On sent l'artiste bridé devant se justifier dans ce second volet (officiel) de Mektoub, my love. Tout y est corsetté, bavard et démonstratif. Bien sûr, on reste chez Kechiche, donc le rendu reste magnifique, prenant et vivifiant, mais loin de l'envolée du Canto Uno. Et il y a cette ellipse, cet intermezzo qu'on n'a pas vu, et qui manque, assurément. Comme la fin, manquante elle aussi.
SOS y-a-t-il encore des monteurs de film ??? combien de films sont bien trop trop trop long ? celui ci en fait partie. Kechiche qui fut un bon réalisateur se laisse avoir au plaisir de la jeunesse et de l'image, il peut alors courir faire de la photo, ce sera largement suffisant, car quel ennui que ce "mektoub my love", une flopée de jeunes filles en fleurs filmées sous toutes les coutures sans vraiment d'histoire font la grosse moitié de ce film bien trop long et apparemment sans scénario aussi ! puis vers les trois quarts du film, alors que je pensais partir, mettant suffisamment ennuyée, sans compter les spectateurs à côté qui regardaient tous l'heure sur leur téléphone, coup de théâtre avec des scènes d'un ridicule fini (la piscine !) et il se passe enfin quelque chose, mais voilà c'est comme un soufflé en cuisine, ça retombe aussitôt. Bref pas de vrai scénario, pas de dialogues, pas de montage que reste-t-il, des scènes de jeunes filles... Hamilton ton fantôme n'est pas loin ! Finalement "vie privé" à côté est un vrai chef d'oeuvre, allez le voir pour Auteuil et Foster et son scénario.
A travers le parcours d'un jeune homme sain, donc droit et honnête , Kechiche propose un regard sur les méandres émotionnels d'un monde névrotique, traversé par la folie ordinaire et le chaos relationnel.
C'est très réussi, dans l'esprit du cinéma de Maurice Pialat ( plus que de celui de Rohmer ).
Plongeon dans la jeunesse sétoise, ses désirs, son insouciance mais aussi le sud, le soleil, les illusions et les bêtises. Et passant par là, le rêve de gloire et d’Amerique mais aussi la starlette qui fait le choix de vivre ses désirs plutôt que de rester la femme objet de son riche mari. Peu de substance mais une ambiance, des personnages filous et attachants, la vie filmée avec talent. Ophélie Bau et Shaïn Boumedine lumineux.
Mazette, quelle catastrophe ! Ce n'est pas un film, c'est un pensum. Tout est raté : la mise en scène est convenue, les acteurs surjouent et le scénario est d'une rare vacuité. Après les nombreuses polémiques de ces dernières années, défendre le génie de Kéchiche demandait beaucoup ce hardiesse. Kéchiche remercie ses fans en leur offrant ce film sans saveur. Ce faisant, il est parvenu à mettre tout le monde d'accord : son cinéma n'a plus rien de créatif. Triste.
"Deux salles, deux ambiances" pour ce "Mektoub, my Love : Canto Due" qui, même si c'est une suite, n'a vraiment rien à voir avec le premier volet. On se dit au début que Kechiche va prendre les mêmes et recommencer (ce qui aurait été d'un ennui inévitable), mais en fait non : du film solaire et contemplatif, il ne reste pas grand chose et on passe à une histoire qui ne sent presque plus les vacances et dont les 40 dernières minutes basculent même dans le polar avec une fin....qui laisse sur sa faim. Bref, une suite qui ne sert pas à grand chose et qui aurait probablement pu faire l'objet d'un film sans Amin et toute sa bande...
Aïe, malgré tout le respect que j'ai pour le travail d'une équipe de cinéma, je n'ai pas du tout aimé ce film et ne comprends pas trop l'intérêt de financer ce type de projet. C'était totalement inintéressant ! Vraiment. Pour la 1ere fois, j'ai failli partir au bout de 20 minutes tellement je trouvais cela long et ennuyeux. Absence de profondeur. J'ai espéré jusqu'au bout que le niveau s'élève, mais rien, plat de chez plat.
Mektoub est un film ou au 1er regard il ne se passe rien ou peu de choses alors que la force de ce film ou les personnages sont magnifiques avec toujours cette présence intrigante ou pas mais qui donne envie de savoir ce qui vient après zt ces images toujours aussi belles. Bref un merveilleux voyage
Ce film apparaît plutôt comme un documentaire. Il donne une image de la camaraderie et de la séduction dans la jeunesse sétoise. Comme dans Canto Uno, Kechiche sait filmer les corps et valoriser leur sensualité . Sur le fond, un innocent se retrouve impliqué malgré lui dans des affaires pas très nettes. Mais il faut supporter des longueurs avant de le découvrir.
Canto Due, c'est un conte cruel de la jeunesse, une ode drôle et truculente au jeu de l'amour et du hasard, un songe ironique et mélancolique sur les caprices du destin, les faux-semblants et les turpitudes de l'existence...
2h20 à suivre des dialogues sans fond et inutilement bavard et un scénario qui n'avance pas. Et pourtant les personnages pouvant être un peu attachants ne sont pas assez approfondis. Au final un ennui mortel. Seul le rebondissement final qui arrive bien trop tard à ce film mais se termine sans véritable réponse. Bref j'ai pas du tout accroché...
Un véritable chef d'œuvre signé Kechiche, comme on les aime et comme on l'attendait ! On ne pourrait que signer la direction d'acteur, et la lumière qui vient tout faire vibrer. Canto Due est de ces films qui restent en tête plusieurs jours après son visionnage. Dans la tête, et dans le corps ! On espère toujours Intermezzo !!