Willem Dafoe est le Nicolas Cage du film d'auteur : quelle que soit la qualité du film, il est toujours à fond, à la limite de l'apoplexie dans de nombreuses scènes, et on peut le retrouver dans à peu près n'importe quel type de film (son manager doit choisir les projets avec une fléchette lancée à l'aveugle, on ne voit que cette explication). Encore une fois, le film ne vaut que pour sa prestation timbrée, très impressionnante, mais qui ne fait que souligner combien le reste est fainéant (il se décarcasse tout seul). A commencer par le synopsis du cambrioleur enfermé par mégarde dans un appartement qui déborde d’œuvres d'art contemporain, dont un superbe frigo qui chante la Macarena dès qu'on l'ouvre (on ne s'en remet pas), et qui devient maboule. Le réel problème est que l'homme chute trop vite dans sa santé mentale (il devient dingue bien trop rapidement, on n'y croit pas, surtout avec le niveau de folie XXL que donne à voir le jeu de Dafoe), que la critique de la société des "riches qui se pâment sur de l'art hors de prix, totalement risible et absurde, qui rendent fous le petit peuple qui cherche juste à manger dans son frigo (dale a tu cuerpo alegria Macarena... Heyyy Macarena !!!)" est plus que balourde, que l'on tourne vite en rond dans cet appartement qui n'a à proposer que Dafoe en roue libre (et qui ouvre ce satané frigo un milliard de fois : non, ne l'ouvre pas, il va chanter !) et sa critique sociétale très vite comprise, sans rien d'autre en renfort. La fin ne fait aucun doute, et la maxime artistique "il n'y a pas de création dans destruction" semble une dernière phrase qui se pense intelligente, mais est surtout un sophisme ridicule. Le film parfait pour les étudiants de cinéma philo du fond de la classe, et pour les autres : bon courage. Nous, on retourne au frigo de l'Enfer : Heyyyy Macarena !!!
Cette lente torture que subit Willem Dafoe nous la subissons aussi en tant que spectateur devant la vacuité du scénario. L'idée d'un huit clos dans un appartement de luxe qui servira de tombeau à son cambrioleur est de prime abord intéressant, mais le scénario arrive tellement vite au bout de son postulat qu'à peine la demi-heure de film atteint, l'histoire n'avance plus, se traîne et pire, se répète inlassablement jusqu'à un dénouement prévisible et finalement pas intéressant. Reste la prestation de Dafoe mais qui ne suffit pas à sauver ce film de l'ennuie.
Long, très long. Les premiers trois quart d'heure passent car on s'attend à ce que ça évolue puis non... Dommage idée sympa au départ et acteur au top. #gachis
Film très long, vraiment barbant et pourtant on regarde. On dirait un peu le Willem Dafoe des Vacances de Mr Bean, sauf que ce n'est pas de la parodie, c'est du cinéma un peu intello qui ne divertit pas vraiment. Les images sont vraiment belles, décor au top, une muse magnifique qui aide le quasi seul acteur du film dans ses moment de souffrance à regarder en faisant autre chose ou pour dormir peut être.
Si vous avez aimé "127 heures", il est probable que vous appréciez ce film. Si vous êtes intéressé par tout ce qui relève de la survie, vous aimerez aussi probablement. Pour ma part, j'ai vu le film comme une œuvre d'art dont le but est d'être immersive pour nous faire ressentir le sentiment d'enfermement et d'impuissance. En tout cas ce film ne m'a pas laissé indifférent, et si l'on sait à quoi s'attendre avant d'aller le voir, il y'a de grandes chances qu'on l'apprécie.
À l'intérieur est un huis clos dans le sens noble du terme. Au côté d’un cambrioleur, nous sommes enfermés dans un appartement qui se transforme en un piège pour lui. Impossible de sortir, privé d’eau et de nourriture, il va devoir survivre comme il peut. Ce lieu à première vue luxueux devient alors un endroit des plus hostiles. Plus le temps passe, plus il devient oppressant. L’aspect soigné du départ se transforme en un taudis à mesure que cette cage dorée se dégrade.
Durant ce thriller, nous aurons donc affaire à un seul véritable protagoniste. Dans un premier temps, il est captivant de voir comment celui-ci va se débrouiller dans ce marasme. Loin d’être bête, ce cambrioleur use d’ingéniosité pour ne pas se laisser mourir. C’est surtout la seconde partie qui est profonde. À partir de ce moment-là, tout l’aspect psychologique ressort. En tête à tête avec lui-même, le cambrioleur sombre logiquement dans la folie.
Pour jouer cet esprit qui devient torturé, qui mieux que William Defoe. Son aura suffi à faire transpirer cette dégradation psychologique du personnage. Bien qu’il n’ait pas beaucoup de dialogue, son attitude permet de voir le basculement. D’autant plus qu’il exploite parfaitement chaque mot. Son attrait pour l’art ajoute un côté esthétique appréciable.
Pour un gratte-ciel aussi luxueux, on se demande pourquoi le proprio ou le personnel de la tour ne soit pas au courant lorsque Nemo déclenche lesspoiler: deux alarmes ... On reste sur sa faim après l'avoir visionné.
Je mets 2 et demi pour l'originalité de l'histoire, l'appartement sublime ainsi que les vues imprenables sur NYC. Et pour Dafoe toujours aussi talentueux. Mais trooop de longueurs ! Et quand même... Deux alarmes d'un appartement aussi sécurisé ne déclenchent pas la moindre intervention ??? 樂
Un appartement de luxe à New York et un cambrioleur pris au piège, condamné à survivre dans cet espace clos, sans possibilité de s'en extraire. Le suspense n'est qu'un aspect mineur du premier long-métrage de Vasilis Katsoupis qui perpétue l'appétence des cinéastes grecs pour le bizarre (Canine, Apples, Attenberg, Her Job, etc.) et si Inside a l'apparence d'un film de survie, il évolue progressivement vers quelque chose d'autre, de plus ambitieux. On passera outre au peu de crédibilité de la situation (un appartement "intelligent" est évidemment surveillé à distance par son propriétaire, surtout quand il regorge de tableaux de prix) pour éventuellement se laisser fasciner par le véritable thème du film qui est peu ou prou celui de l'art contre la technologie. Et celui de la création, qui passe par la destruction (c'est un point de vue) et confine à une forme de folie. De beaux concepts mais qui ont du mal à passionner dans le contexte enfermé de Inside. Si l'ennui ne gagne pas la partie, c'est un peu grâce à La Macarena (sic), et surtout à Willem Dafoe lequel, en dépit de ses 67 ans, est parfaitement convaincant dans des conditions extrêmes. Quant au dénouement du film, on s'en fiche un peu et on peut à la place imaginer la tête effaré du propriétaire de l'appartement, qui s'aperçoit qu'en son absence, un intrus a fait comme chez lui.
Pas inintéressant mais la gageure de vouloir aller dans le jusqu'au boutisme de la situation pose de vrais problèmes de risque de longueur et de problème de rythme. Et c'est le cas dans cette plongée en enfer pour ce cambrioleur amateur d'art. Willem Dafoe est impeccable dans son personnage, la photo est soignée, mais le film aurait gagné à être resserré. A saluer malgré tout la prise de risque...
Ce huis-clos m'a fait penser à 127 heures. Sur le concept d'une personne bloquée quelque part il faut déployer des trésors d'imagination pour tenir en haleine le spectateur. Ici le personnage a beaucoup plus de moyens, mais c'est finalement moins captivant. Il y a quand-même une sorte de message pas inintéressant sur le résultat final obtenu mais le film reste un peu décevant.
Willem Dafoe au cinéma, c’est comme une madeleine de Proust qu’on aurait envie de dévorer en une bouchée ! Cet acteur très talentueux est capable de s’approprier l’aura de grands méchants iconiques en leur apportant notamment beaucoup d’authenticité. Pour les besoins du film de Vasilis Katsoupis, « À l’intérieur », il n’aura pas à forcer son talent puisque malgré toutes les belles intentions entourant ce film, la sauce ne prend pas. C’est calme, contemplatif, pas bien méchant, mais certainement pas envoutant. Un énième huis clos basique et sans saveur qui aura tout de même donné quelques idées architecturales de ce que représente une superbe propriété réservée à l’élite.
Un film vraiment pas si mal. C'est assez beau, assez réaliste. Plus le film avance, plus on ressent le désespoir s'aggraver pour le protagoniste. Non vraiment, le film est vraiment pas mal.
William Defoe transforme un loft bien rangé d'un amateur d'art contemporain en œuvre d'art totale, dans un film survivaliste nietzschéen (le surhomme doit affronter les éléments, l'adversité, le destin comme dans une jungle primitive). Il est perdu, mais dans un espace confiné et réduit. Il est seul, mais voit les autres. Il veut fuir, et d'abord sa propre folie. A la fin l'appartement ressemble à un mélange du facteur Cheval, de Thomas Hirshhorn, de la maison cassée de Raynaud, avec un peu de Tapies et même de figuration narrative (chacun choisira son univers préféré). Cela ne casse pas trois pattes à un canard, mais le film va quand même loin et ose - parfois dans le kitsch. Pas entièrement réussi, mais ça sort du tout-venant.