SISU pousse un peu plus loin qu'Inglorious Bastards le concept de nazi slaughter porn. Et c'est jouissif. Peu de connexion avec un quelconque réalisme. La beauté plastique, assez gore, l'interprétation leonienne et la dimension wtf en font une œuvre purement divertissante à ne pas rater.
C'est probablement excitant de regarder un héros solitaire dans un monde opprimé massacrer du nazi de manières diverses et variées, comme une catharsis. Mais vient un moment ou il faut savoir se mesurer pour éviter le grand-guignol du super-héros qui prévaut malheureusement ces temps-ci. Hors notre personnage en a tous les attributs excepté un super-pouvoir. Alors être commando des forces spéciales, c'est comme un laisser-passer pour le panthéon des dieux, magiciens, demi-dieux, super-héros et autres errances de l'esprit humain en éternelle quête de supériorité. Et comme toujours dans ces cas-là, on élude tout ce qui gène, tout ce qui n'est pas cohérent. pour se délecter d'actions hautement improbables. Bref, Rambo était autrement plus crédible. Alors ça gicle et ça explose comme dans un jeu vidéo ou un slasher de base pour des méchants sans nuances qu'on aime voir se faire trucider. Tandis que notre bonhomme n'est pas en reste du coté coups et blessures, mais ce n'est pas une entaille dans le ventre de plus de vingt centimètres ou une chute en avion en piqué qui vont avoir un impact sur sa volonté. comme le dit une des prostituées finnoises qui accompagnent les allemands et qui semble très bien le connaître (??) "Il n'est pas immortel, c'est juste qu'il ne veut pas mourir". Après ça qu'est ce que peut faire une escouade nazi. 300 russes ont bien essayé et ne s'en sont pas remis dixit la narration. Parlant de ces prostituées, elles sont ,dans leur désarroi de femmes à soldat, capables de viser juste à la mitraillette face à des militaires armés, dans un camion lancé à pleine vitesse, tout comme de piloter un char. Que voulez-vous la haine révèlent des compétences insoupçonnées très certainement. Donc sympathique à regarder pour le fun gore mais zéro pointé pour la crédibilité.
Une série B violente mais jubilatoire. Le film a de multiples influences mais reste frais. La mise en scène est très réussie. Oui, le tout est invraisemblable mais on sait ce qu'on regarde, une sorte de John Wick finlandaise qui croise des méchants nazis.
Une blague raconte qu’on reconnaît le Finlandais extraverti au fait qu’il regarde vos chaussures au lieu des siennes quand vous lui parlez. Le vieux chercheur d’or de ‘Sisu’ est probablement un super-extraverti car il regarde les Nazis dans les yeux avant de leur ouvrir le bas-ventre au poignard. En véritable homme du nord, il ne prononce pas non plus la moindre parole de tout le film. ‘Sisu’ (qui est un concept strictement finlandais qu’on peut grossièrement rapprocher de “Badass”) est un film fauché malgré de beaux paysages, pas très bien construit, bordélique, pas forcément très bien joué (les Nazis ont bien une sale gueule mais sont en surchauffe permanente)...mais d’une intense générosité. Visuellement, c’est brutal, à la lisière du gore. Moralement, la violence n’est pas en reste et les Nazis y redeviennent les bêtes de foire sadiques qu’ils sont dans toutes les bonnes séries B. Le côté mutique du héros rajoute une couche d’étrangeté, et même d’humour déviant, au jeu de massacre, avec ces brutes galonnées confrontées à un fou furieux qui ne veut pas parler et qui ne veut pas mourir. ‘Sisu’ ne s’adresse certainement pas à ceux qui exigent que tout soit explicable, cohérent, rationnel…car Jalmari Hellander ne résiste pas à l’envie de faire exister certaines scènes juste parce qu’il avait lui-même très envie de les voir à l’écran. On perd ainsi de vue les femmes terrorisées prisonnières des nazis pendant un long intervalle avant de les voir subitement revenir, l’arme au poing et prêtes à découdre, et on ressent clairement les secousses électriques provoquées par la collision des “pulsions de l’amateur de film de prison pour femmes” et celles du “fétichiste des armes et des affiches de Frank Frazetta”
Je pensais en regardant la bande annonce que ce film allait etre hyper bien, j'ai été un peu déçu pour etre honnete... Un peu beaucoup exagéré pour moi. Ce film de Jalmari Helander, est un peu trop, le gars il meurt jamais, c'est le James Bond de 1945. L'histoire était pas mal cependant j'ai mis la note de 6 sur 10
Violent, rarement vu aussi violent, le prétexte est simple meme s'il peut paraitre surprenant par moments, par l'absurdité de certaines scènes, notamment la fin qui est des plus surprenants Une histoire de vengeance ou une histoire d'homme solitaire qu'il ne faut pas ennuyer. On ne sait pas trop, mais le film réussit par sa violence, à nous faire penser que cela a pu arriver pour certaines scènes. Il prouve qu'en cas de conflits, on est plus trop humains
« spoiler: Il s'agit de ne pas abandonner... Et il n'abandonnera pas... Jamais ! »
Jalmari Helander, scénariste et réalisateur de ce film d'action intense, a confirmé que ce sont les personnages de John J. Rambo, et du véritable tireur d'élite finlandais Simo Häyhä, qui a combattu l'Armée Rouge, qui ont inspiré le personnage d'Aatami Korpi.
Korpi est un commando finlandais légendaire, qui spoiler: acquit une réputation d'« immortel » au sein de l'Armée Rouge, pour avoir éliminé des centaines de Nazis Rouges durant la Seconde Guerre Mondiale, avant de régler ses comptes avec la Peste Brune .
Pour les Finlandais, ayant survécu aux invasions et aux atrocités soviétiques et nazies, il est comme spoiler: l'ange Gabriel, symbole d'espoir, de justice et de protection divine, surgissant dans le monde pour vaincre la désolation et la peur .
Ce petit bijou, qui est une coproduction américano-finlandaise, bénéficie d'excellentes performances d'acteurs et d'une grande maîtrise technique, de la réalisation au montage, en passant par la photographie et la bande originale.
Acclamé par la critique et le public, le film a récolté de nombreuses nominations et récompenses dans divers Prix, dont celles du Meilleur Film, du Meilleur Acteur (Jorma Tommila), de la Meilleure Photographie (Kjell Lagerroos), du Meilleur Montage (Juho Virolainen), des Meilleurs Décors (Otso Linnalaakso), des Meilleurs Costumes (Anna Vilppunen), des Meilleurs Maquillages (Salla Yli-Luopa) et de la Meilleure Musique (Juri Seppä, Tuomas Wäinölä).
Un succès qui a permis la réalisation de la deuxième partie de l’histoire relatant le combat de Korpi contre l'Armée Rouge, sortie en 2025 sous le titre « Sisu - Le Chemin de la Vengeance ».
De l or et du sang , le premier est le métal précieux que les protagonistes convoitent comme d d'habitude, et le second dans ce film est omniprésent, on ne peut pas dire qu on en a pour notre argent. C est un film un peu bourrin, avec de l action et de la violence, dans la lignée des john wick, nobody, en effet on est dans le fin fond de la Finlande durant la période de la seconde guerre mondial, un homme solitaire assez rugueux cherche et trouve de l or dans ces steppes mais malheureusement ils croisent des nazis Allemands qui lui volent son or , il va tout faire pour les rattraper et les massacrer. Un survival typique avec de belles images, un bon film d action quoi
Comparé par certains critiques professionnels à " Rambo" de Ted Kotcheff ( le réalisateur de Sisu, Jalmari Helander, le revendique aussicomme source d'inspiration).
" Sisu" ( expression finnoise qui signifie s'accrocher et tout donner lorsqu'il n'y a plus d'espoir) se rapproche aussi dans son ton à " le guerrier silencieux " (2009) du Danois Windin Refn.
Film grand public mais de qualité, c'est une ode à la force de la volonté, au travers d'un spectacle d'actions décalées, bien fichu et même parfois qui offre une splendide photo.
Cette histoire d'un membre légendaire (pour ses actions solitaires) des commandos finlandais ( surnommé par les russes " koschei" - l'immortel) se frottant en Laponie, à une unité nazie qui pratique la politique de la terre brûlée en 1944, est vraiment réussie.
Seul dans les plaines gelées de Finlande, dépourvues d'une végétation qui permettrait de se cacher, un homme seul lutte contre un bataillon de soldats Allemands en déroute.
Ainsi raconté, on a du mal à s'imaginer que cela puisse fonctionner et pourtant si ça marche !
On peut regretter le dernier quart d'heure qui gâche tout de même, par un ton vraiment trop caricatural frisant avec les scénarios de cartoons, le sentiment global qu'on éprouve à la vision du film.
C'est attrayant, inventif, sans temps mort et la marque d'un cinéaste qui prend le relais de Windin Refn et même, certes à moindre égard, de Tarantino.
Une très bonne surprise se situant dans les étendues septentrionales de l'Europe et sans doute, mine de rien, un futur classique du genre.
Quelle coïncidence ! Deux films jumeaux sortent en même temps et épousent les mêmes caractéristiques de réalisation : - travail du son ciselé - violence tellement poussée à l'extrême qu'elle provoque un certain détachement - visages ensanglantés absolument horribles - exploits physiques très peu crédibles (sans être risibles) - magnifique plongée dans un environnement digne de brochures touristiques
Sisu - De l'Or et du Sang est un film sympathique qui fait passer le temps. La photographie est plutôt belle et les idées de meurtre sont rigolotes. Cependant, le métrage ne peut pas se vanter d'avoir un scénario de qualité. L'idée de base est bonne, mais pour moi le film se perd lorsque le personnage principal va survivre à tout et n'importe quoi. La fin atteint d'ailleurs un niveau assez élevé d'absurdité. Je sais que c'est plus ou moins le but du film mais rester dans un cadre plus réaliste aurait justement rendu le personnage encore plus impressionnant. Dommage.
Sisu est un bon divertissement ! Il ne faut vraiment pas se prendre la tête devant ou s’attendre à quelque chose d’intelligent, mais en terme de mise en scène, Sisu fait complètement le job pour nous offrir un bon spectacle assez jouissif même si complètement over the top. Un bon petit film !
Ce n' est pas un film de guerre ou sur la résistance mais plutôt une "légende" finlandaise. Le SISU fait passer John Mclane (Piège de cristal) pour une petite chose délicate...des scènes d hémoglobine a la Tarantino. Pris au second degré c'est assez jouissif avec des dialogues percutants