Drive My Car
Note moyenne
4,0
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216 critiques spectateurs

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46 critiques
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62 critiques
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Anges38
Anges38

6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 septembre 2021
Cette année les sélections de Cannes atteignent le sommet de l'ennui.
Drive my car, est en tête de liste, 3h d'incompréhension , de lenteur inutile, de monologue stérile , de route filmée à l'infini , bref ce fut une épreuve pour moi de rester aussi longtemps, avec beaucoup d'agacement , le même sentiment que pour le film the tree of life qui avait reçu la palme d'or en 2011 ...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 octobre 2021
Du théâtre russe joué en langue des signes et en japonais par de mauvais acteurs en imitant de bons. Un interminable voyage en voiture. Une purge.
Bernard
Bernard

10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2021
Un chef d'œuvre
Un scénario exceptionnel et des acteurs remarquables.
A voir absolument... et revoir.
(Les 3 heures et la vo ne sont pas un obstacle)
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2021
Voilà un film tellement encensé que l'on se sent gêné si on n'est pas ébloui d'entrée. Soyons franc, malgré sa durée, le plaisir est constant à défaut d'être intense. Est ce un frein de ne pas connaitre Oncle Vania,? On ressort en tout cas avec l'envie de le lire. Et pas lassé des trois heures passés en compagnie de cet acteur et metteur en scène (celui de Dolls de Kitano), mais avec un tout petit peu le sentiment d'être resté sur le pas de la porte.
Le jeu des acteurs est sans faille, valorisent les trouvailles de la nouvelle de Murakami (les épisodes de la série télé imaginés en faisant l'amour, le casting multinational des acteurs dont une muette, le metteur en scène qui doit accepter de se laisser conduire…. Pas que dans sa voiture, la fameuse Skoda rouge, mais aussi dans la vie).
Hamaguchi se moque des codes, nous sert un générique tardif et une fin énigmatique. Mais on le suit volontiers, témoins distants de ces deux êtres en souffrance - un père et une fille. On accepte, sans tout saisir l'échange des mots, mais surtout écoute de la parole (les cassettes en voiture, les studieuses répétitions)
Plus les jours passent après la projection, plus on se rappelle cette quête de soi-même au travers la connaissance de ce qu'était vraiment l'autre, et plus Drive my car prend de l'épaisseur. cinéma - septembre 2021
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2021
Ai vu "Drive my car" du réalisateur japonais Ryusuke Yamaguchi. Que j'aurais adoré adorer ce film parfait dont je me faisais une joie de voir. Absolument tous les ingrédients sont là pour que je crie au chef d'oeuvre, une mise en scène souple et jamais démonstrative, un scénario extrêmement travaillé et construit, une interprétation intériorisée, une photographie soignée, un rythme qui prend son temps... mais hélas je ne suis jamais vraiment rentré dans ce long métrage de 3 heures. J'ai toujours eu la sensation de me voir en train de visionner le film qui m'a paru assez long et très répétitif. Yusuke Kafuku est un metteur en scène de théâtre à qui l'on demande de monter "Oncle Vania" dans la ville d'Hiroshima, nous suivrons donc tout le processus de création des auditions à la première. Les organisateurs du festival théâtral lui interdisent de conduire lui même sa voiture pendant toute la durée de son contrat et Kafuku se retrouve dans l'obligation de se laisser guider par les mains expertes de Misaki Watari, jeune femme mutique et discrète. Leurs destins sont liés par des points communs qui vont les métamorphoser au fur et à mesure des longs trajets en voiture sur les routes nippones. J'ai souvent eu la sensation que le scénario très (trop) écrit ne laissait rien au hasard, que tout jusqu'au plus petit détail devait être justifié, expliqué, pour s'emboiter dans cette mécanique psychologique... jusqu'à parfois friser l'invraisemblable. Le rapport du metteur en scène et du rôle principal sont prévisibles et pas très crédibles. Les scènes d'apprentissage de texte dans la voiture sont redondantes et fatigantes au fur et à mesure des kilomètres. Les scénaristes ne font pas toujours confiance à l'intelligence du spectateur et le texte d'"Oncle Vania" est sur-utilisé pour bien nous nous faire comprendre les correspondances entre l'état du personnage principal et ceux de Tchekhov. J'ai surtout été fasciné par la jeune conductrice qui est uniquement spectatrice et qui sera bien malgré elle l'élément perturbateur... mais n'ai je pas surtout été hypnotisé par son interprète incroyable qu'est Toko Miura ? Comme souvent en voiture j'ai eu régulièrement l'impatience d'être arrivé, d'être à la limite de l'agacement par les paysages répétitifs de l'autoroute et d'avoir qu'une envie celle de faire une pause pour me dégourdir les jambes... Dommage mais peut être n'était ce pas le bon jour pour faire ce voyage.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 285 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2021
S’embarquer en plein été dans un film japonais de 3 heures sans rien savoir de son scénario, de son casting, c’est rare chez moi, mais voilà ce qui m’est arrivé. Et sortir de la chaviré, ébloui, ce fut ma récompense
Tout y est : un scénario qui mêle l’intime, le non dit et un certain suspense, une réalisation hors pair qui nous tient en haleine ( en haleine? Vraiment ? Pour un film qui parle de deuil et de théâtre ? Eh oui!) de rebondissement en rebondissement on découvre de nouveaux personnages , d’autres s’animent ou se révèlent pour tendre vers une scène finale sublime. Mille fois déjà commentée, je n’en dirai donc rien de plus. Mais si vous avez envie de vous perdre , et vous retrouver dans les méandres d’un récit surprenant, si vous êtes sensible a l’obsession de l’amour après la mort, du enfin vous voulez redécouvrir Tchekov et en tressaillir d’émotion, ce film est pour vous
Nicky Cage
Nicky Cage

114 abonnés 482 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2021
pas mauvais . drive my car reste un film très "japonais" dans sont acting , sa réalisation ... mais n'en n'est pas moins intéressant pour autant . bien écrit , bien joué et bien contruit . sur 3H on ne s'ennui pas , même durant certaine scene de 10 minute de dialogue ou de plan séquence . très prenant c'est une pépite japonaise a voir cette année
velosolex
velosolex

6 abonnés 53 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 septembre 2021
J'ai lu les critiques des spectateurs. C'est un film apparemment qu'on aime ou qu'on déteste, comme l'étaient les grands chefs d'œuvres d'Antonioni ou de Bergman. Comme eux il nous installe à la fois dans la beauté, et l'inconfor, en nous ramenant à l'essentiel. Pour ma part je n'ai pas vu les trois heures passer. Admirateur de la littérature de Murakami j'ai retrouvé dans ce scénario la qualité et cette capacité à surprendre le lecteur par des rencontres improbables, et une narration mettant les héros sur le grill existentiel. .
Plusieurs écheveaux d'histoires s'entrecroisent habilement autour du fil rouge: " Oncle Vania" de Tchekhov doit être donné à Hiroshima, par un metteur en scène prestigieux, invité en résidence d'artiste pour l'occasion; Reste pour lui de choisir les acteurs et des les entrainer. Il y a donc des histoires dans l'histoire. La première étant celle du metteur en scène lui même, qui a perdu sa femme, sa muse en fait, deux ans plus tôt et qui ne parvient pas à faire le deuil, se culpabilisant de sa conduite d'alors, dont il pense qu'elle peut avoir été déterminante dans la disparition de sa femme.
Un autre plan séquence cyclique, étant celle de ce travelling où l'on voit la voiture rouge de nuit, avant de nous inviter dans l'habitacle. Elle à l'avant, lui à l'arrière. Notre metteur en scène s'étant vu imposé un chauffeur, une jeune femme en l'occurrence, avec laquelle une relation profonde va peu à peu s'installer. Rien à voir avec une attirance sexuelle lambda, mais quelque chose de bien plus singulier. L'homme dit au chauffeur chaque soir, ou chaque matin, au moment d'aller répéter dans la salle, ou de repartir, d'appuyer sur le bouton "play" du cassette. Alors les dialogues d ' "oncle Vania" commencent, et raisonnent dans l'habitacle de la voiture, afin qu'il se remette bien le texte en tête.
C'est un enregistrement qui a été fait par sa femme. Est ce "Oncle Vania", qu'il écoute, ou sa muse, dont il pleure sa disparition, sans pathos exprimé?. Ce n'est qu'avec le temps qu'il i dira son chauffeur, toujours très professionnelle, le nom de cette voix, que la jeune fille trouve très belle.
La voiture, joue donc un rôle majeur, comme le titre du film l'indique. C'est un vieux modèle SAAB, de couleur rouge, incandescente dans Hiroshima nocturne, éclairée de ses lumières, glissant sur son rail autoroutier. Une voiture fétiche auquel le metteur en scène tient beaucoup, depuis quinze ans qu'il l'a possède et en prend grand soin. Il a confié les clés à la jeune femme à contre cœur au début, avant de lui dire qu'elle conduit admirablement, sans à coups.
Pour cet homme dirigeant des acteurs, veillant à la fluidité de leur texte, ce n'est pas gratuit. Les deux protagonistes déchirés chacun par la culpabilité, vont après s'être confié l'un à l'autre, se retrouver à la fin du film tous deux sur le siège avant.
Il y a là, parmi tant d'autres, une belle métaphore sur le rapprochement, la confiance qui se mérite, la relation qui se construit dans le temps, et le processus de guérison, qui passe par le langage. Les scènes d'acteurs jouant Tchekhov sont très fortes,, très engagés émotionnellement, physiquement.
Où est la vie, le cinéma, le théâtre? Le grand écrivain Russe semble avoir phagocyté tout le monde, et la scène finale, le jour de la première, avec cette actrice muette , rendant la réplique à l'oncle Vania, par le langage des signes et du corps, est une de ces scènes qu'on oublie pas, comme celle des "lumières de la ville" , où Chaplin, avait choisi de garder le muet, pour exprimer, par l'art du mime et des émotions dansant sur un visage, la quintessence de ce que le cinéma pouvait exprimer de plus fort.
Murakami ne pouvait trouver mieux que Tchekhov, que j'ai eu envie de relire, comme sûrement tant d'autres, après avoir vu ce chef d'œuvre, qui est une ode aussi à la littérature, et à tous les arts qui guérissent, tant il tire des rallonges, et des ponts entre les genres et les êtres.
C'est un chef d'œuvre absolu !
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 septembre 2021
Le lundi 6  septembre 2021
Drive my car
Combien de jours m'a t'il fallu pour pouvoir sortir de cette voiture et enfin exprimer mon ressenti . Je n'avais pas envie de quitter mon siège de passager clandestin , je voulais rester le témoin caché de cette histoire, de ces histoires . Je voulais continuer à écouter Yûsuke Kafuku et Misaki Watari . Comme le générique du film qui arrive au bout de 45 minutes, il m'a fallu du temps pour émerger.
Juste commencer cette chronique en disant " j'ai aimé " sans trop même savoir pourquoi .
J'ai été séduite. 
Le film est long mais cette  durée,  ce temps  sont précieux.
Les hasards "en attendant godot" pour commencer ce film ( #"Le triomphe" vu la veille ) l'attente déjà , la temporalité .
L'attente, l'espoir.
Des hasards plus douloureux,  des souvenirs,  ceux des autres surtout.
Des coïncidences dans les silences,  dans les souffrances .
Le deuil, les deuils, des êtres aimés.
Des renoncements sans jamais oublier.
La blessure,  les blessures, celles de l'âme,  celle du corps.
La voiture personnage central
La voiture celle qu'on conduit témoin des souffrances
Celle dans laquelle on est conduit
Complice des cheminements de chacun , des confidences, des pensées cachées, des secrets avoués.
Impossible d'aller plus loin pour exprimer  ce qui m'a tant séduit au risque de gâcher votre plaisir de cheminer avec eux .
Juste cette scène, ses deux mains dressées hors de la voiture  qui tiennent,  comme des drapeaux libres , les cigarettes, la fumée s'échappant. Deux mains, deux personnages, deux histoires mais une seule complicité pour quel avenir ? Je crois alors à l'optimisme, la vie est là devant ,on est sur cette route.
edsti
edsti

9 abonnés 19 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 septembre 2021
Bouleversant poétique acteurs entiers scenario qui nous emmène très loin dans les relations humaines un chef d oeuvre
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2021

 Que dire en quelques paragraphes de ce film, tiré d'une nouvelle du prolifique Haruki Murakami, dont la richesse mériterait.... tout un colloque! Ryusuke Hamaguchi, qui revivifie la délicatesse et la profondeur du grand cinéma japonais d'autrefois, Ozu, Mizoguchi, aime réaliser des films divisés en chapitres. Senses: 5 chapitres; Asako I et II: Asako I et Asako II, et ici aussi il y a deux chapitres bien distincts (séparés d'ailleurs par le générique) qu'on pourrait tout aussi bien appeler Yûsuke I et Yûsuke II.
           Premier chapitre : un couple de quadragénaires très aisé (bel appart...), très branché (Yûsuke -Hidetoshi Nishijima- est metteur en scène et acteur, Oto - Reika Kirishima- est scénariste pour la télévision) et toujours très amoureux. Après l'amour, ou même pendant, Oto aime imaginer la suite des scénarios fantastico /érotiques qu'elle va proposer: "dans une vie antérieure elle était une lamproie.... qui ne posait les pièges de sa bouche à ventouse que sur des pierres..." Le "couple idéal", dont on apprend qu'ils ont perdu une petite fille de 4 ans et qu'ils n'ont pas voulu d'autre enfant. Pourtant, en rentrant inopinément, Yûsuke trouve dans son lit le charmant et très jeune Takatsuki (Masaki Okada), acteur dans un film d'Oto, ce qui semble le laisser assez indifférent. Mais Oto meurt brutalement d'une hémoragie cérébrale. Fin de la première partie, drame bourgeois: le mari, la morte et l'amant. 
         Dans la seconde partie, Yûsuke part à Hiroshima animer un atelier qui va conduire à la mise en scène d'Oncle Vania, une mise en scène novatrice puisque les acteurs (japonais, chinois ou coréens) s'exprimeront chacun dans leur langue.... y compris la langue des signes (coréenne.... très expressive, un joli ballet dansé par les mains) puisque Sonia est jouée par une muette. Et le veuf a la désagréable surprise de découvrir parmi les postulants Takatsuki, mû par une envie plutôt malsaine de travailler avec Yûsuke.
           Yûsuke a choisi un hôtel éloigne, au bord de la mer. Or, les règles sont inflexibles: pour des raisons d'assurance, Yûsuke ne doit pas conduire sa voiture,  mais il l'adore, cette voiture, une Saab turbo deux portes d'un rouge pétant (mais où diable ont ils retrouvé cette merveille??) et il supporte mal de se voir attribuer de force un chauffeur. En l'occurrence, une chauffeur, Misaki (Toko Miura) une jeune fille mutique, sauvage, mal à l'aise avec les autres, qui ne sait faire qu'une chose dans la vie: conduire. Dont on comprendra que l'enfance a été très difficile.
           Le film dure trois heures. Est il trop long? L'hypocrisie bien pensante voudrait que l'on s'écrie: non bien sûr! En fait, si. Car une thématique secondaire de cette seconde partie c'est: comment jouer Tchekhov aujourd'hui? Comment représenter Tchekhov? et les scènes de travail sont vraiment longues. Un quart d'heure de moins aurait permis peut être de mieux apprécier la splendeur de la fin.
           Petit à petit, on a compris que le "couple idéal" de la première partie vivait sur des fêlures. Ce sont deux écorchés qui partagent la Saab, deux écrasés par une culpabilité qui ne les quitte jamais. Et qui, peut être, vont s'épauler et revivre un peu moins mal, continuer à vivre, comme Sonia et l'oncle Vania....
           C'est magnifique, fort, puissant, subtil. C'est clair: Hamaguchi est un très grand.
domit64
domit64

74 abonnés 369 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 septembre 2021
Long très très long, succession de scènes sans intérêt... film plat... bref passez votre chemin ou faites un vrai road trip !
Domnique T
Domnique T

80 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2021
Il n'est pas inutile de connaitre un peu "Oncle Vania" de Tchekhov pour mieux appréhender les caractères des protagonistes ...
Nous voyons de plus en plus souvent le générique de début apparaitre au bout de 2 3 ou 4 minutes de film ... là, c'est au bout de 45 minutes ! 45 minutes d'ennui profond ! Mais à ce moment, le film débute enfin et de quelle façon ! Le spectateur est surpris a chaque minute par le scenario, la façon de filmer, la direction improbable vers laquelle le réalisateur nous emmène ! C'est très habile, très esthétique aussi !
Kiberen
Kiberen

27 abonnés 91 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2021
Ryusuke Hamaguchi et son "Drive My Car" ont progressivement attisé ma curiosité sur ces dernières semaines, et maintenant que je suis ressorti de ces 3h de visionnage, je suis à la fois très satisfait et très perplexe.

D'un côté, Hamaguchi a voulu nous parler de la mort et du deuil, de ce qui nous rend complets, de ce qui nous pousse a avancer, à trouver les réponses qui nous manquent dans un voyage contemplatif ou nombreux seront les longs dialogues où nos personnages cherchent les pièces de divers puzzles. Le parcours de Yusuke est constamment très intéressant à suivre, tant son besoin d'avancer, de trouver un nouveau souffle est palpable.


Le rapport à la voiture n'est également pas à négliger. À travers les nombreuses séquences véhiculées, Hamaguchi délivre un message sur le pouvoir d'être vivant, d'être le chauffeur de ce qui sont encore là et qui ont besoin d'avancer. Avec une voiture, on peut partir trouver un nouveau souffle, ou retourner dans notre passé pour embrasser notre propre vérité.

Ce récit est magnifié par une réalisation toute en finesse, où chaque personnage trouve progressivement sa place dans le cadre. Le talent de Hamaguchi pour filmer de grands paysages est à noter, ce qui offre un troisième acte aussi fort visuellement qu'émotionnellement. Certains thèmes peu abordés sous un angle comme celui du film se révèlent très touchants, notamment concernant la question de l'art et du handicap, et le lien invisible entre le pouvoir du théâtre et nous est représenté avec justesse.

De l'autre côté, il y a pour moi un vrai problème avec la durée du film. Je n'ai rien contre les films très longs, "Il était une fois en Amérique" est mon film préféré de tous les temps avec ses 4H10, et "Onoda" du haut de ses 3h est pour l'instant mon film préféré de 2021. Cependant, ici, la durée pose un vrai problème.

Presque une heure de film, la première, est consacré à installer le passé de Yusuke et l'élément déclencheur qui nous emmène vers l'histoire principale. Mon problème, c'est que tout ce que j'ai vu durant ce long début de film est répété dans les 2h20 (environ) restantes, et je ne trouve pas ce premier acte qui s'étend très utile au final. "Drive My Car" aurait très bien pu démarrer au début de son tronçon principal, et tout serait resté clair et compréhensible. En plus d'affaiblir inévitablement le rythme, ce début de film diminue la portée dramatique de beaucoup de scènes qui suivront puisque nous savons déjà tout, puisque nous étions là. Lorsque Yusuke se confie sur tout ce qui s'est passé plus tôt dans sa vie auprès des personnages, on ressent beaucoup moins les liens qu'il tisse avec les divers personnages, n'étant pas dans la découverte avec eux. "Drive My Car" aurait pu tout à fait s'amputer de ce premier gros morceau du film, garder les rushs pour illustrer par-dessus les dialogues ce qui est raconté plus tard, et le film s'en serait tout aussi bien porté et il aurait pu un peu plus respirer.

Bien que souffrant de ce problème insistant, "Drive My Car" reste néanmoins une formidable étude des rapports humains, des connexions que nous faisons, de cette quête que nous entreprenons pour mieux connaître ceux qui ne sont plus là. Un très beau film, qui aurait pour moi gagné a s'alléger de quelques dizaines de minutes pour devenir sublime.
Chris Marou
Chris Marou

9 abonnés 193 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 septembre 2021
Drôle d impression en sortant de ce film. Je ne sais pas trop quoi en penser. Je ne me suis pas ennuyée ni mon partenaire mais ne suis pas enthousiasmée non plus. Ce n est pas non plus un film que je recommanderai car
Je pense qu il faut vite s imprégner de l histoire dés le début( ce que j ai fait) et on passe un bon moment..
sinon c est l ennui..
plusieurs spectateurs ont quitté la salle.
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