Depuis que je l’ai découvert dans Coup de Chaud, je suis d’assez près la carrière de Karim Leklou et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il choisit plutôt bien ses films. C’est encore une fois le cas avec Vincent doit Mourir, film de genre français excellemment mis en scène. Il fait ici équipe avec la surprenante Vimala Pons pour un road trip assez fou sur un scénario novateur et très emballant. Stephan Castang, le réalisateur de cette belle surprise a visiblement le sens du rythme et sait parfaitement distiller l’angoisse, on est happé dès le départ et par la suite on n’en perd pas une miette. C’est très intelligemment réalisé, la bande originale est excellente et malgré une petit perte de cadence à mi parcours on ne peut être qu’emballé par ce métrage qui ose et pour une fois on se moque même un peu de n’avoir aucune explication. J’ai sacrément apprécié le moment en tous les cas et en plus de continuer à suivre la carrière de K. Leklou je risque de suivre également celle de S. Castang.
Il est déroutant ce premier film d’anticipation de Stéphane Castang, tout en étant également absurde, déjanté, drôle, paranoïaque. Filmée avec une étonnante fluidité comme si cela semble tout à fait normal, la soudaine vague d’agressivité que subit le personnage de Vincent (Karim Leklou, très bon) nous pousse à nous interroger sur la gratuité de la violence de la société qui nous entoure.
Franchement, ça faisait longtemps que j'avais vu un aussi bon film français et pour l'effort et l'originalité, je mets une très bonne note. Jeu des acteurs avec un Karim Leklou au top, histoire bien amenée et prenante, bon générique de début, bonne bande son de manière générale, des plans réussis et une ambiance qui nous met bien dedans. On ne s'ennuie pas et avec pleins de choses simples, on peut faire quelque chose de bien. Quand je vois aujourd'hui les bandes annonces catastrophiques des productions françaises au cinéma, je me dis que pour une fois qu'un film sort du lot, il faut le dire clairement. Et en plus, une grande partie a été tournée à Lyon dans ma ville. Le seul petit reproche que je peux faire, c'est la fin un peu trop longue. Courrez aller le voir, vous serez pas déçu ! 14/20.
"Vincent doit mourir" repose sur une idée conceptuelle originale et 'amusante' mais j'étais quelque peu sceptique sur la possibilité de l'exploiter sur 1h50. Et effectivement, si dans toute sa première partie on est en présence d'une sorte de parabole sur le discours anxiogène véhiculé par les médias, les réseaux sociaux et les politiques autour de la violence et de l'insécurité, ou encore du rejet de personnes marginalisées, la deuxième partie bascule dans quelque chose de beaucoup plus conventionnel pour prolonger le récit. "Vincent doit mourir" rejoint donc les déjà nombreux films où des individus infectés par un mal mystérieux deviennent ultra-violents, qui eux même s'intègrent dans la multitude de métrages du genre apocalypse zombies. Il reste que même si le film présente quelques défauts narratifs, qu'il est visuellement très ordinaire, il réserve quelques scènes fortes et constitue un film de genre très efficace.
Ni bon, ni mauvais, décevant. Le film démarre comme une comédie absurde et on se dit qu on va passer un bon moment . Puis cela devient répétitif et perd de son intérêt. On se perd. Reste le talent des acteurs qui lui est indéniable.
Encore un film de genre à la Française. Nettement mieux que « Acide » et aussi déroutant que « Le Règne animal ». Et comme pour ce dernier, j’aime bien l’idée qu’il n’y ait aucune explication à la folie des hommes, à cette violence soudaine. Maintenant, le film peut se reposer sur un terreau évident de nos sociétés modernes : une violence soudaine liée à certains énergumènes qui les amènent à agresser sans raison apparente de simples passants. Ici, le point de bascule : spoiler: un simple regard qui tue !
Karim Leklou est ce Vincent qui doit mourir.
Le metteur en scène Stéphan Castang a choisi l’acteur car il est passe-partout, un citoyen lambda. Ce qui est appréciable, il n’en fait pas un combattant déjà disposé aux arts du combat. Au contraire, Vincent n’a rien d’un John Wick. Il évite autant que faire se peut tout conflit physique. Et si conflit il y a, il se démène avec ses propres moyens de défense : son instinct de survie.
Le film part bien puis l’élastique de l’intensité se distant avec la présence de Margaux (la remarquable Vimala Pons). Elle n’y est pour rien la pauvrette, c’est la romance imposée par le metteur en scène qui provoque au récit un temps faible. Une impression que le film avait atteint sa limite à l’imagination. Il aurait mérité dix minutes en moins pour concentrer plus de densité. « Vincent doit mourir » est un film honnête qui mérite bienveillance.
Un vrai film coup de poing qui, s'il montre parfois des limites (on aurait pu s'amuser un peu plus avec le concept, ou resserrer un peu le rythme), ne s'excuse jamais d'être ce qu'il est et, entre deux gnons dans la gueule, saisit bien l'atmosphère passive agressive de son époque comme seule une série B fantastique peut le faire. Et il nous faut plus de films avec Vimala Pons, s'il vous plaît.
Après un démarrage plaisant, ce long-métrage de Stephan Castang peine à garder le rythme et à trouver un second souffle. L'intrigue se termine en eau de boudin alors même que le postulat offrait mille possibilités.
La difficulté dans ce genre de film qui est très prenant et anxiogène, c'est de connaître la fin. Et une fin originale est souvent compliquée à faire. Ici la première 1/2 heure est très prenante, les scènes sont très dures et violentes. On commence à penser à la fin ... but du film ? message à faire passer ? L'hypothèse d'un virus (sur fond de covid, message radio, épidémie) se propage ... mais non. La fin reste ouverte, pas d'explication.
Un film coup de poing inattendu ! Un scénario quelque peu décousu mais malgré tout intéressant car il tient le spectateur en haleine jusqu'au bout, en donnant le choix à chacun une libre interprétation. Le casting est brillant et les scènes d'action et de suspens particulièrement intense. Attention, Certains passages peuvent être choquant. Un film a voir
De Stephan Castang (2023). Un OVNI tant ce film à première vue sans envergure, s'avère un vrai petit délire entre parano et fantastique horrifique. Pour son premier film Stéphan Castang nous donne à voir un film complètement déjanté. Tout y est, de la violence absurde, incompréhensible , gratuite et pourtant totalement assumée. Un mélange de gore, d'horreur simple et pourtant enrobée de quelques moments limite romantique. Le comédien Karim Leklou, que l'on jugera au départ complètement parano livre une prestation remarquable. Même si assez invraisemblable , on est rapidement happé par le tourbillon du film. Avec aussi Vimala Pons, François Chattote.
Vincent se voit soudain menacé de mort quand il regarde les gens dans les yeux. C'est rare de voir un film fantastique français qui tient la route. Le scénario assez linéaire étonne. La réalisation volontairement neutre passe allègrement du calme à la violence. Karim Leklou et Vimala Pons sont parfaitement crédibles dans leurs rôles. Malgré tout le film laisse un arrière goût d'inachevé. A voir pour les amateurs de fantastique subtil.
On ne sait quoi penser de ce film. L'idée de départ est bonne...mais cela manque de moyens et tourne un peu en rond à partir de la moitié. Dommage...il y avait du potentiel...