Fallait pas embêter le mauvais Finlandais ! Au crépuscule de la Seconde Guerre Mondiale, alors que l'armée allemande est aux abois et ravage tout sur son passage en Laponie, une escouade de soldats s'attaque à un chercheur d'or local pour lui dérober ses pépites du précieux minerai. Pas de chance pour ces nazis cupides, ils vont se mettre à dos un adversaire probablement encore plus déterminé à les massacrer que toutes les forces Alliées réunies...
Après avoir dévoilé la face sombre du Père Noël ("Père Noël Origines") et envoyé le Président des États-Unis dans une chasse à l'homme au cœur de la forêt nordique ("Big Game"), Jalmari Helander refait donc parler de lui pour un nouveau délire où la barbarie nazie va trouver sur sa route le grain de sable finlandais le plus tenace qu'il soit ! Alors qu'il était sur le point de mettre en scène "Jerry and Ms. Universe" (une histoire d'aliens), le réalisateur a dû renoncer à ce projet à cause de la pandémie de Covid et s'est ainsi rabattu sur celui de "Sisu", inspiré selon ses propres dires par "Rambo" et l'histoire de Simo Häyhä, célèbre sniper finlandais durant la Seconde Guerre Mondiale. Avec, comme à son habitude, la compagnie de son acteur fétiche Onni Tommila devant la caméra (ici dans un rôle plus secondaire) et le retour du père de ce dernier, Jorma Tommila, dans le rôle vedette du chercheur d'or mutique, Jalmari Helander s'aventure cette fois sur un terrain forcément plus sombre, avec la noirceur induite par cette triste période historique, sans toutefois oublier dans ses bagages son esprit de sale gosse influencé par tout un pan du cinéma US qu'on lui affectionne tant.
Transformant les sublimes paysages de toundras désertiques de la Laponie en véritable Far-West nordique, le bonhomme livre en effet ce qu'on pourrait appeler un improbable "western de guerre", plus adulte que ses précédents faits d'armes par les forces et les enjeux qu'il fait entrer en opposition mais où la violence de l'affrontement va se déchaîner à la façon d'une BD d'un pulp d'antan, dans des proportions flirtant avec une lisière gore cartoonesque. La sempiternelle image du cow-boy solitaire revenu de tout va ici épouser à la perfection les traits de ce prospecteur d'or énigmatique tandis que ses ennemis à la cruauté bien sûr poussée à l'extrême vont s'approprier l'écrin idoine de figures nazies inhumaines pour une confrontation radicale et simple (mais pas simpliste) où Jalmari Helander va tout simplement s'amuser à tuer, découper ou exploser -voire pire- du soldat allemand avec une frénésie réellement jubilatoire ! Et tout cela sans oublier de construire durablement l'intensité du duel en cours pour qu'elle ne faibilisse jamais, en rebondissant entre l'ingéniosité des portes de sortie souvent meurtrières trouvées par son héros (croyez-nous, il est très imaginatif sur ce point), les spécificités très bien saisies de ses protagonistes (qu'elles permettent rapidement de les rendre identifiables pour certains et/ou qu'elles jouent sur leur aura de mystère pour d'autres) et la montée en gamme toujours plus périlleuses des divers "accrochages" de tout ce petit monde, surtout en ce qui concerne le sort de ce chercheur d'or particulièrement malmené par ces Allemands en roue libre.
Bref, même s'il manque une épaisseur plus franche au film pour lui faire atteindre un cap supérieur, Jalmari Helander reste cet enfant turbulent du cinéma nordique, tout content de rejouer une fois de plus avec ses références cinématographiques américaines, ici le western et le film de guerre, pour les agrémenter à sa sauce finlandaise déjantée et en faire de vrais bonnes séries B tout aussi violentes que jouissives. Ne boudons pas notre plaisir : avec son héros qui se refuse à mourir, tuer du nazi devient une activité extrêmement fun !
C'est le summum de l'action badasse, un humour des plus jouissif, de la bouillit de nazi comme on adore en voir. un héro qui fait passer Rambo pour une fillette, bon ok l'exagération est reine et la crédibilité aux oubliettes mais qu'est ce que c'est kiffant à suivre. Un vrai western sur les terres du Troisième Reich. La réalisation et le scénario sont sublime et je ne parle pas du casting...une vrai tuerie.
Ayant revu le film une seconde fois, je ne modifie pas mon avis et je trouve le film toujours bon sans être évidemment un cher d'œuvre. Jalmari Helander nous offre une très bonne réalisation avec une très belle mise en scène, un travail sur les lumières très maîtrisé ce qui nous donne de très très beaux plans, notamment dus aux décors magnifiques et les costumes sont aussi tous très beaux et réalistes. Tous les acteurs sont géniaux, particulièrement Jorma Tommila qui campe le premier rôle extrêmement bien même s'il, ne parle jamais sauf à la fin, ceci ne m'a pas dérangé dans le rôle, et Aksel Hennie et Jack Doolan qui font de très bons méchants. Alors oui, certains reprocheront au film d'avoir un scénario nul et que le personnage principal est immortel mais a partir du moment ou c'est du cinéma, ça ne me dérange pas étant donné que ce n'est pas un film historique mais un film de guerre.
Un "western moderne Rambotarantinesque" finlandais complément invraisemblable mais jubilatoire. Un film bourrin totalement assumé avec de superbes paysages. Très bon.
Une sorte de rambo finlandais aux accents de western tarantinesque avec des explosions de violence qui raviront les amateurs du genre. Peu de dialogues et un scénario simplissime. Belle photo et de l'action. Un survival plutôt sympathique et badass, avec un personnage principal au charisme affolant.
Allez, on va lui laisser le bénéfice du divertissement violent qui change un peu des classiques...mais globalement, les situations sont tellement énormes que l'on navigue entre sourires et exaspérations...
On ne s'ennuie pas une seconde alors que l'histoire tient en une ligne. Donc c'est un film réussi. C'est une pure création, déjà (ou en tout et pour tout ?), ce film ne ressemblant à rien de connu.
Pourtant si, en comparant des émotions ressenties. De façon étrange, ça rappelle Andrei Roublev (film russe de 1966). De façon moins étrange, ça rappelle Rambo ! Tarantino peut-être. De toute façon, c'est scandinave : ces gens ont l'art de savoir faire un film, des séries...
C'est une épopée à la fois tragique et comique. Comique du fait que c'est invraisemblable. C'est d'ailleurs pour cette dernière raison qu'on ne cherche pas autre chose que ce qu'on nous donne. On donne à voir des images magnifiques d'une Laponie à moitié détruite ; des êtres humains qui ont perdu leur humanité et dont on se réjouit qu'ils crèvent les uns après les autres ; et un autre être humain qui démontre une volonté inébranlable (le sisu en finlandais), comme une réincarnation d'un mythe ancien. On donne aussi à entendre une bonne musique et des dialogues intéressants (le silence des uns vs les âneries sans fin des autres).
En tout cas, ce n'est pas un film pour personne sensible, ni pour les enfants (précision venant du fait qu'on a été choqué de voir un père avec ses deux gamins d'environ 10 ans dans la salle). A moins d'être blindé ou abruti, c'est un film très dur.
un très bon film d'action il y a du Tarantino dans la réalisation j'ai vraiment passé un très bon moment de cinéma et par les temps qui courent c'est très agréable
Qu'on ce le dise, ce film n'a aucune crédibilité, c'es tellement gros que cela en devient du fantastique... Cependant, l'idée du scenario est pas mal, les personnages joue parfaitement leurs partissions, le décors de la Laponie est magnifique et voir des Nazis ce faire salement dessouder c'est toujours jouissif ... 2.5/5
Une pépite ce film . Le scénario est simple mais qu'est-ce ce qu'il fonctionne , très bien réalisé jusqu'àu plus petit détail . Ce film pour ma part n'a aucun défaut . Du début à la fin on est dedans , l'action , le trash le gore, et l'image la photographie sont superbe . J'adore être surpris par des films qui sortent de nul part comme Celui ci ... il y a des scènes tellement bien réalisées, amenées et pensées.... super réalisateur . Un western européen gore . Allez y sans hésiter
Allez, j'emprunte à plusieurs forumeurs quelques remarques correctement formulées qui se bousculaient en désordre dans ma tête en sortant du cinoche. L'idée de départ est bonne (et subtilement présentée dans la bande-annonce attirante), mais, comme un Tarantino, le scénario dérape rapidement en couille (pardonnez moi l'expression !). Sisu se révèle trop sérieux pour être un simple film d'action récréatif et trop extravagant pour être un bon film héroïque. Les premiers instants du film, magnifiquement filmés dans un paysage grandiose de Laponie, laissent entrevoir un bon moment de cinéma, mais soudainement, le personnage principal, vieux soldat finnois, chercheur d'or, se transforme en super-héros "marvellien", sans que le film ait une once de la fantasmagorie d'un "comics", sans aucun second degré. Le tout prend vite des allures grotesques autant que ridicules, avec des scènes d'actions impossibles et un passage style "pétroleuses" risible (on attend presque une BO d'Ennio Morricone !). Il aurait fallu que les scénaristes rendent crédibles certains passages totalement invraisemblables !! Dommage, car à côté de ce scénario abracadabrantesque, la mise en scène est maîtrisée, le rythme lent parfaitement adapté au sujet, les acteurs sont excellents, et la photographie sublime des paysages extraordinaires. Les deux étoiles sont pour ces qualités indéniables du film.
Le réalisateur finlandais Jalmari Helander nous emmène dans un voyage à travers le temps et l'espace avec son film "SISU - De l'Or et du Sang." Situé en 1944, en Finlande, dans la Laponie occupée par les nazis, ce long métrage offre une expérience cinématographique immersive, mêlant à la fois une histoire de survie captivante et des paysages époustouflants.
Au cœur de cette histoire se trouve un ancien soldat finlandais, joué avec une intensité remarquable par Jorma Tommila. Il découvre par hasard un gisement d'or dans cette région reculée, un trésor qui va bouleverser sa vie à jamais. L'or devient l'objet de toutes les convoitises, déclenchant une course effrénée pour sa possession. Le personnage de Tommila, doté d'une détermination sans faille, est prêt à tout pour protéger son butin, même s'il doit affronter et éliminer les SS nazis qui se dressent sur son chemin.
La performance de Jorma Tommila est tout simplement époustouflante. Il incarne son personnage avec une intensité et une nuance impressionnantes. Le spectateur ressent toute la gamme des émotions de son personnage, de la peur à la détermination en passant par la cruauté, ce qui rend l'histoire d'autant plus immersive.
La réalisation de Jalmari Helander est un véritable point fort du film. Les paysages de la Laponie finlandaise sont magnifiquement capturés à l'écran, créant une toile de fond majestueuse et inhospitalière à la fois. Les vastes étendues glacées et les forêts enneigées deviennent un personnage à part entière, renforçant le sentiment d'isolement et d'hostilité de l'environnement.
Les scènes d'action sont tendues et implacables, capturant la brutalité du conflit et l'urgence de la situation. Helander parvient à créer une atmosphère constamment tendue, et le spectateur est maintenu en haleine tout au long du film.
"SISU - De l'Or et du Sang" transcende le genre du film de guerre en explorant des thèmes plus profonds de survie, de loyauté et de détermination dans des circonstances extrêmes. Il met en lumière le concept finlandais du "sisu," qui évoque la persévérance et le courage face à l'adversité, et qui devient le moteur de l'intrigue.
"SISU - De l'Or et du Sang" est une épopée cinématographique fascinante qui allie une narration captivante à une réalisation visuellement impressionnante. Il nous plonge dans une période méconnue de l'histoire de la Finlande et explore les profondeurs de la condition humaine confrontée à des défis extraordinaires. Pour les amateurs de drames historiques, d'action intense et de paysages époustouflants, ce film est un incontournable. Préparez-vous à être emporté par cette aventure audacieuse et émotionnelle.
Finlande, printemps 1944. Proche de la déroute, l’armée allemande et plus particulièrement ses escadrons de la mort - partent rejoindre la Norvège voisine - ne laissant derrière eux que des ruines fumantes en pratiquant la politique de la terre brûlée, dixit le petit paragraphe en ouverture de “Sisu : de l’or et du sang”, la nouvelle folie cinématographique de Jalmari Helander (“Père Noël Origines”, “Big Game”). Tout commence par les grands espaces vierges - en apparences du moins - de la Laponie et sa terre rugueuse, magnifiée par la photographie minérale de kjell Lageroos. Après ce que nous venons de lire, les premiers paysages exempts de tout stigmate guerrier sont déroutants, lorsque nous apparaît - dans cette immensité austère - un drôle de personnage à la barbe grise et au regard perçant, portant les oripeaux des pionniers de la conquête de l’Ouest. La référence au western est indéniable. Ce chercheur d’or solitaire - pas tout à fait, car un chien et un cheval sont ses compagnons de labeur - a laissé le conflit derrière lui. Mais la Luftwaffe et ses forteresses volantes qui assombrissent le ciel, viennent lui rappeler que la guerre fait toujours rage. Ce personnage en marge, n’est rien d’autre qu’une légende vivante finlandaise du nom d’Aatami. Héros de la guerre d’hiver contre la Russie et devenu un mercenaire indestructible, celui-ci possède le “Sisu”. Un mot finnois intraduisible mêlant à la fois la sagesse, l’abnégation et le courage face à l’ennemi. Après des jours d’efforts - présentés ici par des trous creusés à même la roche - enfin la récompense personnifiée par un énorme filon d’or, qu’il faut à tout prix sécuriser. Aatami et sa cargaison se dirigent vers la banque la plus proche, mais au loin, l’horizon se fait feu et des détonations percent le silence du cercle polaire. Après avoir croisé un convoi allemand composé d’un side-car, de deux camions de transport de troupes, dont un rempli de femmes violées et d’un char sur lequel trône fièrement Helldorf, un officier SS défroqué, avec sous la casquette à tête-de-mort, les yeux vides de celui qui a perdu toute humanité, Aatami sait que le voyage sera des plus périlleux pour lui. Le spectateur, quant à lui, sait que le voyage sera des plus jouissifs pour lui ! En quelques instants, le temps d’une altercation avec un quatuor de nazis ayant découvert le chargement du cavalier solitaire, voici que “Sisu” se mue en un survival sanglant hallucinant voire halluciné. A la manière d’une odyssée mythologique - le héros, entre Ulysse et Hercule - subissant mille et un sévices, et infligeant mille et une morts atroces à ses ennemis - se montre d’un stoïcisme inouï, ce qui confère au personnage d’Aatami l’aura d’un être immortel. Bien moins bavard que “Inglourious Basterds” de Tarantino - qui était jusqu’alors la référence en matière de dézingages de nazis - “Sisu” du haut de sa courte durée d’à peine 1h30’, expurgé de toutes lignes de dialogues inutiles, segmenté en différents chapitres, délaye sa violence graphique sans jamais baisser sa garde.
En bon citoyen de la patrie du Père Noël, Jalmari Helander nous offre un défouloir d’or, de sang et de fureur barbare comme nul autre pareil. Une pépite !
Grotesque, ridicule, de l'action invraisemblable sans dialogue. En tous cas moi en avion je met toujours ma ceinture au cas où l'avion se crash a pleine vitesse et explose. le problème avec ce film c'est que ce n'est pas du second degré. Faut avoir été bercé trop près du mur pour le comparer a un film de tarentino.
Le problème des films très attendus, et que lorsqu’ils ne donnent pas la qualité et le plaisir que l on attendait avec impatience on est très fortement déçu. Ce film avait été annoncé comme le summum de la vengeance. Malheureusement, même si le début est très satisfaisant, on s’aperçoit que le personnage principal n’a absolument pas pu se venger réellement du protagoniste méchant, et le plus gros souci de ce film est le caractère totalement incohérent de certaines scènes , notamment lorsqu’il pénètre dans des véhicules alors qu’il aurait dû être vu par les vigie, ou lorsque l’avion s’écrase beaucoup trop d’incohérences, totalement contraire, à l’idée du film qui est de rendre ce personnage invincible tant qu’on reste dans des situations cohérentes qui peuvent exister, on peut comprendre qu’il s’en sorte. Sinon ça devient un film de science-fiction… ce film aurait pu être un chef-d’œuvre, si le scénario avait été réfléchi, avec un peu plus de soins