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2,0
Publiée le 7 février 2026
Difficile de faire plus téléguidée que cette comédie dramatique d'Alexander Payne : les enjeux et leurs résolutions se dessinent tels qu'attendus, sans faire aucune vague. Tout est convenu à tous les niveaux, et notamment les personnages qui sortent chacun d'un moule bien défini et sans aspérité. Pour ne rien arranger, le film n'offre aucune dynamique, et parait donc démesurément long.
Rien de tel comme période d'après réveillon pour aller voir ce break hivernal, dans le cadre, pas original, des chics collèges américains, portes d'entrée des futures élites. Après un début qui lambine et manque de point d'accroche, le scénario monte heureusement en puissance, organisant l'affrontement de trois personnalités atypiques, pour leur aller creuser en profondeur leurs fêlures récentes ou anciennes pour nous emmener subtilement vers une catharsis finale, qui rappelle de loin Le cercle des poètes disparus. L'actrice noire D.J. Randolph est la plus convaincante des trois dans le rôle de la cuisinière ayant perdu récemment son fils au Vietnam. Nous sommes en 70, alors que Dustin Hoffman triomphe dans Little big man. Le film Nebraska reste un ton au-dessus dans la filmo de Payne. cinema vo- janvier 2024
Joli film de Noël ! La solitude, le regard des autres, l'amitié, ces sentiments sont exprimés avec élégance sans pathos. Bien qu'un peu long, on a envie de continuer à suivre ses personnages hyper attachants.
Un professeur reste avec 4 élèves à l'internat durant les vacances de noel. Un film d'une délicatesse et d'une profondeur exceptionnelles. Tout est basé sur les relations humaines et l'ouverture aux autres. On plonge dans le film comme dans un bain chaud. Les acteurs sont tous remarquables. Une pépite.
Très beau film de Noël à voir à Noël. Très bien réalisé, plein (trop) de bons sentiments avec d'excellents acteurs. Une bande son géniale. Mais pas plus que 3,5 car ça reste une histoire mineure même si elle fait du bien en 2023.
Alexander Payne arrive à trouver le juste milieu sans être trop larmoyant ou démagogue. Paul Giamatti, excellent comme à son habitude, donne la réplique à un impressionnant Dominic Sessa.
Si "Past lifes" est le mélo romantique de Noël, Winter break en est le pendant en comédie dramatique. Deux contes de Noël selon ses goûts, mais avec à chaque fois la caractérisation des personnages qui prime sur le reste. Un film où on boit autant ne peut pas être antipathique (spoiler: même si le jeune garçon de 17 ans ne parviendra jamais à ingurgiter une goutte d'alcool, même flambé, pas plus qu'il ne libèrera ses hormones en folie ). Angus (Dominic Sessa, dont c'est le premier film, remarquable), coincé dans son lycée pour les vacances de fin d'année, est assez mignon, sans être non plus trop beau, contrairement au blond sculptural que le père vient chercher en hélicoptère au début du film. Paul Gemiatti en professeur autoritaire, cuistre, attaché aux traditions de ce lycée cossu, solitaire indécrottable, est crédible de bout en bout grâce à son physique de radio (spoiler: et son odeur désagréable, qui pourtant ne se sent pas à l'écran, hé bien on la voit ). Da'Vine Joy Randolph excelle en mère éplorée, nous la voyons vivre comme si elle existait à nos côtés ; sa présence maternante et abattue fait un bien fou spoiler: ("Il est mort" répète-t-elle au milieu du film, alors qu'elle sait qu'elle a perdu son fils unique à la guerre du Vietnam, et que nous le savons aussi depuis le début : magnifique scène de deuil qui ne passe pas, qui ne passe jamais ). Ce trio fonctionne à merveille. Alexander Payne choisit les tons sépias, des faux grésillements et une bande son pop rock comme si le film était sorti au début des années 1970, en hommage direct à cette période clef pour le cinéma indépendant américain. Il y fait froid, sauf dans les coeurs. Difficile de ne pas verser une larme et de ne pas rire aux répliques qui font mouche (car cela vanne pas mal, dans un esprit de teen movie de campus à l'américaine). Tout le monde apprend sur soi et les autres - l'enseignant n'est pas toujours celui qu'on croit, ils le sont tour à tour - spoiler: de cette tranche de vie, ils sortiront tous changés et marqués à jamais . La bonne surprise de décembre.
Le film est porté par Paul Giamatti , omniprésent dans quasiment toutes les scènes. La bande annonce laissait supposer un ton humoristique et des histoires entre élèves mais en fait le ton du film est plutôt dramatique et s'éloigne vite du milieu scolaire .L'histoire ne démarre vraiment qu'au moment où les 3 personnages ( le prof , l'élève indiscipliné et la cuisinière ) se retrouvent seuls pour passer Noel . C'est une belle amitié qui se noue entre ces 3 personnes qui n'avaient a priori rien en commun. On aurait aimé un peu plus de légèreté par moment car la dépression et le désenchantement dominent. Mais au final l'histoire se tient et on passe un bon moment.
Pour ma part, le film n'est pas a la hauteur de sa reputation. Trop long (2h13) pour un contenu relativement creu au final. Heureusement que le talent des acteurs parvient a nous emouvoir un minimum.
Un film rempli de sentiments contradictoires et tellement humain. A. PAYNE (monsieur Schmitt) reste sur sa trajectoire onirique et tendre, tous les comédiens baignent dans des dialogues hautement psychologiques et historiques et sont parfaits. Une progression classique de l'histoire, mais qui vous emmène à la fin avec bonheur, abnégation et tendresse.
Un bon petit film, touchant et drôle par moments, mais trainant en longueur à un rythme d'escargot. On retient la justesse du jeu des acteurs, l'ambiance pesante du pensionnat.
Un film qui nous rappelle que le cinéma n'a pas besoin de strass et paillettes pour briller. Une caméra et des acteurs. Simple comme bonjour. Toujours juste. Toujours à propos. De l'humour bien senti. Une sorte de "cercle des poètes disparus" sans le suicide. Une belle surprise.
Le film de Noël est un genre en lui seul qui souvent baigne dans une mélasse de bons sentiments si sucrée qu'elle peut déclencher instantanément chez le spectateur un diabète de type II. Alexander Payne slalome entre les obstacles et nous raconte avec bienveillance mais sans niaiseries l'histoire de trois personnages que tout oppose qui finiront grandis car nourris par leurs différences à la fin de l'histoire. Un joli conte de Noël.