On retrouve les protagonistes du Canto Uno dans cette suite très en-deçà, la faute à ce couple de stars intrus duquel découlent des scènes pénibles et sans intérêt. Les dialogues en (mauvais) anglais finissent par achever.
"Deux salles, deux ambiances" pour ce "Mektoub, my Love : Canto Due" qui, même si c'est une suite, n'a vraiment rien à voir avec le premier volet. On se dit au début que Kechiche va prendre les mêmes et recommencer (ce qui aurait été d'un ennui inévitable), mais en fait non : du film solaire et contemplatif, il ne reste pas grand chose et on passe à une histoire qui ne sent presque plus les vacances et dont les 40 dernières minutes basculent même dans le polar avec une fin....qui laisse sur sa faim. Bref, une suite qui ne sert pas à grand chose et qui aurait probablement pu faire l'objet d'un film sans Amin et toute sa bande...
Vu en peu de temps Canto Uno et Canto due. Je ne m'attendais à rien, sinon à être déçu suite aux polémiques dont je ne me souviens que du bruit. Et soudain, de la totalité du casting au montage en passant par l'écriture, du grand cinéma. Que ça fait du bien !
Ayant relativement bien aimé le premier opus qui n'avait pourtant pas grand-chose à raconter, j'ai trouvé le second moins bon alors que ça narre plus de choses, notamment grâce à l'introduction du couple d'américains ! Dans cette suite, si Abdelattif Khechiche filme moins les corps des femmes de trop près, il insiste toujours pour nous pondre des séquences à rallonge parfois vaines avec des dialogues de temps à autres totalement inintéressants ! Certes, ça fait documentaire, donc naturaliste, mais quand on filme du vide, pas grand-chose n'en émerge ! Je retiendrais toutefois une scène intéressante (celle de l'hôpital), ainsi que le jeu de Jessica Pennington que je ne connaissais pas et que j'ai trouvé parfaite pour son rôle, mais c'est bien tout ce qu'il y aura à sauver sur un métrage durant la bagatelle de 2h20 !
Mazette, quelle catastrophe ! Ce n'est pas un film, c'est un pensum. Tout est raté : la mise en scène est convenue, les acteurs surjouent et le scénario est d'une rare vacuité. Après les nombreuses polémiques de ces dernières années, défendre le génie de Kéchiche demandait beaucoup ce hardiesse. Kéchiche remercie ses fans en leur offrant ce film sans saveur. Ce faisant, il est parvenu à mettre tout le monde d'accord : son cinéma n'a plus rien de créatif. Triste.
Quelques scènes sympathiques, personnage principal attachant, mais c’est quand même 2 heures de visionnage pour quelque chose de pas transcendant. Vite oublié après le visionnage alors que le film était plutôt attendu. Dommage.
Il me semble plus intéressant de faire abstraction du tome 1 (Mektoub My Love : Canto Uno ) présenté il y a sept ans , pour tenter de comprendre ce que nous apporte ce film, étranger dès lors à toute autre référence. Grosso modo , on passe ici de la déception à la désillusion, du cinéma en particulier que Kechiche démonte à travers la personnalité d’un couple d’américains, elle comédienne de série-tv, lui réalisateur. Ils vont rentrer dans le jeu de cette bande de jeunes qui aspirent à toujours plus de liberté et de bonheur, quand les petits problèmes grossissent inexorablement. Mais l’heure demeure à l’insouciance, et aux plaisirs des corps que le réalisateur filme à l’envie. Celui du film entrevoit le rêve hollywoodien pour Amin aspirant-cinéaste. C’est long, empreint de poncifs, qui s’effacent sur l’épilogue enfin prenant. Cette fin que Kechiche filme dans une optique délibérément policière ( tension, investigation, fuite … ) pour faire le cinéma qui nous a manqué auparavant. Mais c’est quand même bien tard. AVIS BONUS Conférence de presse à Locarno avec la sémillante Daniela Persico
En tant que Nord-Américain, je suis d'avis que ce Mektoub my Love "Canto Due" incarne le pire du cinéma français : dialogues aussi longs que vides (trop souvent en franglais) qui ne vont nulle part, personnages brouillons aux prises avec une caméra contemplative multipliant les scènes interminables où il ne se passe rien, touristes américains stéréotypés à en frôler le ridicule, personnage d'Amin d'une passivité, d'une faiblesse de caractère incompréhensibles, dernier tiers de typespoiler: "ciel mon mari" digne d'un vaudeville dont on aurait égaré le scénario et finale inaboutie des plus décevante spoiler: qui laisse craindre l'éventualité d'une suite . Écouté jusqu'à la fin par principe, ce film est probablement le plus ennuyeux à être sorti sur un écran dans la dernière décennie. Il y a certes de la lumière, des beaux gars, des belles filles luisantes de crème solaire, une jolie villa et de belles voitures, mais cela ne suffit pas à faire un film ; il faut aussi avoir quelque chose à raconter !
L’énergie hédoniste, la légèreté estivale et la sensualité qui dominaient jusqu’ici laissent peu à peu place à une tonalité plus sombre, presque crépusculaire, comme si l’insouciance de la jeunesse se fissurait sous le poids du réel. Le film conserve pourtant cette capacité singulière à capter le flux de la vie, à magnifier les gestes ordinaires et à faire surgir, dans une scène banale, une intensité presque hypnotique.
Encore un volet d'une grande originalité ! Des rebondissements inattendus et toujours cette réflexion autour du monde de l'art et du cinéma ainsi qu'un changement de point de vue sur les personnages principaux ! Incroyable !
Plongeon dans la jeunesse sétoise, ses désirs, son insouciance mais aussi le sud, le soleil, les illusions et les bêtises. Et passant par là, le rêve de gloire et d’Amerique mais aussi la starlette qui fait le choix de vivre ses désirs plutôt que de rester la femme objet de son riche mari. Peu de substance mais une ambiance, des personnages filous et attachants, la vie filmée avec talent. Ophélie Bau et Shaïn Boumedine lumineux.
Sorti dans des conditions improbables, huit ans après le Canto uno et alors que l’épisode central de cette supposée trilogie, intitulé Intermezzo et présenté au festival de Cannes en 2019, est inaccessible en raison de diverses polémiques, le Canto due de Mektoub my love n’est pas décevant pour un sou. L’on retrouve ici la plupart des personnages du premier épisode, qui poursuivent leurs pérégrinations amicales, familiales et amoureuses dans le Sète des années 90. Probablement échaudé par les polémiques passées, Kechiche se fait ici un brin plus sage au montage, sur les scènes de sexe comme sur la caméra posée sur le corps des femmes – il se prend même à être plus égalitaire dans la façon dont il filme les femmes et les hommes. Après une première partie où le comique tutoie le tragique, spoiler: il introduit des séquences d’action dans une dernière partie de film étonnante, qui prend la forme d’une quasi-bascule dans le cinéma de genre.
Très étrange les mauvaises critiques sur ce film. Car attention chef d'œuvre !!! Kechiche arrive a nous embarquer dans son univers avec les protagonistes des films précédents ... quelques nouveau rôles en plus : un réalisateur d'Hollywood et sa compagne comédienne ... le tout avec un humour décampant et surtout une mise en scène décoiffante ! Une vraie leçon cinéma filmée avec virtuosité ! ❤