Film d'animation japonais, coréalisé par Yōko Kuno et Nobuhiro Yamashita, Anzu, Chat-Fantôme est un agréable long-métrage. L'histoire nous fait suivre Karin, une jeune fille de onze ans, orpheline de mère, qui est laissée chez son grand-père par son père croulant sous les dettes le temps pour lui de rembourser l'argent qu'il doit. Le vieil homme, qui est moine, vit dans une petite ville rurale et c'est au temple que Karin fait la rencontre d'Anzu, un bakeneko. Ce scénario, adapté du manga du même nom de l'auteur Takashi Imashiro, s'avère plaisant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et demie. Le récit nous fait vivre la rencontre entre ce gros chat se comportant comme un humain et cette jeune fille abandonnée par sa famille. L'intrigue est plutôt calme mais les trente dernières minutes se veulent beaucoup plus trépidantes et folles. Cette histoire traite de la perte d'un être cher et de la volonté de vouloir le revoir. Une thématique qu'il aborde avec une belle justesse. L'ambiance se veut juvénile et le ton à la fois dramatique et fantastique. L'ensemble est porté par des personnages sympathiques. Karin est attachante et Anzu adorable, même si son comportement n'est pas toujours mignon. Ils sont entourés par d'autres protagonistes tout aussi appréciables. Tout ce beau monde entretien des relations amusantes, soutenus par des dialogues de bonne facture. Sur la forme, la réalisation du binôme s'avère qualitative. Surtout, la direction artistique de l'œuvre est particulièrement charmante à la faveur de son style singulier. Les personnages et les environnements sont très jolis et l'animation d'une grande authenticité grâce à la technique de la rotoscopie. Ce beau visuel est accompagné par une b.o. signée par Keiichi Suzuki, dont les compositions guillerettes collent à merveille aux situations, même si elles sont loin d'être mémorables. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à Anzu, Chat-Fantôme, qui, en conclusion, est une création familiale méritant d'être découverte.