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fredericluc
78 critiques
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2,0
Publiée le 20 février 2023
Que de clichés sur les supposés banlieusards, autant que sur les supposés nantis élèves de l'Opéra ! Les dialogues et rebondissements sont souvent lourds, voire d'une mièvrerie affligeante. On se désole pour le séduisant MB14 (au jeu très approximatif), chez qui on avait perçu davantage de subtilité, avant ce film. Restent quelques seconds rôles bien interprétés, et quelques moments de rap honorables (pour le lyrique, rien n'est au niveau, à part le décor sublime de l'Opéra Garnier, et Roberto Alagna)
Belle histoire MB 14 porte et incarne le film avec un charisme et une présence tout au long du film Bravo pour sa prestation d'acteur et chanteur lyrique et rappeur dans ce film Il aurait mérité d'être nominé aux Cesars ! Michele Larroque joue avec justesse et retenue Les nombreuses scènes à l'opéra sublime le récit et les chants ! Le scénario est assez classique voir prévisible Mais je recit et les jeux d'acteurs font une réussite de ce premier film !
Le récit d’émancipation sympathique d’un jeune rappeur des cités découvrant le chant lyrique, plombé comme souvent par un scénario cousu de fil blanc, enfilant les clichés à la pelle, et des personnages très caricaturaux, mais porté par la bonne complicité du duo MB14/Michèle Laroque. 2,25
Parfaite représentation du feel good movie ! Alors certes le scénario est quelque peu prévisible, toutefois le jeu des acteurs (la fratrie incarnée par MB14 et Guillaume Duhesme en première ligne), la fraîcheur des scènes entre jeunes, le cadre lyrique et les accès d'humour contribuent à ce que l'on passe un bon moment !
Il doit y avoir un nom à ce genre cinématographique, comme le « buddy movie » ou « road movie », ou « slasher », que sais-je ? « Mes frères et moi » de Yohan Manca, « Haute-Couture » de Sylvie Ohayon, « Au bout des doigts » de Ludovic Bernard et dernièrement « Compagnons » de François Favrat, et « Ténor » de Claude Zidi Jr sont basés sur la même structure narrative.
D’un côté un(e) jeune de quartier de banlieue parisienne ou de cités provinciales, glandeurs/glandeuses à ses heures perdues, mêlés(es) à des combines ou victimes desdites combines - on nous le fait bien sentir - , ont un rêve qu’ils (elles) pensent (légitimement ?) inaccessible. De l’autre côté, un(e) « Français(e) bien français(e) » - on nous le fait bien ressentir aussi, bourgeois(e), artiste ou intellectuel(le) qui va permettre à ce jeune de quartier de croire enfin à tous les possibles. A la condition de travailler, d’accepter quelques contraintes parfois contraires à leur principe de vie. Comme celui de s’allier avec une France dans laquelle le (la) jeune de quartier ne se reconnaît pas. Sorte de bête sauvage qui s’apprivoise peu à peu dans un monde qu’il ou elle dénonce à tour de langue. On voit le (la) jeune toucher du doigt l’impossible, évoluant dans un monde enchanté. S’ensuivent des conversation sur la différence, sur la diversité, l’incommunicabilité. Au moment où la confiance s’installe entre les deux parties, arrive le point de bascule où le (la) jeune se dispute parfois violemment avec son mécène. Avant de promettre de tout plaquer, il (elle) vomit toute sa rancoeur sur cette France qui le (la) déteste en soulignant à gros traits leurs différences sociales. Le jeune n’est pas ingrat, c’est une bête blessée ! Qu’on se le dise ! Il (elle) est à manier avec précaution. Enfin, la réconciliation. Happy End qui se veut émouvant. Comment ne pas être touché par ces jeunes qui réussissent et ces « Français bien français » qui ont donné de leur temps pour cette réussite ! La réconciliation ne se résume pas qu'entre les deux parties : le (la) jeune et le (la) « Français(e) bien français(e) » ; c’est la réconciliation de deux « France ».
J’ai grossi volontairement le trait en brossant un portrait-robot de ces « Deux France » mais comme je le dis souvent, les clichés ont la vie dure et si les récits illustrent des clichés c’est parce qu’il sont pratiquement inévitables et bien présents. Et je peux vous assurer que je suis confronté tous les jours à ces clichés des quartiers en exerçant dans un REP+.
On a compris : ces films sont là pour dépasser les préjugés, préjugés des deux côtés, il faut le signaler. S’il y a « deux France », il y a deux préjugés. En ce qui me concerne, c’est prêcher dans le désert puisque ces films prêchent un convaincu. Ces films peuvent être considérés comme indispensables, d’utilité publique ou font figure de piqûre de rappel envers les esprits fermés, ceux embourbés dans leurs préjugés et ça concerne les deux côtés !
Bref, j’espère qu’un jour un metteur en scène ne se basera pas sur la même structure narrative et gommera quelques clichés. C’est sans doute fait, mais je ne l’ai pas vue ou encore vue.
Il y a des metteurs en scène plutôt des metteuses en scène qui modifient le genre « film de quartiers » comme « Une histoire d’amour et de désir » de Leyla Bouzid, « Fragile » d’Emma Benestan, ou « Les meilleures » de Marion Desseigne-Ravel, ou encore « Gagarine » de Fanny Liatard/Jérémy Trouilh. Elles ne résument pas ces jeunes à des affaires de drogues, de violence religieuses, sociales, familiales. Elles offrent une autre vision des jeunes de quartiers qui fait du bien
Donc « Ténor » est un film de plus sur l’accessibilité à un rêve... impossible. Il m’a permis de faire la connaissance de MB14 sous les traits d’Antoine ; comme je n’aime pas le RAP, je ne le connais pas en qualité de chanteur, mais l’acteur m’a convaincu. Quant à Michèle Laroque, elle assure le minimum ; elle fait toujours mieux que dans ses films qu’elle réalise - souvent navrants. A la réussite d’Antoine, s’y ajoute une toute petite dimension dramatique, spoiler: la maladie de Madame Loyseau , pour donner plus d’émotion à un récit qui n’en avait pas vraiment besoin.
« Ténor » se laisse regarder sans effort mais l’effort d’imagination revient aux metteurs en scène. Et moi, j'ai fait l'effort d'alourdir inutilement le masculin - féminin ! Désolé...
Film qui n'est pas extravaguant mais il est intéressant de voir le rapport jeunes de quartier/opéra. Dommage pour le casting j'aurai préféré voir des comédiens issus de ce milieu car le jeu d'acteur devient un peu forcé surtout au niveau du langage/accent. MB14 joue relativement bien surtout pour un premier film même si comme je viens de le dire, parfois, on sent que ce n'est pas naturel. On passe quand même un bon moment, la scène de fin est assez touchante.
C'est un bon film dans son ensemble. Assez classique dans le style un jeune qui se révèle mais c'est sur une trame originale. La mise en scène est classique mais efficace mais il est surtout à noter le bon casting globale. Michel Laroque est très intéressante dans son rôle et le jeune acteur principal est très bon lui aussi. Mention à son grand frère surtout à la fin.
Ça se regarde mais sans plus. Le film est plutôt bien réalisé, sauvé par le pitch de départ qui est intéressant, mais ça s'arrête là. Les acteurs sont peu convainquant, c'est très cliché à tous les étages, et même les scènes de chant peine à faire passer de l'émotion. Bref tout est attendu, mais c'est suffisamment bien fait pour que l'on passe quand même un moment agréable. Pas mal, sans plus.
En 2022, Claude Zidi Jr. (fils du célèbre cinéaste) livre une sympathique comédie sociale. En confrontant le milieu du rap et des cités avec celui du chant lyrique et de l’opéra, cette fiction évoque la rencontre de deux milieux que tout oppose. Même si le récit évite les clichés pesants, généralement utilisés pour ce genre de film, il n’en demeure pas moins prévisible et sans originalité. Seules les prestations convaincantes de Michèle Laroque et de l’acteur/chanteur MB14 (de son vrai nom Mohamed Belkhir) donnent un ton enjoué. Bref, un feel-good movie ayant le mérite de laisser une place d’honneur à la musique.
Film qui ne va pas concurrencer « Amadeus » mais qui est réellement séduisant par sa sincérité et sa fraîcheur. C'est l'union généreuse de deux mondes, ceux de l'opéra et du rap, ceux des beaux quartiers et de la banlieue, ceux de la jeunesse friquée et ceux de la jeunesse qui galère, et tout ça fonctionne avec sensibilité, drôlerie et émotion. Et on oublie vite les maladresses de scénario et les clichés un peu lourdauds pour apprécier avant tout le jeu des acteurs,surtout de MB14, véritable révélation du film, mais aussi de véritables moments d'émotion. Une très bonne comédie sociale, un peu mal ficelée, dommage.
Il y a des acteurs-actrices qui font leur notoriété sur leurs passages sympathiques dans les talk-shows télévisés... Ceux que l'on qualifie de "bons clients".
Je pense que Michèle Laroque en est la parfaite représentation. Elle est sympa, souriante, aime plaisanter...
Seulement, dès lors qu'il s'agit de jouer la comédie, elle atteint vite ses limites. "Ténor" en est la confirmation. Son jeu fait très "téléfilm", et le film fait très vite "téléfilm". Il y a pas mal de scènes qui sont surjouées, et moi, ça me gâche tout...