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Peter Franckson
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3,0
Publiée le 28 août 2024
A partir d’une histoire maintes fois vue, celle de Karin, 11 ans, en CM2, dont la mère est morte il y a 3 ans et qui est confiée à son grand-père, moine à Iketeru en bord de mer, par son père, obligé de la laisser afin de combler ses dettes, les réalisateurs explorent le deuil chez une adolescente avec une option fantastique, spoiler: celle d’aller dans le monde des Morts et retrouver sa mère . Tout cela est possible grâce à Anzu, énorme chat vivant comme un humain (il parle, téléphone, conduit un scooter, rend des services aux habitants et a un humour potache) et appelé Bakeneko ou chat-fantôme au Japon car ayant plusieurs vies (Anzu a 37 ans). Malheureusement, l’histoire a du mal à démarrer spoiler: (rencontre de 2 garçons et de créatures d’une grotte, vol du vélo d’Anzu) et il faut attendre 50 mn pour qu’elle décolle et sorte le spectateur de sa somnolence, spoiler: avec la rencontre du Dieu du malheur (un vieillard décharné et édenté) et l’irruption dans le royaume des Morts (à partir d’une cuvette de W-C à Tokyo !) . On est bien loin du « Voyage de Chihiro » (2001) d’Hayao Miyazaki, plus imaginatif et à la forte trame narrative et même de « The tunnel of summer. The exit of goodbyes » (« Le tunnel de l’été. La sortie des adieux ») (2022) de Tomohisa TAGUCHI. Plus de concision (au lieu de 1h37 mn) aurait été la bienvenue, renforçant le côté décalé voire surréaliste des démons et de leur monde, ressemblant à un grand hôtel, dirigé par Enma, le roi des enfers.
D’un côté, des personnages humains - de la ville - animés par rotoscopie, de l’autre des campagnards, chats-fantômes et autres yokaï farfelus, dessinés en traits grossiers et caricaturaux (Anzu ressemble au fils caché de Totoro et de Doraemon). C’est surtout dans sa direction artistique que ‘Anzu, chat-fantôme’ tranche avec l’animation japonaise dont on a l’habitude : à ce niveau et dans la personnalité de ce fameux chat-fantôme, figure paternelle et secourable mais aussi joueur, glandeur et pétomane. Epicurien et routinier dans sa première partie, beaucoup plus agité dans la seconde, injectant dans la réalité des éléments surnaturels qui semblent ne poser de cas de conscience à personne, ‘Anzu, chat-fantôme’ se coule néanmoins à la perfection dans les thèmes traditionnels de l’animation japonaise : quitter l’enfance et grandir à la faveur d’un été propice aux découvertes formatrices, apprendre à accepter la mort et la finitude. Une fois toutes ces considérations reliées entre elles, on a parfois l’impression que ‘Anzu, chat-fantôme’ ne fait que talonner les productions Ghibli, convaincu (à juste titre) qu’il y a désormais une place à prendre. Il s’en détache certes sur quelques points de détail (qui ont leur importance) mais ne retrouve jamais le niveau de perfection formelle et de créativité qui a toujours été l’apanage de Hayao Miyazaki.
Une curieuse visualisation superstitieuse de la vie par deux réalisateurs japonais qui au final se révèle assez naïve et sombre sous des airs bucoliques. Le chat-fantôme Anzu débonnaire et assez amusant, doté de pouvoirs surnaturels, va aider une belle enfant dont la maman tant aimée est décédée, et qui se trouve, comble du malheur : abandonnée par son père irresponsable et insouciant. La vie est dépeinte avec un certain charme et humour mais avec une inévitable transition pour le moins étonnante vers la mort pour l’enfer impitoyable et cruel quasi inévitable, ou alors pour le paradis très brièvement évoqué ou pour de longs couloirs très kafkaïens et peu réjouissants… Le clap de fin laisse une étrange impression amère et pessimiste. Un dessin animé plus noir que bucolique bien davantage pour adultes que pour enfants.
Les films d animation japonnais en plus d être beau graphiquement, ils abordent des thèmes lourds qui réussit à me transportait d émotion. Anzu chat fantôme ne déroge pas à cette règle, très émouvant, on suit cette jeune fille assez effronté, qui devenue orpheline de mère, et quasi abandonné par un père dysfonctionnel, qui l'a déposé à son père, donc le grand-père de la jeune fille et va faire connaissance d un chat qui se conduit en humain et qui vient du monde des morts. Une œuvre bien réalisée avec comme tous’les films d animation japonnais il y a cette part de fantastique qui est vraiment intéressant. On voit que myazaki a fait des petits pour notre plus grand bonheur.
Ce film pour enfants est sympathique. Mais il est aussi maladroit dans sa forme (dessin, narration, jeux sur différents registres), ce qui est bien dommage.
Par manque de rythme, d'un scénario brouillon, d'un graphisme et d'une animation moyennes, j'ai trouvé ce film plutôt ennuyeux, sauf dans la dernière demi-heure où l'histoire s'accélère enfin, parce qu'avant ça on ne sait pas très bien où on va : un père fauché dépose sa gamine chez son grand père qui s'occupe d'un temple dans un village. Dans le temple, un "chat fantôme" dont la présence n'étonne personne, de même que celle d'autres créatures magiques. Tout ce beau monde fait ami-ami avec la fille dont la mère est morte. spoiler: Dans la dernière partie la chat et une divinité acceptent de l'emmener la rejoindre dans le royaume des morts et la virée tourne à la course poursuite . Bref, un petit film en dessous d'un Miyazaki mais qui se laisse voir si on n'est pas trop regardant.
Pas ouf... L'ouverture est prometteuse mais le film ne sera qu'une succession de faux départs, de personnages sans saveur et dont le rôle dans l'intrigue reste un mystère.
J'ai rarement été aussi déçu par un film. Après avoir vu des extraits du making of, je me suis dit que voir les concepts de rotoscopie utilisés dans un animé indépendant pouvait être inspirant. Non. La DA est peu inspirée (ou plutôt, inspirée par 2005-2007). Si elle était compensée par un scénario original et des personnages attachants/truculents, cela aurait pu passer. Mais rien ne relève le niveau ici. L'animation est correcte mais aucun moment de grâce. Quand j'ai vu que je n'accrochais pas j'aurais dû quitter la salle plutôt que d'avoir l'espoir d'une amélioration.
Visuellement magnifique, le son est super soigné (en VO), l'animation des personnages est parfaite et donne un résultat très naturel et pareil pour les dialogues (et leur capture) qui sont rarement aussi proche du réel dans ce genre d'anime. Les personnages "esprits" sont drôles et mignons. Le scénario majoritairement "tranche de vie" (mis à part dans la dernier tier du film) ne sera pas au goût de tout le monde mais nous on a adoré.
J’ai eu l’occasion de voir ce film au festival d’Annecy. C’est un film assez sympa, il propose un scénario drôle et parfois imprévu. L’animation est bien faite. Et certains enjeux sont bien tourné. J’ai eu du mal à comprendre le changement d’attitude du père vers la fin. Et j’ai particulièrement trouvé bizarre que l’on explique pas assez la relation mère-fille dans ce film (c’est un peu l’un des enjeux principal de la fin du film). Il n’empêche que l’on peut assister à des scènes très drôles avec des personnages hilarant.
Si Kore-Eda se mettait au dessin animé, pas impossible qu'il ponde cet Anzu là. Cousin nippon de Linda veut du poulet où l'esprit de Kié la petite peste n'est jamais très loin. Merveille de délicatesse matinée de fausse grossierté, de deuil et de papas nuls.
Très poetique ce film d'animation, sans egaler la beauté et l'univers particulier des fiilms d'animationde miazaki, il s'en approche assez près. Les pious pious esprits de la foret me rappelle les etres flottants phosphorescents de Pricesse Monoloke.
C'est des lectures possible differentes du point de vue enfant ou adulte spectateurs et ça replonge dans ses souvenirs d'enfance.
Anzu, chat-fantôme et sacrément bizarre!...Ce film japonais est en effet porté par un drôle d'animal aux qualités humaines indéniables, défauts compris...Se joue une relation d'amitié entre ce félin lourdaud mais attachant, et une jeune fille renfermée sur elle même et en quête de sa mère morte...L'apprentissage de la vie pour au final dépasser son chagrin et avancer au delà...Le tout avec une poésie légère entrecoupée de situations burlesques et bancales. Un joli film d'animation adapté d'un manga qui ne manquera pas de plaire aux amoureux des chats, et aux autres aussi...
C'est sympathique, mais le film manque profondément de substance. Ni queue ni tête et sans explications, mais peut être tel est l'essence de l'œuvre... Cela laisse néanmoins un certain sentiment d'insatisfaction non résolu. . L'aspect rotoscopique passe inaperçu une fois qu'on est concentré sur le film.