Derniers Avis : Marcel et Monsieur Pagnol - Page 7
Marcel et Monsieur Pagnol
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Nelly Lemon5
2 critiques
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4,5
Publiée le 17 octobre 2025
J'ai adoré ce film d'animation très très bien fait. Bouleversant de revoir ou de découvrir toute la vie de Marcel Pagnol . l'idée de Pagnol enfant parlant à Pagnol adulte est géniale. Pour les passionnés de l'oeuvre de Marcel Pagnol comme je le suis c'est très touchant et j'espére qu'il permettra à la jeune génération de le découvrir vraiment en voyant ces films et en lisant ces livres remplis de sensibilité.
Je connais tellement l’histoire de ce personnage que j’avais toutes les références en tête, et pourtant, le film m’a surpris, ému et fait rire comme jamais. Et comme disait #Raimu : « C’est du #Pagnol… et du bon ! »
Très beau film que cette évocation d'un grand auteur du vingtième siècle dont certains films sont d'ailleurs disponibles sur Netflix, co-producteur de ce dessin-animé. On y retrouve les grands acteurs de ses pièces de théâtre et de ses films, et j'ai trouvé la confrontation entre le jeune Marcel et l'académicien accompli très subtile et souvent très émouvante. A voir.
J'ai passé un excellent moment, certaines scènes sont émouvantes et les décors sont détaillés, c'est agréable à regarder. N'hésitez pas à aller le voir
La mise en scène, d’une grande délicatesse, mêle archives et animation avec une fluidité rare, offrant des moments de pure grâce visuelle, telle cette séquence où la mère de Pagnol, dans les champs, se transforme en banderole portée par le vent.
Une fresque particulièrement riche, savoureuse et émouvante. On y retrouve tous les gens importants qui ont peuplé la vie de Marcel Pagnol. Une réussite !
Un chef-d’œuvre du cinéma d’animation français ! « Marcel et Monsieur Pagnol » est bien plus qu’un simple film d’animation : c’est une véritable déclaration d’amour à la Provence, à la mémoire et au cinéma lui-même. Dès les premières images, on est saisi par la beauté du dessin, la finesse des couleurs et la douceur des lumières qui semblent sortir tout droit des collines chères à Pagnol. L’animation, à la fois poétique et réaliste, redonne vie à un univers que l’on croyait figé dans les livres et les vieux films. On y retrouve l’esprit du maître : la tendresse, l’humour, la nostalgie et cette humanité si particulière qui rend chaque personnage profondément attachant. La rencontre entre Marcel — jeune, rêveur et curieux — et « Monsieur Pagnol », figure bienveillante et pleine de sagesse, est bouleversante. Le film parvient à mêler l’émotion à la simplicité, sans jamais tomber dans le pathos. On rit, on sourit, on a même parfois les larmes aux yeux... C’est un hommage vibrant à l’œuvre de Pagnol, mais aussi une création à part entière, moderne, intelligente et émouvante. Une perle rare, accessible à tous les âges, qui prouve que l’animation française peut atteindre des sommets d’élégance et de profondeur. En un mot : MAGIQUE. Un film à voir, à revoir, et à faire découvrir à tous ceux qui aiment le cinéma, la langue française et la beauté du souvenir.
Une gentille biographie de Marcel Pagnol. En somme très académique, cochant toutes les cases du biopic, cependant certaines ellipses temporelles sont mal maîtrisées et certains aspects sont survolés ou mal expliqués. La distribution vocale laisse également à désirer (Aïe !). Par excès de formalisme narratif, tout ceci est bien différent du précédent travail poétique de Chomet. On attendait mieux.
Un rideau de cigales. Une lumière qui tremble comme un souvenir. Dès les premières secondes, Chomet nous plonge dans une Provence dessinée au fusain, entre craie et nostalgie, où chaque trait semble respirer la chaleur d’un été d’enfance. La voix de Laurent Lafitte, feutrée, s’y glisse comme une main sur le papier. Ce n’est plus seulement Pagnol qu’on écoute : c’est sa mémoire qui parle, qui hésite, qui se brouille.
Animation artisanale, presque tactile — on sent le grain du papier, la lenteur du trait. Le film épouse le geste du dessinateur autant que celui de l’écrivain. Travelling doux sur un visage d’enfant, puis coupe sèche : un vieil homme, penché sur sa table. Le temps se replie. Chomet filme le souvenir comme on filme la mer : en mouvement, en transparence, avec des reflets qui ne tiennent jamais en place.
Le dispositif rappelle Les Triplettes de Belleville, mais ici tout est plus retenu, plus intime. La mise en scène joue sur la superposition des mondes — celui de l’auteur et celui du personnage — jusqu’à les confondre. Comme si l’encre de la mémoire coulait sur la pellicule. Les voix (Géraldine Pailhas, Thierry Garcia, Vincent Fernandel) prolongent l’esprit du théâtre pagnolesque, avec cette musicalité méridionale qui sonne comme une chanson ancienne.
On s’émerveille devant certains plans : une luciole qui éclaire la page, un travelling arrière sur une table d’écriture qui devient colline, puis nuage. Le montage, fluide, laisse respirer la nostalgie sans la figer. La musique, discrète, n’accompagne pas : elle caresse. Chomet ne reconstitue pas Pagnol ; il l’écoute rêver.
Mais parfois — oui — la douceur se fait trop poudrée. On voudrait plus de rugosité, plus de contraste, comme chez l’auteur lui-même. Pourtant, la sincérité du geste l’emporte. Marcel et Monsieur Pagnol réussit ce que tant d’hommages manquent : il donne chair à la transmission, au dialogue entre l’homme et son ombre. Un film sur l’écriture qui devient lui-même acte d’écriture.
Dernier plan : la caméra s’éloigne d’une page blanche. Le bruit du vent, un rire d’enfant, puis rien. Silence. Lumière.