Derniers Avis : Mektoub my Love : Canto Due - Page 4
Mektoub my Love : Canto Due
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Aghilas Oukacha
2 critiques
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2,0
Publiée le 10 décembre 2025
Un rythme extrêmement lent et des scènes interminables
Mektoub, My Love: Canto Due m’a malheureusement perdu en cours de route. Les scènes sont tellement longues qu’elles finissent par casser tout le rythme. On reste enfermés dans des moments qui s’étirent sans réelle progression, ce qui rend l’expérience assez pénible.
Le film possède une ambiance particulière, certes, mais cette lenteur excessive empêche réellement de s’attacher aux personnages ou d’entrer dans une dynamique narrative. Une approche plus resserrée et mieux rythmée aurait, à mon sens, renforcé l’impact du film.
Il n’y a pas de doute ce film est un bijou. On peut aisément parler de chef-d’œuvre ; l’adaptation libre du roman de François Begaudeau « La Blessure la vraie » vient parfaitement se mélanger avec les rêves et désirs de jeunesse du réalisateur qui témoigne de la réalité sensuelle, créative et farcesque d’une époque insouciante. Bravo!
Ai vu « Mektoub My Love : Canto due » d’Abdellatif Kechiche. Voir un film de Kechiche c’est prendre un shoot de jeunesse, de vie, de sensualité, d’énergie et ça fait toujours un bien fou. Le film a été tourné en 2018 en même temps que « Mektoub My Love : Canto Uno » et « Intermezzo » mais ne sort que bien des années après, suite à l’accueil très houleux du deuxième volet allié à des polémiques nombreuses, d’un conflit avec son producteur et un AVC. Ce dernier opus est presque un film testamentaire et en cela il est assez bouleversant. Eté 1994, Amin (magnétique Shaïn Boumedine) retrouve ses nombreux amis à Sète après avoir interrompu ses études de Médecine à Paris. Il rêve maintenant de cinéma et vient d’écrire un scénario. Un couple d’américains, lui vieux producteur (André Jacobs) elle jeune starlette de série (Jessica Pennington) passent leurs vacances dans la même ville. Tony (Salim Kechiouche) le cousin d’Amin va les faire se rencontrer. Alors que le Producteur adore le scénario d’Amin, le destin capricieux va rebattre toutes les cartes. Je considère que «L’esquive » et « La graine et le mulet » sont de vrais chefs d’oeuvre. Si l’on retrouve ici tout ce que j’aime dans le cinéma naturaliste et le tempo tout en langueur du réalisateur, on n’atteint pas les mêmes sommets que ses grands films. Peut être parce que la partie vaudeville plus écrite, burlesque, artificielle s’imbrique moins bien dans le film où l’improvisation, la spontanéité, le quotidien, l’authentique règnent en maitre par ailleurs. Les temps forts en sont les scènes collectives (les amis, la famille, les fêtes) où l’on a la joie entre autre d’apercevoir Hafsia Herzi. La photographie de Marco Graziaplena est hypnotique. L’impression d’inachèvement qui se dégage du film peut être vu comme un chant du cygne prémonitoire quand au destin de ce réalisateur exigeant qui a tant apporté au cinéma français.
Un film lumineux et solaire, un véritable hymne à la vie. Mektoub, My Love – Canto Due d’Abdellatif Kechiche est une œuvre vibrante, colorée, qui insuffle espoir et douceur. Dans cette période d’hiver parfois morose, ce film offre une parenthèse de chaleur et de sensualité, une respiration qui fait du bien.
Je recommande vivement à tous ceux qui en ont envie de le découvrir : c’est une expérience qui apaise autant qu’elle stimule, un moment suspendu où l’on se laisse porter par la beauté des images et l’énergie des personnages.
Bravo, bravo aux acteurs, au réalisateur, ainsi qu’à toute l’équipe technique et de production pour avoir donné vie à cette dernière partie.
Malheureusement ce film n'est pas solaire. L'histoire n'accroche pas, les acteurs jouent aux acteurs. Je m'attendais à être transportée. Je vais regarder ce pour quoi j'étais allée le voir
Amin revient à Sète, rêvant toujours de cinéma. Jusqu’au jour où il fait la rencontre d’un producteur américain, en vacances avec sa femme, une célèbre actrice d’un soap opera…
Alors qu’Intermezzo (2019) reste toujours inédit en salle, Canto due (2025) bénéficie "enfin" d’une exploitation (certes, très limitée, 115 écrans en 1ère semaine) et ce, près de 10 ans après la fin du tournage (les trois films ont tous été tournés dans la foulée, entre 2016 & 2017).
Ce film est la suite directe de Canto uno (2018) puisque l’on retrouve l’intégralité des protagonistes là où on les avait laissés. Après avoir filmé la chronique d’un été d’une vacuité abyssale (où il se contentait essentiellement de filmer des culs pendant près de 3h), Abdellatif Kechiche réitère mais sans vouloir à tout prix objectifier la femme et à braquer ses caméras sur les fesses de ses actrices. Autre changement et pas des moindres, le film devient plus traditionnel (dans sa structure) et surtout, il s’avère un peu plus court que le précédent (qui était bien trop long pour le peu qu’il avait à raconter).
Tant dans le fond que dans la forme, c’est un véritablement bouleversement à titre de comparaison avec le premier volet. Néanmoins, si l’on doit faire un résumé de la situation, les personnages peinent réellement à évoluer, entre le premier et le second chapitre, qu’ont-ils de nouveau à nous raconter ? Doit-on s’attendre à un énième chapitre pour savoir quel chemin va prendre tel ou tel protagoniste ? C’est peu probable que "Canto tre" voit le jour.
Mektoub My Love : Canto due (2025) n’en reste pas moins plombé par d’éternelles longueurs, des scènes d’improvisation à rallonge, spoiler: toutes les scènes de bouffes m’ont mis mal à l’aise (c’était répugnant) et j’ai trouvé particulièrement raté le dernier tiers (lorsque Jack Patterson arrive dans sa villa et qu’il surprend Tony & Jessica). Hormis le couple d’américains, j’ai eu la sensation d’une redite, sans la mise en scène fatigante et usante psychologiquement à laquelle on avait eu droit avec le premier opus. Mais tout ça pour ça, c’est vraiment vain…
Quel ennui ! De jolies filles sans beaucoup de cervelle, un macho avéré, un duo d'américains aussi stéréotypés que possible, un observateur (Amin) inexpressif, une intrigue insipide cousue de fil blanc, bref un film qui ne doit les critiques positives des professionnels qu'à la réputation sulfureuse de Kechiche. Triste.
Je cherche encore ce qui aurait pu me plaire en allant voir ce film... Le scénario est minimal, soit. Cela peut être compensépar des dialogues, un jeu d'acteurs incroyable, des images et de la musique qui nous font nous évader, etc Ici, rien de tout cela! Je me suis même endormi alors que je n'étais pas fatigué. Franchement, qui a pris le risque de financer un tel film alors qu'il y a de talents qui attendent leur tour?
Franchement inintéressant.. Des conversations familiales inutiles et peu crédibles , dans toutes les familles il y a des problèmes., pas là !!La fin n'a pas de sens , des mensonges, des fuites.. Une seule vue reconnaissable de Séte ! s
Il est étrange de retrouver sept ans plus tard les personnages de Mektoub my Love sans qu'ils aient pris une seule ride...et pour cause, puisque différents récits ont été mis en boite sans être montés dans leur totalité. Ce prolongement est donc un pur ravissement, une joie sans pareille de retrouver une troupe attachante et l’œil d'un cinéaste exceptionnel. Les tromperies sont toujours agencées avec l'élégance d'un Marivaux, les dialogues fusent, parfois avec la nostalgie des années passées (l'amoureuse d'Amin sent bien que sa passion n'est pas partagée). A ce petit monde se greffe un couple d'Américains tombé de nulle part, grand mangeur du couscous familial et dont le sujet féminin, actrice de série connue, ne résistera pas au charme du cousin Tony. Étonnamment, ces deux mondes se répondent avec malice et les liens ainsi créés ne manquent pas de captiver le spectateur. En revanche, le dénouement - qui rappelle les séries télé les plus populaires - est clairement capillotracté, mettant à mal la vraisemblance qui caractérise généralement l'univers du réalisateur. C'est dommage mais ce Canto Due reste une œuvre splendide, qui mérite que l'on s'y attarde plutôt deux fois qu'une.
Kechiche signe enfin une œuvre avec une caméra stable et, pour moi, cette suite est encore meilleure que le film original. Ce cinéaste est un vrai génie pour ce qui est de mettre en scène la banalité et des conversations de la vie de tous les jours. C’est toujours un pur régal de regarder ces gens discuter de tout et de rien. Cela pourrait être ennuyeux mais c’est impossible avec un tel niveau de direction d’acteurs, de cadrage, de montage et de narration visuelle. Je suis fasciné par ses castings à chaque film. Ils paraissent tellement naturels et parfois, spoiler: il se permet même de garder des imperfections comme lorsque certains personnages se reprennent et cela offre un résultat très humain et sincère.
spoiler: Déçu de n’avoir vu Hafsia Herzi que dans une seule scène, mais chaque plan sur Ophélie Bau notamment me ravissait. Comme dans le CANTO UNO, elle est époustouflante de beauté, de douceur et de poésie. En revanche, je regrette vraiment le manque de développement du personnage de Charlotte qui était, selon mes souvenirs, un de mes préférés. Celui d’Amin compense avec une nouvelle fois sa place de protagoniste de l’ombre, à l’image de son activité de photographe. spoiler: Il est présent, en retrait et imprime tout ce qu’il se passe.
On a un bijou de 2h15 mais j’aurais presque aimé 30 voire 40 minutes supplémentaires et presque préféré que spoiler: le dernier acte dénote moins du reste. Je demandais juste un maximum de séquences de dialogues. Peut-être que je suis fou. Et je souhaite impérativement une suite parce que spoiler: la fin est bien frustrante comme il faut. Ce n’est pas un métrage parfait mais il déborde d’idées magnifiques.
spoiler: Ophélie a été mise enceinte par un homme immature qui la calcule à peine si ce n’est lorsqu’il la regarde s’occuper de ses bêtes. Il remarque une vieille chèvre et lui demande son âge. Elle ne donne pas un chiffre mais lui répond qu’elle est adulte. Et ce n’est pas une brillante réplique qui serait gâchée par une surenchère. Tout est bien là où il faut. spoiler: Les deux personnages les plus détestables finissent par trahir leur entourage en couchant ensemble pour nous offrir de longues minutes de tension et de malaise et se retrouvent plus que jamais dans l’embarras. Chaque émotion est merveilleusement bien transmise au spectateur. Amin a abandonné ses études de médecine pour devenir scénariste. spoiler: Sauf que ce n’est pas lorsque son potentiel futur producteur lit ses écrits qui compte, c’est le fait qu’il lui sauve la vie avec ses anciennes notions.
Pleins de petits moments comme ceux-ci qui m’ont fait adorer cette histoire. Je ne sais pas si l’opus non diffusé en salles comportait des éléments essentiels à CANTO DUE, mais c’était un plaisir absolu et merci à toute l’équipe du film pour ce très grand et très beau moment. Quelle année pour le cinéma français! 19/20 (Cinéma)