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Lilicot
10 abonnés
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4,0
Publiée le 29 janvier 2024
Un film étonnant qui met en évidence le cœur du métier d'actrice qui doit incarner un personnage réel avec une vraie vie, un peu sulfureuse. L'originalité ici consiste à faire rencontrer les deux protagonistes. Pour ce faire, le réalisateur,Todd Haynes a choisi Natalie Portman et Julianne Moore que nous nous plaisons à contempler pendant deux heures. La performance d'un acteur est de se glisser dans la peau d'un personnage et d'en ressortir à peu près indemne à la fin... Film attendu et à la hauteur des espérances.
Film terriblement ennuyeux, aucun intérêt, scénario qui n'a ni queue ni tête, qui nous emmène nulle part. On en ressort perplexe sur les intentions du réalisateur et le message qu'il a voulu faire passer.
Nouveau film de Todd Haynes qui, pour moi, à part Loin du Paradis ne m’a jamais vraiment convaincu. Même si I’m not there sortait bien de l’ordinaire. L'intérêt réside avant tout entre la confrontation de deux personnages et de deux actrices qui les incarnent. Si Julianne Moore est une nouvelle fois bluffante, elle est toujours impeccable même dans les mauvais film (cf. son Oscar), Natalie Portman est à mon avis un cran en dessous ici. Même si elle s’en sort très bien. Face à elles Charles Melton trouve sa place sans problème. Quant au film lui-même, il est mis en scène avec une certaine élégance assez froide mais splendide. Le scénario (inspiré de faits réels) est intelligent et cynique, bien construit, mêlant révélations et zones d’ombre des protagonistes avec habilité. Le tout est au final aussi prenant que troublant. On peut même dire fascinant.. Il reste en tout cas en mémoire et nous hante pendant un long moment après sa vision. C’est dire si Haynes nous offre donc une belle réussite, son meilleur film depuis longtemps. Ambigu, envoutant et saisissant.
Le sujet aurait put être intéressant, le film ne l est jamais vraiment. J ai trouvé qu il manquait cruellement de nuances. Voulant croquer une forme d hypocrisie, il se vautre dans une forme d outrance et d exagération qui le fait souvent tomber dans le ridicule. La musique elle aussi est outrancière et finit de transformer ce qui aurait dut être un drame acide en pantalonnade ou seule Julianne Moore surnage.
Drame psychologique assez classique, May December doit beaucoup aux interprétations magistrales de Natalie Portman et Julianne Moore. Parfois un peu cliché, le film traine en longueur, malgré des thématiques inhabituelles. Reste deux comédiennes impeccables.
La mise en abîme fascinante et subtile d’un fait divers qui défraya le chronique sur la relation dysfonctionnelle d’un couple, à travers la troublante fusion identitaire entre une actrice et son modèle, interprétés par deux grandes actrices.
Deux immenses actrices, une tension latente et du mystère, mais au final c'est un peu répétitif et on ne saisit pas trop quel regard est posé sur cette histoire...
La musique est en fait une reprise du thème du Messager composé par Michel Legrand. Je pense que seules la musique et la performance de N.Portman m'ont captivée. Le film, inconsistant, n'est pas à la hauteur, il manque quelque chose pour en faire quelque chose d'inoubliable et de vraiment intéressant.
Pour traiter cette chronique qui fut un scandale social en son époque, l'angle choisit par T. Haynes est l'immersion d'une actrice afin d'incarner au plus près le personnage de son prochain film. Cette démarche quasi journalistique du personnage de N. Portman devient alors relativement voyeuriste, voire douteuse. Sur une réalisation assez figée et pas vraiment actuelle, jusqu'à la bande son piano digne d'un feuilleton des années 90, cette évocation s'avère tiède. D'ailleurs, on se questionne légitimement sur la sincérité du projet de ce film.
Associant deux des plus grandes actrices américaines du moment, bâti sur une histoire sulfureuse d'amours interdites (du genre Gabrielle Russier, pour les Français des années 70), dans le décor d'une petite ville de province sudiste poisseuse, ce film disposait de tous les atouts pour devenir, sinon un film culte, au moins un des blockbusters de l'année. Las, le scénario s'emberlificote autour d'une mise en abyme (une actrice célèbre, ici Natalie Portman, doit bientôt jouer le rôle de celle, interprétée par Julianne Moore, par qui le scandale est arrivé, il y a vingt ans) d'un drame bourgeois qu'Hollywood a décidé de revisiter. Une mère de famille de 33 ans s'était amourachée d'un lycéen de 20 ans son cadet, elle a ensuite été condamnée. Puis, ils se sont mariés et ont eu quelques enfants... La jeune actrice scrupuleuse souhaite rencontrer les protagonistes de ce vieux scandale pour s'imprégner des attitudes et sentiments de l'époque. Patatras, en s'immisçant dans la vie de cette famille, elle révèle des failles dans les esprits et rouvre des blessures mal refermées. Filmée avec pas mal de chichis, cette histoire se perd en digressions, en improbables dialogues entre une actrice au comportement intrusif, une mère de famille déprimée, un mari immature qui semble avoir oublié de vieillir et d'autres intervenants (ex-mari, avocat, autres enfants, etc...). Ces gens vivent dans une belle maison et sans doute de leurs rentes, leur laissant le temps de cogiter et de pleurnicher sur leur sort. Il reste une image de qualité, deux superbes actrices, une atmosphère de roman anglais qui ne suffisent toutefois pas à donner un chef d'œuvre.
Une intéressante mise en abyme du métier de comédien. Autour d'une affaire de moeurs ayant défrayé la chronique, nous allons assister à l'intrusion d'une actrice dans la vie d'une famille, qui comme toute les familles, contient son lot d'etrangeté. Le film a le mérite d'avancer entre bienveillance et questionnement. Todd Haynes ne juge pas , c'est tout à son honneur, il regarde et essaie de voir au delà des apparences. Ses images, ses lumières un peu pales contiennent une part de mystère, un peu comme un David Lynch sans la dimension onirique. Et le film a le grand mérite d'être modeste, montrant q'une part de mystère ne pouvait jamais disparaître et que la vie privée reste étranger aux autres
Julianne Moore et Nathalie Portman dans un film ça aurai pu annoncer du grand spectacle mais ça veut rien dire.. Quasi 2 h d’une lenteur déconcertante et pas du tout intéressante. Le sujet abordé est mal maîtrisé, l’acteur qui joue Joe est complètement nul, c’est plutôt à l’eau de rose, tourné comme un téléfilm, et il se passe pas grand chose..
May December est un Todd Haynes majeur. A la fois un grand film d'actrices, un soap opera vertigineux et complexe construit en miroirs mais aussi une réflexion sur le couple et ses dérives. Le spectateurs se retrouve emprisonné à l'intérieur d'une prison dorée et ne cesse d'attendre de la part des personnages des informations ou des réponses à ses questions or tout le film refuse de leur en donner. Tout restera en surface pour mieux mettre avant la fausseté de la représentation familiale idéale. Le film pourrait tendre vers le malaise mais Haynes mêle humour et distanciation pour proposer avant tout un film sur deux actrices qui ne cessent de se vampiriser. May December est un objet fascinant injustement oublié de Cannes qui interroge, fascine et distille le trouble derrière son imagerie léchée très télévisuelle. Une belle réussite.
Comédie dramatique, réalisée par Todd Haynes, May December est une immense déception et un mauvais film. L'histoire nous fait suivre Elizabeth Berry, une actrice rendant visite à Gracie Atherton, une femme ayant épousé Joe Yoo, un Américano-Coréen plus jeune de vingt-trois ans. Cela remonte à près de vingt ans, une époque où cette romance avait fait la une de la presse people à cause de la différence d'âge séparant alors les deux amants, puisque le jeune homme n'avait alors que treize ans et que cela s'apparente à de la pédophilie. C'est pour cette raison que l'actrice, qui s'apprête à incarner Gracie sur le grand écran, fait des recherches pour préparer son rôle. Ce scénario, librement inspiré de la vraie histoire de Mary Kay Letourneau, s'avère très pénible à visionner pendant toute sa durée de près de deux heures. Une durée qui se fait largement ressentir tant l'intrigue est proche du néant. En effet, on suit pendant tout ce temps les témoignages recueillis par Elizabeth auprès de Gracie et de son entourage afin de pouvoir retranscrire cela au cinéma. Mais ces moments sont franchement ennuyants et inintéressants au possible. Il ne se passe vraiment pas grand-chose et l'on se demande bien quand est-ce que tout cela va décoller. Malheureusement, cela n'arrive jamais et on enchaîne les moments soporifiques. Pourtant, le sujet évoqué, à la fois malsain et glauque, pouvant soulever des questionnements, était prometteur sur le papier. Mais dans les faits, c'est très mal exécuté et traité. La faute entre autre à un manque d'ambiance flagrant et à un ton ni humoristique, ni dramatique. L'ensemble est pourtant porté par deux têtes d'affiches attirantes que sont Natalie Portman et Julianne Moore. Mais ces deux visages ne permettent pas de nous garder en éveil à cause du manque de profondeur de leurs rôles. Du reste de la distribution, on retiendra surtout le rôle de Charles Melton. Mais ces trois individus ne procurent absolument aucunes émotions à travers leurs rapports alors qu'on aurait dû assister à une confrontation psychologique intense. Mais il n'en est rien. Leurs échanges sont beaucoup trop neutres. Il faut dire qu'ils ne sont pas aidés par des dialogues insipides. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain est digne d'un téléfilm. Sa mise en scène est molle et plate et la photographie lumineuse n'est pas du tout raccord avec le propos. Le visuel manque cruellement d'aspérité. Celui-ci 'est accompagné par une b.o. aux titres au départ agréables mais qui finissent par devenir irritants tant ils reviennent inlassablement et inutilement. On retiendra surtout le thème composé par Michel Legrand repris ici de façon réarrangé. Cette affaire s'achève sur une fin totalement ratée nous faisant définitivement ressentir qu'on a perdu notre temps devant ce May December, qui, en conclusion, est un long-métrage passant totalement à côté de son sujet.
Porté par un duo Portman/Moore formidable et un Charles Melton touchant, May December est un film riche et puissant qui vient nous questionner au plus profond de nous-même. On peut notamment saluer un scénario brillant et une écriture des personnages très subtile. Toutes et tous disposent d'une part d'ombre que l'on découvre au fil du récit. La mise en scène n'est pas en reste et parvient à installer une atmosphère étouffante et prenante. Malgré quelques longueurs, May December est un excellent film qui ne laisse pas indemne.