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3,5
Publiée le 22 octobre 2023
Film vu en avant-première, en présence de Stéphan Castang et de Karim Leklou, quelle classe !!! Ils sont venus nous présenter un de films les plus sanglants et les plus réalistes que j'ai vu. On nous raconte l'histoire de Vincent qui a chaque eye contact (contact visuel) avec quelqu'un, ce quelqu'un veut ensuite le tué. Un métrage dépeignant donc la violence croissante de nos sociétés. Nous verrons qu'elle augmente toute au long du film mais aussi qu'elle touche absolument tout le monde. Jusqu'à la fin ou c'est le chaos total. Malgré cette violence, un certain amour est trouvé... Pour un moyen film français, les scènes de combat et de violence sont très bien tournées spoiler: Mention spéciale à la fosse septique . Karim Leklou et Vimala Pons sont géniaux et fonctionnent bien ensemble. Le film a des passages à la fois drôles et émouvants. Le seul bémol réside dans le manque de rebondissement important durant les 1H48 de film. Mis à part cela, je recommande.
Un très bon film d'action : esthétique impeccable, une bonne montée en pression et des scènes de bagarres très rythmées. Un scénario très original également qui parle habilité et subtilité de la violence.
Karim Leklou est absolument fabuleux dans ce film dramatique ! Le scénario original, décalé, parfois dérangeant, nous offre un rendu sur la complexité des êtres, de leurs tensions, de leurs failles, de leur agressivité dans cette société imparfaite où tout va trop vite, trop fort, prenant parfois des directions disproportionnées . A méditer 樂
Belle réussite que Vincent Doit Mourir, proposition de film de genre bien tenue, et impeccablement portée par Karim Leklou. Ce qui débute presque comme un gag (avec un comique de situation appuyé) vire peu à peu au drame dans un climat de paranoïa total. C'est tenu en terme de mise en scène, avec une belle BO, et quelques scènes qui montrent que Castang sait déployer son concept (à l'image de ce duel en fosse septique). Le récit perd un peu de rythme au moment où il souhaite se poser avec Vimala Pons (qui est très bonne) et amener plus d'émotion. Mais jusque dans sa finalité, c'est la preuve qu'en France on peut faire du vrai bon film de genre français
Sur l’album Animals, Pink Floyd classait les humains en trois catégories : les chiens, les moutons et les cochons. Dans le film « Vincent doit mourir », l’humanité est décomposée aussi en 3 : les bourreaux, les victimes et les autres. Des autres, témoins perplexes incapables de trancher entre bourreaux et victimes spoiler: comme ce DRH ou cet inspecteur de police . Ça fait penser au ‘Pas de vagues’ de l’éducation nationale… Mais revenons au film. Stephan Castang nous emporte dans une aventure hybride qui tient du road movie, du thriller domestique, du film d’horreur et de la satyre car l’humour noir est sous-jacent (spoiler: la scène dans le bateau avec la paire de menottes est particulièrement drôle ). Le film est particulièrement réussi car Stephan Castang arrive intelligemment à enchaîner les situations en alternant les scènes violentes à couper le souffle spoiler: comme cette baston dans une fosse sceptique et des moments de respiration bien venus. Karim Leklou et Vilama Pons servent leur rôle avec brio en incarnant des personnages plus vrais que nature. L’empathie est immédiate et Vincent et Margaux sont les voisins de Mr et Mme ToutleMonde. Des héros ordinaires. En guise de conclusion, « Vincent doit mourir » délivre un propos sur la circulation de la violence dans la société du XXIeme siècle qui fait bizarrement miroir aux faits divers des chaînes d’information ! Sans oublier que victime ou bourreau est un costume interchangeable !! Voilà bien un film qui laisse une trace dans le cortex !!
"Vincent doit mourir", film fantastique franco-belge réalisé par Stéphan Castang, sortie en 2023. Un film fantastique sympathique, Vincent interprété par Karim Leklou, (césarisé en 2025 pour le prix du meilleurs acteur dans "Le roman de Jim"). doit mourir, une fièvre de violence et de paranoïa, qui se répand, comme un virus, comme dans un film de zombies. Une interprétation étrange comme la situation. Un jeu éteint, passif, presque effacé, qui subit ce qui lui arrive en évoluant dans un univers hostile où il rencontre une serveuse, interprétée par Vilama Pons, pour un bon duo dans lequel elle apporte un peu d'énergie, d'étincelle et d'audace. Un film ambiance, une comédie, une parabole sur la violence qui s'étend. Un film surprenant et captivant.
Thriller fantastique franco-belge, coécrit et réalisé par Stéphan Castang, Vincent Doit Mourir est un bon film, même s'il est un peu décevant car il aurait pu être encore meilleur. L'histoire nous fait suivre Vincent, un graphiste exerçant à Lyon qui, du jour au lendemain, est agressé à plusieurs reprises et sans raison par des gens qui tentent de le tuer. L'homme, dépassé par ces évènements aussi intrigants que violents, n'a d'autre choix que de prendre la fuite pour tenter de rester en vie. Ce scénario nous plonge pendant un peu plus d'une heure et demie dans une chasse à l'homme atypique. Le récit ne perds pas de temps en rentrant immédiatement dans le vif du sujet et va s'accentuer au fil des minutes pour devenir de plus en plus déroutant et dangereux. Le concept est franchement attirant et tient bien la route une bonne partie du métrage. Seulement, il fini par s'essouffler dans son dernier tiers. Le problème c'est qu'il ne va pas assez loin. On aurait souhaité voir des milliers de personnes s'en prendre à lui mais au final, le film décide de s'isoler et s'enferme donc dans sa solitude. Le ton fini par être trop dramatique alors qu'on aurait pu s'attendre à un énorme défouloir déjanté. Mais ici, il se veut sérieux et triste. Résultat, ça fini par devenir un peu plombant et la romance prend trop le pas sur le but initial. De plus, ce phénomène étrange n'est pas vraiment expliqué et l'ensemble manque donc de crédibilité scénaristique. L'ensemble est porté par un personnage principal pas forcément très attachant car manquant de profondeur. Il reste néanmoins bien interprété par Karim Leklou. Il est entouré entre autre par Vimala Pons, François Chattot et Michael Perez. Tous ces individus entretiennent des relations basées sur la crainte de l'autre. Hélas, ces rapports ne procurent que très peu de sentiments. Le tout manque de tension. Ces échanges manquent également de dialogues intéressants, en l'état, ils sont très quelconques. Sur la forme, la réalisation de Stéphan Castang s'avère correcte. Sa mise en scène donne lieu à quelques séquences à la violence froide assez insoutenable. Mais ces moments-là sont très rares et le reste du temps elle se veut sans brio. Elle a tout de même le mérite d'évoluer dans un environnement changeant au fil du temps. Ce visuel sombre est accompagné par une bonne b.o. comportant des compositions électro qualitatives. Mais aussi plaisantes soient-elles, elles auraient peut-être du laisser place à des notes plus stressantes et menaçantes afin de renforcer une atmosphère pas assez prononcée. Cette poursuite mortelle s'achève sur une fin pas totalement satisfaisante, venant mettre un terme à Vincent Doit Mourir, qui, en conclusion, est un long-métrage honorable mais pas véritablement mémorable même s'il mérite d'être découvert.
Scénario plutôt grave et déstabilisant, qui va en dérouter plus d'un, dont moi, et pour lequel j'ai fait un réel effort pour rester dans la salle. Quelle idée ?!? La première demie heure est assez inoffensive, mais ensuite ça s’embourbe, ça patauge, à l'image justement de cette lutte dans l'immonde fosse sceptique à ciel ouvert... Bravo le maquillage !! Karim Leklou ( Vincent Borel ) joue probablement très bien une partition peu à mon goût....Bref... tandis que Vimala Pons ( Margaux Lamy ) apporte un peu de gaité et de fraîcheur dans cette pale réalisation..... Peu réjouissant, peu enthousiasmant.... !!**
Encore une nouvelle tentative ambitieuse de film de genre à la française qui est sortie en 2023! Et ce type de cinéma est bien celui avec lequel le cinéma français a la plus de mal même si on dirait que cela change... Et ici, on ne parle pas d’un petit et obscur film d’horreur, aussi bon et réussi soit-il (ou pas d’ailleurs), qui sort en catimini dans quelques cinémas avec un budget riquiqui et des acteurs inconnus comme « La Meute », « La Horde », « Méandre » ou encore « Hostile ». Dans cette case, seule l’extrême « Frontières » et son casting plus fourni ou le culte, profondément marquant et choquant « Martyrs » (l’un des rares films à avoir été interdit aux moins de dix-huit ans en France) semblent être mémorables. Hormis quelques exceptions comme celles-là, difficile de se souvenir de ces petits essais cantonnés à une exploitation discrète voire proche du néant. Dans ce domaine d’ailleurs, en 2023, l’excellent « Vermines » a aussi su se faire un petit succès critique et public et un nom qui donne de l’espoir pour le cinéma bis en France. À noter qu’on n’est pas non plus ici dans la tentative à gros budget comme le moyen « Acide » ou le magnifique « Règne animal ». « Vincent doit mourir » semble avoir le petit budget de la première catégorie avec les ambitions artistiques et auteuristes de la seconde. Sélectionné à Cannes en section parallèle, le film a d’ailleurs fait forte impression et à raison.
Le long-métrage part d’une idée simple mais clairement géniale : un quidam va soudain être victime d’agressions violentes et gratuites de la part de tous ses semblables dès lors que ceux-ci le regardent. Il ne serait d’ailleurs pas étonnant qu’un remake américain voit le jour à Hollywood en mode blockbuster. « Vincent doit mourir » prend donc le parti d’un film de fuite où la menace n’est pas un virus ou une horde de zombies mais dont le tracé y ressemble fortement. On pense aussi beaucoup à « It follows » avec cette menace invisible qui peut être n’importe qui. On peut dire que Stéphane Castang assure pour un premier film aussi bien au niveau de la mise en scène tantôt nerveuse et anxiogène dans les moments de traque, d’échappée ou de violence et bien plus posée pour faire exister ses personnages lors des séquences plus calmes. Et son postulat jubilatoire et diabolique du départ est parfaitement maîtrisé du début à la fin. Tout cela commence de manière intrigante, avec l’ajout malin de quelques notes d’humour bien senties même, pour se transformer en cauchemar éveillé transpercé de quelques notes sentimentales bienvenues et presque poétiques.
Le fait de circonscrire l’action de « Vincent doit mourir » à Paris pour commencer puis à la campagne est bénéfique au film. Cela semble être en adéquation avec un budget qu’on suppose limité mais donne aussi une atmosphère rurale plutôt singulière au film. Ensuite, le choix de deux acteurs moyennement connus est excellent : Karim Leklou a totalement la tête de l’emploi et il y a une belle alchimie entre lui et la lunaire Vimala Pons. Le film peut se targuer de quelques séquences bien tétanisantes et folles comme celle du supermarché, celle dans la boue ou encore le final sur l’autoroute qui n’a rien à envier à de grosses productions (il y a une scène semblable et moins mémorable dans « Acide »). Le script a la bonne idée de nous donner des pistes de réflexion sans creuser complètement ce qui se passe laissant paraître une parabole sur nos sociétés de plus en plus dingues et violentes. Des explications détaillées auraient pu être un handicap si elles étaient mal choisies tandis qu’aucune piste d'interprétation eut été frustrante. Castang a donc choisi un juste milieu intéressant. Voilà donc une belle découverte maîtrisée au postulat super original qui peut se ranger a côté de l’acclamé « Grave » comme un film à la fois de genre et d’auteur. Une bonne surprise à laquelle manque peut-être juste le budget adéquat.
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Pour son premier long-métrage, Stéphane Castang s’aventure dans le film de genre à la française, non sans un certain succès. Il imagine ici un monde dans lequel la violence gratuite s’exercerait sur certaines personnes sans véritable raison, à partir d’un simple regard. Vincent, graphiste lyonnaise a priori sans histoire, en sera l’un des premiers à en faire les frais. Après une première moitié de film brillante, ce film ambitieux et en grande partie réussi se perd néanmoins dans sa dernière demi-heure, du fait d’une absence de ligne directrice. Malgré quelques faiblesses et incohérences, Vincent doit mourir reste un objet tout à fait intéressant, qui mérite d’être défendu.
Parabole fantastique, Vincent se retrouve agresser comme ça par des inconnus. Un film bien mené qui interroge sur notre monde et sa violence gratuite. C est original et intelligent, une première œuvre prometteuse car la réalisation gère bien l intrigue.
Vincent est un salarié comme les autres, jusqu'au jour où le stagiaire de son entreprise l'attaque sans raison avec son ordinateur. Les expériences similaires s'enchaînent et il comprend que quelque-chose ne tourne pas rond : pourquoi toutes les personnes qu'il croise souhaitent sa mort violente ? En salle le. spoiler:
Vincent Doit Mourir est une sorte d'apocalypse individuelle où un seul individu devient la cible instinctive à abattre de toute la population. Karim Leklou réussit à incarner ce monsieur tout -le-monde qui soit s'endurcir s'il veut survivre. L'histoire d'amour va un peu vite mais est justifiée vu le wtf de la situation. Par contre, je n'ai pas bien compris les dernières scènes et notamment pourquoi les rôles sont échangés entre agresseur et agressé.
Ce film est surement celui que l'on gardera de cette sinistre année de cinéma. Leklou tient son meilleur rôle, bien meilleur que dans le très poussif goutte d'or. Le cinéma indépendant souffre, il faut l'aider à survivre avant qu'il ne soit trop tard.
Je croyais voir une suite actualisée d'Orange Mécanique mais honte pour moi d'avoir pensé à Kubrick avant de voir le film parce qu’il n'y a rien de lui sur l'écran, rien du tout. Scénario complètement bidon, prises de vues de débutant, aucune profondeur de champ ou contre champ, les ouvertures sur le paysage, très rares, sont à plat. Il parait que le film veut dénoncer la violence mais on la subit sans raison du début à la fin. Que notre société soit ensauvagée comme disent certains, peut-être mais elle n'a aucune raison de l'être socialement ici, elle n'est que dans la tête du "héros" et lorsque l’on retrouve laborieusement le niveau social c’est avec une histoire d’amour dans la violence, invraisemblable. Rien n'est soigné sauf les coups de poings, de marteaux, de couteau, et si vous avez le courage de rester jusqu'à la fin vous verrez ce tableau final avec un l'eau qui défile rapidement puis le bateau qui s'éloigne dans l'estuaire, les voiles hissées sont flasques pas bordées donc c’est le moteur qui le fait avancer. Bidon du début à la fin mais le spectateur en prend plein la gueule de cette violence insensé...à tous les sens du terme.