Derniers Avis : Mektoub my Love : Canto Due - Page 3
Mektoub my Love : Canto Due
Note moyenne
3,5
802 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
116 critiques spectateurs
5
33 critiques
4
25 critiques
3
16 critiques
2
24 critiques
1
11 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Ça tourne
40 abonnés
55 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 17 décembre 2025
Pas un mauvais film mais quelque chose du pain qui fait flop à côté du chef d'œuvre qu'était le premier volet. Kéchiche semble avoir perdu ou laissé de côté une grande partie de son talent pour sortir un film à l'auto-critique assez plate et à l'esthétique un peu pauvre hormis quelques scènes qui sortent du lot. Le double ton fonctionne mal car il apparaît toujours comme une oscillation maladroite et non comme un choix assumé. Un long-métrage qui sonne comme un brouillon final. Après un AVC ravageur, on peut poser la question qui fâche : Kéchiche est-il toujours le réalisateur de ses propres films ?
Drôle de film qui semble parfois improvisé. Le scénario part un peu dans tous les sens , le casting inégal et a fin laisse perplexe mais malgré tous ces défauts , quelques beau moments de cinema.
La façon de filmer les groupes et les individualités est vraiment envoûtante. On retrouve le même charme solaire de son premier film. L’histoire avec les américain qui est amusante au début finit cependant par prendre trop de place et brise le moment fort agréable que j’étais en train de passer. Sans les dernieres 40minutes qui sont laborieuses le film aurait pas été loin d’un sans faute pour moi.
Monté 7 ans après son tournage à partir de 1000 heures de rush, cette nouvelle fresque solaire et mélancolique de Abdellatif Kechiche sur la jeunesse sétoise souffre trop d’un scenario foutraque qui prolonge ses différentes séquences jusqu’à l’épuisement du spectateur……Dans Mektoub my love canto due, on retrouve bien entendu la patte de Kechiche dans sa façon de filmer les corps avec sensualité, de scruter les visages, et ses cadrages inondés de lumière pour magnifier des dialogues sur la grande banalité du quotidien. Mais comment ne pas deviner dans le personnage du jeune Amin, qui se rêve réalisateur dont toutes les filles tombent sous le charme, un autoportrait narcissique dans un fatras de vaudeville, de romance dramatique et de polar étiré à l’ennui… Kechiche nous raconte des destins empêchés, soignant certes la forme du propos, mais avec la vraisemblance de la plus ordinaire des sitcoms !
Une pépite ! Je n’aime pas les films longs, mais je n’ai pas vu les 2h30 passer. Malgré le fait que ce soit un film plutôt contemplatif, Kechiche arrive avec sa caméra à nous embarquer dans chaque discussion. C’est drôle, pertinent et surtout tellement humain. Le trio d’acteur principal est génial avec surtout un Shain Boumedine qui brille de milles feux. Mention spéciale à Dany Martial vraiment impressionnante pour un premier film. J’ai énormément aimé, et je n’ai pas vu les autres films du réalisateurs, mais de ce que j’ai entendu ce film est le plus sage au niveau sexualité (quasi absente du film, à l’opposé du volet Intermezzo projeté seulement à Cannes) et je dirai tant mieux, on en vient à la base de la relation humaine, et ce qui relie chaque personnage.
« Embrouille sétoise» Ne pas avoir vu le « Canto Uno » n’empêche pas de suivre cette suite qui met en scène une bande d’amis à Sète dont la vie, déjà pas forcément simple (une future mariée enceinte d’un autre qui veut aller avorter à Paris…), va être bousculée par l’arrivée d’un vieux producteur et sa jeune femme actrice vedette. Le réalisateur filme dans la longueur (2h14) et de manière parfois crue ses acteurs et actrices. On ne connaît pas la fin de l’histoire dans ce volet, il faut être fan du style Kechiche (La vie d’Adèle) pour apprécier ce moment.
Vu le 12 décembre 2025 au Méliès de Montreuil, excellente salle.
Ce qui faisait le charme du Canto Uno, auquel j'aurais pu accorder 4****, malgré, déjà une longueur excessive, s'est évaporé. J'ai eu l'impression pénible d'un ressassement, d'une répétition fastidieuse de scènes vues dans le premier film. La seule "nouveauté" est l'apparition des deux Américains, l'homme ne présentant strictement aucun intérêt, la jeune femme, qui, au départ, a un comportement détestable, quand elle exige qu'on ouvre le restaurant et qu'on la serve et se montre odieuse avec la jeune fille qui l'a reçue, est un personnage plus intrigant. Quelle est la position de l'auteur par rapport à ces intrus ? Elle est difficile à saisir. Aucun souci de maintenir la moindre plausibilité autour de ces personnages, nous les regardons sans porter le moindre intérêt à ce qu'ils peuvent dire ou faire. Et, malheureusement, ce manque d'enjeux s'étend aux autres personnages. La fin du film m'a semblé chaotique, à la limite du grotesque (retour du producteur, de nuit, dans sa villa). Le film se perd dans une succession d'actions qui se dispersent (scènes de l''hôpital), avant une conclusion assez rhétorique, le protagoniste fuyant (?) dans la nuit. D'un cinéaste qui a donné des preuves d'un grand talent, surtout dans "La Graine et le mulet", qui avait révélé la superbe actrice Hafsia Herzi, on pouvait s'attendre à un film bien meilleur.
Le soleil, le goût du sel sur la peau, les regards en douce qui en disent long, les pique-niques sur la plage, la musique trop forte. Une parenthèse qui se ferme quand les emmerdes se pointent. Kechiche filme la vie comme personne, et Shaïn Boumedine la traverse avec délicatesse.
A travers le parcours d'un jeune homme sain, donc droit et honnête , Kechiche propose un regard sur les méandres émotionnels d'un monde névrotique, traversé par la folie ordinaire et le chaos relationnel.
C'est très réussi, dans l'esprit du cinéma de Maurice Pialat ( plus que de celui de Rohmer ).
Huit ans après son tournage, Abdellatif Kechiche dévoile enfin la deuxième partie de son projet monumental : Mektoub My Love - Canto Due. Conte d’été, exploration du désir adolescent, chronique de vie saisissante et récit initiatique d’Amin, héros en retrait et double fictif du cinéaste.
Après la joie, le soleil, la plage, les rencontres et la fête, c’est maintenant la fin de l’été et le retour à la réalité. C’est un film sur la fin du rêve : si le premier était l’aube, celui-ci est le crépuscule. L’espoir naissait dans le Uno, il meurt dans le Due. Le désenchantement et le malaise s'installent peu à peu même si paradoxalement, un ton davantage humoristique émerge par moments.
Kechiche reprend son dispositif, la même mise en scène guidée par le jeu, ce cinéma du réel qui rend visible l’invisible et fait du regard un enjeu central. Mais ici construit en miroir du premier, c’est son reflet sombre : là où les agneaux naissent dans le premier, ici ils meurent.
Ça faisait un bien fou de découvrir une bande de nouveaux (et excellents) acteurs dans le premier et c’est un plaisir de les retrouver ici. Toujours avec ces dialogues qui se chevauchent, ce brouhaha vivant, cette énergie organique. Le tout sublimé par le travail de Kechiche, dont toute la maestria technique vise à un seul but : faire exister ses personnages. Pourtant, rapidement, il dévie de ce groupe pour se concentrer sur un nouveau duo qui lui permet d’explorer un autre chemin.
On retrouve sa capacité à filmer les corps, à les faire parler, et à produire un cinéma qui dégage une authenticité et une ivresse unique. C’est toujours vrai, poétique, avec un sous-texte riche (y compris politiquement) et toujours une expérience sensorielle. Mais on perd en puissance, en ampleur et en frénésie vis à vis du premier. Ici il se soumet à davantage de contraintes scénaristiques et perd en liberté. C’est un film plus classique, plus raisonnable, plus distant aussi. Reste une célébration : celle du cinéma et de la vie, la vie brute.
On prend les mêmes et on recommence ou on continue. Film tellement attendu, j'en suis ressortie un peu déçue. Les filles sont toujours aussi belles et naturelles,mais le film manque d'âme et les personnages font du sur place.
Bof. On a l’impression de voir les bonus dvd du premier film (qui lui est magnifique). Ici seule le jeune acteur Shain Boumedine tire son epingle du jeu, il a un matnetisme et la camera le capte bien. Mais au dela d’un depart prometteur… ce film ne va nulle part, patauge dans des longueurs et n’a meme pas de conclusion. Comme l’acteur qui court artificiellement pour s’essouffler et nous avec ! Evidement qu’il y a des moments de grace, des petites perles qui brillent de temps en temps mais c’est tellement décousu qu’au final ca nous epuise sans nous emballer, le charme tombe à chaque fois qu’une nouvelle sequence inutile arrive comme l’interminable dejeuné d’une personne qui se gave de couscous, tout en buvant à outrance du whisky et en fumant des cigarettes entre chaque cuillère ?!!!! (Alors pour un film tres naturaliste, ca fait une caricature qui fait tache dans le decors… je n’en site qu’une pour rester gentil) Je respecte la tentative, la cinematographie (lumiere et camera) est bonne mais pour moi ca ressemble à une oeuvre inachevée pour moi.
Une première partie agréable , sans plus et une fin qui tient du grotesque, comme un mauvais vaudeville , et, surtout, une actrice dont le jeu s' apparente à l' imitation d' un personnage atteint de troubles mentaux, ce qui crée une véritable gêne. Bref, un film que l'on peut facilement , se passer de voir et dont on ne garde, quand on l'a vu, que la fin ridicule.
Aïe, malgré tout le respect que j'ai pour le travail d'une équipe de cinéma, je n'ai pas du tout aimé ce film et ne comprends pas trop l'intérêt de financer ce type de projet. C'était totalement inintéressant ! Vraiment. Pour la 1ere fois, j'ai failli partir au bout de 20 minutes tellement je trouvais cela long et ennuyeux. Absence de profondeur. J'ai espéré jusqu'au bout que le niveau s'élève, mais rien, plat de chez plat.
Film sans grand intérêt, au rythme lent, sur des jeunes du Sud qui passent du temps ensemble et qui sont très portés sur la drague. On reconnaît le style de Kechiche par cette obsession de filmer des bouts de seins et de fesses, sans que cela soit nécessaire. Dans ce deuxième volet, il introduit un couple d'Américains mais cela n'est pas très crédible. Bof.