir la patte du réalisateur : douceur et finesse, exploration précise – sur un temps long permettant la subtilité et la profondeur – de la psyché et des émotions des personnages, de leurs relations… On y retrouve aussi, avec non moins de plaisir, le style de l’écrivain Haruki Murakami (dont une nouvelle a donné la matière première du film) : foisonnement imaginaire et romanesque, goût du mystère, plaisir de le sonder… Il y a ici quatre personnages principaux, donnant lieu à quatre beaux portraits nourris de récits qui se croisent, quatre histoires principales – porteuses d’autres histoires plus petites – qui sont confrontées par ailleurs au drame d’Oncle Vania, la pièce de Tchekhov, dont la mise en scène s’élabore au cours du film, en fil rouge. Plusieurs fils narratifs s’entremêlent, donc, pour un scénario-canevas intelligemment tissé où chaque motif fait sens à plusieurs niveaux dans un jeu de mise en abyme, de miroir ou de transfert entre les personnages et les multiples histoires. Ce film, au-delà de ses problématiques humaines, est ainsi un vibrant hommage à l’art de raconter – raconter la réalité, raconter des fictions – pour mieux appréhender la vie, vivre avec son passé, s’inscrire au présent, se projeter dans l’avenir. On parle donc beaucoup dans ce film. Et souvent à bord d’une voiture, véhicule d’expression et d’empathie, dont les différents trajets épousent symboliquement les différentes trajectoires de vie des personnages. Ce road-movie comporte quelques scènes mémorables en termes de réflexion et d’émotion, d’étrangeté et de grâce, magnifiquement limpides, faisant oublier quelques petites longueurs. Parmi les pépites du scénario : le rapprochement savoureux entre orgasme et inspiration créatrice…
Alexis Giovetti
Alexis Giovetti

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 septembre 2021
Loooooooooooooooooooooooooool
I n t e r m i n à b l e, d'une "chiantise"abyssale, pompeux... bref les atouts majeurs pour être sélectionné à Cannes !
Pensez bien à prendre un triple expresso avant d'y aller !!! Ou pas... le moment sera moins douloureux si vous faites une petite sieste réparatrice.
Le mieux c'est encore d'aller voir l'excellent Free Guy qui pour le coup au delà d'être un simple blockbuster , est teinté d'un très beau message en plus d'être hyper fuuun !!
Frank Trouillard
Frank Trouillard

6 abonnés 25 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2021
Un excellent film avec un scénario très intelligent basé sur des nouvelles de Murakami. La rencontre des univers de Murakami et d'Hamaguchi fonctionne à merveille ! C'est un film long, profond, subtil qui enchantera ceux qui veulent prendre le temps de déguster
Enzo D.
Enzo D.

4 abonnés 75 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2021
Drive My Car c'est un chef-d'œuvre, une expérience cinématographique.
On est au plus proche des personnages du films, tous d'une justesse inouïe, d'une poésie absolu.
On se laisse bercer scène après scène aussi bien par le son de la voiture qui roule, que sur les dialogues entre les personnages. c'est déroutant, c'est avant-gardiste et ça frappe là où il faut.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 404 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2021
Film fluide et fort par sa mise en scène , ses acteur-rices, et sa technique (image/montage).
Un éloge du théâtre et spécifiquement de Tchekov & de la force de sa pièce En Attendant Godot, mais aussi une monstration lyrique des rapports humains (amitié, amour, respect) et de l'homme en soi (et le questionnement sur lui-même).
Maré.
Maré.

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2021
En voici du Grand Art ! Mise en scène, scénario, jeu des acteurs, dialogues ; tout concourt à faire un grand film, émouvant, tendre, magique : une merveille ! On vit un récit qui nous plonge dans les mystères éternels que les mythes antiques n’ont cessé de scruter.
Leandre H
Leandre H

10 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2021
Ce qui fait la beauté du film, c'est d'abord le travail de la lumière qui fait toujours écho aux couleurs du décor. La composition de certains plans restera mémorable spoiler: (la découverte de l'adultère, puis les mains sortant du toit ouvrant, tenant les frêles cigarettes, ou les scènes à la déchetterie puis au bord de la mer)
. La caméra prend son temps, les travellings sont doux, les trajets de voiture envoûtants : cela semble nécessaire pour que le spectateur s'imprègne de la profondeur des extraits des pièces de théâtre sur lesquelles les personnages travaillent.

Ce film travaille sur la collaboration, sous toutes ses formes : l'amour, l'amitié, la pédagogie, et comment de ces rencontres naissent parfois l'inspiration, le réconfort, ou encore l'incertitude, la résignation. Le film montre ainsi plusieurs attitudes face aux épreuves de la vie, pistes à explorer par le spectateur.

Le film est une véritable réussite dans ce sens : le scénario est crédible, chacun de nous pourrait le vivre, dans la singularité de ses personnages, dans sa complexité et le doux quotidien dans lequel on nous mène. Voilà peut-être le motif du jury cannois : ils cherchaient une dramaturgie contemporaine, sans structure décalquable à l'infini. C'est un vrai plaisir de spectateur que de se laisser embarquer dans cette histoire fluide. En cela ce film est un objet unique, qui mérite son prix du Scénario.

On regrettera tout de même une BO peu subtile, et un recours peut-être trop fréquent aux textes théâtraux, qui appuient un propos déjà limpide dans le film, surtout à la fin. Dommage car c'est pourtant leur usage qui donne un énième sens à la rencontre : la possibilité que le sublime surgisse du quotidien grâce à l'art.
michel C
michel C

45 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2021
Beau film, très bien construit et d'une grande sensibilité. L'histoire des personnages, et leurs failles qui les rendent si humains, apparaissent petit à petit, par petites touches subtiles au travers des croisement du scénario entre réalité, théâtre et dialogues, sans qu'il soit nécessaire de recourir à de lourds flash backs. Une petite réserve sur la photo que je ne trouve pas exceptionnelle pour un film japonais.
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