Mektoub my Love : Canto Due
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119 critiques spectateurs

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Fabien D
Fabien D

217 abonnés 1 281 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2025
Troisième volet d'une série de films tournés en 2017, Mektoub my love : canto due s'est longuement fait attendre. Kechiche réalise une suite superieure au premier film qui se libère d'un certain naturalisme pour aller vers le terrain de la comédie tout en affichant, par certains instants, une certaine gravité. La caméra du cinéaste capte toujours aussi parfaitement la beauté des corps notamment féminins, conférant ainsi à son film une sensualité certaine tout en évitant le voyeurisme qu'on a pu par le passé lui reprocher. Kechiche livre une œuvre maîtrisée et feuilletonesque dans son déroulement qui fait rire autant qu'elle fascine. Bref, le cinéma de Kechiche nous avait manqué.
Donatelloow
Donatelloow

74 abonnés 505 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 décembre 2025
Une pépite ! Je n’aime pas les films longs, mais je n’ai pas vu les 2h30 passer. Malgré le fait que ce soit un film plutôt contemplatif, Kechiche arrive avec sa caméra à nous embarquer dans chaque discussion.
C’est drôle, pertinent et surtout tellement humain.
Le trio d’acteur principal est génial avec surtout un Shain Boumedine qui brille de milles feux. Mention spéciale à Dany Martial vraiment impressionnante pour un premier film.
J’ai énormément aimé, et je n’ai pas vu les autres films du réalisateurs, mais de ce que j’ai entendu ce film est le plus sage au niveau sexualité (quasi absente du film, à l’opposé du volet Intermezzo projeté seulement à Cannes) et je dirai tant mieux, on en vient à la base de la relation humaine, et ce qui relie chaque personnage.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 décembre 2025
Kechiche signe enfin une œuvre avec une caméra stable et, pour moi, cette suite est encore meilleure que le film original. Ce cinéaste est un vrai génie pour ce qui est de mettre en scène la banalité et des conversations de la vie de tous les jours. C’est toujours un pur régal de regarder ces gens discuter de tout et de rien. Cela pourrait être ennuyeux mais c’est impossible avec un tel niveau de direction d’acteurs, de cadrage, de montage et de narration visuelle. Je suis fasciné par ses castings à chaque film. Ils paraissent tellement naturels et parfois, spoiler: il se permet même de garder des imperfections comme lorsque certains personnages se reprennent
et cela offre un résultat très humain et sincère.

spoiler: Déçu de n’avoir vu Hafsia Herzi que dans une seule scène, mais
chaque plan sur Ophélie Bau notamment me ravissait. Comme dans le CANTO UNO, elle est époustouflante de beauté, de douceur et de poésie. En revanche, je regrette vraiment le manque de développement du personnage de Charlotte qui était, selon mes souvenirs, un de mes préférés. Celui d’Amin compense avec une nouvelle fois sa place de protagoniste de l’ombre, à l’image de son activité de photographe. spoiler: Il est présent, en retrait et imprime tout ce qu’il se passe.


On a un bijou de 2h15 mais j’aurais presque aimé 30 voire 40 minutes supplémentaires et presque préféré que spoiler: le dernier acte dénote moins du reste.
Je demandais juste un maximum de séquences de dialogues. Peut-être que je suis fou. Et je souhaite impérativement une suite parce que spoiler: la fin est bien frustrante comme il faut.
Ce n’est pas un métrage parfait mais il déborde d’idées magnifiques.

spoiler: Ophélie a été mise enceinte par un homme immature qui la calcule à peine si ce n’est lorsqu’il la regarde s’occuper de ses bêtes. Il remarque une vieille chèvre et lui demande son âge. Elle ne donne pas un chiffre mais lui répond qu’elle est adulte. Et ce n’est pas une brillante réplique qui serait gâchée par une surenchère.
Tout est bien là où il faut. spoiler: Les deux personnages les plus détestables finissent par trahir leur entourage en couchant ensemble pour nous offrir de longues minutes de tension et de malaise et se retrouvent plus que jamais dans l’embarras.
Chaque émotion est merveilleusement bien transmise au spectateur. Amin a abandonné ses études de médecine pour devenir scénariste. spoiler: Sauf que ce n’est pas lorsque son potentiel futur producteur lit ses écrits qui compte, c’est le fait qu’il lui sauve la vie avec ses anciennes notions.


Pleins de petits moments comme ceux-ci qui m’ont fait adorer cette histoire. Je ne sais pas si l’opus non diffusé en salles comportait des éléments essentiels à CANTO DUE, mais c’était un plaisir absolu et merci à toute l’équipe du film pour ce très grand et très beau moment. Quelle année pour le cinéma français! 19/20 (Cinéma)
Jumpee1980
Jumpee1980

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 décembre 2025
Il n’y a pas de doute ce film est un bijou. On peut aisément parler de chef-d’œuvre ; l’adaptation libre du roman de François Begaudeau « La Blessure la vraie » vient parfaitement se mélanger avec les rêves et désirs de jeunesse du réalisateur qui témoigne de la réalité sensuelle, créative et farcesque d’une époque insouciante. Bravo!
capirex
capirex

189 abonnés 820 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2025
Avant toute chose j'aime me concernant beaucoup le cinéma d'Abdellatif Kechiche et il clôt la ici la Trilogie entamée avec Canto uno puis le sulfureux Intermezzo de bien belle manière avec son ton de chronique subtile passant de la comédie au drame, puis au polar . Le Cinéaste a cette capacité rare à magnifier la banalité du quotidien !
soulman
soulman

140 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2025
Il est étrange de retrouver sept ans plus tard les personnages de Mektoub my Love sans qu'ils aient pris une seule ride...et pour cause, puisque différents récits ont été mis en boite sans être montés dans leur totalité.
Ce prolongement est donc un pur ravissement, une joie sans pareille de retrouver une troupe attachante et l’œil d'un cinéaste exceptionnel. Les tromperies sont toujours agencées avec l'élégance d'un Marivaux, les dialogues fusent, parfois avec la nostalgie des années passées (l'amoureuse d'Amin sent bien que sa passion n'est pas partagée).
A ce petit monde se greffe un couple d'Américains tombé de nulle part, grand mangeur du couscous familial et dont le sujet féminin, actrice de série connue, ne résistera pas au charme du cousin Tony. Étonnamment, ces deux mondes se répondent avec malice et les liens ainsi créés ne manquent pas de captiver le spectateur.
En revanche, le dénouement - qui rappelle les séries télé les plus populaires - est clairement capillotracté, mettant à mal la vraisemblance qui caractérise généralement l'univers du réalisateur. C'est dommage mais ce Canto Due reste une œuvre splendide, qui mérite que l'on s'y attarde plutôt deux fois qu'une.
Totoscope
Totoscope

11 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2025
Huit ans après son tournage, Abdellatif Kechiche dévoile enfin la deuxième partie de son projet monumental : Mektoub My Love - Canto Due. Conte d’été, exploration du désir adolescent, chronique de vie saisissante et récit initiatique d’Amin, héros en retrait et double fictif du cinéaste.

Après la joie, le soleil, la plage, les rencontres et la fête, c’est maintenant la fin de l’été et le retour à la réalité. C’est un film sur la fin du rêve : si le premier était l’aube, celui-ci est le crépuscule. L’espoir naissait dans le Uno, il meurt dans le Due. Le désenchantement et le malaise s'installent peu à peu même si paradoxalement, un ton davantage humoristique émerge par moments.

Kechiche reprend son dispositif, la même mise en scène guidée par le jeu, ce cinéma du réel qui rend visible l’invisible et fait du regard un enjeu central. Mais ici construit en miroir du premier, c’est son reflet sombre : là où les agneaux naissent dans le premier, ici ils meurent.

Ça faisait un bien fou de découvrir une bande de nouveaux (et excellents) acteurs dans le premier et c’est un plaisir de les retrouver ici. Toujours avec ces dialogues qui se chevauchent, ce brouhaha vivant, cette énergie organique. Le tout sublimé par le travail de Kechiche, dont toute la maestria technique vise à un seul but : faire exister ses personnages. Pourtant, rapidement, il dévie de ce groupe pour se concentrer sur un nouveau duo qui lui permet d’explorer un autre chemin.

On retrouve sa capacité à filmer les corps, à les faire parler, et à produire un cinéma qui dégage une authenticité et une ivresse unique. C’est toujours vrai, poétique, avec un sous-texte riche (y compris politiquement) et toujours une expérience sensorielle. Mais on perd en puissance, en ampleur et en frénésie vis à vis du premier. Ici il se soumet à davantage de contraintes scénaristiques et perd en liberté. C’est un film plus classique, plus raisonnable, plus distant aussi. Reste une célébration : celle du cinéma et de la vie, la vie brute.
Shana
Shana

7 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2025
Un film éclatant sur la jeunesse, les désirs, le destin, une espèce de vaudeville où chaque scène prend le temps, le temps de vivre, le temps des doutes, les temps des regards, des hésitations, le temps aussi de la mise en scène. Un film sur le temps qui s'étire, qu'on voudrait arrêter et celui (son destin) qu'on projette.
ferdinand75

728 abonnés 4 495 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2025
Très différent du premier Opus , on retrouve bien les mêmes personnages, mais dans un mode plus apaisé, on est presque dans du marivaudage, dans un climat aux très bons dialogues à la « Rohmer ». Les jeunes se courtisent, croisent leurs sentiments, ils flirtent, on ne sait plus qui aime qui , tout cela est très mignon, presque romantique .
Bien sûr on retrouve les deux grandes forces de Kechiche , ce qui fait son unicité : en premier la manière de filmer les corps, au bord la plage, en séance de picnic encore, ces corps qui transpirent, en plein soleil , les mini deux pièces, les bouts de seins qui dépassent , un érotisme latent incroyable qu’il est le seul à savoir filmer. Remarquable qualité d’image, lumière naturelle de captation du soleil irradiant,
Idem pour la seule scène « sensuelle », car cet opus est beaucoup plus sage, mais cette scène est, là aussi, sublime , les corps transpirent, se contorsionnent, on est dans du réel, c’est sauvage, presque animal, et bravo à l’actrice Jessica Pennington , sa performance est énorme. Seul Kechiche sait filmer le sexe avec cette pertinence.
Et puis cette manière de filmer la jeunesse avec tant de naturel, les dialogues, sont à la fois écrit au cordeau, mais on a l’impression de surprendre une conversation privée, en cachette, un peu comme des voyeurs. Cette force de transcendance des acteurs est une autre marque du réalisateur.
Les dernières 20 minutes sont très différentes on quitte le marivaudage, la post adolescence, naïve et généreuse, on passe à l’âge adulte, avec le drame qui survient. C’est plus violent, on retrouve le « drama » et l’hystérie, poussé à bout. C’est astucieux et très fort. Une fois encore cette actrice américaine que l’on ne connaissait pas est formidable (d’ailleurs rentrée aux USA , elle a arrêté le cinéma, elle fait autre chose, dommage !!) , elle s’intègre parfaitement à l’univers Kechichien,
Peut- être la partie la moins lumineuse, un peu plus lourd, mais qui nous amène sur un fin complétement ouverte , sur tous les sujets ,et qui laissait bien penser qu’il aurait pu y avoir un opus 3 .( 4 si compte « l’invisible » Intermezzo.)
A noter qu’il y a aussi beaucoup d’humour dans cet opus , on rigole, on sourit souvent, très finement, bien vu.
Les intermèdes musicaux avec les sonates de Bach , ou les chansons « rai » sont très bien cadencés.
norman06

428 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2025
Le retour du grand Kechiche. Après un second volet déconcertant, sa trilogie se clôt en beauté avec cette chronique regorgeant de convivialité et sensualité, avec une troublante rupture de ton en fin de narration. Un bonheur !
lionelb30

543 abonnés 2 924 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2025
Drôle de film qui semble parfois improvisé. Le scénario part un peu dans tous les sens , le casting inégal et a fin laisse perplexe mais malgré tous ces défauts , quelques beau moments de cinema.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2026
Sorti dans des conditions improbables, huit ans après le Canto uno et alors que l’épisode central de cette supposée trilogie, intitulé Intermezzo et présenté au festival de Cannes en 2019, est inaccessible en raison de diverses polémiques, le Canto due de Mektoub my love n’est pas décevant pour un sou. L’on retrouve ici la plupart des personnages du premier épisode, qui poursuivent leurs pérégrinations amicales, familiales et amoureuses dans le Sète des années 90. Probablement échaudé par les polémiques passées, Kechiche se fait ici un brin plus sage au montage, sur les scènes de sexe comme sur la caméra posée sur le corps des femmes – il se prend même à être plus égalitaire dans la façon dont il filme les femmes et les hommes. Après une première partie où le comique tutoie le tragique, spoiler: il introduit des séquences d’action dans une dernière partie de film étonnante, qui prend la forme d’une quasi-bascule dans le cinéma de genre.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 322 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 décembre 2025
De Abdellatif Kechiche (2005) . Titre original Mektoub My Love: Canto Due
Une certitude se dégage du film . celle que le réalisateur nourrit d'admiration de ses comédiens et comédiennes . Cela se ressent . Pour le reste, ce nouvel opus est souvent long voire limite ennuyeux . Et dès le début on pressent le drame .
Il y a beaucoup de beauté dans le film au sens littéral comme de la façon presque sensuelle de filmer les corps . Joué avec conviction avec notamment le jeune , beau et lumineux Shaïn Boumedine dans le rôle de Amin . Avec aussi Ophélie Bau et Jessica Pennington .
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

34 abonnés 312 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2025
« Embrouille sétoise»
Ne pas avoir vu le « Canto Uno » n’empêche pas de suivre cette suite qui met en scène une bande d’amis à Sète dont la vie, déjà pas forcément simple (une future mariée enceinte d’un autre qui veut aller avorter à Paris…), va être bousculée par l’arrivée d’un vieux producteur et sa jeune femme actrice vedette.
Le réalisateur filme dans la longueur (2h14) et de manière parfois crue ses acteurs et actrices. On ne connaît pas la fin de l’histoire dans ce volet, il faut être fan du style Kechiche (La vie d’Adèle) pour apprécier ce moment.
jonathan L.
jonathan L.

16 abonnés 35 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 décembre 2025
La façon de filmer les groupes et les individualités est vraiment envoûtante. On retrouve le même charme solaire de son premier film.
L’histoire avec les américain qui est amusante au début finit cependant par prendre trop de place et brise le moment fort agréable que j’étais en train de passer.
Sans les dernieres 40minutes qui sont laborieuses le film aurait pas été loin d’un sans faute pour moi.
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