Un film huis clos qui ne tient que par la présence de Willem Dafoe, un peu perturbant mais avec des éléments intéressants. Ca peut ennuyer profondément comme ça peut faire réfléchir, c'est selon. Pas indispensable à voir.
Film assez pessimiste et pas drôle, qui tourne autour des mêmes choses et des métaphores pour montrer que la solitude et le luxe peuvent se côtoyer sans que personne ne s'en préoccupe
« A l’intérieur », c’est avant tout un beau numéro d’acteur de Willem Dafoe et un superbe décor : un penthouse New Yorkais gigantesque. En revanche, l’histoire pouvait à la rigueur tenir dans un court-métrage mais là c’est vraiment trop trop long. Une seule salle le projette à Paris la semaine de sa sortie et je comprends maintenant pourquoi.
Mouais, une déception ce film. Un survival dans un musée comme métaphore sur la douleur de la création. Le concept est génial et du coup, très déçu que ce film soit aussi mal joué. Le thriller est ridiculement invraisemblable alors que la fable est pataude. 1h45 de durée? ça aurait pu tenir en 1h20 de temps.
Dans le créneau des huis-(très)clos, qu’il s’agisse d’une maison, d’une cave ou d’un cercueil, il n’y a généralement que la première fois que le choc opère. Après, on comprend trop vite comment ça marche. Avec ‘A l’intérieur’, c’est un cambrioleur d'œuvres d’art qui se retrouve piégé comme un rat dans un luxueux penthouse new yorkais, avec peu de nourriture, de l’eau non potable et un thermostat qui joue au yoyo. La volonté acharnée de trouver de quoi survivre et comment s’échapper vire rapidement à la course contre la montre, les moyens de subsistance et l’énergie du prisonnier allant en diminuant au fil des jours et des semaines. ‘A l’intérieur’ s’avère extrêmement peu bavard (excepté quand le prisonnier délirant commence à soliloquer) ce qui lui confère une touche légèrement expérimentale, de même que le rapport du piège avec l’art, bien qu’on le voie venir d’assez loin. De toute façon, il est toujours assez satisfaisant de suivre en direct la lente dégradation physique et mentale d’un individu, et encore beaucoup plus quand cet individu est joué par Willem Dafoe, qui ne parviendra donc jamais à choisir autre chose que des rôles extrêmes.
Un voleur chevronné à la recherche d'un auto-portrait d'Egon Schiele se retrouve prisonnier de l'appartement qu'il cambriole. La qualité principale de ce trop long film, vu sur quoi il tient, est le lieu en lui-même, j'adorerais vivre dans un endroit pareil où le minimalisme se mêle à une collection d'art contemporain de toute beauté. La seconde qualité du film est Willem Dafoe qui même s'il cabotine un peu le sauve par sa présence. Sinon tout est très ennuyeux et sans grand intérêt.
Un film qui, en jouant sur une tension nerveuse croissante, propose au spectateur de vivre une expérience : celle de l’enfer dans lequel l’unique protagoniste de l’histoire, piégé dans sa caverne d’Ali Baba, peu à peu s’enfonce. L’épreuve psychique et physique qu’il endure est la matière même du film, ce qui m’a rappelé, mais dans un tout autre contexte, The Revenant (selon moi, bien meilleur). Le film est truffé de symboles, un peu trop faciles, et les oppositions dichotomiques abondent : création/destruction, liberté/enfermement, île/continent, solitude/société, richesse/pauvreté, vie/mort, nature/culture, beau/laid, valeur/excrément, etc. Le message délivré par le protagoniste lors du dénouement m’a laissé perplexe et je me suis dit : tout ça pour ça ?...
Absurde. Allégorie du vide et du moche. Ennui total. La désespérance et la médiocrité seraient-elles les conditions de réalisation de la "création" artistique ? Confusion idéologique entre création et destruction. La seule puissance créatrice de ce film est un haussement de sourcil sans conviction.
Enfermer w. Dafoe dans un huis clos esthétique mêlant art contemporain et loft new-yorkais était une très bonne idée. J’ai adoré cet univers décalé et unpeu asphyxiant ! l’acteur est juste génial dans ce loft, il n’a pas de plan b, on le voit comme un insecte piégé, devenir une bestiole, du grand Dafoe . À voir si voir d’urgence si vous aimez l’acteur.
Un film très difficile á réaliser car il ne met en scène qu'un acteur, seul face á ses fracas. Le scénario tourné dans un cadre ultra contemporain, baigné dans l'art , se transforme á son tour en une oeuvre d'art cinématographique contemporaine. Il faut donc être un public avisé où au moins amateur, au minimum ouvert á la différence. De toutes façons il est aisé de se laisser prendre au jeu du réalisateur, et au fil du film nous voiçi immergés dans le monde de W. Daffoe, pris au piège d'une histoire qui nous aspire dans nos propres profondeurs mentales.
Après avoir lu les critiques nous ne nous attendions pas à apprécier autant. Un scénario simple mais vraiment efficace. Le jeu de l'acteur principal frise comme toujours la perfection. Nous ne nous sommes pas ennuyés une seconde à suivre la survie de Willem Dafoe dans un décor angoissant ne mettant pas forcément en valeur l'art moderne, bien au contraire, avec un message final profond. Les films de ce genre, avec un jeu d'action subtil et sans scènes vulgaires ou sexuelles sont rares de nos jours.