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Totoscope
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4,0
Publiée le 9 juillet 2026
La France domine vraiment le cinéma d’animation mondial, comme le prouve une nouvelle fois ce premier film bouleversant qui, en adaptant le roman graphique d’AJ Dungo, offre une histoire profondément intime mais néanmoins universelle grâce à la compassion, la beauté et la justesse qui s’en dégagent.
À la fois histoire tragique d’un premier amour magnifique et hommage à la culture surf et à ses origines, In Waves est porté par une animation superbe, très picturale. Un récit d’apprentissage multiple : celui de l’amour, du surf, mais aussi du drame, le tout au rythme des vagues (celles de l’océan comme celles du chagrin) dans un récit où l’eau est omniprésente. Mais c’est finalement surtout un film qui parle du besoin de vivre le plus intensément possible.
Un pur mélo dans le meilleur sens du terme, déchirant sans chercher à tirer les larmes au forceps. Au contraire, le film est paradoxalement d’une immense tendresse. De l’émotion pure, pour une œuvre pleine de grâce.
Raconter comme une sorte de fable intemporelle dépourvue de tout cynisme. De la bienveillance. De l'amour. De la candeur. C'est à la fois les défauts et les qualités de ce film d'animation. Ça estompe les chocs mais ça met en avant une fluidité, dans le propos et dans le trait, qui traduit un cheminement, une acceptation et un dépassement conduisant à une certaine harmonie.
Un film d'animation adapté du roman graphique d'AJ Dungo (2019), lui-même inspiré de sa propre histoire. Destiné à un public adulte, il aborde l'amour confronté à la maladie, sur fond de passion pour le surf. Un drame où la tristesse est bien présente, porté par une animation assez sobre.
Découvert à Cannes en mai dernier, In Waves avait tout pour emporter l’adhésion. Son animation est d’une grande élégance, ses couleurs évoquent à merveille la lumière californienne, les séquences de surf dégagent une vraie poésie et la musique accompagne l’ensemble avec beaucoup de délicatesse. Visuellement, difficile de lui reprocher grand-chose.
Mais c'est sur son écriture que le film laisse un goût d’inachevé. La première partie, consacrée à la rencontre des deux jeunes protagonistes et à la naissance de l’histoire d’amour, s’étire bien au-delà du nécessaire. Puis, à l’inverse, lorsque la maladie surgit, le récit accélère brutalement. Les ellipses se multiplient et passent sous silence précisément les moments qui auraient permis de mesurer l’ampleur de l’épreuve traversée par le jeune couple. Il est alors étrange d'assister de manière aussi extérieure et accélérée au drame.
Ce déséquilibre nuit nécessairement à l’émotion. Ce choix narratif pourrait se justifier par une volonté de rester pudique, de refuser d’appuyer les instants les plus douloureux. Une intention louable, mais qui se heurte paradoxalement à une mise en scène qui, elle, cherche régulièrement à tirer les larmes. Entre retenue et insistance, le film ne trouve jamais tout à fait le bon équilibre.
Dernière réserve : le graphisme du personnage féminin dans les phases les plus avancées de la maladie. Son apparence m’a semblé exagérément marquée. Son apparence est tellement transformée qu’on finit par avoir du mal à la reconnaître et qu'elle finit par sembler bien plus âgée que son compagnon.
In Waves reste une œuvre sincère, plastiquement réussie, mais dont les maladresses d’écriture et le rythme déséquilibré empêchent malheureusement l’émotion de déferler avec la force espérée.
*In Waves* va bien au-delà de la simple chronique adolescente que sa direction artistique et sa bande-annonce laissaient présager. C'est une œuvre d'une grande beauté, profondément poétique, une véritable ode à l'océan, à la glisse et à la culture du surf, le tout enveloppé dans une romance dramatique poignante. Si le récit cède parfois à la facilité et s'avère un brin larmoyant par moments, le film réussit le pari de condenser toute son émotion en à peine 1h30. Le rythme est dense, mais l'histoire sait prendre son temps quand l'atmosphère l'exige. Enfin, impossible de ne pas mentionner la bande son, particulièrement soignée et agréable. Une très belle surprise, touchante et immersive.
J’avais eu un immense coup de cœur pour le roman graphique dont ce film est tiré. J’avais versé un torrent de larmes… J’étais donc vraiment impatiente de le découvrir sur grand écran, et je n’ai pas du tout été déçue.
L’animation est vraiment magnifique et respecte à la perfection l’œuvre originale. La BO est extraordinaire, je dirais même que c’est le plus gros point fort du film. Que cette histoire vraie, aussi sublime que tragique, soit aussi bien adaptée à l’écran m’a fait extrêmement plaisir.
Néanmoins, j’ai préféré le roman graphique. Le film m’a moins touchée, mais je pense que c’est parce que je connaissais déjà le dénouement. En tout cas, c’est un film à voir !
In waves est un film visuellement puissant, d'une beauté visuelle indéniable, un balai de couleurs chatoyantes où la texture de l'eau et les couleurs du ciel permettent la création d'un univers sensoriellement palpable. Ce travail sur la forme permet aussi d'illustrer le drame qui est raconté or c'est là où le bas blesse. Dans sa narration In waves est extrêmement convenu affichant tous les poncifs autour du thème du couple séparé par la maladie. On a d'ailleurs même du mal à rentrer au départ dans cette idylle naissante qui arrive bien trop vite à l'écran. On peut regretter que la forme n'arrive pas totalement à trascender le fond. Les qualités esthétiques du film le rendent quand même très fréquentable.
Un excellent dessin animé qui fait passer un sujet très difficile sur une jeune fille chez moi-même, perdu ma maman, de la même façon, mais j’ai trouvé cet amour et la façon dont ces fut d’une beauté sublime. Bravo
Adapté du roman graphique autobiographique du même titre du surfeur et dessinateur américain AJ Dungo, et réalisé par la franco-vietnamienne Phuong Mai Nguyen (son premier long-métrage), ce dessin animé nous propulse sur la côte Ouest des Etats-Unis, à Los Angeles, où un jeune skater va tomber amoureux d'une jeune surfeuse. Tout va pour le mieux dans ce couple naissant qui ne sait pas encore qu'un cancer ronge l'un d'entre eux... Ce film est triste, certes, mais il montre avec délicatesse et finesse la force intérieure qu'il faut déployer lors d'un combat contre la maladie, tout en mettant en avant de façon subtile l'histoire du surf. Le chagrin est comme une vague : il arrive, il passe, on peut glisser dessus ou bien être submergé, puis le calme revient inexorablement. Une belle oeuvre d'animation. Site CINEMADOURG . free . fr
En 2025, "Arco" nous avait emporté dans son irrésistible arc-en-ciel émotionnel pour nous laisser dans un état d'émerveillement complet. En 2026, "In Waves", nouvelle pépite de l'animation française prend la relève en nous laissant à terre face aux vagues bouleversantes d'une histoire d'amour tragique qu'elle fait déferler avec la puissance de l'indicible des sentiments décuplé par une sensibilité rare.
Dans de magnifiques teintes pastels vives et épurées épousant les contours du melting-pot californien d'êtres et de cultures qui y fourmillent, les braises incandescentes d'une romance adolescente prennent vie sous nos yeux. Lui, AJ, fan de skate introverti et surdoué du dessin croise le regard d'elle, Kristen, surfeuse accomplie aussi pétillante que solaire, pour ne plus jamais le quitter. Malgré les maladresses du premier en vue de concrétiser le tsunami qui submerge son cœur, les traits de l'animation des corps rencontrent rapidement ceux des mouvements des flots dès lors que Kristen l'y convie afin de lui transmettre sa passion du surf. Les éclats de rire, les mots qui parviennent à toucher et à comprendre l'âme de l'autre comme personne auparavant, un premier baiser capable de vous marquer toute une vie, la nuée d'instants partagés qui bâtissent la mosaïque d'un amour unique que l'on espère gouvernail de notre existence entière... "In Waves" capte ces moments avec une justesse de ton désarmante, muant même le tout en un océan d'émotions universelles, où chacun devant l'expression terriblement touchante de ces premiers sentiments amoureux peut y voir le reflet de ses propres expériences et s'y laisser dériver avec les yeux de plus en plus embués.
Évidemment, lorsque le raz-de-marée de la maladie menace d'assombrir l'avenir de Kristen, les nouvelles vagues de "In Waves" deviennent celles des épreuves à surmonter et d'émotions qui viennent cette fois transpercer notre cœur en y laissant une écume de tristesse infinie. Mais, au milieu de la tempête, comme au premier jour, AJ continue de tenir debout sur la planche, surfant toujours plus loin pour soutenir Kristen et rester à ses côtés avec une abnégation tout bonnement déchirante. Les abysses ont beau chercher à se refermer autour d'eux de façon de plus en plus insistante, le film ne cherche qu'au contraire à faire rejaillir la lumière inviolable de leur dévouement aveugle l'un pour l'autre jusqu'à de derniers instants où les traits des dessins ne peuvent que se resserrer... Une ultime fois autour de l'eau, qu'un œil déverse en osmose avec les nôtres.
Tenir debout aux côtés de celle que l'on aime au milieu des marées réservées par la vie, même quand le pire ne vous laisse petit à petit qu'un frêle esquif d'espoir pour y parvenir. Vous l'aurez sans doute compris à ce stade, "In Waves" fut pour nous un immense coup de cœur, de ceux pour lesquels on ne peut que définitivement chavirer et ne pas en sortir indemne. Merci à Phuong Mai Nguyen pour ça, on part directement découvrir le roman graphique autobiographique de AJ Dungo pour vibrer encore en compagnie de AJ et Kristen.