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Mektoub my Love : Canto Due
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miketbrijou
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4,0
Publiée le 13 mars 2026
Plongeon dans la jeunesse sétoise, ses désirs, son insouciance mais aussi le sud, le soleil, les illusions et les bêtises. Et passant par là, le rêve de gloire et d’Amerique mais aussi la starlette qui fait le choix de vivre ses désirs plutôt que de rester la femme objet de son riche mari. Peu de substance mais une ambiance, des personnages filous et attachants, la vie filmée avec talent. Ophélie Bau et Shaïn Boumedine lumineux.
Sorti dans des conditions improbables, huit ans après le Canto uno et alors que l’épisode central de cette supposée trilogie, intitulé Intermezzo et présenté au festival de Cannes en 2019, est inaccessible en raison de diverses polémiques, le Canto due de Mektoub my love n’est pas décevant pour un sou. L’on retrouve ici la plupart des personnages du premier épisode, qui poursuivent leurs pérégrinations amicales, familiales et amoureuses dans le Sète des années 90. Probablement échaudé par les polémiques passées, Kechiche se fait ici un brin plus sage au montage, sur les scènes de sexe comme sur la caméra posée sur le corps des femmes – il se prend même à être plus égalitaire dans la façon dont il filme les femmes et les hommes. Après une première partie où le comique tutoie le tragique, spoiler: il introduit des séquences d’action dans une dernière partie de film étonnante, qui prend la forme d’une quasi-bascule dans le cinéma de genre.
Très étrange les mauvaises critiques sur ce film. Car attention chef d'œuvre !!! Kechiche arrive a nous embarquer dans son univers avec les protagonistes des films précédents ... quelques nouveau rôles en plus : un réalisateur d'Hollywood et sa compagne comédienne ... le tout avec un humour décampant et surtout une mise en scène décoiffante ! Une vraie leçon cinéma filmée avec virtuosité ! ❤
J'ai eu plaisir à retrouver ces beaux corps, cette chaleur. On voudrait bien que notre vie permette de jouir comme ça. Et puis ça finit un peu en eau de boudin, logique. La vie n'a pas cette intensité.
En sachant que je n'avais pas aimé la première partie, ce "Mekboub my Love : Canto Due" n'était donc clairement pas un film que j'attendais. Même si l'esthétique du précédent long-métrage était saluable, il ne développait pas assez de choses pour m'intéresser. Voir des jeunes qui racontent des banalités pendant 2 heures était clairement une expérience pénible, et je n'avais donc pas envie de revivre cela. Malgré tout, ma curiosité m'a emporté et je suis allé découvrir ce projet en salles. Et autant le dire dès maintenant, ce visionnage a été encore plus douloureux que celui du premier. Développant encore cette mise en scène très naturaliste, Abdellatif Kechiche change cependant de fusil d'épaule. Là où le précédent épisode développait surtout la joie et la vie en vacances, ce volet exprime bien plus un retour à la réalité. L'ambiance est donc moins chaleureuse, plus lourde et cela pourrait déranger les fans du premier opus. Pourtant, cette idée avait tout pour me plaire sur le papier, le scénario de ce film essayant enfin de raconter quelque chose de plus ! Mais franchement, même si ça avait l'air beau sur le papier, ce n'était qu'un espoir inutile. Déjà, car, comme je l'ai dit, on a parfois la sensation de sentir une trahison au premier épisode. Cela peut s'expliquer, car ce second opus arrive 7 ans après le premier, alors que les deux ont été tournés en 2016 ! Forcément, on ne monte pas un film de la même manière avec autant d'écart, c'est comme si les intentions étaient totalement différentes. Ici, un bon nombre de personnages clés du premier ne servent à rien, je pense notamment à Céline. Ensuite, beaucoup d'éléments semblent débarquer de nulle part, le problème étant le fameux "Mektoub My Love: Intermezzo", que l'on ne verra finalement jamais, et qui développait plusieurs choses. Je pense notamment à une relation entre Amin et Charlotte, ce qui apparaît comme sortir de nulle part ici. Étant donné que peu de gens ont vu ce film intermédiaire, il aurait été intelligent de préciser ces éléments dans ce film-ci, pas de les ignorer et de faire comme s'ils étaient déjà là ! Mais également, en matière d'histoire pure, tous les enjeux développés ici n'iront nulle part ! Que ce soit la maternité d'Ophélie, le personnage de Marie (qui apparaît et disparaît rapidement) ou bien l'intrigue avec le couple de cinéastes. À la fin du film, Abdellatif Kechiche nous laisse une fin ouverte, il ne conclut aucun développement ! Déjà que l'on s'est tapé 2 à 3 films pour en arriver là, je trouve cela insultant de ne même pas vouloir conclure son film. Autant d'éléments pour ne même pas offrir de point final, c'est insultant, comme si nous avions regardé tout ça pour rien. En bref, je ne comprends pas que l'on puisse aimer ces films. Dites-moi ce que vous voulez, que je ne comprends pas la beauté de ce film ou autres, cela m'est égal. Je pouvais encore accepter le premier, mais pas celui-ci. Certains cinéphiles acceptent bien trop facilement n'importe quoi, sous prétexte que c'est "de l'art", et cela commence à vraiment m'inquiéter. Pour conclure, j'espère ne jamais revoir ces personnages.
J'admets : j'ignorais qu'il existait un premier film. J'entre donc dans cette suite directe sans tout le contexte. Qu'est ce que j'en ai pensé ? Trop long. Néanmoins, cette enjeu autour de la grossesse d'Ophélie est intriguante et aurait pu même mieux amené si des dialogues n'étaient pas aussi morose. La scène dans la ferme m'a fait serré les fesses, parce que le bout du "Ouais ça va ? Tu deviens quoi ? Et toi ça va ?" Ça va 1 fois, mais pas 3 mois dans la même scène. Si j'ai mis 8, c'est parce que le film se relève dans la dernière demi-heure, à partir du moment ou Ophélie et Aimé font l'amour. C'est flagrant, quasiment blessant pour le spectateur, de la voir avec autant de détresse et de fatigue psychologique. Après cela, vient donc où Jack, assistant à la scène par surprise, va tenter de tuer Aimé. ET LÀ... enfin Amin va devenir intéressant, après 1h40 de film où il ne sert qu'à être introverti et subir les choses. LÀ, il prend son courage à deux mains, pour réaliser un acte héroïque (si héroïque que ça ? Libre à interprétation). La séquence finale dans l'hôpital est réussie !
Ophélie, au-delà de sa surconsommation de nourriture, propose un personnage complexe qui aurait encore mérité d'être approfondie. Elle est comme une figure sacrée et déchue à la fois. Le film est un constat cruel sur la manière dont les hommes de son entourage (Tony, Clément) la traitent comme un objet ou un problème à régler. Amin aurait mérité d'être un peu plus qu'un simple introverti, prenant des photographies dans le but d'éviter l'affrontement, qui agit à la fin pour la première fois.
À la limite, tu ne fais le film qu'avec Ophélie, Amin, Aimé, Jack et Céline (qu'on ne voit pas assez d'ailleurs) et le tout est joué, et donnerait sûrement même un film beaucoup plus dynamique, parce que les autres, vous êtes mignons, mais vous ne servez pas à grand-chose.
Autrement, techniquement et dans la mise en scène, c'est ok (vive le couscous !!!), sans être dingue non plus. Disons que ça nous suffit à nous plonger dedans, et c'est suffisant. Dommage que le rythme soit aussi saccadée.
Le message que je retiens de ce film, c'est qu'il faut être avec acteur de sa vie, et savoir dire non. En nous soumettant à des gens qui nous répètent qu'ils sont importants dans nos vies, alors nous devons choisir, NOUS, pas par les autres pour nous. Nous avons les clés de notre vie. Nous devons les saisir pour saisir toutes les opportunités qu'elle a à nous offrir.
Près de dix ans après le début du tournage, "Mektoub My Love : Canto Due" débarque enfin comme une prolongation d’été qu’on croyait perdu. À Sète, 1994 : mêmes corps brûlés de soleil, mêmes désirs qui se cherchent… mais le film glisse, cette fois, vers un tour de piste plus crépusculaire. Kechiche surprend par une veine presque burlesque, drôle et mordante, où le marivaudage vire parfois à la comédie noire. Entre légèreté et gravité, c’est la fin d’un âge pour Amin, et un dernier poème sensuel sur la jeunesse qui s’échappe.
Un Kechiche qui a presque pour lui la durée d’un court métrage et qui s’aventure même sur le chemin de l’humour. Cette fois on n’y entend pas qu’un accent qui rappelle le chant des cigales mais aussi du franglais. Alors certes le regard du cinéaste est moins lubrique et dérangeant mais ce qu’il filme ne n’intéresse pas plus. Je crois que je ne comprendrai jamais la hype qui il y a autour de ce réalisateur.
Un film éclatant sur la jeunesse, les désirs, le destin, une espèce de vaudeville où chaque scène prend le temps, le temps de vivre, le temps des doutes, les temps des regards, des hésitations, le temps aussi de la mise en scène. Un film sur le temps qui s'étire, qu'on voudrait arrêter et celui (son destin) qu'on projette.
Un peu déconcertant Kechiche, décrivant magnifiquement un personnage principal ne sachant pas comment exprimer ses aspirations à la creation et d’autres concernés essentiellement par leurs fantasmes sexuels. Réalisation magnifique, mais en ce qui me concerne se situant dans un cadre un peu réducteur.
Ce film apparaît plutôt comme un documentaire. Il donne une image de la camaraderie et de la séduction dans la jeunesse sétoise. Comme dans Canto Uno, Kechiche sait filmer les corps et valoriser leur sensualité . Sur le fond, un innocent se retrouve impliqué malgré lui dans des affaires pas très nettes. Mais il faut supporter des longueurs avant de le découvrir.
Amin (Shaïn Boumedine) a abandonné ses études de médecine pour se consacrer à la photographie et au cinéma. Il est revenu passer quelques jours à Sète chez sa mère et y retrouve ses amis. Ophélie (Ophélie Bau), la plus proche d’entre eux, est sur le point de se marier avec Clément, un soldat parti outre-mer, mais vient de tomber enceinte de Tony (Salim Kechiouche), le cousin d’Amin. Deux riches Américains, une starlette (Jessica Pennington) et son mari, un vieux producteur hollywoodien (André Jacobs), louent une luxueuse villa sur les hauteurs de Sète et se régalent du couscous préparé par la mère d’Amin.
Plus de sept ans après son premier volet nous parvient enfin le deuxième de "Mektoub, my love". Le deuxième ou le troisième ? Car entretemps avait été monté un « intermezzo », projeté à Cannes en 2019 sous les lazzis et jamais distribué. Etaient reprochés en vrac à Abdellatif Kechiche son « male gaze » désormais inadmissible à l’ère #MeToo et la maltraitance de ses acteurs sur ses tournages. La liquidation judiciaire de sa société de production compromettait définitivement la diffusion d’"Intermezzo".
Aussi, tous ceux qui avaient adoré le "Canto Uno" – et je le fus plus qu’à mon tour – se sont-ils réjouis d’apprendre que le "Canto Due" serait projeté au festival de Locarno avant de sortir en salles, même si son réalisateur, affaibli par un AVC, n’a pas pu assister à sa première. Il fut tourné dans la foulée du premier en 2018 et aura donc mis plus de sept ans à nous parvenir.
L’éblouissement ressenti devant le premier volet se reproduirait-il ? hélas non.
La raison première est que l’effet de surprise est passé. On avait été troublé, désorienté par les scènes très longues de "Mektoub my love" qui étaient venues à bout de la patience de plus d’un spectateur, les autres finissant au contraire par trouver dans ce faux rythme une respiration autrement plus authentique que celle, artificielle, hachée, à laquelle le cinéma nous a habitués. Si le deuxième volet dure seulement deux heures vingt – le premier approchait les trois heures – il a le même rythme, les mêmes gros plans qui caressent les peaux si belles de ses acteurs – en évitant toutefois cette fois-ci les gros plans complaisants sur les fesses des jeunes femmes qui lui avaient valu tant de reproches. La caméra de Kechiche a le don de prendre la lumière. C’est une qualité qu’il faut lui reconnaître. Mais c’est à cette qualité rare qu’on peut se raccrocher faute de trouver dans ce second volet rien de bien neuf par rapport au premier.
Le premier ne racontait pas grand-chose. Le second a le mérite de narrer une histoire dont ce couple d’Américains bizarrement délocalisé à Sète (quel Américain vient passer ses vacances à Sète ?) est le héros. Cette histoire hélas est bien mince. Elle ressemble à un mauvais roman-photo, à une comédie adultère à la Feydeau où le mari trompé vient interrompre les joyeuses galipettes du couple adultère (Jessica Pennington a fait ses premières armes dans le X). Elle instille certes un petit suspens dans ce film languissant mais qui se termine en queue de poisson. Porte ouverte à un troisième opus ?
J'avoue avoir été subjugué par la beauté de Shaïn Boumedine...mais les dialogues sont insupportables de vacuité. Allongez-vous sur une serviette à la plage, écoutez les gens autour de vous parler de tout et de rien, de leurs contrariétés, de leurs projets, de leurs études etc. et vous obtenez les dialogues de ce film.
C'est long, le scenario vide est magnifiquement interpretté, c'est beau mais on ne croit pas a ces personnages qui font perpetuellement la fête au champagne... et on s'ennuie. Le riche americain est aussi caricatural que la belle qui danse sur une table. Elles sont toutes belles et il sont tous beaux, on nage dans les stereotypes avant le grand plongeon dans la piscine. Comme l'histoire ne semblait pas tres importante et que de toute facon on n'y croyait pas, la fin peut être absente ce qui permettra de faire une suite a la trilogie ....