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saxoman
18 abonnés
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5,0
Publiée le 11 octobre 2021
L'attachement pour ce film ne va que crescendo du début à la fin. Les personnages ne se révèlent que progressivement, à commencer par le froid , hautain et presque antipathique Kafuku. Mais ce metteur en scène porte en lui son poids de remords (qui ne seront exprimés qu'à la fin) et qui le pousse à être sans égards avec ses comédiens. La scène entre Kafuku et sa chauffeure (magnifiquement interprêtée par Toko Miura) devant les ruines de la maison de cette dernière nous émeut jusqu'aux larmes. Ce film est un bonheur. Arigato Ryûsuke Hamaguchi san !
J'aurais mis une note négative si je l'avais pu. Trois heures de vacuité absolue, nombrilistes à l'extrême. On dirait une caricature de cinéma germanoprantin à la Klapisch, et pourtant c'est du cinéma japonais. Les personnages sont des statues vides de toute émotion, totalement creux, il ne s'y passe absolument RIEN. Ah si, il y a 2-3 jolis paysages. C'est un peu limite pour combler 3h laborieuses.
Le jeune (42 ans) réalisateur des déjà très estimables Asako 1 et 2, Senses et Passion livre avec Drive my car une œuvre nettement plus aboutie qui devrait le faire reconnaître au-delà des cercles intellectuels d’initiés, car il faut bien reconnaître que les cinq heures de Senses et ses longs dialogues peuvent rebuter. Toutefois Il serait faux de prétendre que Drive my car est accessible à tout un chacun ; il n’est pas déconseillé de connaître un minimum la société japonaise. Et une relecture de Oncle Vania de Tchekov n’est pas non plus superflue. Drive my car est un film d’intellectuel intelligent et cultivé . Hamaguchi veut faire partager son admiration pour Tchekov (c’est compréhensible !) et sans doute nous convaincre de lire Murakami (le film est issu d’une de ses nouvelles). Contrairement à certains je n’ai pas trouvé le film prétentieux, bien au contraire. Hamaguchii prend le temps d’expliquer, de s’attarder, de fluidifier son récit. On s’attache très vite aux deux personnages principaux, particulièrement la conductrice taiseuse, mais aussi à la troupe de comédiens. Les belles idées de cinéma sont nombreuses (la Saab rouge, les cigarettes fumées par le toit ouvrant ……). Une palme d’or n’aurait pas été imméritée.
Très bon film. Un peu long, souvent lent, il ne plaira pas à tout le monde. Mise en scène somptueuse et très bons acteurs portent un scénario simple mais qui sert bien le thème de la culpabilité, la mort, l'amour et la vie.
J'ai été captivé et subjugué. De l'écriture à la réalisation, tout y est d'une grande finesse et subtilité. Oeuvre majeure. Faites du bien à votre âme, courez-y tant que c'est encore à l'affiche
Court métrage longué, sacré paradoxe lol ! Après 45 minute de parole monotone et de scène de sexe pas très passionné, le film se termine sur une scène de voiture incompréhensible. Tellement monotone que nous n'avons pas réussi a savoir si un enterrement a eu lieu ou un mariage. Il faudra bien faire penser au cinéma Escurial d'allumer les lumières à la fin du film car les gens sont restés même après la fin du générique.
Après un pré générique intriguant de 45 min tout de même, le film s'étire et se répète dans ce qui semble être une boucle infinie et terriblement ennuyeuse. Je pense que c'est typiquement le genre de film où l'effet exotique du Japon joue à plein sur les critiques positifs, mais la substance du film est très pauvre en définitive. Si un européen écrivait un film pareil, la plupart jugerait ça prétentieux et vain je pense. Est ce que ce film a du succès au Japon?
Le film est long, lent, car il faut prendre son temps pour aller percevoir l’essentiel et les non-dits. Se déroulant dans l’univers du théâtre, il en épouse certains codes et, surtout, l’importance des dialogues. Ceci dans des univers restreints, où les rares plans larges ont pour seule fonction d’accompagner les trajets de la voiture. D’une grande humanité, il est extrêmement bien écrit, et tous les éléments, même furtivement évoqués ou montrés, se recoupent intelligemment. Peut-être les scènes de répétition, qui participent à établir un réseau de correspondances entre la pièce de Tchékhov et le vécu des personnages, sont-elles un peu… répétitives. La dernière heure, qui ambitionne, par les évènements et révélations qu’elle contient, de gagner en intensité, perd en même temps de ce mystère, de cette finesse et de cette subtilité qui caractérisaient le film jusqu’alors. Elle se clôt toutefois sur une magnifique conclusion, les différentes résiliences faisant un dernier écho au texte du grand écrivain Russe.
Un metteur en scène de théâtre en déplacement à Hiroshima consent à être conduit par une jeune femme de ses lieux de répétition à sa résidence. Ce film inspiré par une œuvre d’Haruki Murakami est tellement riche que les trois heures de projection passent comme dans un rêve, comme la vie, que cette révision de Tcheckov enrichit avec une interprétation en langue des signes (coréen) époustouflante. https://blog-de-guy.blogspot.com/2014/12/oncle-vania-tcheckovlacascade.html . Le tempo lent mais jamais lassant permet d’aborder le thème du deuil, de la sincérité, de la force des récits, de la reconstruction, de la construction de soi, et par la grâce d’un scénario limpide récompensé au festival de Cannes, ménageant des silences, nous sommes surpris à tout moment par les personnages. Une pointe de fantasque vient pimenter un récit qui nous donne un aperçu de la profondeur, de la complexité universelle de l’âme humaine, sans que soient amenuisés les singularités culturelles rendues avec finesse par un réalisateur précieux. https://blog-de-guy.blogspot.com/2019/01/asako-1-2-ryusuke-hamaguchi.html Il éloigne la peur des grands mots et s’attache à explorer sans forcer l’amour et la vérité. On sort en se disant « voilà un beau film » sans que jamais il ne prenne la pose, bien que lors de conclusions multiples, une séquence près d’une sublime maison écroulée soit trop explicative à mon goût.
Beau, profond, bercé de grâce et d’intelligence. Un subtil jeu de relations et d’échos entre ces moments de vie, ces vies et cette pièce de théâtre. Une réalisation et un scénario que peu de réalisateurs peuvent approcher. Bravo et merci.
Pas une minute d'ennui sur ce long film, de l'humour, de l'émotion, un lien subtil entre les paysages, le son, les différents niveaux de jeux. J'ai adoré !
Splendide, sublime, bouleversant et tant d'autres choses encore. Quelle émotion! Allez, volez, courez voir ce film qui aurait du avoir la palme d'or. William
Une histoire sublime Tout s'installe lentement autour des personnages tourmentés Un délice de lenteur Lorsque la vitesse caractéristique de nos sociétés, n'a pas de prise sur la réalité, on obtient ce petit chef d'œuvre
Ou quand un beau geste ne suffit pas à faire un grand film. Deux petites heures auraient été plus que suffisantes pour faire dire au film le peu qu'il avait à dire... Le format est prétentieux, passablement fade, et crée rapidement des impatiences dans les jambes. A trop vouloir laisser le travail d'interprétation aux spectateurs, le réalisateur semble presque oublier d'introduire des vrais éléments d'intelligence et de beauté... On sort avec l'impression que le film a fait 20 % du chemin et que c'est à nous de faire le reste... Ça peut fonctionner pour les excités du bocal en mal de masturbation intellectuelle (ou de reconnaissance sociale ?) mais la portée du film leur est limitée. Pour les autres, ça ressemble davantage à une prise d'otage sur fauteuil rouge, suivie d'un grand "débrouille toi maintenant ! Fais comme tout le monde : construis-toi des raisons pour aimer ce que tu viens de voir". Quitte à faire un cinéma élitiste, on aimerait qu'il sonne un peu moins creux.
Heu...bon...alors.... Quel ennui, mais quel ennui !!!! Je suis allée voir ce film après lecture des critiques (presse + spectateurs) , tous 2 dithyrambiques. Alors, en résumé : spoiler: La 1ère heure (60 minutes) campe le contexte : le personnage principal du film a vécu 2 drames personnels...
Puis il s'en va monter une pièce de Tchekhov à Hiroshima.
La 2ème heure (50 minutes) , nous avons la lecture de Oncle Vania par des acteurs : en mandarin (sous titré français) , en coréen (sous titré français), en langage des signes (sous titré français) et en japonais (sous titré français).( NB : Car les acteurs arrivent a jouer meme si personne ne comprends rien a ce que l'autre dit :-))...
Puis un des acteurs, ex.amant de la femme décédée, exprime au personnage principal pendant 30 minutes, comment sa femme morte était formidable...
La 3ème heure, le personnage principal rencontre enfin sa chauffeuse et il se passe enfin quelque chose dans le film a travers un mini voyage initiatique....
Pfff... quelle purge !!!! J'ai mis 2 étoiles pour ne pas avoir trop inculte :-)