Note moyenne
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1008 notes
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Il me semble plus intéressant de faire abstraction du tome 1 (Mektoub My Love : Canto Uno ) présenté il y a sept ans , pour tenter de comprendre ce que nous apporte ce film, étranger dès lors à toute autre référence. Grosso modo , on passe ici de la déception à la désillusion, du cinéma en particulier que Kechiche démonte à travers la personnalité d’un couple d’américains, elle comédienne de série-tv, lui réalisateur. Ils vont rentrer dans le jeu de cette bande de jeunes qui aspirent à toujours plus de liberté et de bonheur, quand les petits problèmes grossissent inexorablement. Mais l’heure demeure à l’insouciance, et aux plaisirs des corps que le réalisateur filme à l’envie. Celui du film entrevoit le rêve hollywoodien pour Amin aspirant-cinéaste. C’est long, empreint de poncifs, qui s’effacent sur l’épilogue enfin prenant. Cette fin que Kechiche filme dans une optique délibérément policière ( tension, investigation, fuite … ) pour faire le cinéma qui nous a manqué auparavant. Mais c’est quand même bien tard. AVIS BONUS Conférence de presse à Locarno avec la sémillante Daniela Persico
En tant que Nord-Américain, je suis d'avis que ce Mektoub my Love "Canto Due" incarne le pire du cinéma français : dialogues aussi longs que vides (trop souvent en franglais) qui ne vont nulle part, personnages brouillons aux prises avec une caméra contemplative multipliant les scènes interminables où il ne se passe rien, touristes américains stéréotypés à en frôler le ridicule, personnage d'Amin d'une passivité, d'une faiblesse de caractère incompréhensibles, dernier tiers de type
spoiler:
"ciel mon mari" digne d'un vaudeville dont on aurait égaré le scénario
et finale inaboutie des plus décevante spoiler: qui laisse craindre l'éventualité d'une suite
. Écouté jusqu'à la fin par principe, ce film est probablement le plus ennuyeux à être sorti sur un écran dans la dernière décennie. Il y a certes de la lumière, des beaux gars, des belles filles luisantes de crème solaire, une jolie villa et de belles voitures, mais cela ne suffit pas à faire un film ; il faut aussi avoir quelque chose à raconter !
et finale inaboutie des plus décevante spoiler: qui laisse craindre l'éventualité d'une suite
. Écouté jusqu'à la fin par principe, ce film est probablement le plus ennuyeux à être sorti sur un écran dans la dernière décennie. Il y a certes de la lumière, des beaux gars, des belles filles luisantes de crème solaire, une jolie villa et de belles voitures, mais cela ne suffit pas à faire un film ; il faut aussi avoir quelque chose à raconter !
L’énergie hédoniste, la légèreté estivale et la sensualité qui dominaient jusqu’ici laissent peu à peu place à une tonalité plus sombre, presque crépusculaire, comme si l’insouciance de la jeunesse se fissurait sous le poids du réel. Le film conserve pourtant cette capacité singulière à capter le flux de la vie, à magnifier les gestes ordinaires et à faire surgir, dans une scène banale, une intensité presque hypnotique.
Encore un volet d'une grande originalité ! Des rebondissements inattendus et toujours cette réflexion autour du monde de l'art et du cinéma ainsi qu'un changement de point de vue sur les personnages principaux ! Incroyable !
Plongeon dans la jeunesse sétoise, ses désirs, son insouciance mais aussi le sud, le soleil, les illusions et les bêtises.
Et passant par là, le rêve de gloire et d’Amerique mais aussi la starlette qui fait le choix de vivre ses désirs plutôt que de rester la femme objet de son riche mari.
Peu de substance mais une ambiance, des personnages filous et attachants, la vie filmée avec talent.
Ophélie Bau et Shaïn Boumedine lumineux.
Et passant par là, le rêve de gloire et d’Amerique mais aussi la starlette qui fait le choix de vivre ses désirs plutôt que de rester la femme objet de son riche mari.
Peu de substance mais une ambiance, des personnages filous et attachants, la vie filmée avec talent.
Ophélie Bau et Shaïn Boumedine lumineux.
Sorti dans des conditions improbables, huit ans après le Canto uno et alors que l’épisode central de cette supposée trilogie, intitulé Intermezzo et présenté au festival de Cannes en 2019, est inaccessible en raison de diverses polémiques, le Canto due de Mektoub my love n’est pas décevant pour un sou. L’on retrouve ici la plupart des personnages du premier épisode, qui poursuivent leurs pérégrinations amicales, familiales et amoureuses dans le Sète des années 90. Probablement échaudé par les polémiques passées, Kechiche se fait ici un brin plus sage au montage, sur les scènes de sexe comme sur la caméra posée sur le corps des femmes – il se prend même à être plus égalitaire dans la façon dont il filme les femmes et les hommes. Après une première partie où le comique tutoie le tragique,
spoiler:
il introduit des séquences d’action dans une dernière partie de film étonnante, qui prend la forme d’une quasi-bascule dans le cinéma de genre.
Très étrange les mauvaises critiques sur ce film. Car attention chef d'œuvre !!! Kechiche arrive a nous embarquer dans son univers avec les protagonistes des films précédents ... quelques nouveau rôles en plus : un réalisateur d'Hollywood et sa compagne comédienne ... le tout avec un humour décampant et surtout une mise en scène décoiffante ! Une vraie leçon cinéma filmée avec virtuosité ! ❤
J'ai eu plaisir à retrouver ces beaux corps, cette chaleur. On voudrait bien que notre vie permette de jouir comme ça. Et puis ça finit un peu en eau de boudin, logique. La vie n'a pas cette intensité.
En sachant que je n'avais pas aimé la première partie, ce "Mekboub my Love : Canto Due" n'était donc clairement pas un film que j'attendais. Même si l'esthétique du précédent long-métrage était saluable, il ne développait pas assez de choses pour m'intéresser. Voir des jeunes qui racontent des banalités pendant 2 heures était clairement une expérience pénible, et je n'avais donc pas envie de revivre cela. Malgré tout, ma curiosité m'a emporté et je suis allé découvrir ce projet en salles. Et autant le dire dès maintenant, ce visionnage a été encore plus douloureux que celui du premier. Développant encore cette mise en scène très naturaliste, Abdellatif Kechiche change cependant de fusil d'épaule. Là où le précédent épisode développait surtout la joie et la vie en vacances, ce volet exprime bien plus un retour à la réalité. L'ambiance est donc moins chaleureuse, plus lourde et cela pourrait déranger les fans du premier opus. Pourtant, cette idée avait tout pour me plaire sur le papier, le scénario de ce film essayant enfin de raconter quelque chose de plus ! Mais franchement, même si ça avait l'air beau sur le papier, ce n'était qu'un espoir inutile. Déjà, car, comme je l'ai dit, on a parfois la sensation de sentir une trahison au premier épisode. Cela peut s'expliquer, car ce second opus arrive 7 ans après le premier, alors que les deux ont été tournés en 2016 ! Forcément, on ne monte pas un film de la même manière avec autant d'écart, c'est comme si les intentions étaient totalement différentes. Ici, un bon nombre de personnages clés du premier ne servent à rien, je pense notamment à Céline. Ensuite, beaucoup d'éléments semblent débarquer de nulle part, le problème étant le fameux "Mektoub My Love: Intermezzo", que l'on ne verra finalement jamais, et qui développait plusieurs choses. Je pense notamment à une relation entre Amin et Charlotte, ce qui apparaît comme sortir de nulle part ici. Étant donné que peu de gens ont vu ce film intermédiaire, il aurait été intelligent de préciser ces éléments dans ce film-ci, pas de les ignorer et de faire comme s'ils étaient déjà là ! Mais également, en matière d'histoire pure, tous les enjeux développés ici n'iront nulle part ! Que ce soit la maternité d'Ophélie, le personnage de Marie (qui apparaît et disparaît rapidement) ou bien l'intrigue avec le couple de cinéastes. À la fin du film, Abdellatif Kechiche nous laisse une fin ouverte, il ne conclut aucun développement ! Déjà que l'on s'est tapé 2 à 3 films pour en arriver là, je trouve cela insultant de ne même pas vouloir conclure son film. Autant d'éléments pour ne même pas offrir de point final, c'est insultant, comme si nous avions regardé tout ça pour rien. En bref, je ne comprends pas que l'on puisse aimer ces films. Dites-moi ce que vous voulez, que je ne comprends pas la beauté de ce film ou autres, cela m'est égal. Je pouvais encore accepter le premier, mais pas celui-ci. Certains cinéphiles acceptent bien trop facilement n'importe quoi, sous prétexte que c'est "de l'art", et cela commence à vraiment m'inquiéter. Pour conclure, j'espère ne jamais revoir ces personnages.
Toujours fascinant dans le rendu du réel et le magnifique jeu des acteurs, le film se traîne un peu en longueur mais on tient jusqu'au bout..
Note : 8/20 > ⭐⭐/⭐⭐⭐⭐⭐
J'admets : j'ignorais qu'il existait un premier film. J'entre donc dans cette suite directe sans tout le contexte.
Qu'est ce que j'en ai pensé ? Trop long.
Néanmoins, cette enjeu autour de la grossesse d'Ophélie est intriguante et aurait pu même mieux amené si des dialogues n'étaient pas aussi morose. La scène dans la ferme m'a fait serré les fesses, parce que le bout du "Ouais ça va ? Tu deviens quoi ? Et toi ça va ?" Ça va 1 fois, mais pas 3 mois dans la même scène.
Si j'ai mis 8, c'est parce que le film se relève dans la dernière demi-heure, à partir du moment ou Ophélie et Aimé font l'amour. C'est flagrant, quasiment blessant pour le spectateur, de la voir avec autant de détresse et de fatigue psychologique. Après cela, vient donc où Jack, assistant à la scène par surprise, va tenter de tuer Aimé. ET LÀ... enfin Amin va devenir intéressant, après 1h40 de film où il ne sert qu'à être introverti et subir les choses. LÀ, il prend son courage à deux mains, pour réaliser un acte héroïque (si héroïque que ça ? Libre à interprétation). La séquence finale dans l'hôpital est réussie !
Ophélie, au-delà de sa surconsommation de nourriture, propose un personnage complexe qui aurait encore mérité d'être approfondie. Elle est comme une figure sacrée et déchue à la fois. Le film est un constat cruel sur la manière dont les hommes de son entourage (Tony, Clément) la traitent comme un objet ou un problème à régler.
Amin aurait mérité d'être un peu plus qu'un simple introverti, prenant des photographies dans le but d'éviter l'affrontement, qui agit à la fin pour la première fois.
À la limite, tu ne fais le film qu'avec Ophélie, Amin, Aimé, Jack et Céline (qu'on ne voit pas assez d'ailleurs) et le tout est joué, et donnerait sûrement même un film beaucoup plus dynamique, parce que les autres, vous êtes mignons, mais vous ne servez pas à grand-chose.
Autrement, techniquement et dans la mise en scène, c'est ok (vive le couscous !!!), sans être dingue non plus. Disons que ça nous suffit à nous plonger dedans, et c'est suffisant. Dommage que le rythme soit aussi saccadée.
Le message que je retiens de ce film, c'est qu'il faut être avec acteur de sa vie, et savoir dire non. En nous soumettant à des gens qui nous répètent qu'ils sont importants dans nos vies, alors nous devons choisir, NOUS, pas par les autres pour nous. Nous avons les clés de notre vie. Nous devons les saisir pour saisir toutes les opportunités qu'elle a à nous offrir.
J'admets : j'ignorais qu'il existait un premier film. J'entre donc dans cette suite directe sans tout le contexte.
Qu'est ce que j'en ai pensé ? Trop long.
Néanmoins, cette enjeu autour de la grossesse d'Ophélie est intriguante et aurait pu même mieux amené si des dialogues n'étaient pas aussi morose. La scène dans la ferme m'a fait serré les fesses, parce que le bout du "Ouais ça va ? Tu deviens quoi ? Et toi ça va ?" Ça va 1 fois, mais pas 3 mois dans la même scène.
Si j'ai mis 8, c'est parce que le film se relève dans la dernière demi-heure, à partir du moment ou Ophélie et Aimé font l'amour. C'est flagrant, quasiment blessant pour le spectateur, de la voir avec autant de détresse et de fatigue psychologique. Après cela, vient donc où Jack, assistant à la scène par surprise, va tenter de tuer Aimé. ET LÀ... enfin Amin va devenir intéressant, après 1h40 de film où il ne sert qu'à être introverti et subir les choses. LÀ, il prend son courage à deux mains, pour réaliser un acte héroïque (si héroïque que ça ? Libre à interprétation). La séquence finale dans l'hôpital est réussie !
Ophélie, au-delà de sa surconsommation de nourriture, propose un personnage complexe qui aurait encore mérité d'être approfondie. Elle est comme une figure sacrée et déchue à la fois. Le film est un constat cruel sur la manière dont les hommes de son entourage (Tony, Clément) la traitent comme un objet ou un problème à régler.
Amin aurait mérité d'être un peu plus qu'un simple introverti, prenant des photographies dans le but d'éviter l'affrontement, qui agit à la fin pour la première fois.
À la limite, tu ne fais le film qu'avec Ophélie, Amin, Aimé, Jack et Céline (qu'on ne voit pas assez d'ailleurs) et le tout est joué, et donnerait sûrement même un film beaucoup plus dynamique, parce que les autres, vous êtes mignons, mais vous ne servez pas à grand-chose.
Autrement, techniquement et dans la mise en scène, c'est ok (vive le couscous !!!), sans être dingue non plus. Disons que ça nous suffit à nous plonger dedans, et c'est suffisant. Dommage que le rythme soit aussi saccadée.
Le message que je retiens de ce film, c'est qu'il faut être avec acteur de sa vie, et savoir dire non. En nous soumettant à des gens qui nous répètent qu'ils sont importants dans nos vies, alors nous devons choisir, NOUS, pas par les autres pour nous. Nous avons les clés de notre vie. Nous devons les saisir pour saisir toutes les opportunités qu'elle a à nous offrir.
Près de dix ans après le début du tournage, "Mektoub My Love : Canto Due" débarque enfin comme une prolongation d’été qu’on croyait perdu. À Sète, 1994 : mêmes corps brûlés de soleil, mêmes désirs qui se cherchent… mais le film glisse, cette fois, vers un tour de piste plus crépusculaire. Kechiche surprend par une veine presque burlesque, drôle et mordante, où le marivaudage vire parfois à la comédie noire. Entre légèreté et gravité, c’est la fin d’un âge pour Amin, et un dernier poème sensuel sur la jeunesse qui s’échappe.
Un Kechiche qui a presque pour lui la durée d’un court métrage et qui s’aventure même sur le chemin de l’humour.
Cette fois on n’y entend pas qu’un accent qui rappelle le chant des cigales mais aussi du franglais.
Alors certes le regard du cinéaste est moins lubrique et dérangeant mais ce qu’il filme ne n’intéresse pas plus.
Je crois que je ne comprendrai jamais la hype qui il y a autour de ce réalisateur.
Cette fois on n’y entend pas qu’un accent qui rappelle le chant des cigales mais aussi du franglais.
Alors certes le regard du cinéaste est moins lubrique et dérangeant mais ce qu’il filme ne n’intéresse pas plus.
Je crois que je ne comprendrai jamais la hype qui il y a autour de ce réalisateur.
Un film éclatant sur la jeunesse, les désirs, le destin, une espèce de vaudeville où chaque scène prend le temps, le temps de vivre, le temps des doutes, les temps des regards, des hésitations, le temps aussi de la mise en scène. Un film sur le temps qui s'étire, qu'on voudrait arrêter et celui (son destin) qu'on projette.
Un peu déconcertant Kechiche, décrivant magnifiquement un personnage principal ne sachant pas comment exprimer ses aspirations à la creation et d’autres concernés essentiellement par leurs fantasmes sexuels. Réalisation magnifique, mais en ce qui me concerne se situant dans un cadre un peu réducteur.
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