Un film sur le destin d’une petite fille (Sandrine?) qui a perdu sa maman et qui veut lui rendre visite, Amzu, le chat fantôme va l’aider...Bon le film est assez ordinaire, il y avait mieux à faire , plus d’humour et d’esthétisme...Petite déception donc, même si les enfants y trouveront leur compte entre cinq et dix ans…..Un seul passage du film vaut le détour la dernière demie heure où Sandrine se rend au pays des morts, là il y a du travail enfin de cinéma….Un peu fleur bleue le reste, je ne conseille pas spécialement….
"Endeuillée de sa mère, abandonnée par son père, une jeune fille doit confronter leur absence et faire équipe avec Anzu, un esprit aussi farceur qu’un félin et aussi malotru qu’un humain. À la force d’une esthétique qui rappelle Mes voisins les Yamada et d’une ribambelle de personnages secondaires séduisants, le film s’embourbe malheureusement dans une narration si étirée qu’on perd de vue les enjeux initiaux."
"Ce qui ressemble à un voyage commémoratif tourne rapidement à une étude sur le deuil du point de vue d’une enfant. Lorsque Tetsuya revient dans sa ville provinciale natale pour résoudre ses problèmes de dettes, il laisse seule sa fille Karin entre les griffes d’un matou atypique. Il marche sur deux pattes, conduit une mobylette, effectue des massages, flatule sans gêne et urine à la vue de tous dans le premier buisson du coin. N’oublions pas qu’Anzu reste un chat par nature. Il reste libre et imprévisible dans ses actions. Son comportement transgressif ne manque pas non plus de susciter de vives réactions. Le duo de cinéastes en profite donc pour jouer sur ce décalage pour en tirer des railleries enfantines. Cependant, et contrairement aux œuvres d’Hayao Miyazaki, cet humour reste en grande partie dédié au jeune public, dont on cherche à stimuler leur approche des Yōkai, des créatures surnaturelles issues du folklore japonais."
"Attristée et en colère, la jeune fille est ensuite amenée à quitter la campagne pour la capitale pour enfin prendre sa revanche sur le deuil qu’elle traverse. Cette dernière se repose ainsi sur une amitié inattendue pour conjurer le sort et enfin se relever de cette situation qui la conditionnait à une attente sans fin."
"Solaire et sans pour autant manquer de ludisme, Anzu, chat-fantôme souffre toutefois d’un sérieux problème de rythme. En effet, ça ronronne tellement fort dans la première heure qu’on finit par se perdre dans les aléas du présent et dans une banalité qui ne justifie pas qu’on y stagne aussi longtemps. Dégraissé de ses longueurs et en canalisant mieux l’énergie et la bienveillance des Yōkai, le film aurait pu constituer un fabuleux court-métrage. Reste que la quête initiatique de l’héroïne offre une bonne porte d’entrée pour les spectateurs qui n’espèrent rien de plus que de partager un sourire sincère en sa compagnie."
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On pense forcément à Miyazaki, mais cela n'a ni la même force poétique, ni la même justesse de ton. Ici, le réalisme prime, parfois au détriment d'un imaginaire pataud. La première moitié raconte le désarroi d'une fillette avec en parallèle l'histoire de ce chat fantôme farfelu. C'est un peu confus et lent. L'animation n'est pas toujours réussie. La suite est plus rythmée, avec des fulgurances de violence (d'où la catégorie d'âge à partir de 8 ans). C'est plutôt jouissif mais là encore c'est à l'avenant et parfois brouillon. L'ensemble n'est pas désagréable et reste plaisant. Une fin un peu décevante.
Bon, que dire ? Je ne suis jamais rentré dans le film. On suit l'histoire d'une petite fille qui a perdu sa mère et qui a un père endetté. Elle se retrouve seul dans un temple avec un moine et elle rencontre ce fameux chat fantôme bien bizarre. Les deux premiers tiers du films sont sans trop de rythme et lent, on découvre ce chat farfelue et deux ou trois autres personnages sans trop d'intérêts. Enfin, une fois qu'elle rentre dans le royaume des morts pour voir sa mère, on rentre dans quelque chose d'un peu plus intéressant mais rien d'incroyable non plus. À noter : le petit clin d'oeil au film de Miyazaki "Le voyage de Chihiro" avec ce royaume des morts qui ressemble bien aux bains avec pour point commun, le dirigeant tout en haut, comme Yubaba dans le film oscarisé. Les personnages vont également prononcer la phrase "ça pue l'humain" quelque chose de similaire encore une fois au film de Hayao. Un peu décevant comme film mais il pourra peut être trouver son public chez les jeunes enfants.
Anzu est un dessin animé qui m'a déçu car je n'ai pas retrouvé les valeurs du respect inculqué à l'enfant et la fin est déroutante, elle laisse subtilement entendre que l'enfant est en capacité de décider de sa vie en ignorant le parent en toute décomplexité. On comprend que le film est tourné sur l'acceptation du deuil, j'ai trouvé que tous les personnages mis en scène pour exposer cette étape difficile avaient leur place mais cela manque énormément de dialogue. J'aurais aimé que le rôle du grand-père soit développé, que Anzu ait des discussions plus poussées avec Karin pour créer une amitié solide, que l'union amicale entre les différents personnages soit avec un soutien mutuel car tout est centré sur le bien-être être d'une personne au détriment des autres, que le dénouement du père soit plus développé, que la fin soit un moment intense et profond. J'ai le sentiment que ce dessin animé aurait pu être magnifique mais il y a beaucoup de loupés, cela manquait de travail avant d'être exposé au public et c'est dommage. La jeune fille est capricieuse tout le long du film, elle ne s'excuse qu'une fois, concernant sa mère, elle n'a aucune pensée pour elle sur ce qui l'attend après les péripéties qu'elle a engendré, à la fin elle a une compassion partielle de par son geste mais aucune par les mots prononcés pour le chat fantôme qui a tout fait pour elle, le père part endetté et revient plus tard comme si tout se résolvait par magie, le grand-père est là sans être là, il n'y a pas de dialogue constructif. On est très loin de l'époque Disney qui créait des personnages aux dialogues qui pouvaient paraître anodins mais qui en réalité poussaient les spectateurs à la réflexion tout en les faisant entrer dans un univers fantastique tout le long du dessin animé.
La + belle réussite plastique du film (par-delà ce qu'il fait de l'imaginaire yokai et de la spiritualité shintoïste), c'est ce dessins crayonné aux traits esquissés et le réalisme sonore, qui crée un entre-deux poétique.
Drôle, amusant, ludique et assez efficace, le film de KUNO et YAMASHITA sonne comme une petite fresque divertissante, mais qui manque de clarté quand à son récit et son rythme, assez étrange dans la deuxième moitié du métrage
Anzu est un chat fantôme. Lorsque Karin fait sa rencontre, une belle amitié, surprenante va naître. Un voyage fantastique entre la vie et la mort, entre le réel et l’irréel. C’est drôle, touchant. La musique fait penser à l’univers d’Animal Crossing. Une vraie réussite.
De la Quinzaine des Cinéastes au Festival d’Annecy, Anzu, chat-fantôme arrive enfin sur nos écrans. Endeuillée de sa mère, abandonnée par son père, une jeune fille doit confronter leur absence et faire équipe avec cet Anzu, un esprit aussi farceur qu’un félin et aussi malotru qu’un humain. À la force d’une esthétique qui rappelle Mes voisins les Yamada et d’une ribambelle de personnages secondaires séduisants, le film s’embourbe malheureusement dans une narration si étirée qu’on perd de vue les enjeux initiaux.
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1,5
Publiée le 21 mars 2025
Karin est confiée à son grand-père, moine dans un petit temple shintoïste, le temps que son père rembourse ses dettes. Un été dans un endroit paisible où se trouve un chat nommé Anzu qui a tellement dépassé la durée de vie de son espèce que tout le monde pense qu'il est le fantôme de lui-même. Du haut de son grand âge, il a un certain caractère, tout comme la petite Karin. Des étincelles, mais peu de raisons réelles de s'intéresser à eux puisqu'ils sont soit inintéressants soit antipathiques. "Ghost Cat Anzu" surprend par sa vulgarité décomplexée à travers un humour pipi-caca. C'est loin du film mignon qu'on peut espérer malgré ses belles couleurs et son univers qui semble riche en apparence avec ce mélange de surnaturel et de folklore japonais. Je ne sais même pas si c'est pour un jeune public. Ce n'est pas touchant, poétique ou amusant et les thèmes abordés le sont maladroitement. Bref, ce n'était peut-être pas pour moi et je me suis vraiment ennuyé.
J'aime beaucoup l'animation japonaise, et je suis toujours plutôt enclin à une opinion a priori favorable quand je vais voir un film de ce type - surtout s'il a été coopté par un grand festival (ici la Quinzaine des réalisateurs).
Anzu commence d'ailleurs plutôt bien : une atmosphère à la Ghibli, une attaque plutôt intrigante (une petite fille qui a perdu sa maman et dont le papa est inconséquent), et un chat patibulaire et pétomane.
Malheureusement, si la frimousse de la petite est ravissante et le caractère de l'animal amusant, tout le reste est un peu poussif, et peine à générer une véritable émotion.
Il m'a semblé que l'animation était un cran en-dessous de ce que propose d'habitude la crème de l'animation nippone, la mise en scène est sans relief et le scénario ne trouve pas la clé pour faire décoller l'histoire.
Lorsque les protagonistes s'aventurent dans le royaume des morts (à la faveur d'une prouesse scatologique, le film semble avoir un tropisme sur ce sujet) le niveau chute à mon sens encore d'un cran : on est alors pas très loin d'une parodie de ce que Ghibli propose de meilleur.
Dans Anzu, chat-fantôme, réalisé par Yoko Kuno et Nobuhiro Yamashita, les spectateurs font la rencontre de Karin (interprétée par Noa Gotô), une fillette de 11 ans fraîchement débarquée chez son grand-père moine dans une petite ville côtière de la province japonaise. Abandonnée par son père, Karin vit mal cette soudaine relégation et, entre la discipline du temple et le comportement parfois taciturne de son aïeul, la cohabitation s’annonce délicate.
Son grand-père confie alors à Anzu, un chat-fantôme serviable (et un brin capricieux), la mission de veiller sur Karin. Avec sa personnalité espiègle et ses pouvoirs surnaturels, Anzu (doublé par Mirai Moriyama) apporte une touche fantaisiste à l’intrigue. Pourtant, sa relation avec la jeune héroïne n’est pas de tout repos : entre répliques piquantes et situations cocasses, ils peinent d’abord à s’apprivoiser. C’est justement dans ces moments d’incompréhension, où chacun découvre peu à peu l’univers de l’autre, que réside la force du film.
Soutenu par la présence de Munetaka Aoki dans un rôle secondaire tout en subtilité, Anzu, chat-fantôme réussit à mêler fantaisie et émotions en abordant des thèmes universels : le deuil, la famille et la découverte de l’inconnu. Par sa réalisation soignée et son ambiance à la fois douce et mystérieuse, le long-métrage offre un voyage sensoriel au cœur d’une tradition japonaise où la frontière entre le monde des hommes et celui des esprits se fait aussi fine qu’un battement de cils. Un film drôle et attendrissant qui rappelle à quel point l’amitié peut jaillir quand on sait se montrer patient et ouvert à la différence.
Film d'animation japonais, coréalisé par Yōko Kuno et Nobuhiro Yamashita, Anzu, Chat-Fantôme est un agréable long-métrage. L'histoire nous fait suivre Karin, une jeune fille de onze ans, orpheline de mère, qui est laissée chez son grand-père par son père croulant sous les dettes le temps pour lui de rembourser l'argent qu'il doit. Le vieil homme, qui est moine, vit dans une petite ville rurale et c'est au temple que Karin fait la rencontre d'Anzu, un bakeneko. Ce scénario, adapté du manga du même nom de l'auteur Takashi Imashiro, s'avère plaisant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et demie. Le récit nous fait vivre la rencontre entre ce gros chat se comportant comme un humain et cette jeune fille abandonnée par sa famille. L'intrigue est plutôt calme mais les trente dernières minutes se veulent beaucoup plus trépidantes et folles. Cette histoire traite de la perte d'un être cher et de la volonté de vouloir le revoir. Une thématique qu'il aborde avec une belle justesse. L'ambiance se veut juvénile et le ton à la fois dramatique et fantastique. L'ensemble est porté par des personnages sympathiques. Karin est attachante et Anzu adorable, même si son comportement n'est pas toujours mignon. Ils sont entourés par d'autres protagonistes tout aussi appréciables. Tout ce beau monde entretien des relations amusantes, soutenus par des dialogues de bonne facture. Sur la forme, la réalisation du binôme s'avère qualitative. Surtout, la direction artistique de l'œuvre est particulièrement charmante à la faveur de son style singulier. Les personnages et les environnements sont très jolis et l'animation d'une grande authenticité grâce à la technique de la rotoscopie. Ce beau visuel est accompagné par une b.o. signée par Keiichi Suzuki, dont les compositions guillerettes collent à merveille aux situations, même si elles sont loin d'être mémorables. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à Anzu, Chat-Fantôme, qui, en conclusion, est une création familiale méritant d'être découverte.
Film d'animation à l'esthétique rappelant les premières œuvres des studios Ghibli, Anzu le chat fantôme tente de déployer un univers et une mythologie riches pour nous emporter dans ses aventures. Cependant le résultat ne convaincra pas tout le monde, tant l'histoire semble parfois tirée par les cheveux. Les enjeux sont un peu artificiels, jusqu'à une conclusion ni cohérente ni pertinente. En bref, une vraie déception pour ce film au potentiel incontestable.
Cet animé était vraiment surprenant mais pas dans le bon sens du terme ! Le première partie est vraiment étrange et molle du genou avec cette enfant qui se retrouve parachutée chez son grand-père et abandonnée par un père endetté jusqu'à la moelle et où elle rencontrera un chat fantôme farfelu qui parle et bien d'autres bestioles encore. La deuxième partie avec un passage dans l'autre monde et un retour avec des créatures du mal sera déroutante car très violente ! Si on comprend bien que ce film d'animation porte sur le deuil d'un parent et son acceptation, le tout est mal agencé et manque de poésie. La jeune fille Karin est assez pénible à supporter et les adultes sont là sans être véritablement présents. Heureusement, Anzu est bien présent lui, peut-être un peu trop d'ailleurs, mais il est loin d'être parfait ! Bref, tout cela est très moyen et on en ressort déçu !