Derniers Avis : Le Gang des bois du temple - Page 4
Le Gang des bois du temple
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Olivier Barlet
329 abonnés
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4,5
Publiée le 2 septembre 2023
Il y a dans les films de Rabah Ameur-Zaïmèche une tranquillité qui ne saurait faire illusion. Il ne souscrit aucunement aux sirènes du spectacle, tourne une intrigue policière avec la souveraineté d'un Melville, mais de chaque image coule une rivière de fructueuses interrogations. Il construit son récit de façon énigmatique, jusqu'à ce que sa trame importe moins que ce qu'elle porte ici : le désir d'une bande de potes de la cité des Bois du Temple de dépasser les assignations dans lesquelles les confine notre société. Il prend le temps sans nous le prendre car chaque scène a sa beauté. Les acteurs composent un superbe chant du cygne qui s’imprime dans nos mémoires. (lire l'intégralité de la critique sur le site d'Africultures : http://africultures.com/le-gang-des-bois-du-temple-de-rabah-ameur-zaimeche-15812)
Le cinéma de Rabah Ameur-Zaïmeche a la réputation, globalement justifiée, d'être très exigeant. Ceci étant, Le gang des bois du temple ne l'est pas tant que cela, pour peu que l'on accepte de se laisser entraîner dans un récit à la fois minimaliste et dense, dans un geste quasi melvillien, qui se refuse obstinément à s'inscrire dans la structure habituelle du polar. Ce qui est censé arriver se produit et il n'est nul besoin d'expliquer le pourquoi du comment, pour un cinéaste qui préfère s'attarder sur la solidarité d'une poignée de déclassés qui ont un temps le bonheur de jouir du coup de leur vie, sans imaginer les funestes conséquences. L'intelligence et l'empathie du spectateur sont constamment convoqués dans ce film qui pourrait être qualifié de radical dans sa forme s'il n'était pas aussi baigné de chaleur humaine, en dépit des fusillades. Il y a par ailleurs au moins deux moments d'exception dans Le gang des bois du temple : un chant à l'église et une danse qui se fait transe en boîte de nuit. Avec des ingrédients qui, sur le papier, peuvent sembler opposés et un scénario riche en trous d'air volontaires, Rabah Ameur-Zaïmeche poursuit son parcours unique dans le cinéma hexagonal, sans craindre les critiques, dans une forme d'exigence qui rime parfaitement avec quintessence.
RAZ revient au cinéma, et il n’aurait peut-être pas dû.… Certain d’être un génie incompris, il réalise un film dans lequel il s’auto-référence et s’auto-parodie. 2/3 moments de mise en scène remarquables, mais une furieuse impression que le réalisateur, à l’image de ses personnages, n’a au final pas grand chose à dire… Prétentieux !
Dans ce film policier, on se trouve plongé au cœur de la vie d’un gang organisé d’une cité. Le réalisateur nous restitue le récit et la suite de leur coup audacieux. Cette histoire dramatique est filmée de manière implacable malgré quelques imprécisions dans le déroulé des faits mais l’ensemble du film m’a paru bien construit et nous tient en haleine jusqu’à la fin.