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Sylvere
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3,5
Publiée le 3 août 2026
Ce film d'animation au graphisme élégant et poétique raconte l'histoire touchante d’un lycéen fou de skate qui tombe amoureux d’une surfeuse. Il quitte le bitume pour l'océan, et partage des moments avec 2 autres potes. C'est une ode à la glisse et à la culture du surf, avec des séquences en noir et blanc revenant sur les origines de cette culture hawaïenne. Ce récit, aux couleurs plutôt pastelles est accompagné tout le long par des moments de musique puissante, rendant l'interprétation des vagues presque poétique. Malheureusement dans tous les dessins animés il y a un ou une méchante. Et ici c'est Kristen, qui est atteinte d'un cancer. Malgré la résilience d’AJ et le courage de la jeune fille, ce dessin animé d'ado prends malheureusement la couleur d'un mélodrame.
J'ai vu le film avec ma fille de 11 ans . Film animé très sensible avec un beau graphisme, une ode au surf ( et au skate) réussie . La deuxième partie est très/trop triste
Une magnifique patte artistique, très reconnaissable, colorée et poétique. Film émouvant, malgré que ça ne soit pas le genre de la maison 梁蠟. Je recommande!
AJ est un adolescent timide, passionné de skate et de dessin. Il fait la connaissance de Kristen. C’est le coup de foudre. Elle l’initie au surf et lui fait découvrir l’histoire du surf. Mais Kristen est atteinte d’un cancer des os.
"In Waves" est l’adaptation du roman graphique éponyme d’un dessinateur américain d’origine philippine, AJ Dungo. II avait fait sensation à Angoulême en 2020. Ses droits ont été achetés par une petite société de production française, Silex Films, qui a confié la réalisation à une Française d’origine vietnamienne, Phuong Mai Nguyen, remarquée pour son travail à la télévision sur la série Culottées, adaptée de la BD de Pénélope Bagieu.
La BD d’AJ Dungo racontait à parts égales, dans deux styles graphiques nettement différents, l’histoire d’amour entre AJ et Kristen et l’histoire du surf né à Hawaï en résistance au colonisateur britannique puis américain. Le film se focalise, lui, sur le couple d’amoureux.
"In Waves" fait écho à "André Is An Idiot" sorti cette semaine également. Ces deux films racontent la même histoire – la mort inéluctable d’un malade atteint d’un cancer incurable – dans deux styles qui ne pourraient pas être plus radicalement différents. "André Is An Idiot" est une autobiographie pleine d’auto-dérision qui prend le parti de rire de la mort qui vient ; In Waves est un mélo romantique façon "Love Story" à faire pleurer des pierres. Mis côte à côte, ils offrent un aperçu saisissant de la richesse créatrice du septième art.
Il faudrait avoir vingt ans max pour apprécier le mieux ce mélo mielleux. Passé cet âge fatidique, dont je ne laisserai personne dire que ce n’est pas le plus bel âge de la vie, je crains qu’on trouve ce film, aussi touchant soit-il, un peu mièvre.
Je ne connais le roman graphique original mais ce fim d'animation est tout bonnement incroyable. Je ne m'attendais pas à ce que ça parte dans ce sens. C'est touchant, triste et nous fait voyager dans mon passé d'adolescent. Les choix graphiques variés sont sublimes et apportent un vrai plus à l'ensemble. Je n'ai pas pu m'empecher de pleurer. Un grand film d'animation français sur une histoire vraie.
Film d'animation autobiographique prenant la forme d'un teenage movie basculant vers le drame doloriste. C'est bien animé, avec un style 3D/crayonné hybride qui sert le plus douvent de béquille à une dramaturgie en pilote automatique. In Waves se veut quand même touchants par instants dans ce combat romantique et intimiste contre le cancer, mais le tout méritait + d'emphase et moins de surlignage d'intentions
Première chose, l’animation, couleurs, dessins, pastels est superbe. L’histoire devrait toucher énormément, de monde, il est question de cancer, donc cela regarde à peu près 50 % des plus de soixante ans, Pour en revenir au film, il n’est pas forcément très drôle, mais il faut en retenir le message, la solidarité entre ces jeunes hommes et femmes. Cette sinistre maladie peut se déclarer à tout âge….Le film est touchant, généreux, avec des dialogues simples mais réalistes. On voyage de Los Angeles à New York. J’insiste les graphiques sont doux, beaux, et colorés, notamment la mer, et les personnages. Le format est idéal, 90 minutes….ET on regrette presque de s’en aller de la salle...J’espère que le bouche à oreille fonctionnera, ce film le mérite . Chapeau à la réalisatrice, ?? Phuong Mai Nguyen , ce genre de film devrait s’exporter facilement, je pense. |
Cette version moderne de Love story (en gros, l'amour fauché par la maladie) joue avec une certaine réussite la carte du mélodrame assumé.
Le roman graphique autobiographique de AJ Dungo est adapté par la réalisatrice française Phuong Mai Nguyen dans une palette de couleur pastel assez agréable à regarder, et qui donne à sentir l'ivresse du surf avec brio.
Le film comprend des allers-retours temporels qui n'apportent pas grand-chose à son propos, et des passages oniriques en 2D qui ont le mérite d'apporter de la variété, sans qu'on en comprenne vraiment le sens.
Au final, on passe un assez bon moment, en appréciant plutôt les qualités formelles du film que sa capacité à nous émouvoir véritablement. J'ai été un peu étonné qu'il fasse l'ouverture de la Semaine de la Critique 2026 : il y a probablement plus original dans la production de l'animation "pour adulte" contemporaine.
Adapté du roman graphique autobiographique du même titre du surfeur et dessinateur américain AJ Dungo, et réalisé par la franco-vietnamienne Phuong Mai Nguyen (son premier long-métrage), ce dessin animé nous propulse sur la côte Ouest des Etats-Unis, à Los Angeles, où un jeune skater va tomber amoureux d'une jeune surfeuse. Tout va pour le mieux dans ce couple naissant qui ne sait pas encore qu'un cancer ronge l'un d'entre eux... Ce film est triste, certes, mais il montre avec délicatesse et finesse la force intérieure qu'il faut déployer lors d'un combat contre la maladie, tout en mettant en avant de façon subtile l'histoire du surf. Le chagrin est comme une vague : il arrive, il passe, on peut glisser dessus ou bien être submergé, puis le calme revient inexorablement. Une belle oeuvre d'animation. Site CINEMADOURG . free . fr
En adaptant le roman graphique In Waves (AJ Dungo), la réalisatrice Phuong Mai Nguyen livre un sommet pour l'année 2026. Une histoire d'amour dont l'évidence vous berce alors que la mer s'agite. Banal, mais dans ce qu'il a de plus merveilleux et poignant. Autant qu'une romance entre deux êtres qui se sont trouvés, le long-métrage raconte aussi ce qui aurait dû les séparer. Inutile de rentrer dans les détails, mais sachez qu'il sera difficile de garder les yeux au sec. Et toute la beauté de la chose, c'est d'en remercier la cinéaste pour avoir trouvé l'art et la manière. La narration est un modèle du genre, mêlant organiquement le récit d'AJ & Kristen avec la dynamique de l'eau et l'histoire du Surf. L'intrigue glisse toute seule, on se laisse emporter par la tendresse et les idées de transitions ou de métaphores qui le balisent. Nguyen a en plus l'intelligence de mêler de superbes animations 2D et 3D avec des couleurs pastels associées à la Californie. In Waves nous berce dans ce courant doux pendant 90 minutes, sans nous faire réaliser que c'est bien un torrent d'émotions qu'on vient de traverser.
"In Waves" bien noté par la critique, en compétition cette année au festival d'animation d'Annecy est un film d'animation dramatique qui touche au cœur. Phuong Mai Nguyen transpose sur grand écran le roman graphique autobiographique d'AJ Dungo, délivrant une œuvre empreinte de sensibilité, d'émotion et de drame. L'histoire retrace le parcours tragique de Kirsten, surfeuse dévouée, et AJ, adepte du skateboard et le dessin, explorant des thèmes tels que l'amour, la maladie et la ferveur pour le surf, le tout dans une conclusion des plus émouvantes.
« In Waves », «par vagues ». Évocation du sport nautique (le surf) bien sûr mais aussi, dans le contexte du récit, de la maladie qui ronge la jeune Kristen. Ce contexte médical ne sera d’abord que suggéré puis peu à peu s’imposera, le spectateur – s’il a douté – comprenant enfin tout. La note moyenne élevée et les critiques en rapport reposent sur l’empathie et la compassion. On se sent obligé de partager. Mais pour autant, sur le plan cinématographique – d’animation ici – le propos n’est pas tellement intense. Le film commence par deux séquences bien trop longues avant d’entrer dans le sujet. Comme s’il s’agissait d’étirer, de délayer, pour atteindre la durée standard et règlementaire d’un long métrage (91 minutes quand 90 minutes sont requises pour émarger réellement dans la catégorie).
Présenté en ouverture à la Semaine de la Critique à Cannes, puis au Festival d'Annecy, ce film d'animation franco-belge, adaptant le roman (autobio)graphique d'AJ Dungo et réalisé par la cinéaste franco-vietnamienne Phuong Mai Nguyen (la série animée «Culottés», adaptée des BD éponymes de Pénélope Bagieu), qui signe ici son premier long-métrage, faisait partie de mes grosses attentes de ce début d'été, me promettant, au vu de sa bande-annonce et des premiers retours très élogieux, un raz-de-marée émotionnel et un nouveau coup de cœur animé après «Jim Queen» en juin.
Et malheureusement, je n'ai pas été emporté par ce «In Waves».
D'un point de vue formel, pas grand-chose à redire : l'animation s'avère d'une grande maîtrise (même si le côté un peu saccadé dans les mouvements des personnages pouvait me faire tiquer dans les premières minutes), voguant entre pastel épurée et animation plus moderne (collant bien à l'esthétique colorée californienne), et parvenant à capter une certaine émotion et poésie, en particulier dans ses séquences aquatiques, semblant loin de tout, et surtout du réel.
Quant à la musique signée par le duo français Oklou-Rob, celle-ci s'accorde bien avec l'animation et participe à l'ambiance parfois plus onirico-planante du film.
Là où le film ne m'a pas autant convaincu que je l'espérais, c'est au niveau narratif. Cette histoire d'amour, de maladie et de deuil, j'ai eu l'impression de l'avoir vu bien trop de fois (malgré un décorum un peu différent). Et cette impression n'a pas quitté mon esprit durant tout le film.
Un film cochant les cases habituelles (avec ses hauts et ses bas) de ce type de dramaturgie à l'émotion trop souvent surlignée et par conséquent trop peu palpable pour que je puisse vraiment entrer en empathie avec ses protagonistes, avec ce couple qui tente de se soutenir mutuellement et de croire à un avenir possible, malgré le dénouement inévitable (et un peu prévisible aussi).
Il s'agit du cœur du film, mais un cœur dont j'ai trop souvent perçu les ficelles pour m'y attacher vraiment.
Une œuvre qui m'a un peu rappelée l'excellent «Le Sommet des Dieux», où la glace et la neige remplaçaient l'eau, et devenaient, comme ici, une sorte de métaphore au courage et au dépassement de soi, malgré les épreuves qui nous font face. Et ce jusqu'à disparaître et accepter de ne plus faire qu'un avec son environnement. À la différence que j'ai été plus immergé dans ce film sorti en 2021 que ce «In Waves», à l'image de ces séquences en noir et blanc revenant aux origines de la culture hawaïenne, là sans être là, et finalement pas totalement abouties au cœur du récit. Sans oublier certaines petites ellipses un peu trop rushées. J'aurai presque préféré que le film dure un peu plus longtemps, pour faire exister davantage ces moments de vie.
C'est dans ses moments plus suspendus (et donc un peu plus imprévisibles), dans ses moments de silence, que le film m'a plus accroché, quand il sort un peu de son narratif plus programmatique et se permet quelques virages plus contemplatifs.
Ce type d'histoire intimiste, et flirtant ici souvent avec un certain mélodramatisme, peut soit nous submerger d'émotions, soit nous laisser à distance. Et personnellement (et je le regrette un peu), c'est ce second ressenti qui me reste en tête dans les jours qui suivent la projection, l'impression d'avoir été simple spectateur d'un film qui aurait pu bien plus me toucher. Mais comme on le dit, une émotion ne se commande pas. C'est ce qui fait l'imprévisibilité et par extension la beauté du cinéma.
Je vous invite évidemment à vous faire votre propre avis sur cette histoire de surf et de résilience. Peut-être parviendrez-vous plus facilement à lâcher prise et à vous laisser porté par cette œuvre semblant malgré tout sincère dans sa démarche et formellement très aboutie. 6,5/10.
Un graphisme élégant et une subtile mise en abyme sur les rapports entre l'animation, le surf et l'amour constituent les atouts de ce joli film d'animation qui abuse un peu trop des ficelles du mélodrame médical.
En quelques mots : Une petite douceur d'animation où chaque plan est soigné, chaque séquence nous touche. Un vrai chef-d'œuvre à mi-chemin entre l'Europe et l'Asie dans le style graphique.
In Waves, réalisé par Phuong Mai Nguyen, est un long métrage d'animation qui s'inscrit dans la tradition des récits intimistes où l'émotion naît moins des grands événements que de l'observation attentive des êtres. Située à Los Angeles, l'histoire suit AJ, adolescent discret passionné de dessin et de skateboard, dont le quotidien bascule lorsqu'il rencontre Kristen, jeune surfeuse au tempérament lumineux. Entre eux se construit une relation qui va progressivement redéfinir leur rapport au monde, à l'amitié et à l'avenir.
L'une des grandes qualités du film réside dans sa capacité à transformer des expériences profondément personnelles en émotions universelles. Derrière son apparente simplicité, In Waves parle de la façon dont les rencontres façonnent une existence. Chaque personnage agit comme un révélateur des forces et des fragilités de l'autre. Le récit s'intéresse ainsi aux liens humains dans ce qu'ils ont de plus essentiel, sans cynisme ni idéalisation excessive.
Le surf occupe une place centrale dans cette construction narrative. Bien plus qu'une pratique sportive, il devient un véritable langage émotionnel. Les vagues accompagnent les évolutions intérieures des personnages et offrent au film certaines de ses séquences les plus contemplatives. L'océan apparaît tour à tour comme un espace de liberté, de confrontation à soi-même et de réflexion. Cette dimension symbolique donne à l'ensemble une profondeur qui dépasse largement le cadre du simple récit initiatique.
Le dessin constitue l'autre pilier du film. À travers les carnets, les esquisses et les créations d'AJ, In Waves explore le rôle de l'expression artistique dans la construction de l'identité. Le dessin n'est jamais présenté comme une performance ou une quête de reconnaissance. Il devient un moyen de saisir des émotions difficiles à formuler autrement, de conserver des souvenirs et de donner du sens à l'expérience vécue. Cette approche confère au film une sensibilité rare, particulièrement touchante pour tous ceux qui entretiennent un rapport intime avec la création.
Visuellement, l'œuvre séduit par son équilibre entre influences occidentales et asiatiques. Les couleurs évoluent au rythme des émotions, tandis que la lumière participe pleinement à la narration. Chaque décor semble pensé pour prolonger l'état d'esprit des personnages. Cette cohérence esthétique renforce l'immersion et permet au spectateur d'entrer progressivement dans un univers où les paysages deviennent presque des états d'âme.
Enfin, In Waves se distingue par sa pudeur. Le film refuse les effets mélodramatiques faciles et préfère s'appuyer sur les silences, les regards et les gestes du quotidien. Cette retenue rend les émotions d'autant plus sincères. Derrière son apparence douce et lumineuse, il propose une réflexion profondément humaine sur les relations, la mémoire, l'art et la capacité à avancer malgré les incertitudes de l'existence.
Une œuvre d'animation d'une grande délicatesse, portée par une direction artistique remarquable et par un regard sensible sur ce qui relie les êtres les uns aux autres.