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So KR
2 critiques
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5,0
Publiée le 6 décembre 2025
Kechiche signe une œuvre d’une beauté rare, capturant avec une justesse incroyable une véritable tranche de vie où l’été s’achève. Le film laisse une douce nostalgie, celle des personnages que l’on quitte sans savoir ce que leur réserve le mektoub. Même la touche d’humour finale, savoureuse, laisse poindre une légère inquiétude, comme un écho discret à l’incertitude de la vie.
On en ressort traversé par une palette de sentiments : la mélancolie, la tendresse, la joie, l’émotion simple et brute du réel. Une chose est sûre : Abdellatif Kechiche reste l’un des réalisateurs les plus doués de sa génération. Son regard, son sens du détail et sa capacité à saisir la vérité des êtres forcent l’admiration. Du grand cinéma ! Foncez le voir!
personnages attachants cisellés dans leurs personnalités avec un grand talent ! un rythme simple dans l'action mais une tension permanente tant les sentiments sont exprimés avec force. Un vrai chef d'oeuvre d'art cinématographique, tout le talent de l'auteur sans ses outrances passées.
L’énergie hédoniste, la légèreté estivale et la sensualité qui dominaient jusqu’ici laissent peu à peu place à une tonalité plus sombre, presque crépusculaire, comme si l’insouciance de la jeunesse se fissurait sous le poids du réel. Le film conserve pourtant cette capacité singulière à capter le flux de la vie, à magnifier les gestes ordinaires et à faire surgir, dans une scène banale, une intensité presque hypnotique.
Abdellatif Kechiche y développe une mise en scène très naturaliste, privilégiant les regards, les gestes et les instants du quotidien plutôt qu’une intrigue classique.
Visuellement, le film séduit par sa lumière estivale et son ambiance immersive, qui donnent l’impression de partager la vie des personnages. Le rythme volontairement lent et contemplatif pourra désarçonner certains spectateurs, mais il fait partie de l’identité du film.
Les personnages gagnent en sensibilité et en nuance au fil des scènes, et l’ensemble dégage une atmosphère à la fois douce, mélancolique et parfois tendue.
Canto Due s’adresse surtout à ceux qui apprécient les films d’ambiance et d’observation. Moins narratif que traditionnel, il offre une expérience singulière, portée par une grande attention au réel et au temps qui passe. BRAVO!
Très bon jeu des acteurs principaux, très bien dirigés. Le scénario se veut maîtrisé, tout comme l’image, mais il règne malgré tout une atmosphère pesante tout au long du film, dûe au cadrage en gros plan permanent sur les actrices qui mangent goulûment, se badigeonnent de crème. Au final, un moment peu divertissant qui laisse peu de souvenirs.
J'admets : j'ignorais qu'il existait un premier film. J'entre donc dans cette suite directe sans tout le contexte. Qu'est ce que j'en ai pensé ? Trop long. Néanmoins, cette enjeu autour de la grossesse d'Ophélie est intriguante et aurait pu même mieux amené si des dialogues n'étaient pas aussi morose. La scène dans la ferme m'a fait serré les fesses, parce que le bout du "Ouais ça va ? Tu deviens quoi ? Et toi ça va ?" Ça va 1 fois, mais pas 3 mois dans la même scène. Si j'ai mis 8, c'est parce que le film se relève dans la dernière demi-heure, à partir du moment ou Ophélie et Aimé font l'amour. C'est flagrant, quasiment blessant pour le spectateur, de la voir avec autant de détresse et de fatigue psychologique. Après cela, vient donc où Jack, assistant à la scène par surprise, va tenter de tuer Aimé. ET LÀ... enfin Amin va devenir intéressant, après 1h40 de film où il ne sert qu'à être introverti et subir les choses. LÀ, il prend son courage à deux mains, pour réaliser un acte héroïque (si héroïque que ça ? Libre à interprétation). La séquence finale dans l'hôpital est réussie !
Ophélie, au-delà de sa surconsommation de nourriture, propose un personnage complexe qui aurait encore mérité d'être approfondie. Elle est comme une figure sacrée et déchue à la fois. Le film est un constat cruel sur la manière dont les hommes de son entourage (Tony, Clément) la traitent comme un objet ou un problème à régler. Amin aurait mérité d'être un peu plus qu'un simple introverti, prenant des photographies dans le but d'éviter l'affrontement, qui agit à la fin pour la première fois.
À la limite, tu ne fais le film qu'avec Ophélie, Amin, Aimé, Jack et Céline (qu'on ne voit pas assez d'ailleurs) et le tout est joué, et donnerait sûrement même un film beaucoup plus dynamique, parce que les autres, vous êtes mignons, mais vous ne servez pas à grand-chose.
Autrement, techniquement et dans la mise en scène, c'est ok (vive le couscous !!!), sans être dingue non plus. Disons que ça nous suffit à nous plonger dedans, et c'est suffisant. Dommage que le rythme soit aussi saccadée.
Le message que je retiens de ce film, c'est qu'il faut être avec acteur de sa vie, et savoir dire non. En nous soumettant à des gens qui nous répètent qu'ils sont importants dans nos vies, alors nous devons choisir, NOUS, pas par les autres pour nous. Nous avons les clés de notre vie. Nous devons les saisir pour saisir toutes les opportunités qu'elle a à nous offrir.
Encore un volet d'une grande originalité ! Des rebondissements inattendus et toujours cette réflexion autour du monde de l'art et du cinéma ainsi qu'un changement de point de vue sur les personnages principaux ! Incroyable !
Vraiment formidable ! On regarde ce film avec beaucoup de plaisir, de bons comédiens, une ode à la vie. On se laisse emporter par le rire et émotion. Bravo !
Quel plaisir de retrouver les jeunes du premier volet, et un autre récit avec l'arrivée de deux nouveaux personnages. Du beau Kechiche, qui sublime ses comédiens, avec des moments très drôles. A voir.
J'ai adoré ce film solitaire, avec des acteurs extraordinaires. Vraiment à voir !! Bravo à tous. J'attendais la projection avec impatience et je n'en suis pas déçu.