Amin revient à Sète, rêvant toujours de cinéma. Jusqu’au jour où il fait la rencontre d’un producteur américain, en vacances avec sa femme, une célèbre actrice d’un soap opera…
Alors qu’Intermezzo (2019) reste toujours inédit en salle, Canto due (2025) bénéficie "enfin" d’une exploitation (certes, très limitée, 115 écrans en 1ère semaine) et ce, près de 10 ans après la fin du tournage (les trois films ont tous été tournés dans la foulée, entre 2016 & 2017).
Ce film est la suite directe de Canto uno (2018) puisque l’on retrouve l’intégralité des protagonistes là où on les avait laissés. Après avoir filmé la chronique d’un été d’une vacuité abyssale (où il se contentait essentiellement de filmer des culs pendant près de 3h), Abdellatif Kechiche réitère mais sans vouloir à tout prix objectifier la femme et à braquer ses caméras sur les fesses de ses actrices. Autre changement et pas des moindres, le film devient plus traditionnel (dans sa structure) et surtout, il s’avère un peu plus court que le précédent (qui était bien trop long pour le peu qu’il avait à raconter).
Tant dans le fond que dans la forme, c’est un véritablement bouleversement à titre de comparaison avec le premier volet. Néanmoins, si l’on doit faire un résumé de la situation, les personnages peinent réellement à évoluer, entre le premier et le second chapitre, qu’ont-ils de nouveau à nous raconter ? Doit-on s’attendre à un énième chapitre pour savoir quel chemin va prendre tel ou tel protagoniste ? C’est peu probable que "Canto tre" voit le jour.
Mektoub My Love : Canto due (2025) n’en reste pas moins plombé par d’éternelles longueurs, des scènes d’improvisation à rallonge, spoiler: toutes les scènes de bouffes m’ont mis mal à l’aise (c’était répugnant) et j’ai trouvé particulièrement raté le dernier tiers (lorsque Jack Patterson arrive dans sa villa et qu’il surprend Tony & Jessica). Hormis le couple d’américains, j’ai eu la sensation d’une redite, sans la mise en scène fatigante et usante psychologiquement à laquelle on avait eu droit avec le premier opus. Mais tout ça pour ça, c’est vraiment vain…
Un gros foutage de …. J’ai rarement vu un film aussi inintéressant. Un gâchis du matériau de base. J’étais content de retrouver nos protagonistes, j’entends que l’été est fini, le soleil et les beaux jours , un retour à la « réalité » mais tellement mal amené , poussé en longueur avec un coupe de ricains insupportable… une épreuve à regarder. 8 ans après? Fallait le laisser prendre la poussière et jamais le sortir.
Monté 7 ans après son tournage à partir de 1000 heures de rush, cette nouvelle fresque solaire et mélancolique de Abdellatif Kechiche sur la jeunesse sétoise souffre trop d’un scenario foutraque qui prolonge ses différentes séquences jusqu’à l’épuisement du spectateur……Dans Mektoub my love canto due, on retrouve bien entendu la patte de Kechiche dans sa façon de filmer les corps avec sensualité, de scruter les visages, et ses cadrages inondés de lumière pour magnifier des dialogues sur la grande banalité du quotidien. Mais comment ne pas deviner dans le personnage du jeune Amin, qui se rêve réalisateur dont toutes les filles tombent sous le charme, un autoportrait narcissique dans un fatras de vaudeville, de romance dramatique et de polar étiré à l’ennui… Kechiche nous raconte des destins empêchés, soignant certes la forme du propos, mais avec la vraisemblance de la plus ordinaire des sitcoms !
Film sans grand intérêt, au rythme lent, sur des jeunes du Sud qui passent du temps ensemble et qui sont très portés sur la drague. On reconnaît le style de Kechiche par cette obsession de filmer des bouts de seins et de fesses, sans que cela soit nécessaire. Dans ce deuxième volet, il introduit un couple d'Américains mais cela n'est pas très crédible. Bof.
Ce deuxième volume n’est pas à la hauteur du premier. C’est un peu une réplique en moins bien : moins de sensualité, moins de mystère. La réalisation est plus plate et les acteurs ont des dialogues un peu fades. Néanmoins, ce sont eux qui sauvent la mise.
On note d’abord que le filage avec le “canto uno” est plutôt bon. La dynamique du scénario entre le restaurant familial, les bars et les plages, entre les moments d'amitié et les jeux de séduction, reprend son cours, dans la même veine naturaliste. Et avec un même niveau d'intérêt sur le fond (très relatif) que dans le volet précédent. Mais c’est cohérent et bien mis en scène. L’introduction du couple états-unien (producteur et actrice) fait espérer une nouvelle direction dramatique. Et de fait, le film prend une petite dimension de métafiction où sont diffusées quelques idées d’Abdellatif Kechiche sur le cinéma en général, les réalisateurs et les acteurs en particulier. Le personnage principal d’Amin apparaît comme le double jeune du cinéaste, présenté flatteusement comme innocent et pur (ce qui contraste avec la teneur des polémiques auxquelles Kechiche a dû faire face durant les années qui ont précédé ce “canto due”). Sans être transcendante, cette nouvelle orientation dramatique est un peu plus intéressante que les discussions de bars et de plages. À la différence du premier volet, l’aspect narratif est par ailleurs ici plus nourri, via la tension générée par le personnage de Jessica (l’actrice), mais aussi via la situation compliquée du personnage d’Ophélie (la meilleure amie d’Amin). Cet aspect plus narratif va malheureusement accoucher d’une dernière partie décevante et fastidieuse, qui peut vaguement interloquer par sa tonalité de vaudeville tragi-comique, lasser par sa durée étirée et enfin décevoir par sa façon de laisser en plan les nœuds et quiproquos tout juste émergés (à moins qu’un “canto tre” ne soit prévu…). (Film vu au festival de Locarno 2025)
Vu mektoub canto due au festival locarno. j'avais adoré les premiers films de Kechiche . La faute à Voltaire , l'esquive. Moins la graine et le mulet et la vie d'Adèle , mais là,j'aivraiment pas accroché . C'est fade, pas très intéressant dommage. Beaucoup moins bien que canto uno.
Le retour de Kechiche, enfin ! Attendu, retardé, inespéré. Et sans la parenthèse Intermezzo, définitivement (?) reléguée aux oubliettes. Le réalisateur disposait d'une multitude de rushes et sa première préoccupation semble bien d'avoir gommé tout ce qui pouvait prêter à polémique, ce fameux regard mâle qui lui a valu tant d'anathèmes. Une seule scène, de plage, pourrait, à la rigueur, montrer une récidive timide. Non, ce "nouveau" Kechiche ressemble à une version plus sombre ou mélancolique du Canto uno et on y apprécie surtout ces longs moments relâchés, lors d'un repas ou dans une conversation qui s'étire, qui ne dit rien d'essentiel, mais frappe par son caractère authentique, ce naturalisme qui fait tout le sel du cinéma de l'auteur (pas sûr, cependant que l'on disait autant "du coup", dans les années 90). À ce côté presque documentaire sur la jeunesse, s'ajoute une partie fictionnelle, autour d'un producteur américain et de son actrice d'épouse, qui rompt un peu le charme, par sa trame artificielle, et qui finit presque par phagocyter tout le charme méditerranéen de l'ensemble. Kechiche semble s'essayer à la comédie à l'italienne, sans grande réussite, puis au drame et même au polar, pour aboutir sur un quasi-no man's land. Malgré ses imperfections, Canto due reste cependant plutôt attachant, en attendant, pourquoi pas, un troisième volet. Jeu, Sète et Tchatche !
Quel ennui ! De jolies filles sans beaucoup de cervelle, un macho avéré, un duo d'américains aussi stéréotypés que possible, un observateur (Amin) inexpressif, une intrigue insipide cousue de fil blanc, bref un film qui ne doit les critiques positives des professionnels qu'à la réputation sulfureuse de Kechiche. Triste.
Un Kechiche qui a presque pour lui la durée d’un court métrage et qui s’aventure même sur le chemin de l’humour. Cette fois on n’y entend pas qu’un accent qui rappelle le chant des cigales mais aussi du franglais. Alors certes le regard du cinéaste est moins lubrique et dérangeant mais ce qu’il filme ne n’intéresse pas plus. Je crois que je ne comprendrai jamais la hype qui il y a autour de ce réalisateur.
Bof. On a l’impression de voir les bonus dvd du premier film (qui lui est magnifique). Ici seule le jeune acteur Shain Boumedine tire son epingle du jeu, il a un matnetisme et la camera le capte bien. Mais au dela d’un depart prometteur… ce film ne va nulle part, patauge dans des longueurs et n’a meme pas de conclusion. Comme l’acteur qui court artificiellement pour s’essouffler et nous avec ! Evidement qu’il y a des moments de grace, des petites perles qui brillent de temps en temps mais c’est tellement décousu qu’au final ca nous epuise sans nous emballer, le charme tombe à chaque fois qu’une nouvelle sequence inutile arrive comme l’interminable dejeuné d’une personne qui se gave de couscous, tout en buvant à outrance du whisky et en fumant des cigarettes entre chaque cuillère ?!!!! (Alors pour un film tres naturaliste, ca fait une caricature qui fait tache dans le decors… je n’en site qu’une pour rester gentil) Je respecte la tentative, la cinematographie (lumiere et camera) est bonne mais pour moi ca ressemble à une oeuvre inachevée pour moi.
Amin (Shaïn Boumedine) a abandonné ses études de médecine pour se consacrer à la photographie et au cinéma. Il est revenu passer quelques jours à Sète chez sa mère et y retrouve ses amis. Ophélie (Ophélie Bau), la plus proche d’entre eux, est sur le point de se marier avec Clément, un soldat parti outre-mer, mais vient de tomber enceinte de Tony (Salim Kechiouche), le cousin d’Amin. Deux riches Américains, une starlette (Jessica Pennington) et son mari, un vieux producteur hollywoodien (André Jacobs), louent une luxueuse villa sur les hauteurs de Sète et se régalent du couscous préparé par la mère d’Amin.
Plus de sept ans après son premier volet nous parvient enfin le deuxième de "Mektoub, my love". Le deuxième ou le troisième ? Car entretemps avait été monté un « intermezzo », projeté à Cannes en 2019 sous les lazzis et jamais distribué. Etaient reprochés en vrac à Abdellatif Kechiche son « male gaze » désormais inadmissible à l’ère #MeToo et la maltraitance de ses acteurs sur ses tournages. La liquidation judiciaire de sa société de production compromettait définitivement la diffusion d’"Intermezzo".
Aussi, tous ceux qui avaient adoré le "Canto Uno" – et je le fus plus qu’à mon tour – se sont-ils réjouis d’apprendre que le "Canto Due" serait projeté au festival de Locarno avant de sortir en salles, même si son réalisateur, affaibli par un AVC, n’a pas pu assister à sa première. Il fut tourné dans la foulée du premier en 2018 et aura donc mis plus de sept ans à nous parvenir.
L’éblouissement ressenti devant le premier volet se reproduirait-il ? hélas non.
La raison première est que l’effet de surprise est passé. On avait été troublé, désorienté par les scènes très longues de "Mektoub my love" qui étaient venues à bout de la patience de plus d’un spectateur, les autres finissant au contraire par trouver dans ce faux rythme une respiration autrement plus authentique que celle, artificielle, hachée, à laquelle le cinéma nous a habitués. Si le deuxième volet dure seulement deux heures vingt – le premier approchait les trois heures – il a le même rythme, les mêmes gros plans qui caressent les peaux si belles de ses acteurs – en évitant toutefois cette fois-ci les gros plans complaisants sur les fesses des jeunes femmes qui lui avaient valu tant de reproches. La caméra de Kechiche a le don de prendre la lumière. C’est une qualité qu’il faut lui reconnaître. Mais c’est à cette qualité rare qu’on peut se raccrocher faute de trouver dans ce second volet rien de bien neuf par rapport au premier.
Le premier ne racontait pas grand-chose. Le second a le mérite de narrer une histoire dont ce couple d’Américains bizarrement délocalisé à Sète (quel Américain vient passer ses vacances à Sète ?) est le héros. Cette histoire hélas est bien mince. Elle ressemble à un mauvais roman-photo, à une comédie adultère à la Feydeau où le mari trompé vient interrompre les joyeuses galipettes du couple adultère (Jessica Pennington a fait ses premières armes dans le X). Elle instille certes un petit suspens dans ce film languissant mais qui se termine en queue de poisson. Porte ouverte à un troisième opus ?
On prend les mêmes et on recommence ou on continue. Film tellement attendu, j'en suis ressortie un peu déçue. Les filles sont toujours aussi belles et naturelles,mais le film manque d'âme et les personnages font du sur place.
On reconnaît à Abdellatif Kechiche un regard singulier sur le désir, la jeunesse et l’amour — un cinéma du sensible, souvent viscéral. Mais dans Canto Due, cette intensité se teinte d’un ton plus léger, presque comique, qui surprend autant qu’il désarme. Là où Canto Uno explorait avec gravité les zones troubles du désir et du regard masculin, ce nouvel opus s’oriente vers une chronique solaire, parfois franchement drôle, qui semble vouloir désamorcer le drame social pour lui préférer une forme de comédie hédoniste. Le problème, c’est que ce déplacement de ton, s’il rend le film plus aimable, en estompe aussi la force. Reste une œuvre sincère, toujours habitée et orientée vers le cinéma du réel, mais dont la légèreté nouvelle laisse un sentiment d’inabouti.